La question nationale est loin d’être réglée

Peut-on ignorer la question nationale et prendre le pouvoir au Québec?

Legault et Cie devront se mesurer à la question nationale s’ils veulent réussir

Droite québécoise - Force Québec

Selon le Devoir, les québécois pensent, à 58%, qu’il faut toujours parler de la question nationale et à 27% que la question nationale peut être mise de côté pour un certain temps. Et ma question est celle-ci. Dans la situation politique actuelle du Québec, est-il pensable qu’un parti politique puisse mettre de côté la question nationale, pour se concentrer sur les forces et les énergies capables de faire avancer le Québec, en santé, en éducation, en services sociaux, en investissements, en infrastructures, en commerce international, etc?
Est-ce possible? Dans le passé, l’Action Démocratique, avec sa vision autonomiste, a dû prendre position sur la question nationale. Québec Solidaire, ne voulant pas en parler au départ, a dû lui aussi se commettre sur cette question.
Au Québec, nous avons la politique de notre situation géographique et de notre démographie. On ne peut pas l’oublier. Un parti politique qu’essaierait de contourner la question nationale ne pourrait pas faire long feu, sans être obligé de se prononcer sur cette question. Même s’il réussissait à canaliser le débat autour des gens de gauche et des gens de droite, comme dans plusieurs pays, il y aurait toujours en arrière plan, au Québec, la question de tension entre souverainistes et fédéralistes.
La question nationale est-elle réglée, une fois pour toutes, après les deux « non » référendaires? Non! Les référendums n’ont pas évacué la question nationale. Ils n’ont pas fait disparaître le fait que nous soyons un peuple minoritaire (permettez-moi un clin d’œil au petit peuple en nombre de Mme Marois), en Amérique du Nord, le seul peuple de langue française, avec sa propre culture et ses quatre cents ans d’histoire. Personne ne pourra nier l’existence de ce peuple, et peu importe les circonstances, ce peuple clamera toujours son identité. C’est dans ses gènes. Le Canada comme les fédéralistes québécois doivent en être conscients et tous les partis politiques du Québec ont à composer avec la question nationale québécoise.
J’espère que François Legault et Cie sont conscients dans quel marasme politique ils s’embarquent. Ils n’auront pas le choix de se prononcer, eux aussi, sur la question nationale. Les candidats qui se joindront éventuellement à sa formation politique, si cela arrive, se feront immédiatement bombarder de questions et acculer au pied du mur sur cette question nationale. « Monsieur, Madame êtes-vous souverainiste ou fédéraliste, êtes-vous de la gauche, de quel centre êtes-vous, de la droite? » Si deux candidats ou candidates apportent quelques nuances, les critiques fuseront de toute part et on criera au scandale et à la dissension au sein de cette formation politique. On fera tout pour les discréditer dans l’opinion publique. Souvent il ne suffit que d’une trentaine de secondes à la télévision. De plus, nous ne savons rien de la stratégie que les partis politiques du Québec vont adopter? De son côté, quelle manœuvre entreprendra le gouvernement fédéral? Toutes ces questions ne seront pas résolues de si tôt. Seul l’avenir nous le dira. Bonne chance aux courageux politiciens québécois de demain!
Marius MORIN

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