Pourquoi ce "silence"

un crime au même titre que la pédophilie ?

Tribune libre 2010



Pourquoi ce « silence » ?
Selon un dicton : « Qui dit rien consent »
Je me demande pourquoi les évêques du Québec gardent le silence à la suite des déclarations du Pape Benoit XVI. Pour la papauté, ordonner une femme prêtre (ce que font d'ailleurs des protestants) est un crime au même titre que la pédophilie. Ces déclarations sont aberrantes, insultantes et dégradantes pour les femmes.
Non seulement les évêques devraient s'élever contre ces positions rétrogrades mais, ils devraient se séparer du Vatican et faire en sorte que l'Église québécoise soit indépendante et libre de toute influence extérieure. Sinon, cela serait souhaitable que les femmes se réveillent et quittent ces religions dirigées par des hommes opprimant.
Nous avons aujourd'hui la preuve que les religions ne viennent pas de Dieu mais des hommes misogynes, on peut vivre une spiritualité sans ces institutions cléricales.
Andréa Richard

Trois-Rivières.

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Andréa Richard29 articles

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Andréa Richard, auteure de "Au-delà de la religion", Septentrion.

Trois-Rivières, Qc.

Andréa Richard finaliste pour le gala Arts Excellence de Trois-Rivières Nous avons le plaisir de vous informer que le dernier titre d’Andréa Richard, Au-delà de la religion, se retrouve finaliste pour la 11e édition de l’événement Arts Excellence de Trois-Rivières dans la catégorie "Littérature". Sous la présidence de monsieur Michel Kozlovsky, le jury a choisi, parmi les 64 dossiers reçus, les artistes et organismes culturels qui se sont démarqués par une réalisation ayant eu lieu au cours de la dernière année. "Ce choix du jury tout en soulignant mon humble apport à la vie culturelle de Trois-Rivières, contribue à l’atteinte de mon principal objectif : faire connaître à un public encore plus large l’existence d’une spiritualité laïque et libératrice, bien ancrée dans le présent, par opposition à la spiritualité du passé axée sur la mort. C’est l’éclosion d’une contre-culture que je préconise en révélant une spiritualité d’avant-garde, positive et incarnée dans la vie de tous les jours, une spiritualité favorisant les grandes valeurs humaines et universelles, une spiritualité englobant l’amour, l’amitié et la sexualité assumée, une spiritualité de la vie !" Mon livre Femme après le cloître : est l’objet d’un film en préparation. et un film documentaire sur ma vie et mes oeuvres, réalisé par Michel Nussbaumer, de Suisse, paraîtra en 2010.





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31 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    28 octobre 2010

    La religion catholique est dirigé par des misogynes qui ont toujours aimé condamner la femme. Pour eux nous sommes les descendantes de Ève la pécheresse et nous le resterons.
    Si vous avez souvenir des années 1930 à 1960 où le clergé était au sommet de sa gloire. Il a abusé de son pouvoir en ostracisant des milliers d'enfants qui sont nés hors des liens sacrés du mariage. On nous a vendus comme de la marchandise. Aujourd'hui nous avons 50 ans et plus et nous revendiquons ce que cette Église nous a enlevé, nos origines, notre génétique et notre histoire. Mais notre bon gouvernement nous refuse à son tour, de colliger la loi de l'adoption pour que nous puissions nous aussi connaître notre vérité et savoir qui nous sommes véritablement.
    Simone, adoptée de 1942...

  • Archives de Vigile Répondre

    26 juillet 2010

    Oui, chère Andréa, vous avez bien raison. L'Église est un organisme mené de mains fermes par des hommmes misogynes. Et depuis ces débuts. Les évêques québécois sont à la solde du Vatican, d'où leur mutisme dans l'afffaire de Mgr Ouellette.
    Il appartient aux femmes de se libérer d'une autre tutelle et de pratiquer une spiritualité laïque. Car, ce n'est pas deman matin que l'Église va reconnaître la véritable égalité femme/homme et ordonner prêtres des femmes.
    André Ledoux blogauteurs.net

  • Archives de Vigile Répondre

    23 juillet 2010

    J'ai lu les livres de Mme Andréa Richard et j’ai eu la chance de la rencontrer à quelques reprises. Je considère que c’est une auteure humaniste. Comme conférencière, elle se dévoue beaucoup pour les collectivités.
    Au Québec, nous voulons vivre dans une société où il n’y a pas de chasse gardée masculine. Je ne vois pas pourquoi une femme ne pourrait pas faire le même travail qu’un prêtre. L'homme et la femme doivent être égaux, sinon c’est le retour au Moyen-âge. Qui veut cela, à part les fondamentalistes? Je trouve bizarre que certains essaient de dénigrer plutôt que de comprendre, ce qui serait pourtant facile.
    Madame Richard prône l’égalité pour tous en dénonçant les aberrations. J’estime que des citoyens comme elle, il n'y en a pas suffisamment au Québec.
    Royal du Perron, éditeur
    ZoneCulture.com

  • Archives de Vigile Répondre

    23 juillet 2010


    Mme Richard, je vous ai attrapé sur une contradiction concernant votre appartenance au CCIEL. C'est comme si je vous avais attrapé les seins nus, telle une Marianne. Inutile de couvrir ces seins que je sais très bien tolérer, vous seriez en propre contradiction avec vos prises de position contre le voile islamique. Dans de nombreuses cultures primitives, les femmes ne s'habillent pas le haut du corps. La culpabilité judéo-chrétienne y est absente et les seins ne sont pas des organes sexuels, mais ils marquent la différence. Pourquoi les recouvrir ? La réponse est la culture.
    Est-ce que les hommes de votre groupe pourraient montrer l'exemple en portant la jupe et la robe pendant vos manifestations médiatisées ?
    Tous vos messages sur ce site tournent autour des religions et sont négatifs. Je ressens une forte intolérance de votre part. Moi, je me suis développé hors du sérail de l'Église. Ma famille est pratiquante. Pourtant je suis très libéral envers les autres cultures et leurs religions.
    Vous affirmez que les sociétés religieuses sont la cause des guerres. C'est faux. Ce sont les sociétés idéologisées qui pratiquent l'intolérance et qui induisent leurs masses dans la psychose belliqueuse.
    Je vous donne le droit d'avoir vos propres opinions. Mais pas de déformer le message aux évêques pour alimenter votre propagande psychotique. Je sais très bien que tout l'affaire des accommodements raisonnables est monté de toutes pièces par vos gens pour une opération psychologique à travers le Québec et ailleurs en Europe.
    Monsieur Duchesne, vous pouvez vous retirer. Je n'ai pas de poignée dans le dos à votre service.
    P.S. Le but de ce site est nationaliste et politique. Tout ce qui a de plus temporel.
    La laïcité sépare la politique du religieux. Auriez-vous un problème avec cela ?
    F Déry, Avocat du Diable.

