Disparaissons fièrement

La Gatineau Loppet: un cas de sabotage linguistique par l’État québécois

Chronique de Bernard Desgagné

Le président du Conseil de la langue française, Conrad Ouellon, croit que les Québécois ne sont pas assez fiers de leur langue. Ils se mettent à parler anglais lorsqu’un anglophone se joint à un groupe de francophones. Ils n’exigent pas d’être servis en français. Si le français perd lentement des forces au Québec, c’est la faute des Québécois eux-mêmes. C’est tant pis pour eux. Jadis sans histoire, ils sont aujourd’hui sans fierté, ce qui revient au même: s’ils ne sont pas capables de se débrouiller seuls, ils ne méritent pas autre chose que leur assimilation à l’Amérique anglo-saxonne.
Les reproches de Ouellon s’apparentent à ceux d’André Pratte, qui condamne dans ses éditoriaux le mauvais français du peuple, en particulier lorsque le peuple fait mine de vouloir se libérer. Ouellon et Pratte proposent aux Québécois de se résigner devant leur sort inéluctable de minoritaires. La marée anglo-saxonne étant irrésistible, il ne reste plus au peuple que le salut par la grammaire. Soumettons-nous et, dernier geste héroïque, monologuons dans un français impeccable chacun sur son tertre battu par les flots. Ayons comme vision d’avenir une mort digne.
Ouellon et Pratte sont deux curés qui proposent aux pécheurs une mortification nouveau genre pour gagner leur ciel. Fédéralistes jusqu’au-boutistes, ils invoquent les séquelles de l’asservissement pour justifier le maintien du régime de servage. Ils se disent que, les caribous ayant été maintenus dans un enclos pendant deux siècles et demi, ils ne savent plus courir et ont besoin du maitre pour les nourrir, bien qu’ils soient autorisés à garder leur panache.
La parenté spirituelle de Ouellon et Pratte comprend le commissaire aux langues officielles d’Ottawa, espèce de Don Quichotte des minorités dont se moque éperdument le Canada anglais. Ses grands coups d’épée dans l’eau et les autres dépenses issues de la politique de bilinguisme officiel sont le prix qu’a accepté de payer le pouvoir colonial d’Ottawa pour enterrer pacifiquement la nation québécoise, histoire de ne pas trop égratigner la vertu fédérale. La nation est enfermée à double tour dans sa prison constitutionnelle, et son geôlier lui confisque de temps à autre des privilèges. Elle a droit à ses curés et à ses illusions, mais les limites sont bien connues. Le Québec et ses régions limitrophes sont astreints au bilinguisme, tandis que le reste de la fédération se sent parfaitement à l’aise avec une seule langue et un bilinguisme de façade jamais respecté.
Il est interdit à la nation québécoise d’avoir recours à son État pour imposer sérieusement à la colonie anglo-saxonne du Québec la loi première sans laquelle aucune autre loi ne peut exister. Le peuple québécois n’a pas le droit d’imposer sa langue autrement que de façon plus ou moins symbolique. L’Ontario peut rédiger ses lois en une seule langue, l’Alberta aussi, mais pas le Québec. Le seul État majoritairement francophone en Amérique du Nord n’a pas le droit d’avoir une seule langue officielle comme la plupart des États normaux. Les curés Ouellon et Pratte ont bien intégré cette logique, et le Parti Québécois également, du reste. Alors, pendant qu’ils appellent les Québécois à la fierté dans la soumission, ils se font les apôtres d’un État québécois qui est régi par des lois bilingues, qui traduit en anglais les débats de son Assemblée nationale, qui offre activement tous ses services en anglais et qui dépense des milliards de dollars par année pour subventionner, au-delà des exigences fédérales déjà illégitimes, des institutions canadiennes-anglaises hypertrophiées et assimilatrices sur son territoire. Avec tant de servilité de la part d’un État à genoux devant ceux qui refusent la langue de la nation, est-il étonnant que des Québécois aient le gout, eux aussi, de parler la langue du vrai maitre et, par la même occasion, de favoriser leur mobilité sociale ascensionnelle?
Ouellon, Pratte et consorts sont partisans d’un État québécois qui se plie aux paramètres de la vertu définis à Ottawa et qui refuse de mettre son poids résolument du côté du français. Au-delà des quelques mesures qui ont pu ralentir l’anglicisation, mais qui ont été minées par les contestations judiciaires et qui se révèlent aujourd’hui nettement insuffisantes, ce sont les simples citoyens qui devraient prendre seuls sur leurs épaules le destin de leur langue. Ce sont eux qui devraient faire respecter la loi première de leur nation, sous prétexte que cette loi n’en est pas une, que c’est un choix individuel ou un droit de la personne garanti par la reine d’Angleterre. Pourrait-on imaginer que l’État refuse d’assumer sa responsabilité de faire respecter d’autres lois et laisse aux citoyens le soin d’y voir par leurs propres moyens? Il arriverait ce qui se produit sur le front linguistique: frustration, discorde et fatigue.
Mais, il y a pire encore que l’abdication de l’État québécois. En effet, il arrive à cet État de faire exprès pour torpiller les efforts des citoyens qui cherchent à pallier son absence sur le terrain linguistique. On a vu, par exemple, l’Office québécois de la langue française occulter des analyses de la situation du français pour éviter de reconnaitre que le français perd du terrain au Québec. Les dirigeants, qu’ils soient libéraux ou péquistes, ne veulent surtout pas toucher à ce qu’ils appellent «l’équilibre linguistique», mais qui n’est rien d’autre qu’une pente savonneuse vers l’anglicisation du Québec. Il leur faut donc faire l’autruche.
Or, j’aimerais aujourd’hui vous raconter l’histoire d’un cas de sabotage linguistique par l’État québécois. J’en avais parlé à la ministre responsable de l’Office québécois de la langue française, Christine St-Pierre, et au porte-parole du Parti Québécois en matière de langue, Pierre Curzi, dans une lettre qui avait été publiée sur Vigile le 19 février 2008 et à laquelle les deux destinataires n’ont jamais répondu. Ce cas de sabotage est celui de la Gatineau Loppet, au sujet de laquelle ma plainte a été définitivement rejetée par l’Office québécois de la langue française et par le protecteur du citoyen, le 23 mars 2009, après plus d’un an de défilade. Le nom anglais «Gatineau Loppet» ne sera pas remplacé par «Loppet de Gatineau», même s’il s’agit d’une violation de la Charte de la langue française. L’Office québécois de la langue française et le protecteur du citoyen ont refusé d’appliquer la loi en s’appuyant sur des motifs fallacieux. Voici donc ce qui s’est passé entre février 2008 et mars 2009.
La Gatineau Loppet: un cas de sabotage linguistique par l’État québécois
La Gatineau Loppet est une compétition internationale de ski de fond qui attire chaque année, en février, quelques milliers de participants, de bénévoles, de spectateurs et de journalistes. Tantôt pour la masse, tantôt pour l’élite, les épreuves ont leur départ et leur arrivée à Gatineau et emmènent les participants dans les sentiers du parc de la Gatineau. Il va sans dire que l’organisation d’une telle compétition exige beaucoup d’argent. Les frais d’inscription vont de 11 $ à 130 $ par skieur, mais ils sont loin de suffire au financement de l’organisation, qui, en plus des centaines de bénévoles, nécessite neuf employés. Les bureaux de la Gatineau Loppet sont hébergés par la ville de Gatineau, et la compétition est subventionnée par trois ministères québécois: le Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, le ministère du Tourisme ainsi que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.
