Haro sur les tergiversations oiseuses et alambiquées!

Remettre l'indépendance du Québec sur la carte

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Tribune libre


Depuis la défaite crève-cœur du référendum de 1995, soit depuis plus de 20 ans, le Parti Québécois (PQ), le parti politique qui se proclame comme le seul parti véritablement indépendantiste de par le règlement numéro 1 de ses statuts, ne cesse de tergiverser sur le « moment opportun » de ressortir du placard l’accession du Québec à sa souveraineté, le chef actuel, Jean-François Lisée, ayant jeté son dévolu sur 2022…


Par ailleurs, personne ne peut nier que la souveraineté du Québec n’obtient pas la cote de popularité auprès d’une forte majorité de Québécoises et de Québécois évaluée à quelque 60 %. À mes yeux, un tel désaveu émerge du laxisme avec lequel ceux et celles qui doivent porter l’étendard de la souveraineté, à commencer par la députation péquiste qui allègue que l’heure n’est pas encore arrivée.


À supposer que cette assertion soit fondée, peut-être serait-il opportun de se demander pourquoi il en est ainsi, 22 ans après le dernier appel au peuple. À mon avis, la réponse va de soi : l’indépendance brille par son absence dans les débats politiques qui font la une des médias. Elle a été remplacée par le mythe du « bon gouvernement », un sparadrap qui ne fait que voiler toute tentative d’émergence de velléités indépendantistes.


Selon moi, une seule voie reconnectera les Québécoises et les Québécois, de tous âges confondus, sur le cap de la souveraineté : les stratèges péquistes se doivent, d’un côté, de mettre en exergue les avantages de l’indépendance du Québec, et de l’autre côté, les désavantages du fédéralisme canadien. Une démarche qui devrait contribuer grandement à remettre l’indépendance du Québec sur la carte!



Henri Marineau

Québec 


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Henri Marineau1075 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com




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5 commentaires

  • François Ricard Répondre

    7 janvier 2018

    @Hen ri Marineau


    Bien d'accord. Il faut parler des avantages de l'indépendance et des désavantages du fédéralisme canadien.


    Mais il faut aussi, et surtout, agir.


    Depuis la conquête, le Canada nous attache à lui par des liens qui deviennent plus nombreux et plus puissants. Espérer couper ces liens d'un coup, par un référendum, est une poursuite vaine. Il faut nous atteler à couper ces liens petit à petit. Et seul le pouvoir à l'Assemblée nationale nous permettra de le faire.Le PQ doit pousuivre son objectif principal: l'indépendance du Québec.Pour y arriver, il doit employer tous les moyens démocratiques à sa disposition. Un outil fort utile pour couper les liens avec le Canada: la clauase dérogatoire. Pour affirmer notre diffétrence.



  • Henri Marineau Répondre

    6 janvier 2018

    @François Ricard


    "Selon moi, une seule voie reconnectera les Québécoises et les Québécois, de tous âges confondus, sur le cap de la souveraineté : les stratèges péquistes se doivent, d’un côté, de mettre en exergue les avantages de l’indépendance du Québec, et de l’autre côté, les désavantages du fédéralisme canadien. Une démarche qui devrait contribuer grandement à remettre l’indépendance du Québec sur la carte!"


    Telle est la voie que je privilégie pour construire le pays "petit à petit, brique par brique".


  • François Ricard Répondre

    5 janvier 2018

    Un pays ne se construit pas par un référendum.


    Un pays ne se quête pas non plus à l'ONU.


    La Catalogne en est un exemple probant.


    Un pays se construit, petit à petit, brique par brique. Une fois qu'il existe, on a recours à un référendum. On se rend àl'ONU. Mais le pays doit d'abord exister.


    Il faut construire ce pays. Et vite.


  • Gilles Verrier Répondre

    4 janvier 2018

    Monsieur Marineau,


    Lisée, et avec lui les cinquante ans de péquisme, s'inscrivent dans la tradition générale du Canada français qui refuse de se battre résolument pour ses droits. À part un court temps le RIN et Honoré Mercier avant, nous n'avons jamais eu de politiques voués à la décolonisation et menant à l'indépendance. C'est pourquoi il importe de déboulonner les fausses idoles, qui ne sont idoles que pour conforter la tradition démissionnaire. Car ils ont tous démissionné, et c'est par la démission des chefs que s'explique la morosité d'aujourd'hui. Ils en portent la responsabilité. Et, vous le savez, ce n'est pas Lisée qui fear monter la ferveur souverainiste.


    La question nationale est verrouillée plus que jamais par un double verrou : démocratique - le Canada refuserait un référendum gagnant - et juridique - tous les recours constitutionnels ont été épuisés et, dans le cas du tandem Lévesque-Morin, carrément gaspillés. 


    Nous sommes quelques uns à penser que pour désenclaver la question nationale, la sortir de la prison canadienne, il nous faut la porter devant les instances internationales. Ma chronique courante traite de cette question.


    GV   


  • Yves Corbeil Répondre

    4 janvier 2018

    Pour vous c'est l'indépendance et elle a été mon cheval de bataille durant toute ma vie.



    Mais aujourd'hui avec ce que je vois partout sur la planète. Je vais me mettre à rêver d'un mouvement mondiale comme celui des Indignés en 2011 pour l'abolition de l'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE.



    http://obsolescence-programmee.fr/



    https://www.numerama.com/tech/291736-premiere-plainte-contre-lobsolescence-programmee-la-loi-risque-detre-difficile-a-mettre-en-oeuvre.html



    http://ec.ccm2.net//droit-finances.commentcamarche.net/faq/pdf/obsolescence-programmee-ce-que-change-la-loi-hamon-39828-n78c2g.pdf



    Ceci devrait être le début du mouvement et toutes les populations doivent s'impliquer de façon à FORCER les dirigeants du monde à trouver autres choses que la consommation débridée et répétitive sans fin des mêmes produits merdiques qui finissent leurs vies futiles dans les dépotoirs de la planète et épuisent les ressources naturelles qui ne suffisent plus à la demande avec une population grandissante.



    Oui pour l'indépendance du Québec mais avant cela, il faudrait peut-être qu'on s'occupe de trouver un système pour remplacer celui qui est devenu tellement ridicule que ça ne peut faire autrement que sauter au yeux de tous les humains de la terre qui peinent à suivre la cadence de la folie de consommation sans avoir aussi une pensée pour tous ceux autour qui n'ont rien ou presque parce que pas venu au monde au bon endroit.



    Je ne sais pas ce que ça prendra quand on aura ''TOUS'' tous comme tous le monde, ce que ça prends pour être confortable et que nous ayons plus besoin de magasiner pour magasiner car ça ne sera plus nécessaire ni ''À LA MODE''. Donc je ne sais pas ce que ça prendra pour gagner sa vie, en faîtes c'est quoi GAGNER sa vie. Ce sera aux plus brillants de notre planète de trouver une solution viable pour que l'humanité puisse continué à exister sans se tué au travail pour fabriquer des produits destinés aux dépotoirs.



    Un gros rêve mais un rêve que tous nous devrions avoir bien avant de se séparé ou autres choses futiles qui sont tellement banales quand on ne fait rien pour mettre fin à cette folie qui est trop grosse pour qu'on ne se révoltent pas tous contre la courte vie de tous les produits fabriqués.



    Bonne Année 2018 et j'espère quelle sera celle du réveil collectif contre le capitalisme des économistes qui n'ont pas su se réinventés au fil du temps.