  • Jeannot Duchesne Répondre

    23 juillet 2010

    Monsieur Déry, vous semblez avoir des réponses et des solutions à tout. Voila que maintenant vous accusez la hiérarchie celle même que vous défendiez à tout prix dans vos commentaires précédents. La discipline pour vous, qu’est-ce?
    Ce n’est pas parce qu’une personne est clerc qu’elle est exempte des problèmes humains, psychologiques et même psychiatriques. Vous parlez d‘un problème de sélection des candidats, comment ferez-vous pour détecter chez une personne a une telle déviation? Il y a des personnes qui ont été mariées et qui ont été de bons parents avant qu’une telle déviation soit repérée. Peut-être était-ce dans le subconscient?
    C’est un problème humain peu importe les milieux. Quand il se présente il faut agir et prendre les moyens nécessaires pour arrêter de tels actes et aider les victimes et les agresseurs dans leurs souffrances. On ne peut passer outre les lois civiles. Enfin de compte tout ce que la hiérarchie ecclésiale a omis et a même refusé de faire dans les cas connus. Et la, il faut mettre un bémol sur ce qui a été fait ou pas selon le contexte des temps où les événements se sont produits.
    Il y a cent ans, les connaissances, les lois, la perception et le traitement des problèmes humains étaient différents d’il y a cinquante, quarante, trente ans et d'aujourd'hui. Il n’y a qu’un seul évêque qui a admis honnêtement que ce qu’il avait pris comme décision, c’était pour aider un autre diocèse qui était au prise avec un tel cas. En changeant la personne on espérait qu’avec le changement de culture la personne pourrait éviter une telle récidive; ce qui n’a pas été le cas.
    Je suis certain que plusieurs évêques ont pris de telles mesures pensant bien faire et surtout en espérant l’amendement du fautif. Pour d’autres évêques surtout aux États-Unis ce fut carrément de manière hautaine et irrespectueuse qu’ils ont traité ces problèmes et ignoré les lois civiles.
    Les sociétés civiles dans les pays occidentaux ont des lois et des mesures de plus en plus appropriées et adéquates pour traiter de tels problèmes. Il faut s’en servir dans le meilleur intérêt des victimes, des sociétés et des contrevenants. On ne pourra jamais éviter que des cas d’abus sexuels de toutes sortes se reproduisent.
    Maintenant revenons au débat qui est le délit grave d’ordonner une femme qui a été incorporé au même document que la problématique de la pédophilie dans le clergé. Ce genre de procédé a été utilisé il y a quelques mois par le Cardinal Bertone en liant pédophilie et homosexualité.
    C’est justement cette attitude vicieuse et hypocrite de la hiérarchie de noyer le poisson dans l’eau, à vouloir changer le focus d’un débat, pour diminuer et nier leurs responsabilités dans la gravité d'un problème en liant ou en incorporant dans un même document un autre sujet.
    Mme Richard comme n’importe lequel citoyen, a le droit et toutes les habilités d’interroger le silence des Évêques sur de telles manières de procéder.

    M. Déry, je me retire de ce débat parce que surement vous reviendrez avec une autre perspective qui ne fera que dévier le débat original et que multiplier les polémiques.

  • Archives de Vigile Répondre

    23 juillet 2010


    Monsieur Déry,
    Ce que j'ai voulu dire c'est que ces groupes et personnes mentionnées, ont, tout comme moi, posé des gestes pour contrer la montée de l'Islamisme et l'intégrisme au coeur de toutes les religions. J'ai déjà été membre d'un groupe, mais je n'ai jamais écrit ou poser des actions au nom d'un groupe, c'est en mon nom personnel que j'écris et que j'agis. Sur bien des points de vues, je suis d'accord avec la vision du Cciel et du mouvement laic québécois, cela ne veut pas dire que j'endosse tout ou que nous pensons tous et toutes pareil...chacun ou chacune a ses nuances... Le Cciel n'est pas une secte, n'est pas une Église...voyons, elle ne peut l'être, vous cherchez a la discriditer. À mon point de vue elle a bien du mérite, et de par deux de ses directrices, entre autre Djemila Benhabib et Louise Mailloux, ce mouvement a le mérite d'avoir sonné l'alarme face aux abus et discrimations envers la femme et des dangers que certaines religions représentent pour la société de demain.
    Elles ont droit à leurs opinions tout comme vous aux vôtres.
    Laic ne veut pas dire athée. Et à mon avis, une charte de la laicité mettrait fin aux conflits consants avec les religions, et éviterait des guerres possibles.
    La sociét de demain sera soit laique ou théocratique c.-a.-dreligieuse. Si elle est religieuse, attendons nous a des guerres.
    Andréa Richard

  • Archives de Vigile Répondre

    23 juillet 2010

    M Duchesne,
    Vous avez écrit :
    "J’ajouterai que le vrai scandale des prêtres pédophiles ce ne sont pas les actes mêmes mais bien l’outrecuidance et le laxisme d’une hiérarchie qui connaissant ces faits, ont ignoré sciemment les lois civiles comme s’ils étaient au dessus, ce qui a permis tant de récidives dont origine l’ampleur du problème."
    1) Il y a eu effectivement un problème de sélection des candidats à la prêtrise. La hiérarchie est corrompue depuis au moins un siècle et demi. Un pédophile est rarement seul, il se trouve une clique pour trouver les bénéfices d'une protection.
    2) La lettre dont il est question dans cette page est un avertissement pour un renforcement de la discipline. Êtes vous contre les renforcement de la discipline ?
    3) La pédophilie ne gangrène pas que les églises. On la retrouve dans le milieu du sport ou dans le milieu artistique.

  • Archives de Vigile Répondre

    23 juillet 2010

    Mme Richard,
    Le 20 juillet vous avez écrit :
    "En réponse à GV
    GV
    Pour votre information, un comité Le Cciel.ca, de nombreuses femmes et hommes dont je fais partie ainsi que Mesdames, Marie-Andrée Bertrand, criminologue bien connue, Djemila Benhabib auteur de Ma vie à Contre-Coran, Irène Doiron militante dans les Syndicats, des amis (es) musulmans et de nombreux hommes et femmes, ainsi que le groupe de André Drouin de Hérouxville, avons posé plusieurs actions importantes pour contrer la montée de l’Islamisme, pour dénoncer tout ce qui va contre notre culture et nos valeurs.... et nous continuons d’écrire et d’agir....
    "
    Le Cciel.ca, je n'ai pas inventé cela. Alors ne niez pas ce que vous aviez affirmé sur cette même page. L'Église, je ne la défend pas. Au cours des deux millénaires de son existence, non seulement les puissances politiques ont compétitionné pour la contrôler, mais aussi les sectes ont tenté de l'infiltrer pour lui faire modifier son agenda. L'Église est une machine pour contrôler un univers mental.
    C'est moins vrai de notre temps puisque Hollywood fait une bonne partie de la job.
    Mais je me dois de pratiquer l'autodéfense intellectuelle contre les sociétés discrètes qui veulent manipuler l'opinion publique en détournant les média. Que ce soit le Grand Orient ou les Scientologistes, je vous renvoie à vos tenues. Vos valeurs ne sont pas miennes, alors cessez de clamer d'être de l'esprit du temps et de vouloir changer nos valeurs.
    La discrimination sexuelle du rôle de prêtre n'est pas un handicap pour les femmes. Ce n'est pas un travail lucratif.
    Je suis certain que les féministes ont des causes plus importantes que de modifier une tradition bimillénaire.
    Et si la tradition se modifierait en quelques générations seulement, alors je m'inquièterais du destin de l'Église qui voguerait selon le sens des groupes de pression ou des sectes infiltrantes.
    Au fait, continuez-vous toujours à infiltrer les paroisses en accaparant les postes de marguillers ?