En février 2008, un collègue langagier et skieur de fond, Jacques Desrosiers, m’informe que sa plainte au sujet du nom «Gatineau Loppet» a été rejetée par l’Office québécois de la langue française sous prétexte qu’il s’agit d’un cas de mauvais français. Voici ce que disait la plainte de mon collègue: «Cet évènement sportif d’envergure internationale, qui attire au Québec des athlètes de plusieurs pays, vient d’être rebaptisé (anciennement “la Keskinada Loppet”) à nouveau avec un nom de forme anglaise: la “Gatineau Loppet”, au lieu de la “loppet Gatineau”. Il existe dans la région de Québec une loppet (course de ski de fond) appelée “loppet du Mont-Sainte-Anne”, et non bien sûr “Mont-Sainte-Anne loppet”. On ne dit pas en français “le Jacques-Cartier pont”, mais “le pont Jacques-Cartier”.»
En tant que fervent du ski de fond et en tant que Québécois aussi fier de sa langue que Conrad Ouellon peut le souhaiter, j’ai immédiatement pris le relai en portant plainte à mon tour. Au lieu de «loppet Gatineau», je propose «Loppet de Gatineau». Les deux sont conformes à la syntaxe française, mais ma solution a la particularité de rattacher la compétition principalement à la ville de Gatineau elle-même, plutôt qu’à la rivière ou au parc fédéral du même nom. Voici un extrait de ma plainte: «Le nom de la compétition, “Gatineau Loppet”, est un nom anglais. En français, la syntaxe exige que l’on dise “Loppet de Gatineau”. On ne dirait pas le “Québec Carnaval” ou le “Pee-Wee tournoi”. Ce serait grotesque. Donc, une pareille inversion de l’ordre de mots est tout aussi inadmissible dans le nom d’une compétition de ski de fond.»
Le 29 mai 2008, l’Office me répond la même chose qu’à mon collègue: «La situation qui a fait l’objet de votre plainte concerne la qualité de la langue et ne constitue pas une contravention à une disposition spécifique de la Charte de la langue française. C’est pourquoi l’Office ne peut intervenir dans ce dossier.» On se croirait dans Astérix chez les Bretons. Inverser les mots est une drôle d’habitude, mais c’est la même langue.
La fumée me sort par les oreilles. J’envoie aussitôt ma réplique: «Vous rejetez ma plainte en disant qu'elle porte sur la qualité de la langue, ce qui est absolument faux. Le nom de la compétition est un nom anglais. […] On retrouve en français et en anglais des mots dont les graphies sont identiques, mais la syntaxe de chaque langue prévoit un ordre particulier pour les mots. Or, dans ce cas, les organisateurs de la compétition ont employé une syntaxe rigoureusement exacte en anglais, mais fautive en français. La seule conclusion logique est que c'est un nom anglais. […] Si l'on suit votre raisonnement, je pourrais fonder une «Gatineau Basketball Association» sans être inquiété par l'Office québécois de la langue.»
Quelques semaines plus tard, le téléphone sonne. C’est l’Office québécois de la langue française. Malheureusement, la diplomatie n’a jamais été mon point fort. Je ne tarde pas à souligner à mon interlocuteur que l’Office est devenu un repaire de collabos du Parti libéral et un haut lieu de l’occultation sociolinguistique au Québec sous la présidence de France Boucher. Après avoir écouté quelques instants mes doléances, mon interlocuteur me dit que je n’ai pas d’autre recours et me laisse entendre que je peux aller au diable. Donc, en juillet 2008, je décide de m’adresser au protecteur du citoyen. Quelques échanges par courriel et par téléphone ont lieu, et la réponse prend une éternité à venir. Elle arrive le 23 mars 2009, huit mois et demi plus tard, au bout d’un délai anormal et éminemment suspect.
Le protecteur du citoyen me répète d'entrée de jeu, sans aucune justification supplémentaire, que ma plainte originale adressée à l'Office québécois de la langue française n'est pas recevable parce qu'elle porte sur la qualité de la langue. En somme, ce que l’État québécois me dit, c’est qu’un fonctionnaire n’a qu’à décréter qu’un nom anglais est en fait un nom en mauvais français, et le tour est joué. Le Québec est le royaume des avaleurs de couleuvres. La Charte de la langue française n’a aucune portée réelle, et son application est purement arbitraire, puisque l’anglais peut se changer en français selon les caprices des fonctionnaires.
Mais, comble du cynisme, le protecteur du citoyen ajoute un autre argument cousu de fil blanc par l’Office. Le mot «loppet» serait une appellation d'origine, comme «whisky», «scotch» ou «porto». Ce serait un dérivé du nom «Vasaloppet». Évidemment, il s’agit d’un faux-fuyant, puisque, loin d’être une appellation d’origine, le mot «loppet» est un nom commun très courant en suédois qui veut dire «course». Le mot «loppet» n'est pas une appellation d'origine, mais un emprunt à la langue suédoise. Si vous cherchez «loppet» avec Google, vous le trouverez dans environ 845 000 pages en suédois.
Quant à «Vasaloppet», c'est le nom d'une grande classique annuelle de ski de fond qui se déroule depuis 1922 entre Sälen et Mora, en Suède. Le mot «loppet» existait bien avant la première édition de la «Vasaloppet». Et le français, et l'anglais, et d'autres langues empruntent le mot «loppet» au suédois parce que ce mot évoque les courses qui se tiennent en Scandinavie, berceau du ski. Les Suédois, eux, emploient le mot «loppet» dans divers contextes, y compris dans d'autres courses de ski de fond, comme la «Tornedalsloppet», et dans les courses de chevaux.
Mettre «loppet» et «Gatineau» ensemble est comme mettre «rallye» (un emprunt à l'anglais) et «Paris-Dakar» ensemble. Les emprunts sont permis, mais, à moins de vouloir écrire en anglais, il faut respecter la syntaxe, donc l'ordre des mots, de la langue française. On ne dit pas «Paris-Dakar Rallye». Par conséquent, on ne dit pas «Gatineau Loppet».
Mais, là où la lettre du protecteur du citoyen est la plus révélatrice, c’est lorsqu’elle me dit que, le 13 janvier 2009, l’Office est allé demander aux organisateurs de la course «Gatineau Loppet» d'en changer le nom en adoptant la syntaxe française, au lieu de la syntaxe anglaise. Ainsi, l’Office admet implicitement que ma plainte était fondée, mais refuse de forcer les organisateurs à changer le nom. Évidemment, les organisateurs de la course ont fait la sourde oreille. Avec l'argent des contribuables québécois, ils continuent de se moquer éperdument de notre langue. Ils sont déjà prêts à accueillir l'édition 2010 de leur course avec leur beau site Web impeccablement bilingue, à l'image du Québec prétendument français.
Morale de l’histoire: l'Office québécois de la langue française tolère l'emploi de l'anglais au lieu d'appliquer la Charte de la langue française. Il abandonne les citoyens qui, comme le veut Conrad Ouellon, défendent fièrement leur langue, et il se plie aux caprices de ceux qui, ayant glissé trop loin sur la pente de l’anglicisation, arborent servilement un nom anglais pour représenter le Québec sur la scène sportive, dans le monde entier. Alors, Monsieur Ouellon, êtes-vous sérieux quand vous parlez de fierté?
***
Lettre au comité organisateur des fêtes du 475e anniversaire de Gaspé
Madame,

