Terrains du gouvernement fédéral devant le parlement québécois

Le gouvernement Bourassa avait demandé la rétrocession en 1976

1759-2009: récupérons les Plaines

Québec -- En 1976, alors qu'il était ministre de Robert Bourassa, Jean-Paul L'Allier s'était élevé contre le fait que l'Assemblée nationale doive louer une partie des terrains devant l'Assemblée nationale. M. L'Allier avait exprimé cette position alors qu'il contestait le projet de parc fédéral au Saguenay, selon un article du Journal de Québec du 28 janvier 1976. «M. L'Allier disait, en somme, que la présence fédérale au Québec se faisait de plus en plus envahissante et qu'il était temps d'y mettre un terme, en bloquant le projet de parc», écrivait Le Journal de Québec.
Joint à Québec lundi, l'ancien ministre des Affaires culturelles et ex-maire de Québec se rappelle que c'est son collègue Denis Hardy (alors ministre des Communications) et le président de l'Assemblée nationale d'alors, Jean-Noël Lavoie, qui s'étaient chargés de faire une demande de rétrocession à Ottawa. «Ils essuyèrent une fin de non-recevoir», raconte-t-il.
Contacté hier, M. Hardy a dit avoir «peu de souvenirs» de cette affaire. «C'est toutefois totalement conforme à ma vision des choses, jadis comme aujourd'hui.» L'ancien ministre libéral se rappelle avoir combattu la création de parcs fédéraux. «Le territoire québécois doit appartenir aux Québécois! Je suis toujours fédéraliste, mais je trouve absolument aberrantes des situations comme celle des terrains du parlement.» Au dire de l'ancien ministre, le Parti québécois a beau voter des résolutions comme il l'a fait en fin de semaine, «qu'a-t-il fait lorsqu'il était au pouvoir»?
Le Parti québécois prétend que, justement, deux ministres, Yves Duhaime et Pierre-Marc Johnson, ont -- en vain -- réclamé du fédéral, dans les années 80, le transfert des terrains.


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