  • Archives de Vigile Répondre

    22 juillet 2010

    Monsieur Déry,
    Écrire que -ma secte-, alors que je ne fais partie d'aucun mouvement, même pas du Cciel que vous mentionnez, et me décrire comme vous le faites en utilisant des images vulgaires, est user d'une tactique malhonnête, manipulatrice et une façon démagogique pour faire peur! m'intimider, et me descendre chrétiennement peut-être!!
    Vos attaques et vos mensonges envers ma personne sont vraiment de bas niveau...et ne peuvent qu'atteindre vous-même et votre dignité si vous en avez une!
    Andréa Richard

  • Jeannot Duchesne Répondre

    22 juillet 2010

    Moi je n’ai pas de problème à ce que la religion soit séparée de l’état même que je vois cela d’un bon œil, les monsignor des dé-nonciatures et du Vatican feraient peut-être moins de politique ou la ferait moins dans l’ombre. La liberté de conscience, ce qui a toujours été au dessus de tout dans l’Église mais qu’on ignore délibérément et pourtant qui était si chère à M. Ratzinger lorsque jeune théologien. L’égalité de toutes et tous (croyants, agnostiques ou athées) et la neutralité de l’État. En général je n’ai pas de problème avec ça.
    Oui Mme Richard vous avez raison d’être scandalisée et offusquée qu’on traite de délit grave l’ordination d’une femme et c’est encore plus vicieux qu’on le mentionne dans un même document que le délit des prêtres pédophiles. C’est une fuite en avant d’une hiérarchie ébranlée de leur perte de pouvoir et de leur incapacité de rejoindre les gens. Attaquer sur tous les fronts et pratiquer l’art de la culpabilisation; à en lire les commentaires de Messieurs Déry, Tremblay et Sauvé (JRMS) dont la lanterne devrait plutôt être allumée qu’éclairée, ça marche.
    M. Déry dans vos commentaires et surtout le dernier on sent votre besoin de défendre à tout prix ce que vous percevez être l’Église et pour se faire vous utilisez n’importe quel fait pour appuyer cette défense.
    Tout le monde peut vous donner différents faits même encore plus récents qui confirmeraient que la hiérarchie ecclésiale romaine est totalement déconnectée des vrais besoins de l’Église et des besoins de l’être humains.
    J’ajouterai que le vrai scandale des prêtres pédophiles ce ne sont pas les actes mêmes mais bien l’outrecuidance et le laxisme d’une hiérarchie qui connaissant ces faits, ont ignoré sciemment les lois civiles comme s’ils étaient au dessus, ce qui a permis tant de récidives dont origine l’ampleur du problème. Ne vous faites pas d’illusion il en aura d’autres mais espérons qu’ils ne prendront pas autant d’ampleur. Il y aura d’autres scandales comme il y a eu le scandale de la banque du Vatican.
    Pour l’instant l’Église a besoin de beaucoup et de bons prêtres comme vous le souhaitez et pour se faire il faudrait avoir un clergé plus mature, hommes et femmes mariés ou non. Il faudrait dépasser cette misogynie anthropologique que nous reproduisons inconsciemment depuis l’aube des temps.
    Je vous laisse avec des paroles tirées du dernier «Journal de l’âme» de Jean XXIII, le dernier pape moderne.
    «Aujourd’hui plus que jamais et bien plus que dans les siècles passés, notre tâche consiste à servir l’homme en tant que tel, et pas seulement les catholiques;
    A défendre, avant toute chose et en tout lieu, les droits de la personne humaine et pas seulement ceux de l’Église Catholique.»

  • Archives de Vigile Répondre

    22 juillet 2010

    Monsieur Nadeau,
    Ce que vous proposez est une révolution dans une Église pour qu'elle se rende conforme aux valeurs de sociétés dites "démocratiques" qui ne constituent même pas la majorité de ses ouailles et qui a grosso modo rejeté cette Église. Une institution de cette taille et de cette âge ne peut se modifier pour se conformer à la Charte des Droits et Libertés du Canada, vieille de ... 28 ans et dont nous ne sommes même pas en mesure de changer un iota pour permettre la survie culturelle et linguistique du Québec.
    Ce n'est pas sérieux. Ici, nous avons une secte occulte qui fait du lobbying contre l'Église Catholique et qui l'a même infiltré à différents niveaux. Changer le catholicisme pour l'Humanisme est leur motto. Pourtant leur histoire n'est pas propre. Le CCIEL n'est qu'un paravent de plus pour cette secte.
    Madame Richard, toute diplômée qu'elle soit en matière de théologie et malgré son réseau de relations parmi les gens d'Église devrait nous dire clairement qu'elle fut ordonnée les yeux bandés, revêtue d'un pagne seulement avec un pan rejoignant l'épaule en cachant le sein droit. Une lame effilée appuyée son son sein gauche découvert. La jambe gauche fléchissante. Madame Richard soutenant un interrogatoire et mendiant pour la Lumière.
    Connaissez-vous cette initiation, monsieur Nadeau ?
    L'Église gère des problèmes internes de discipline. La secte de madame Richard veut interférer et déforme le sens de la réforme. L'Église n'enlève aucun droit aux femmes puisqu'elles n'en avaient point au niveau de l'ordination.
    Et, à mon gros sens, sévir sans nuance contre des évêques qui ordonnent des femmes en dépit du droit canonique est nécessaire pour maintenir la discipline de cette institution.
    Ce qui n'empêche pas de discuter de l'ordination des femmes.
    Mais là, la question est plus politique.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 juillet 2010

    Monsieur Parent,
    La lettre parle beaucoup de pédophilie parce que c'est un problème très grave pour l'institution. Mais elle ne vise pas uniquement ce genre de fautes. En plus de l'ordination d'une femme (qui est traité à part dans l'article 5), il y a le viol du secret de la confession.
    L'Église n'a plus d'état intrinsèque, hormis à l'intérieur de l'enceinte vaticane, et la laïcisation des nations rend caduque le bras temporel de l'Eglise. Tout ce qu'elle a pour sa propre gouvernance, ce sont des règles corporatives pour le maintien de la discipline. Que l'on soit d'accord ou pas, l'ordination d'une femme se fait contre la culture corporative et ce n'est pas un geste spontané ou une erreur de bonne foi. La corporation ecclésiastique doit sévir contre une telle indiscipline. Sinon, elle se désagrège.
    L'Église Catholique Romaine est déjà assez décomposée avec tout le relâchement sur les moeurs des prêtres.
    Hormis la pédophilie, l'Église est déjà assez remplie de mauvais prêtres. Je pense entre autres à l'enseignant jésuite, qui s'est révélé athée, communiste et espion à la solde de Moscou, Alighiero Tondi. À cause de lui, une vingtaine de prêtres expédiés dans les pays de l'Est pour soutenir les communautés de fidèles, furent capturés, fusillés ou internés dans les camps de concentration. Ce faux prêtre démasqué s'était enfui en Allemagne de l'Est, mais il est revenu à Rome lorsque son protecteur est devenu le pape Paul VI.