Monsieur
Je pensais me rendre en Gaspésie cet été, mais j'irai ailleurs. Je veux me tenir le plus loin possible des commandites fédérales, avec leur vert fluorescent, qui a été choisi spécialement pour faire oublier à la nation le blanc et le bleu lui ayant donné naissance. On connait la recette. On y a suffisamment gouté l'année dernière avec l'orange et le rose du 400e anniversaire de Québec.
De toute manière, vous n'aurez pas besoin de moi et des autres Québécois. Avec votre beau site Web en bilingue, comme du reste le site en bilingue de votre municipalité, pourtant à 86 % francophone, vous allez attirer des hordes de collabos fédéraux pleins de fric volé à la nation et des nuées de touristes de l'Amérique anglo-saxonne, dans laquelle vous rêvez sans doute de vous fondre totalement un jour. À en croire votre empressement à vous afficher en anglais, ça va parler anglais en masse cet été à Gaspé, une raison de plus pour que je n'y aille pas. Si je veux entendre parler anglais, il y a les plages des États-Unis, qui sont moins loin de chez moi que Gaspé.
En fait, cet été, j'irai partout au Québec où il n'y a pas de festival, histoire de ne pas me faire gâcher mes vacances par les commandites fédérales. Le gouvernement fédéral occupe déjà une assez grande partie de ma région, l'Outaouais, où la population n'ose pas relever la tête de peur de perdre les «jobs» qui lui sont gracieusement offertes par Sa Majesté, avec son trésor issu du pillage de la nation. J'en ai assez de voir des drapeaux fédéraux et du monde à plat ventre. Je ne veux plus en voir pendant mes vacances.
P.-S. Je suis allé regarder quelques sites Web de festivals dans les provinces anglaises. Les commandites fédérales, qui sont réservées presque exclusivement au Québec, sont absentes des festivals du Canada anglais, ce qui permet à la population locale de vivre en paix dans sa langue, sans être inquiétée. Par exemple, dans la province de Louis Riel, le Manitoba, Folklorama mélange gaiement toutes les cultures, et le mélange se fait exclusivement en anglais. Le Manitoba était censé être une province bilingue, du moins c'est ce que disait sa Constitution en 1870. On voit ce que donne le bilinguisme au bout d'un certain temps. Ne vous en faites pas, le Québec y arrivera un jour. Nous serons un jour aussi bilingues que le Manitoba.


