Le projet Rabaska profitera au trésor québécois, disent les chambres de commerce

Rabaska

Une analyse du projet Rabaska commandée par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) indique qu'avec deux ports méthaniers, le Québec pourra remplacer avantageusement une partie de l'électricité destinée à son marché interne pour la vendre à meilleur prix à nos voisins anglo-saxons, pour le plus grand bénéfice du Trésor québécois, ce qui explique sans doute l'intérêt du gouvernement à autoriser ces projets.

Cette analyse, qui répète les principaux arguments économiques invoqués jusqu'ici par les promoteurs des projets Rabaska et Cacouna, est signée par le professeur Yves Rabeau, de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM. Cet universitaire siège aussi au conseil d'administration du l'Institut économique de Montréal. La FCCQ a publié ce qu'elle qualifie d'«étude» dans sa série «Échec aux projets créateurs de richesse».
Pour le professeur Rabeau, les apports en gaz naturel rendus possibles par ces deux ports méthaniers pourraient -- au conditionnel -- améliorer le prix de cette source d'énergie et même permettre de décrocher des clients qui alimentent présentement leurs fournaises au pétrole, ce qui réduirait globalement les gaz à effet de serre du Québec. Nulle part, cependant, le professeur Rabeau n'affirme qu'il en résulterait, et de façon certaine, une réduction en chiffres absolus des émissions québécoises.
L'analyse du professeur Rabeau s'en prend par ailleurs aux groupes écologistes opposés notamment au projet Rabaska, qu'il accuse de ne pas respecter les règles du jeu parce qu'ils dénoncent un projet recommandé cette fois par le BAPE. Il les accuse aussi de courte vue parce qu'ils ne voient pas que, si le Québec écoule chez ses voisins l'excédent inévitable d'aussi importantes quantités de gaz, c'est l'environnement global qui va en profiter.


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