  • Jacques A. Nadeau Répondre

    22 juillet 2010

    Pour revenir à l'essentiel du texte original de Mme Richard, il serait bon ici de préciser que malgré toutes les tentatives de rationalisations, il est temps de mettre fin au traitement discriminatoire que l'Église catholique fait subir aux femmes.
    Le Vatican et ses fondés de pouvoir, notamment les évêques, se trouvent probablement dans un état d'infraction à la loi des humains modernes (état de «péché» en langage religieux) en traitant les femmes de manière à contrevenir aux dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés ainsi qu'à celles de La Charte des droits et libertés de la personne du Québec qui garantissent des droits fondamentaux à tous les citoyens y compris le droit au traitement égal des hommes et des femmes.
    Or, puisque le Vatican a clairement réitéré mardi le 15 juillet 2010 son intention de maintenir sa politique de discrimination contre les femmes en leur refusant le droit de bénéficier des mêmes avantages que les hommes (ordination de femmes) il me semble tout aussi clair que l'Église s'est mise en tête de défier les États démocratiques modernes.
    Je n'accepte pas cet état de fait et je suis d'avis que tôt ou tard, l'Église sera contrainte de se conformer aux exigences de la majorité de la population en la matière au risque de voir ses évêques se faire traîner devant les tribunaux. Et peut-être éventuellement se voir sanctionner en conséquence.
    Sans se limiter à la question du droit de tous les humains à être traités de manière égale en valeur et en dignité, il est à noter que l'Église catholique, sous la houlette du Vatican, est encore et toujours un repère pour les éléments les plus conservateurs et réfractaires à la modernité, notamment en matière de morale et d'adaptation à l'état des connaîssances du XXIe siècle. Ce qui ne veut pas dire que tous les «membres» de l'Église partagent les mêmes opinions qu'eux.
    Il ne fait plus de doute qu'aujourd'hui l'Église est une organisation délinquante à plus d'un égard et qu'elle continue à profiter, sans remords, de privilèges fiscaux scandaleux qui s'expliquent par la perpétuation d'une tradition datant du IVe siècle alors que l'Empereur Constantin 1er, nouvellement adepte de la chrétienté, voulait se racheter pour avoir fait assassiner son fils et son épouse. C'est grâce à cet Empereur que la chrétienté à pris son envol alors qu'elle n'était qu'une obscure secte à l'époque. Une juste sanction pour son refus de se soumettre à la loi d'aujourd'hui serait le retrait de ces privilèges.
    Note supplémentaire
    SVP, quand arrêterons-nous de rouler la population dans la farine avec ce «plus d'un milliard de catholiques dans le monde». Il s'agit en fait d'un présumé milliard de baptisés.
    Nous vivons au 21e siècle, alors comment peut-on encore lancer à la population de tels chiffres magiques sans subir encore une fois une perte de légitimité. Il existe pourtant des comptables qui pourrait certifier si les chiffres fournis par le Vatican sont exacts ou non.
    Faudrait aussi demander à tous ces baptisés, bébés inclus, s'ils sont consentants à être considérés comme catholiques! Ne serait-il pas plus logique de compter comme «catholiques» uniquement les individus qui paye une dîme volontaire ? Encore là il y a problème : plusieurs états collectent une taxe religieuse obligatoire, alors comment pourrions-nous connaitre le nombre exact de catholiques dans le monde ?
    À mon avis, pour le moment, le chiffre le plus près de la réalité pour le Québec serait celui qui se fonderait sur un sondage qui demanderait aux citoyens d'âge légal s'ils considèrent qu'une organisation religieuse est une partie essentielle de leur vie et si oui, quelle est cette organisation. Cette question pourrait être le début d'une réelle recherche de la vérité sur le nombre de catholiques au Québec. Elle aurait également l'avantage de filtrer les croyants qui ne tiennent pas à s'identifier à une organisation religieuse en particulier.
    Jacques A Nadeau
    Montréal

  • Archives de Vigile Répondre

    22 juillet 2010

    Allons aux sources. Le document dont fait référence Madame Richard est accessible sur le site internet suivant :
    http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2010/7/15/de-gravioribus-delictis.rtf
    Le document s’intitule : « Les délits les plus graves réservés à la Congrégation pour la Doctrine de la foi ». Le document a été rendu public, par le Saint-Siège, le 15 juillet 2010 par Mgr Charles Scicluna, promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et le Père Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. Il s’agit des nouvelles normes contre la pédophilie au sein du clergé.
    Le document contient plusieurs aberrations en ce qui a trait à la gestion des cas de pédophilie par les clercs mais c’est surtout l’article 5 qui choque Madame Richard et plusieurs autres individus. Personnellement, je considère que le Vatican n’a pas donné le même sens que moi au terme « DÉLITS GRAVES ». En faisant un lien plus ou moins indirect entre le « crime » de pédophilie et l’ordination des femmes, en les considérant sur le même pied d’égalité, c’est une insulte directe que le Vatican fait, dans un premier temps, à toutes les femmes et, dans un deuxième temps, aux enfants (ou adultes) victimes des abus sexuels de prêtres.
    ----------------------
    Art. 5
    Est aussi réservé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le délit grave de tentative d’ordination sacrée d’une femme :
    1. restant sauf ce qui est disposé par le canon 1378 du Code de droit canonique, tant celui qui attente la collation de l’ordre sacré que la femme qui attente la réception de l’ordre sacré, encourent l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique ;
    2. si celui qui attente de conférer l’ordre sacré à une femme ou si la femme qui attente de le recevoir sont chrétiens sujets du Code des Canons des Églises orientales, restant sauf ce qui est disposé par le canon 1443 du même Code, ils seront punis de l’excommunication majeure dont la rémission est également réservée au Siège Apostolique ;
    3. si le coupable est clerc, il pourra être puni du renvoi ou de la déposition.
    ------------------------
    J’espère que le tout vous permettra de poursuivre et de mieux comprendre le débat.
    Ghyslain Parent, Ph.D.
    Professeur UQTR.

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010

    "Au québec, nous ne pouvons accepter que les femmes soient bafouées au nom d’une religion, comme le font les musulmans par des crimes appelés -d’honneur- ! La liberté de religion, oui, mais pas un pouvoir et une autorité qui imposent une morale moyenâgeuse."(Andréa Richard)
    L'église catholique ne demande pas que ses valeurs ou dogmes soient convertis en charte pour l'État québécois, à ce que je sache. Je ne vois pas l'imposition ou tentative dimposition que vous semblez craindre, Mme Richard. Parcontre, c'est bien une charte de ses valeurs que CCIEL propose pour l'État québécois ! C'est l'association CCIEL qui cherche à imposer.
    Le préambule de votre proposition de charte a de quoi inquiéter :
    PRÉAMBULE
    La laïcité suppose la séparation du politique et du religieux et repose sur trois principes indissociables: la liberté de conscience, l’égalité en droit de toutes et de tous (croyants, agnostiques ou athées) et la neutralité de l’État.

    Mme Richard, il est impossible de séparer la politique du religieux. Les religions sont des politiques. Et comment pouvez-vous logiquement évoquer la liberté de conscience en même temps que d'interdire à cette conscience une politique religieuse ? Comment concevoir possible une égalité en droit de toutes et de tous ? Est-ce qu'un homme a le même droit sur la vie d'un être qu'une femme porte en elle ? Et enfin, à quoi bon un État neutre ? Ce serait là sa seule et unique politique possible.

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010


    Merci d'avoir éclairé ma lanterne monsieur Dery. Je n'avais pas pensé au droit canonique qui est en effet la référence officielle et autorisée pour toute question litigieuse.
    JRMS