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12 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2009

    Je suis originaire de Gaspé et j'ai écrit au maire pour le sensibiliser à la question linguistique mais je n'ai même pas reçu d'accusé de réception.
    Dans un discours prononcé lors de la grande Traversée il mentionnait que nous étions tous des immigrants bla bla bla...

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juin 2009

    correction: 2. rempacer Christian Racine par Sylvain Racine. par R.B-G

  • Archives de Vigile Répondre

    6 juin 2009

    “Lopette” dans le Petit Robert: n.f. (1889); dim. de “lope”: pédéraste) Fam. Petite lope. V. Pédéraste. Terme d’injure.
    Pédéraste: qui s’adonne à la pédérastie. (pop. et vulgaire: lope, lopette, pédale, tapette)
    Dans le Grand Robert, dictionnaire historique de la langue française. au mot “lope”:
    le mot est argotique pour désigner un homosexuel et, par préjugé, pour “homme lâche, mouchard”(1899).
    On en a dérivé “lopette”: n.f. petite lope (1899) dans le même sens d’homosexuel passif et d’individu méprisable pour sa lâcheté.
    De tous vos échanges savants aussi amusants qu’une comédie de Molière, je conclus non péremptoirement que:
    1- Bernard Desgagné a raison du point de vue de la syntaxe française. Gatineau loppet, c’est de l’anglais. Loppet de Gatineau, c’est de la syntaxe française. Avec comme complément l’intervention de Alain Dubos qui dénonce une mode française qui corrompt le français sous prétexte de snobisme tendance publicitaire.
    2- Christian Racine, notre savant ami, a raison avec son La Lopp de Gatineau.
    3- Après mes recherches et comme le suédois est inexistant dans mon esprit, comme en plus, le ski de fond ne m’intéresse pas beaucoup, pour moi le Gatineau Loppet voudra dire le festival des lopettes fédérastes de la grande région d’Ottawa-Gatineau qui n’ont pas de respect pour la syntaxe française sacrifiée à un bilinguisme de pacotille.
    4- Une phrase de Syvain Racine toutefois me donnera l’occasion de m’impliquer plus profondément dans le débat. Sylvain Racine écrit:
    “Moi aussi, à la limite, je m’en cr.... de l’anglais. Moi aussi je suis souverainiste, mais le Québec n’est pas un pays. En ce moment, le Québec est une province dans un pays bilingue.”
    Justement monsieur Racine, raison de plus pour se comporter comme si le Québéc était un pays. Le fait que le Québec soit une province dans un pays bilingue donne encore plus raison à Bernard Desgagné. Jean Rostand disait que toute la biologie est dans la grenouille. Peut-être que l’histoire du Gatineau Loppet est un de ces exemples qui paraissent minimes mais qui est révélateur comme Alain Dubos l’a bien vu.
    Robert Barberis-Gervais, d’origine italienne et triilingue (français-anglais-latin), Vieux-Longueuil, samedi 6 juin 2009, jour de la conférence de Jacques Parizeau chez les Intellectuels pour la souveraineté: IPSO) sur la démarche à suivre pour faire l’indépendance du Québec.

