Pas de signes religieux dans les écoles, mais que se passera-t-il dans les hôpitaux?

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Il faudrait également interdire les signes religieux pour tous les fonctionnaires, dont les infirmiers et médecins

Notre gouvernement de la CAQ, avec raison, veut interdire le port des signes religieux, entre autres, pour les enseignants. Bien sûr, pour nos enfants et nos jeunes la neutralité est de mise parce que la montée des religions risque que celles-ci empiètent sur les lois de l'État. Il faut donc des balises.


Toutefois, selon moi, les signes religieux ostentatoires devraient aussi être interdits dans les hôpitaux. Je veux donc par ce texte, interpeller entre autres, le ministre Jolin-Barette responsable de la loi 21 sur la laïcité, ainsi que la ministre de la Santé Mme McCann et la ministre vouée aux personnes aînées, Mme Marguerite Blais.


Par respect pour la société, qui dans les années 60 voulait se laïciser, le Vatican a demandé aux religieuses de se moderniser et d'enlever leurs voiles, ce qu'elles ont fait sans réclamer de droits! Ainsi dans les hôpitaux, la neutralité de mise fut appréciée.

Le président de la Fondation de l'islam de France, Ghaleb Bencheikh, a déclaré le 29 janvier dernier au magazine français Marianne que «le voile est une atteinte à la dignité humaine et n'est pas conforme à la civilité. Ce n'est pas cela l'élévation spirituelle»


Imaginez un homme mourant, qui aurait été, dans sa jeunesse, violé par un prêtre pédophile et qui voit arriver à son chevet un prêtre à col romain et crucifix, pour lui demander s'il veut les derniers sacrements? Il y aura certes un malaise, et peut-être plus...


Parce qu'athée, mon beau-père a demandé qu'advenant une hospitalisation, de ne pas avoir de prêtre à son chevet; or l'aumônier de l'hôpital s'est présenté pour lui donner les derniers sacrements. Il était mourant ne pouvant plus faire signe de refus... Imaginons une musulmane hospitalisée qui a été battue par son père parce qu'elle ne voulait pas porter le voile et qui voit arriver, pour prendre soin d'elle, une infirmière ou une femme médecin voilée, quelle sera sa réaction?


Pour ma part, je suis allergique aux signes ostentatoires religieux, parce qu'ils ont comme significations un endoctrinement et sont l'image d'un extrémisme religieux. S'afficher ouvertement, en défiant nos valeurs qui commandent le respect de ce grand principe d'une laïcité voulue par les Québécoises et les Québécois, dans un hôpital, c'est malvenu!


Cela n'aiderait surement pas la paix qu'une mourante ou un mourant mérite. Une femme nommée Mme Lynne Shand qui s'est présentée à l'urgence d'un hôpital fut contrariée et impolie pour avoir été traitée par une femme médecin portant le voile. Ici en Mauricie, j'ai croisé dans un hôpital, une femme voilée portant le stéthoscope au coup, c'est donc une femme médecin ou infirmière, j'ai ressenti un je ne sais quoi de mécontentement que je n'ai pas, par respect pour cette femme, exprimé.


Ce que je rejette, c'est le signe ostentatoire religieux et non la femme qui le porte. L'interdiction des signes ostentatoires religieux par les médecins et infirmières serait à la fois une protection pour eux et pour elles, ainsi que pour les gens hospitalisés.

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Andréa Richard29 articles

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Andréa Richard, auteure de "Au-delà de la religion", Septentrion.

Trois-Rivières, Qc.

Andréa Richard finaliste pour le gala Arts Excellence de Trois-Rivières Nous avons le plaisir de vous informer que le dernier titre d’Andréa Richard, Au-delà de la religion, se retrouve finaliste pour la 11e édition de l’événement Arts Excellence de Trois-Rivières dans la catégorie "Littérature". Sous la présidence de monsieur Michel Kozlovsky, le jury a choisi, parmi les 64 dossiers reçus, les artistes et organismes culturels qui se sont démarqués par une réalisation ayant eu lieu au cours de la dernière année. "Ce choix du jury tout en soulignant mon humble apport à la vie culturelle de Trois-Rivières, contribue à l’atteinte de mon principal objectif : faire connaître à un public encore plus large l’existence d’une spiritualité laïque et libératrice, bien ancrée dans le présent, par opposition à la spiritualité du passé axée sur la mort. C’est l’éclosion d’une contre-culture que je préconise en révélant une spiritualité d’avant-garde, positive et incarnée dans la vie de tous les jours, une spiritualité favorisant les grandes valeurs humaines et universelles, une spiritualité englobant l’amour, l’amitié et la sexualité assumée, une spiritualité de la vie !" Mon livre Femme après le cloître : est l’objet d’un film en préparation. et un film documentaire sur ma vie et mes oeuvres, réalisé par Michel Nussbaumer, de Suisse, paraîtra en 2010.