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010

    "Pourquoi vouloir absolument que ce soit pas eux...mais...on dirait que vous cherchez a les couvrir... "
    Est-ce l'argument de choc ?
    Vos sources sont tertiaires. Sans doute obtenues sous google.
    Quand j'ai cherché à vérifier, le Huffington Post donnait une dépêche de AP.
    Le titre est illusoire, il n'y avait point de mots qui affirmaient que la pédophilie et l'ordination des femmes sont des crimes similaires. C'est la procédure administrative qui devient plus expéditive et qui est uniformisée.
    Si je vous accorde le crédit de votre curriculum annoncé, alors vous n'aurez aucun problème de fouiller dans le site web du Vatican (qui est principalement en anglais) pour trouver un communiqué officiel qui confirmera la nouvelle.
    http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1507102_normes
    "Pour compléter cette brève présentation des principales nouveautés contenues dans le document, il faut souligner que les Normes concernent aussi des délits d'une autre nature, pour lesquels il ne s'agit pas tant de décisions nouvelles en substance que de mise en ordre de mesures déjà en vigueur, afin de disposer d'un appareil juridique plus articulé face aux délits graves du ressort de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les nouvelles normes touchent aux délits contre la foi (hérésie, apostasie et schisme), pour lesquels sont compétents les évêques diocésains mais dont l'appel revient à la Congrégation, elles concernent aussi l’enregistrement et la divulgation malicieuses de confessions sacramentelles, sujettes déjà à un décret de condamnation en 1988, et enfin toute tentative d'ordination sacerdotale de femmes, condamnée là aussi par un décret de 2007"
    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2432611&rubId=4078
    "Les nouvelles normes renforcent encore la compétence de cette congrégation, et étendent ses attributions à de nouveaux délits, notamment l’ordination de femmes à la prêtrise. Elles permettent surtout d’offrir un texte juridique officiel mis à jour et valable pour toute l’Église. En cela, sa publication veut répondre aux critiques contestant l’efficacité du Saint-Siège dans ces affaires, qui se sont multipliées depuis quelques mois dans les médias, notamment aux États-Unis. "
    Dans "Lire la lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi aux évêques" rien de semblable.
    Dans "Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi aux évêques" (http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2010/7/15/de-gravioribus-delictis.rtf)
    "Art. 4
    § 1. Les délits les plus graves contre la sainteté du sacrement de pénitence réservés au jugement de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sont :
    1. l’absolution du complice dans le péché contre le sixième commandement du Décalogue, dont il s’agit au canon 1378 § 1 du Code de droit canonique et au canon 1457 du Code des Canons des Églises orientales ;
    2. la tentative d’absolution sacramentelle ou l’écoute interdite de la confession dont il s’agit au canon 1378 § 2, 2° du Code de droit canonique ;
    3. la simulation d’absolution sacramentelle dont il s’agit au canon 1379 du Code de droit canonique et du canon 1443 du Code des Canons des Églises orientales ;
    4. la sollicitation au péché contre le sixième commandement du Décalogue dans l’acte ou à l’occasion ou au prétexte de la confession dont il s’agit au canon 1387 du Code de droit canonique et du canon 1458 du Code des Canons des Églises orientales, si elle est dirigée vers le péché avec le confesseur lui-même ;
    5. la violation directe ou indirecte du secret sacramentel dont il s’agit au canon 1388 § 1 du Code de droit canonique et du canon 1456 § 1 du Code des Canons des Églises orientales.
    § 2. Restant sauf ce qui est disposé au § 1 n. 5, est aussi réservé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le délit grave consistant à enregistrer, par n’importe quel moyen technique, ou à divulguer avec malice par les moyens de communication sociale, des choses dites par le confesseur ou par le pénitent au cours de la confession sacramentelle réelle ou simulée. Celui qui commet ce délit sera puni selon la gravité du crime, sans exclure le renvoi ou la déposition s’il est clerc.
    Art. 5
    Est aussi réservé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le délit grave de tentative d’ordination sacrée d’une femme :
    1. restant sauf ce qui est disposé par le canon 1378 du Code de droit canonique, tant celui qui attente la collation de l’ordre sacré que la femme qui attente la réception de l’ordre sacré, encourent l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique ;
    2. si celui qui attente de conférer l’ordre sacré à une femme ou si la femme qui attente de le recevoir sont chrétiens sujets du Code des Canons des Églises orientales, restant sauf ce qui est disposé par le canon 1443 du même Code, ils seront punis de l’excommunication majeure dont la rémission est également réservée au Siège Apostolique ;
    3. si le coupable est clerc, il pourra être puni du renvoi ou de la déposition.
    "
    Seul l'article 5 parle de l'ordination des femmes. C'est séparé des délits de moeurs. Et encore, à mon sens, un délit n'est pas un crime. Cette lettre fut traduite par le site web. Il faudrait voir le site officiel pour les sources originales. "Audit alterem partem" représente le peu de latin que je connaisse.

    Vous dîtes que l'Église bafoue les femmes. Le ministère demande un si grand engagement de soi. Un prêtre sincère doit être prêt à supporter le martyr de la crucifixion si nécessaire. Les Carmélites passées sous l'échafaud au nom de la Raison pouvaient mériter de ce ministère. De même que les religieuses fusillées avec les religieux par les Rouges lors de la Guerre Civile d'Espagne. Mais si vous vous sentez bafoué dans votre vocation à cause des règlements interne de la culture catholique romaine, je crois que l'on devrait procéder à un autre appel.
    Quand à votre participation au CCIEL, que j'associe au MLQ en raison des influences d'arrière-plan, j'espère que vous saurez l'explorer et être aussi critique qu'envers l'ancienne institution que vous fréquentiez.
    Pour l'instant, j'assimile votre montée de lait anticléricale au bitchage d'une femme envers son ex pour valoriser son nouveau chum.

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010

    Monsieur Déry,
    Si vous allez aux sources, c'est bien le Vatican et non les journalistes, qui a décrété le sacerdoce des femmes comme un crime et dans la même liste que la pédophilie. Pourquoi vouloir absolument que ce soit pas eux...mais...on dirait que vous cherchez a les couvrir... Voir ci-dessous...
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/07/15/006-Vatican-regles-pedophilie.shtml
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/component/content/article/53-nouvelles-breves/498-le-vatican-durcit-les-regles-contre-la-pedophilie-et-contre-lordination-de-femmes

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gSKKvNO08ATgcbpMOkQI92-kyXtQ

    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2432611&rubId=4078

    http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1507102_normes

    http://www.24heures.ch/node/197169

    http://www.lepoint.fr/monde/pris-dans-la-tourmente-de-la-pedophilie-le-vatican-durcit-ses-regles-15-07-2010-1215078_24.php

    http://www.la-croix.com/Nouvelles-normes-du-Saint-Siege-concernant-la-pedophilie/documents/2432601/47602

    Monsieur Tremblay, quand je parle de -valeurs- et de cuture- je fais allusion entre autres...(car c'est vaste,) à l'égalité homme femme. Au québec, nous ne pouvons accepter que les femmes soient bafouées au nom d'une religion, comme le font les musulmans par des crimes appelés -d'honneur-! La liberté de religion, oui, mais pas un pouvoir et une autorité qui imposent une morale moyenâgeuse. Et je pourrais continuer....mais si vous voulez connaître les valeurs que je cite, voir mes livres
    Au-delà de la religion et l'Essence de la vie, Septentrion.
    Andréa Richard

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010

    Lorsque Mme Richard parle de "notre culture" et "nos valeurs" j'espère qu'elle fait référence à CCIEL et qu'elle ne sous-entend pas vouloir les imposer à tous les Québécois, car selon mon point de vue je considère CCIEL autant une église de pensée que ces autres auxquelles elle s'attaque.
    Le Vatican a bien les mêmes droits d'association que CCIEL et personne n'est forcé de s'y associer. Il ne manque certainement pas de positions devant lesquels CCIEL ne se prononce pas.