  • Archives de Vigile Répondre

    5 juin 2009

    Dr Alain Dubos
    Défense de la langue française
    Ancien Vice-Pt de MSF
    Arcueil (France)
    Cher Monsieur Desgagné,
    vous avez mille fois raison de ne pas céder à la dérive syntaxique de notre langue commune et ce dans ses détails les plus (apparemment) anodins. Il est désormais bien visible, pour les Français s'intéressant à la francophonie nord-américaine, qu'un large mouvement de dépossession mêlant le culturel, le linguistique et le politique, est en marche chez vous. Le Québécois, vu d'ici par tradition comme très majoritairement gardien de la langue, et plutôt sourcilleux à notre hexagonal endroit, est une espèce menacée.
    La récente affaire "Lyon Airports", déjà évoquée sur le site, est là pour nous rappeler qu'ici aussi, la vague se forme. L'immense majorité des 63 millions de gens qui se parlent entre eux en français n'en distingue pour le moment ni la hauteur ni la puissance. Nous devons donc leur décrire inlassablement le phénomène à venir, face à la molle acceptation des autorités censées nous en protéger.
    Il y a du sournois dans les formulations anglicisantes que nous subissons quotidiennement, autant qu'à Gatineau je vous prie de le croire. J'en veux pour flamboyant et répétitif exemple la "creative technologie" d'un constructeur automobile bien de chez nous. Les deux mots sont incontestablement corrects, encore qu'un accent aigu sur le "e" ne serait pas de trop. C'est leur agencement, bien sûr, qui démasque l'idée-force. Quant à la "technologie" sans y, elle montre, je pense, le souci des "créatifs" de donner le change. Il y a là calcul et même spéculation à la fois sur la langue elle-même et sur la porosité du spectateur-lecteur. À celui-là, on parle anglais avec des mots français. Malin! Et honteux. Franchement, qui la simple locution "technologie créative" choquerait-elle?
    Des voix commencent à s'élever ici, fort peu nombreuses pour le moment, contre ces tricheries de caniveau déguisées en snobisme "tendance". Il est réconfortant de penser que la jonction trans-atlantique ne manquera pas de se faire un jour prochain, à des échelons politiques suffisants pour mener efficacement un combat commun, vital et parfaitement légitime. En attendant cette embellie, il convient, je pense, de refuser tout moyen terme linguistique, sous prétexte qu'il est toujours possible de négocier (je pense à certaines réactions à votre article). L'ambiance n'est pas du tout à cela, ces temps-ci.
    L'esprit d'un peuple, c'est sa langue avant tout. La langue interagit en permanence avec l'esprit. Je peux dire que je pars en week-end, que je suis à la TV le rallye (rallier) de Monte-carlo ou que ma fille flirte (fleurette) en vacances. Cela ne me gêne pas. Les emprunts sont l'une des bases historiques de toutes les langues de la planète. En revanche, accepter de dire et pire encore, de penser "la creative technologie de Citroën me convient" me ravalerait au rang de ces acteurs de séries américaines, formatés au point d'en être risibles, jouant tous les mêmes rôles dans les mêmes décors, crachant les mêmes répliques aux mêmes moments tout en faisant les mêmes gestes et avec les mêmes mimiques, tics et autres postures dûment calibrées.
    Relisons Maupassant. Il a tout compris, tout deviné, sans les écrans. L'esprit, c'est cela et rien d'autre. Alors, à chacun le sien et liberté laissée à tous de se battre pour le sauvegarder!
    Francophoniquement votre,
    Alain Dubos
    dubosalain@gmail.com

