Précisions sur la langue

Lettre à Robert Dutrisac

Christine St-Pierre - la marionnette d'un gouvernement qui ne respecte pas la loi 101


Je voudrais apporter quelques précisions à l'article que vous avez écrit dans Le Devoir du samedi 20 avril 2008 ([«Il faut que cela cesse, dit le CSLF»->13032]). Vous me citez correctement, mais je voudrais clarifier certains faits qui, de la façon dont ils sont présentés, ne rendent pas totalement justice aux travaux du Conseil supérieur de la langue française ni au sens de nos débats.
- Le CSLF a effectivement abordé très brièvement la question des rapports entre l'administration publique québécoise et les entreprises, rapports qui doivent se faire en français. Les membres du Conseil sont tous d'accord avec cet article de la charte. Cependant, ils n'ont pas demandé que le gouvernement Charest prenne rapidement des mesures afin que l'administration publique échange en français avec les entreprises et que les communications en anglais ne leur soient plus offertes. D'éventuelles recommandations sur ce point sont cependant à l'ordre du jour du Conseil à l'automne 2008, lorsque nous disposerons de données plus fiables sur le sujet.
- L'entrevue avec M. Dutrisac a également porté sur la langue des documents que les immigrants reçoivent de l'État québécois. J'ai simplement dit, en n'étant peut-être pas suffisamment précis, qu'il fallait cesser d'envoyer automatiquement les documents en anglais à ceux qui en auraient manifesté le désir une première fois et qu'il faudrait mieux connaître l'ampleur du phénomène. Ainsi que l'a annoncé la ministre Christine St-Pierre la semaine dernière, le mandat a déjà été donné de trouver les moyens pour remédier à la situation et tenir compte des communications par Internet.
- Enfin, il semble y avoir confusion sur la nature des données que le Conseil rendra publiques en juin. L'article fait mention de données sur la langue dans laquelle l'administration accueille les immigrants, données dont nous ne disposerons pas.
J'espère que ces clarifications empêcheront qu'on attribue au Conseil des propos ou recommandations qui ne sont pas les siens ou qui peuvent laisser entendre que nous sommes en désaccord avec les propos tenus par Mme St-Pierre sur ces questions au cours des derniers jours.
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Conrad Ouellon : Président du Conseil supérieur de la langue française. Le 20 avril 2008


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