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010

    Désolé mme Richard, je tend à confondre les textes de différents intervenants. Problème de navigateur.Pourtant j'ai lu "Pour votre information, un comité Le Cciel.ca, de nombreuses femmes et hommes dont je fais partie ainsi que Mesdames,..." attribuée à votre nom.
    Pour monsieur Duchesne, l'infaillibilité papale est une nouveauté apporté par Pie IX dans une tentative de se maintenir aors que les États Pontificaux furent annexés par le nouvel état italien. Rome, c'est d'abord le premier patriarcat de la Chrétienté. Il y eût autrefois Antioche et Alexandrie. Les Patrarches décidaient des points de foi. Lorsqu'il y avait désaccord, c'était vers Rome qu'ils se tournaient pour décider en dernière instance. Parfois, les décisions déplaisaient parce que arbitraires et infectées d'expédiences politiques. Un peu comme la Cour Suprême du Canada et le Conseil Privé de la Couronne dont les décisions peuvent nous irriter.
    Alors certaines Églises régionales, voire patriarcats, ont cherché à être souveraines sans être hérétiques. C'est le mouvement de l'autocéphalie. Malheureusement, il a produit les schismes. Les Églises d'Orient uniatisées sont des anciennes églises schismatiques ou hérétiques revenues dans le giron de l'Église.
    Toute effort de provoquer des changements radicaux dans l'Église amène son potentiel de schisme. La réforme Vatican II a fait tomber l'Église au Québec et ailleurs. On peut trouver injuste la discrimination du sacerdoce et elle est discutable, mais en attaquant de front l'Église pour ce point, les fidèles se gourrent. L'assimilation du sacerdoce féminin à la pédophilie ne me semble pas provenir des autorités du Vatican, mais plutôt de la journaliste Nicole Winfield d'AP. Le premier est une faute envers la culture corporative de l'Église, le deuxième est un crime au sens temporel et punissable par les lois des nations en plus d'être une faute envers la culture corporative de l'Église (m'enfin, on espère!). Ce sont les traitements des fautes envers la culture corporative de l'Église qui seront administrés de manière équivalentes.
    Lorsque la monarchie britannique va tomber, il y a bonne espoir que l'Église Épiscopalienne/Catholique Anglicane orpheline se fasse uniatiser par Rome. Comme elle inclut des prêtresses, cette tradition nouvelle pourra s'insérer dans les traditions des Églises Catholiques dans les pays du Commonwealth et aux États-Unis. Ajoutez le mariage des prêtres et si la femme a la formation de diaconesse, cela pourra aider à faire évoluer la fonction sacerdotale.
    Quel formation ai-je au niveau de la théologie ? Seulement la catéchèse de mon enfance. J'ai été longtemps athée/agnostique.
    Mais je m'irrite du discours anticlériale démagogique omniprésent dans notre société qui saute sur n'importe quel point pour le déformer et faire de la nouvelle. Nous vivons dans un monde de propagande et l'assimilation de l'ordination des femmes à la pédophilie est un crime de propagande anticléricale. Nous n'avons guère évolué depuis la farce du droit de cuissage dont beaucoup "d'esprits modernes" croient encore.
    Pour l'institution de l'Église, je lui doit un respect pour ses entreprises, accomplies ou pas, au Québec et ailleurs dans le monde, sans oublier qu'une institution de cette taille et de son histoire peut commettre des bévues de tailles et qu'elle a sa part de fautes. Je ne permets point aux pareils de Richard Martineault et Dutrizac de faire les gérants d'estrade de cette institution qu'ils vouent à l'anéantissement.

  • Jacques Deschenes Répondre

    21 juillet 2010


    Tout à fait d'accord avec votre opinion Mme Richard
    Lorsque l'on creuse un tant soit peu nous nous rendons bien compte que les grandes religions de ce monde ont une peur maladive des femmes.  Je me suis souvent posé la question pourquoi.
    Je crois qu'une partie de cette peur vient du fait de la capacité reproductrice de la femme et de la montée d'hormones qui survient chez les hommes qui les côtoient. La femme nous rappelle le coté matériel de la vie, un certain rapport avec nos sens corporels. Cette même attirance canalisée n'est-elle pas la source de la galanterie, de l'amour , de la courtoisie etc  Cette pulsion naturelle est perçue comme une énergie ANTI-SPIRITUELLE car elle , selon les savants religieux que nous connaissons, provoque une attirance vers la terre et non vers le haut, dans un monde soit-disant plus éthéré et détaché des influences terrestres.  Nous faisons face ici à une conception de Dieu qui est très intellectuelle, mentale , très désincarnée.
    Dans un tel contexte il n'est pas surprenant de voir que tout ce qui peut causer des envies d'ordre charnel soit banni: femme, nourriture exaltante, sensualité, même notre rapport avec la nature et la négation du corps..
    C'est donc de la conception de Dieu elle-même dont il est question dans le dossier de l'ordination des femmes.  Il est très faisable de concevoir Dieu avec une Sagesse infinie et en même temps que cette Sagesse soit incarnée dans le corps qui à son tour est doté de cinq sens. Autrement dit  Dieu n'est pas une entité imaginaire à l'extérieur de moi mais bel et bien à l'INTÉRIEUR de moi avec tout ce que cela peut entrainer.  Certes la sagesse veut que nous raffinions nos perceptions au fil de la réflexion, de l'expérience de vie, de l'amour mais en aucun cas il ne s'agit de nier nos sens et ce qui les font réagir.  
    Ce qui me fait sourire c'est de voir tous ces religieux qui ont tous été enfants et qu'ils ont eu surement des soins attentionnés de la part de leurs mères ( une des formes de l'amour divin dans un sens ) et qui rejettent du revers de la main  cette source d'affection dont ils ont été bénéficiaire, comme s'ils étaient nés de purs esprits sans corps.
    Le jour où nous verrons l'attraction homme-femme comme une manifestation ( pas la seule mais elle en fait partie) de l'amour divin, où l'on percevra nos sens comme un outil de découverte de la Vie, nous verrons une société qui respecte et qui honore ses femmes car cette voie sera perçue comme une démarche hautement spirituelle. D'ici là nous aurons a manifesté le plus de sensibilité possible entre nous, citoyens de cette terre d'apprentissage, car de cette sensibilité naîtra une paix humano-divine, une paix durable qui ne nie pas les sens , une paix basée sur la Sagesse Naturelle et le respect de notre entourage.
    C'est pour toutes ces raisons que nos exégètes religieux ont tant de difficulté dans leur rapport avec la femme, la sexualité , leurs propres sens.  Ils aiment mieux jeter leurs dévolus sur des enfants, qui est la manifestation d'une mauvaise gérance de leurs propres sensibilités, au lieu de revoir en profondeur leur conception de Dieu, ainsi le dogme est sauf et l'institution sauvegardée        ( pour l'instant du moins ). La Femme et ce qu'elle incarne est véritablement le fer de lance de notre survie collective.

  • Jeannot Duchesne Répondre

    21 juillet 2010

    Comment peut-on apprécier une analyse qui contient autant de choses à décortiquer, à préciser, à nuancer voir même à corriger dans un si court texte?
    Il y a des milliers de femmes qui feraient de meilleurs pasteurs que ce que nous avons et beaucoup d’entre elles sont déjà engagées dans une vocation religieuse par de vœux, d’autres les sont dans un ministère laïc et elles n’ont pas moins de compétences si non plus.
    Qu’entendez-vous par «la vocation», une voix d’outre tombe?
    A vos propos on devient anticlérical aussitôt qu’on n’accepte pas ce que Rome et la hiérarchie ecclésiale dit. Selon ce que vous dites, personne n’est habilité à débattre, vous parlez même de soumission envers l’institution, c‘est vraiment le totalitarisme d’avant Concile restauré par messieurs Vojtyla et Ratzinger.
    Qu’on y tient à ce mot catholique! Soit! Quand j’écoutais sur Radio Ville-Marie les commentaires et les prêches des différents pasteurs de différentes Églises j’étais catholique. Quand j’écoutais sur la télé communautaire les conférences du grand rabbin de France Joseph Sitruk j’étais catholique. Quand je vais dans une célébration d’une Église séparée, Église Unie du Canada, Église orthodoxe et que je me joins aux prières de l’assemblée quand les prières sont en français ou en anglais je suis catholique.
    La cause des schismes n’est pas le droit canonique mais ce sont des dogmes dont le principal est l’infaillibilité du Pape. Ce dogme est fortement à questionner.

    Vous dites recherchons plutôt le mariage des prêtres et de ce fait permettre la fonction sacerdotale au couple et la continuation par la veuve par la reproduction des prêtres. Vous fondez la fonction sacerdotale comme une royauté et c’est la que vous avez tombé dans le piège du texte de M. Sauvé que vous semblez apprécier. S’il fallait que l’Église devienne infectée et encombrée de tarés comme il y en trop souvent eus dans les royautés. Que Dieu nous en préserve.
    Quelques apôtres étaient mariés. Le mariage des prêtres est permis dans certaines Églises Orientales, même celles unies à l’évêque de Rome. Rome intègre les pasteurs anglicans mariés qui veulent se réconcilier. C’est surtout pour des questions de pouvoir, administratives et pour une question d’argent que Rome s’entête au célibat des prêtres. Un prêtre marié qui décèderait, l’Église devra subvenir aux besoins de la veuve et des orphelins.
    On parlera aussi de disponibilité du prêtre, hors avec l'état actuel du clergé ce n'est plus un enjeu. Il y aura toujours des personnes plus disponibles que d'autres peu importe leur statut.
    On sent et j’espère me tromper, une pointe de misogynie dans cette conception de la femme reproductrice. Comme si la seule fonction de la femme était la maternité. ???