  • Archives de Vigile Répondre

    2 juin 2009

    Parlo anche italiano! Anche lei? Je parle aussi l'anglais, mais pour moi ce n'est que pour son avantage international. Je lui donne le statu de l'épluche carotte, (vous dites "économe" vous?) c'est juste ben pratique. Ma mère, elle disait je crois épluche carotte. Alors, si je me mets à dire un économe, j'ai comme l'impression de renier ma culture. C'est comme si un jour, une police de la langue arrive en France et oblige les Français à dire "fin de semaine" au lieu de "weekend" ou encore "magasinage" au lieu de "shopping". Ça ne serait pas naturel. En fait, pourquoi accepter l'emprunt de mot comme "ombudsman" du Suédois, mais être contre le fait d'emprunter "shopping" de l'anglais?
    Je sais bien qu'il serait impossible de respecter la grammaire de tous les mots empruntés à d'autres langues.
    Par contre, je cherche et cherche encore, et je n'ai pas trouvé "loppet" comme mot français officiellement accepté. L'avez-vous trouvé dans le Robert? Je viens de regarder dans le GDT, mais il n'y est pas.
    En Suède, on dit Vasaloppet, soit «la course de Vasa» (Gustave Vasa, un défunt roi en Suède). Si on s'entend pour dire que l'on utilise la syntaxe suédoise, est-ce que l'on se sent un peu moins colonisé par les anglais? Et si les organisateurs, dans leur esprit, n'ont jamais pensé à l'anglais en choisissant le nom de leur événement, mais plutôt fait un calque sur Vasaloppet? Moi aussi, à la limite, je m'en cr.... de l'anglais. Moi aussi je suis souverainiste, mais le Québec n'est pas un pays. En ce moment, le Québec est une province dans un pays bilingue.
    Si vous désirez vraiment allez au bout de votre raisonnement, vous n'avez pas d'autre choix que de ne pas vous présenter à l'événement, même si le ski de fond est votre sport préféré.
    Enfin, je l'avoue, je cherche les bibites comme on dit, mais c'est seulement pour joyeusement alimenter le débat!

  • Archives de Vigile Répondre

    2 juin 2009

    La réalité est que la grande majorité de la population ne se rend probablement pas compte de la différence entre "Gatineau loppet" et "loppet de Gatineau", surtout qu’elle ne se rappelle pas ce que signifie "syntaxe".(Sylvain Racine)
    Ce qui prouve que nous ne faisons pas l'éducation de la langue dont le peuple a droit. Dans cette histoire l'OLF bien loin de faire son travail encourage l'ignorance de la langue.
    Le terme loppet est d'origine suédoise et la forme suédoise rattache les termes. Vasaloppet (du roi Vasa).
    Les compétitions internationales respectent donc la forme d'origine suédoise : Euroloppet ou Worldloppet.
    Gatineau Loppet est carrément anglais. Ce sont les pays anglophones qui utilisent cette forme avec le terme loppet détaché (anglicisé). Les autres pays n'utilisent pas loppet.
    Gatineauloppet serait acceptable, éducatif et pratique. La véritable "ouverture sur le monde" plutôt que l'assimilation à l'anglais.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 juin 2009

    La syntaxe
    N'importe quel francophone sait instinctivement ce qu'est la syntaxe française. Il ne viendrait à l'esprit d'aucun francophone de dire le «Jacques-Cartier pont», sauf pour rire. Seulement, lorsque des gens au sommet commettent des erreurs, même grossières, ces erreurs se répandent.
    Ce n'est pas le peuple qui s'est mis à dire «Gatineau Loppet» par ignorance de la syntaxe. Le peuple, lui, aurait instinctivement choisi une syntaxe française. Il aurait aussi probablement demandé l'avis d'un réviseur avant de diffuser n'importe quoi sur la planète entière. Le peuple, en général, fait preuve de gros bon sens. Mais, les élites, elles, c'est autre chose, surtout à Gatineau. Il faut qu'elles flattent leurs commanditaires d'Ottawa dans le bon sens du poil.
    Les emprunts
    Lorsqu'on emprunte un mot d'une autre langue, on se l'approprie et on en fait ce qu'on veut. Quand nous nous sommes mis à dire «spaghetti» en français, vers la fin du XIXe siècle - pour ceux qui étaient déjà nés à cette époque - nous en avons fait un mot français. Le singulier, en italien, est «spaghetto». Un spaghetto, dei spaghetti. Mais, en français, nous nous sommes approprié le mot et nous avons décidé d'utiliser la forme «spaghetti», qui fait «spaghettis» au pluriel. C'est un hommage que nous rendons à la cuisine et aux traditions de nos amis italiens, mais, une fois le spaghetti avalé par le français, nous en faisons ce que nous voulons. Ce sont les règles d'écriture et de prononciation du français qui s'appliquent.
    La même règle vaut pour n'importe quel emprunt, et notamment pour le mot «loppet». Nous en avons emprunté la forme «loppet» en français. Avec tout le respect et toute la gratitude que nous devons à nos amis suédois et aux autres valeureux skieurs scandinaves, qui étaient déjà sur les sentiers il y a dix-mille ans, le mot loppet est devenu un mot français qui répond désormais aux règles de la langue française. Une loppet, des loppets, la loppet, les loppets.
    S'il fallait appliquer les règles de toutes les langues auxquelles le français a emprunté des mots, on ne serait pas sorti du bois (ou de l'auberge dans le bois, pour faire encore plus mal pris et encore plus universel). D'autant plus que, dans bien des cas, notamment dans le cas des emprunts à l'arabe et au russe, il a fallu procéder à des translittérations, les caractères n'étant même pas les mêmes.
    Lorsque l'anglais emprunte au suédois le mot loppet, il écrit «Ottawa Loppet» (nom hypothétique puisque les sentiers de ski de fond sont trop inintéressants à Ottawa pour qu'il vaille la peine d'y organiser une loppet). L'anglais insère le mot «loppet» dans des expressions et des phrases composées selon sa syntaxe.
    Lorsque le français emprunte au suédois le mot loppet, il écrit «Loppet de Gatineau» (nom souhaité d'une merveilleuse course de ski de fond à laquelle tous les skieurs du Québec devraient participer l'année prochaine pour lui donner un visage plus français). Le français insère le mot «loppet» dans des expressions et des phrases à la syntaxe française.
    Le problème n'est pas le fait d'emprunter un mot, ni de savoir de quel langue il provient. Le problème est l'utilisation d'une syntaxe anglaise. On ne dit pas la «Gatineau tombola» (emprunt à l'italien), ni le «Gatineau rallye» (emprunt à l'anglais), ni le «Gatineau hinterland» (emprunt à l'allemand). On met les mots dans l'ordre français. Voilà tout.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 juin 2009