  • Archives de Vigile Répondre

    21 juillet 2010

    Monsieur Déry,
    Dans les commentaires à la suite de mon article Pourquoi ce silence , vous écrivez : "Mais je dois souligné d’abord que madame Andréa Richard n’est pas habilitée à faire ce genre de débat puisqu’elle est membre du CCIEL et donc anticléricale par définition." Votre jugement est erroné. Je ne suis pas membre du Cciel. Je ne suis pas anticléricale, j'ai des amis prêtres. Quoique vous en pensiez je ne suis pas non plus une -révoltée- ceux qui vivent avec moi ou me connaissent peuvent vous le confirmer; mais j'ai voulu savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas....J'ai fait des recherches et j'ai consulté, entre autre le père dominicain bien connu, Benoît Lacroix, vous seriez surpris des réponses qu'il m'a données.
    J'ai été à l'intérieur du système de la religion catholique pendant plusieurs années comme religieuse, j'ai fait ma théologie et au noviciat et à l'Université, j'ai suivi des cours de Bible, j'ai été agente de pastorale, j'ai donné des sessions de spiritualité (ce que je fais encore occasionnellement.) J'ai l'expérience du dedans et du dehors du système, et j'ai étudié l'Histoire de l'Église, que me faut-il encore selon vous pour être capable d'en juger....??
    Bref, je ne suis pas d'accord avec vous sur bien des points...et je me demande, vous, quelle est votre formation ou déformation ?
    Respectueusement vôtre,
    Andréa Richard
    p.s. je pense que les deux autres envois n'ont pas fonctionné, c'est pourquoi ce troisième envoi??

  • Archives de Vigile Répondre

    20 juillet 2010

    Mme Richard, Je ne crois pas que vous désiriez devenir prêtresse pas plus que vous désirez devenir «immame». Bref, mettons fin tout de suite aux faux débats. Pour les crimes d'honneur, vrai débat, il faut reflouer du Québec les traditions culturelles et religieuses qui ne se situent pas dans la tradition occidentale : Les Lumières, la révolution américaine et la révolution française, les Droits de l'Homme. Il faut reflouer du Québec ceux dont la culture ne fait pas la distinction entre le pouvoir étatique-civil et le pouvoir religieux. Point barre. Le Canada fera bien ce qu'il voudra, je m'en fous et j'espère que vous n'êtes pas en croisade pour résoudre les problèmes du Canada, tout acquis à l'embrouille multiculturaliste.
    Comme employeur, je reçois trois subventions, toutes du Québec, pour intégrer un étranger qui me demande après un mois de faire ses prières dans la salle de conférence : subvention salariale, subvention à l'accompagnement et subvention à la formation. En ai-je besoin ? Non ! Est-ce que j'en profite ? Oui. Le résultat : Pression à la baisse sur les salaires et avantages sociaux des Québécois natifs, pauvres contribuables, qui financent leur propre déclassification.
    Qu'en dites-vous ?
    L'Assemblée nationale du Québec a trahi unanimement (PQ + PLQ) les intérêts des Québécois, nation annexé et dépendante politiquement, en augmentant à 55 000 le nombre annuel d'immigrants qu'il nous faut accueillir. Il est évident que dépourvu d'un pouvoir politique véritablement national, la capacité de recevoir une telle masse de nouveaux arrivants n'y est pas. Et le désir de s'intégrer de ces derniers n'y est pas davantage.
    Mais quand vous demandez que les services d'immigration (lesquels ? Canada ? Québec ?) deviennent plus vigilants dans le choix des nouveaux immigrés, alors les bras m'en tombent... Vous attendez quoi au juste de ces autorités qui ont mis aux commandes la pratique du remplacement ethnique ?
    GV

  • Archives de Vigile Répondre

    20 juillet 2010

    Faut-il changé de religion ?
    « L'ordination de femmes, dans les confessions chrétiennes est souvent un sujet polémique, qui a été l'objet de revendications et a suscité des affirmations doctrinales.
    L'Église anglicane et les églises de l'Union catholique internationale d'Utrecht (ou Église vieille-catholique) admettent l'ordination sacerdotale de femmes. En revanche, cette pratique est considérée comme invalide (sans effet) et illicite (car non apostolique) dans l'Église catholique et les Églises orthodoxes. L'ordination (dans le luthéranisme) ou le mandat (dans les autres églises réformées) de femmes comme pasteurs est une pratique de nos jours répandue dans diverses confessions protestantes, principalement européennes. En 2009, une femme évêque, Margot Kässmann, accède pour la première fois à la présidence de l'Église évangélique en Allemagne, l'une des plus importantes du monde protestant.»
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordination_de_femmes_dans_le_christianisme

  • Archives de Vigile Répondre

    20 juillet 2010

    J'apprécie l'analyse de monsieur Sauvé. Il y a sans beaucoup de détails à décortiquer, à préciser, à nuancer, voire même à corriger par rapport à la tradition talmoudique et sa relation par rapport à la tradition chrétienne.
    Mais je dois souligné d'abord que madame Andréa Richard n'est pas habilitée à faire ce genre de débat puisqu'elle est membre du CCIEL et donc anticléricale par définition.
    Pour qu'une femme songe au sacerdoce, elle doit avoir la vocation. Elle peut présentement aller jusqu'au diaconat.
    Une des conditions est la soumission envers l'institution si elle prétend la représenter auprès du corps des croyants. L'esprit de révolte que madame Richard et la journaliste Nicole Winfield d'AP exercent envers le Vatican les disqualifie dans cette prétention, ou de rapporter la nouvelle objectivement.
    Est-ce que le Vatican devrait permettre le sacerdoce ?
    C'est une question à discuter. Mais je ne me fais pas d'illusions. Le Vatican est une institution bimillénaire qui a accumulé une forte inertie en matière de traditions, de règlements et de dogmes. Le droit canonique a un degré de complexité plus que byzantin, qui fut cause de schismes pour vouloir plaire à différents parties. La portée des règlements est universelle par définition du mot catholique.
    Mais avant de rechercher le sacerdoce féminin, il serait plus aisé de rechercher le droit du mariage des prêtres.
    Et par ce droit, de permettre la fonction sacerdotale au couple. Puis sa continuation par la veuve.
    Mais je doute que madame Richard et ses amis du CCIEL apprécient la reproduction des prêtres.

  • Jeannot Duchesne Répondre

    20 juillet 2010

    La goutte d’eau dans l’immense religion catholique… Trancher pour éviter la confusion chez un milliard de personnes…Garder le silence de peur d’être mal interprété... Monsieur la logique de votre commentaire ne tient pas et propose quelques erreurs et c’est vraiment de l’à-plat-ventrisme.
    Ce mot catholique tant galvaudé et dont l’Église Romaine s’est auto-désignée. Je pense que l’Église n’est que catholique que par le message chrétien universel qu'Elle propose et enseigne par diverses confessions et c’est dans ce seul esprit œcuménique que ce message devient vraiment catholique.
    La chrétienté n’est pas l’héritière de la Torah, du Talmud et de la tradition juive et le Christ n’a pas aboli les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. La chrétienté est issue de la tradition juive et on ne devient héritier que si la personne décède; hors le peuple juif existe toujours et est toujours propriétaire de sa foi, de ses lois et prescriptions, de sa culture et il demeure toujours Israël l’enfant aimé de Dieu.
    Concernant l’observance des chrétiens d’origine juive et des non juifs ce sont les apôtres qui décidèrent en concile à Jérusalem de ne pas imposer les us et coutumes juives aux nouveaux convertis (gentils). Par ailleurs Jésus a toujours observé les lois et coutumes juives jusqu’à sa mort, certes pas de la manière stricte et voulue par les grands-prêtres mais d’une manière plus humaine; il a célébré la pâque juive avec ses disciples ce qui est la dernière cène.
    Tant au sacerdoce c’est vraiment tourner les coins ronds que d’en avoir une telle compréhension et d’en faire une telle conclusion.
    Je ne suis pas ferré en théologie, je suis même ignare en ce domaine mais je ne suis pas certains que vous compreniez vraiment le sens des mots que vous avez choisis.
    Je conclue en répondant à Mme Andréa Richard que le silence des évêques québécois n’est pas différent des autres évêques à travers le monde. Ils sont pris entre l’arbre et l’écorce. Ils doivent fidélité et obéissance au pape et au magistère. Depuis M. Carol Wojtyla avec l’aide de M. Ratzinger ils sont devenus des exécutants et gestionnaires de diocèses, pour ceux qui en ont u car les autres sont des titulaires sans diocèse et alimentent les rangs de la curie romaine comme l’a été M. Marc Ouellet avant sa nomination comme archevêque de Québec qui a été un incident de parcours. Quoi qu’ils en disent c’est un milieu très humain où les intérêts de carrière sont grands et ce n’est pas un milieu des plus charitables.
    La vraie Église c’est nous mais pas sans eux. N’avons-nous pas connu pire?

  • Archives de Vigile Répondre

    20 juillet 2010

    En réponse à GV
    GV
    Pour votre information, un comité Le Cciel.ca, de nombreuses femmes et hommes dont je fais partie ainsi que Mesdames, Marie-Andrée Bertrand, criminologue bien connue, Djemila Benhabib auteur de Ma vie à Contre-Coran, Irène Doiron militante dans les Syndicats, des amis (es) musulmans et de nombreux hommes et femmes, ainsi que le groupe de André Drouin de Hérouxville, avons posé plusieurs actions importantes pour contrer la montée de l'Islamisme, pour dénoncer tout ce qui va contre notre culture et nos valeurs.... et nous continuons d'écrire et d'agir.... Depuis deux ans nos énergies se dirigent bien plus dans ce combat que de dénoncer les bêtises que peut faire l'Église catholique. Mais cette fois, dire que l'ordination des femmes est un -crime- vraiment je ne pouvais me taire...c'est inacceptable. Mais vous pouvez me croire, je trouve horrible les crimes dit d'honneur dans la religion musulmane et j'espère que les services d'immigration deviendront plus vigilants dans le choix des immigrés.
    Andréa Richard

  • Archives de Vigile Répondre

    19 juillet 2010

    Dans une petite boîte de cinq au total, le nouvel arrivant subventionné demande la permission de faire ses prières sur le lieu de travail. Quand je m'y oppose, il se fait missionnaire et me vante les vertus du Prophète. J'aimerais bien que le zèle des militants laïcs ou neutres sur le plan spirituel soit aussi dirigé contre les empiètements des Juifs et des Musulmans et autres dans l'espace public. Jusqu'ici, on ne s'acharne que contre les lambeaux du catholicisme. Quel combat mène-t-on ici ? J'espère que l'indignation apparemment sélective sera éventuellement mieux distribuée.
    GV

  • Archives de Vigile Répondre

    19 juillet 2010


    Les Québécois n'ont toujours été qu'une gouette d'eau dans l'immense religion catholique,dont le nombre de fidèles dépasse le milliard.
    Que diriez vous si, de plus, vous étiez` à la tête d'une organisation dont les origines remontent 2000 sns en arrière, qui couvre toute la terre et dans laquelle il se parle plus de 400 langues diverses?
    Est-ce que vous trancheriez?
    Pour éviter de semer la confusion chez un milliard de personnes répandues sur toute la terre. quelle est la réponse?
    Dans de telles conditions, le silence est la seuile réponse, par crainte d'être mal compris et interprété.
    Comme simple prof à un niveau élevé, je connais cette crainte d'être mal interprété. Beaucoup de profs et de tribuns refusent de répondre et se prononcer sur une foule de questions pour cette raison.
    De plus, l'Église catholique est l'héritière de la Torah, du Talmud et de la tradition juive, qui remontent 5000 ans en arrière. Si le Christ a aboli les prescriptins juridiques de la Loi de Moïse, il n'en a pas aboli les principes, dont l'essentiel se fonde sur l'épistémologie et l'ontologie de la Grèce classique, qui a découvert les universaux.
    Selon cette tradition millénaire, le sacerdoce est une fonction (pas un rôle comme au théâtre et au cinéma, mais une fonction de la vie réelle) dévolue à quelques hommes choisis, non qui ont choisi mais ont été choisis. Une majorité de ces choisis ont refusé et refusent encore.
    Le sacerdoce du Dieu unique et transcendant est d'origine juive. Il a débuté sous Melchisedek et ne s'adresse qu'aux hommes appelés, dont je ne suis pas comme la presque totalité des hommes qui habitent la terre à l'heure actuelle.
    "Beaucoup sont appelés mais peu sont élus".
    Les quelques appelés doivent être libres et idoines et peuvent quitter n'importe quand.
    Si cette fonction ontologique et eschatologique n'a pas été dévolue aux femmes, c'est parce qu'elles sont appelées à d'autres fonctions,dont celle de transmettre la Vie biologique et la Vie de l'Esprit, ce qu'aucun homme ne peut faire. Il peut aider mais ne peut pas faire.
    Et comme le sacerdoce, ce ne sont pas toutes les femmes qui sont appelées et celles qui le sont ne répondent pas nécessairement par un consentement qui les engage le reste de leur vie.
    Ce ne sont pas toutes les femmes qui, lorsqu'elles sont appelées répondent : Je suis la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon votre Parole. La femme qui a prononcé cette parole est infiniment au dessus de tous les hommes.
    JRMS

  • Jacques A. Nadeau Répondre

    19 juillet 2010

    Le Vatican a récemment précisé que la pédophilie et l'ordination de femmes sont des crimes mais ... «pas de même nature» selon la loi canonique. La pédophilie dans le clergé serait un crime contre la morale alors que l'ordination de femmes serait un crime contre un sacrement.
    Dans le cas du crime canonique contre un sacrement qu'est l'ordination de femmes, la sanction est l'excommunication automatique des femmes ordonnées ainsi que des évêques qui les ont ordonné.
    Dans le cas du crime canonique contre la morale qu'est la pédophilie par des membres du clergé, la sanction peut être l'exclusion de l'état ecclésiastique. Pas question d'excommunication automatique, ni pour les prêtres pédophiles ni pour les évêques qui les auraient couvert.
    En comparant le degré de sévérité des sanctions canoniques dans l'un et l'autre des cas, il est évident que le Vatican considère l'ordination de femmes comme étant un crime plus grave que la pédophilie.
    Et puisque dans la vraie vie, celle de la société civile, la pédophilie est un crime considéré comme très grave par le code criminel canadien, et que des évêques ont quand même gardé le silence pendant de longues années alors qu'ils savaient que des crimes contre la loi des hommes étaient commis en leur sein il n'est pas du tout étonnant qu'ils gardent le silence pour un crime exclusivement canonique (l'ordination de femmes) qui n'entraine aucune conséquence dans la société civile.
    D'autant plus qu'au Québec nos religieux sont confortés par la collaboration complaisante de la population en général qui, à la fois, s'accroche à une image idéalisée de l'Église catholique et qui redoute de se faire ostraciser pour «anticléricalisme».
    Jacques A Nadeau