    Ce débat n'en est pas un puisqu'il ne s'agit pas d'un anglicisme mais d'un suécisme...
    Et comme la Suède nous a emprunté énormément de mots français en modifiant l'orthographe mais non la prononciation, je ne vois pas pourquoi nous n'emprunterions pas avec grand intérêt quelques mots suédois à notre tour... entre gens bien élevés et polis...
    Alors, partageons nos fåtöjl (fauteuil), notre entré (entrée), notre ombudsman (un mot suédois), notre kampagnj, la lopp (Sylvain Racine a tout à fait raison) ou nos champijnoner!!!
    Ce n'est pas le même débat qu'avec les termes anglais, les francophones étant plus d'une centaine de millions de personnes et les Suédoises/Suédois seulement 9 millions...
    Alors, au contraire, faisons connaître l'origine suédoise et non anglaise de Loppet et les coutumes nordiques et non canadiennes, vu qu'on a la même neige et les mêmes skis! Yahoo oups... yahou!

  • Archives de Vigile Répondre

    1 juin 2009

    Je ne suis pas en total désaccord avec vous, mais ce combat pour une syntaxe française pour le nom d'un événement international, vous en conviendrez, demeure le combat des linguistes, à la limite des intellectuels. La réalité est que la grande majorité de la population ne se rend probablement pas compte de la différence entre "Gatineau loppet" et "loppet de Gatineau", surtout qu'elle ne se rappelle pas ce que signifie "syntaxe".
    Dans les deux cas, personnellement, avant d'apprendre le suédois, je n'avais jamais entendu parlé du mot "loppet". Et sérieusement, pour moi, "la loppet de Gatineau", sans savoir ce que ça signifie en suédois, j'aurais pensé à un festival gay. Définition de lopette: [familier] Homosexuel.
    Homme faible, sans caractère, sans volonté. source
    En fait, dans un français encore "plus" correct, il faudrait dire "La lopp de Gatineau" car "Loppet" est "lopp" qui veut dire course, et le "et" à la fin est le déterminant "ett". En suédois, il y a les substantifs "ett" et "en". "Lopp" est un mot "ett", donc on dit "loppet". Si on écrit "loppet" ça signifie "la course" et si on écrit "ett lopp" ça se traduit par "une course".
    Par conséquent, je vais me battre à vos côtés, mais pour "La lopp de Gatineau". Autrement, on ne respecte pas la syntaxe du terme emprunté, ce qui est aussi un non respect de la langue suédoise. Je suis pour préserver le terme suédois, et je justifie l'utilisation du féminin car "course" en français est féminin.
    Tant qu'à être puriste, aussi bien l'être jusqu'au bout, non? En fait, pourquoi ne pas appeler cet événement "Le défi de ski de fond de Gatineau" ?
    Ne voyez-vous pas toute l'absurdité? C'est en quelque sorte materner les Québécoises et les Québécois. C'est quoi la différence réelle pour un prisonnier dans une cellule avec une fenêtre qui donne sur la cour de la prison ou un prisonnier dans une cellule avec un écran plasma en lieu et place de la fenêtre, et sur cet écran plasma, ce sont de beaux paysages pittoresques qui défilent en boucle?
    Et oui, la loi 101, la police de la langue, et tous ces autres outils pour préserver la culture québécoise, je ne suis pas contre, cet écran plasma avec un écran de veille, mais à un certain moment, s'il n'y avait plus d'écran plasma et que les prisonniers pouvaient vraiment voir la cour de la prison, comment c'est terne, peut-être qu'ils tenteraient de s'évader. Vous comprenez ma métaphore?

  • Archives de Vigile Répondre

    1 juin 2009

    Non, au contraire, cet exemple, même si on peut l'assimiler à un épiphénomène, est fort révélateur de l'inconscience dévastatrice de très nombreux francophones qui n'imaginent pas (ou qui feignent de ne pas l'imaginer) qu'ils tuent lentement mais sûrement leur langue en se rassurant, pour les plus cons d'entre eux, que tant qu'ils continueront de la parler dans leurs foyers tout ira bien.
    Ils sont, en quelque sorte, fiers de s'inféoder au tout puissant ; ils ont l'impression de briller d'avantage en mettant genou à terre.
    Chez nous, en France, on a le MERCURE Hotel pour Hôtel MERCURE, le Tuning Motor Show pour Salon de l'Automobile Hors Série, Lightning PHILIPS pour PHILIPS Éclairage etc, etc ...
    Au QUÉBEC, ne parlons plus de bilinguisme mais de diglossie, cette obligation qu'ont des francophones, en l'occurrence, et des allophones, en général, à parler un idiome imposé de force sous peine de rétrogradation politico-socio-économico culturelle.
    Et tant que le QUÉBEC fera partie du Commonwealth, il en sera ainsi.
    Bon courage et sympathiques pensées à mes Cousins d'Amérique !

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    1 juin 2009

    Il ne s'agit pas de reprocher au peuple ses anglicismes et son joual. Contrairement à Ouellon et Pratte, je ne condamne pas le peuple. Dites «tôsteur» tant que vous le voudrez (bien que, chez moi, dans une famille très québécoise et pas du tout européenne, on ait toujours dit «grille-pain», comme dans bien d'autres familles québécoises, j'en suis convaincu, puisque ce mot est simple et clair).
    Il ne s'agit pas non plus de rejeter les emprunts. Au contraire, l'emprunt du mot «loppet» au suédois est tout à fait légitime. Mais, tout en empruntant des mots étrangers, on doit s'efforcer d'en franciser l'orthographe, au besoin, et on doit les intégrer à des phrases construites selon le génie de la langue française. Les règles et la cohérence simplifient généralement l'apprentissage d'une langue. Les exceptions le compliquent.
    Il s'agit plutôt de condamner l'entêtement d'un organisme subventionné à se donner un nom officiel de forme anglaise ainsi que la complicité de l'État et les prétextes alambiqués qu'il invoque pour ne pas intervenir. Le nom «Gatineau Loppet» fait le tour de monde. Ce nom annonce aux gens qu'en somme, le Québec est comme l'Ontario. Gatineau est comme Ottawa. Il serait si simple de dire «Loppet de Gatineau» comme on dit «Loppet du Mont-Sainte-Anne». Ça ne ferait de mal à personne, ça ne nuirait pas à la qualité et à la réputation de la compétition, ça ne ferait pas disparaitre la neige et les sentiers de ski. Mais, ça dirait au monde que nous parlons français et que nous en sommes fiers.

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    1 juin 2009

    Ce n'est pas "Disparaissons fièrement", mais "disparaissons absurdement" qu'il faudrait dire.
    Je crois que cette histoire de "Gatineau loppet", il n'y a absolument rien pour se révolter. Dans la langue québécoise que plusieurs veulent défendre, il y a énormément d'anglicismes et d'emprunts. En fait, il n'est pas rare d'entendre des gens défendre le joual au Québec, mais lorsque le nom d'une course emprunte un mot suédois, et utilise la syntaxe anglaise, ou plutôt, anglo-saxonne, car en suédois aussi ce serait "Gatineauloppet", c'est vraiment chercher des poux.
    C'est correct le joual du genre "tu veux tu?" mais pour Gatineau Loppet, là on veut faire la révolution. Un autre exemple, si je dis "grille-pain" au lieu de "toaster" au Québec, on va me trouver "antipatriotique". Vraiment, je suis d'accord, au Québec, on dit toaster, criss! Si je me mets à dire "shopping" au Québec au lieu de magasinage, comme le font les Français, on va me trouver un peu "frais chier", non? C'est quoi le criss de problème avec Gatineau Loppet? Pour moi, ça représente le Québec. Dans la langue Québécoise, on emprunte énormément d'anglicismes, mais aussi une phrasé provenant de la syntaxe anglo-saxonne. Faire un débat sur le nom "Gatieneau loppet", alors que loppet est un nom suédois, c'est vraiment absurde.
    Vraiment, la disparition sera dans une totale absurdité. C'est décidément le deuxième "Ostie de show".