Le bilinguisme, c'est l'anglais

Dans cinq, sept ans, l’indépendance du Québec ne sera mathématiquement plus possible à réaliser

Bilinguisme au Québec

La Caisse populaire italienne affiche des postes de planificateurs financiers et de caissiers à combler. Les candidats doivent parler français, italien et connaître l’anglais.
Ce genre d’offre d’emploi exigeant du bilinguisme et du trilinguisme augmentera.
La connaissance de plusieurs langues, comme celle d’instruments de musique ou de recettes de cuisine, constitue une formidable richesse pour ceux qui en maîtrisent les subtilités.
Cependant, la méconnaissance de l’anglais et d’une autre langue ne devrait pas, au Québec, être un obstacle à l’obtention d’un emploi étant donné que les Anglais ne représentent que 8 % de la population soit, selon Statistique Canada (2001), plus ou moins 572 085 personnes. Dans les faits, la communauté anglophone, minoritaire sur le territoire du Québec, se répartit principalement entre Anglais, Écossais, Irlandais, Italiens, Grecs et Juifs.
Mais puisque les immigrants sont plus nombreux à venir s’installer au Québec et à se voir offrir des cours d’anglais par lui, le français, tout naturellement, glissera au rang de troisième langue. Il deviendra un « atout ». Les unilingues français, contrairement aux unilingues anglais, verront leurs chances d’occuper un bon emploi diminuées. Avec le temps, le français perdra le peu d’attrait qu’il possède. Même les Québécois en viendront à lever le nez dessus.
Pourtant, une langue, quelle qu’elle soit, constitue en elle-même un pays. Le français est ce qui nous distingue des Canadiens, des Américains, des Mexicains mais aussi, des Français, des Sénégalais, des Suisses, qui ont leurs accents, leurs expressions, leurs tics de langage, leur histoire.
Être bilingue sert à parler anglais. C’est ce que les péquistes, qui le valorisent, ne comprennent pas. Ils l’ont d’ailleurs réaffirmé le week-end dernier en insistant sur le fait que leur but ultime était de gagner des élections en misant sur le mécontentement des Québécois envers Charest, et non de faire du Québec un pays de langue française. Leur volonté de gérer une province bilingue est une invitation à la capitulation. Quand on ne se bat plus, c’est qu’on a été vaincus.
Au lieu de tenter de discréditer le Parti indépendantiste sous prétexte que le parti est jeune, que l’on ne connaît pas personnellement son chef, que l’on est plus ou moins d’accord avec son mode d’accession à l’indépendance, parce qu’on le juge trop à gauche, trop à droite, parce que l’on craint des représailles, que l’on a des amis au PQ, les Québécois devraient, de manière objective, prendre la pleine mesure de ce que cette formation politique propose pour le Québec par opposition au Parti québécois. Ils devront également se dire que dans cinq, sept ans, l’indépendance du Québec ne sera mathématiquement plus possible à réaliser.

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Caroline Moreno476 articles

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Château de banlieue

Mieux vaut en rire que d'en pleurer !


Chapitre 1
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Chapitre 2
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Chapitre 3
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12 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    17 août 2008

    Je suis récemment passé aux douanes américaines dans la région de Stanstead. Bonjour monsieur ai-je dit au douanier. Réponse «I dont't speak french». Message univoque et sans nuance. J'ai compris. J'ai fait ma génuflexion. Bientôt à Montréal, on me dira I don't speak french...
    Je pense qu'il y a un paquet de gens qui ne comprennent pas ce qui se passe.
    Il n'y a pas de parade possible. Quand Desjardins en arrive là il ne reste plus que la colère dynamique. Euphémisme évidemment. Mais quoi d'autre ? !

  • Luc Bertrand Répondre

    15 août 2008

    À "O",
    Mon boss m'a c... dehors du bureau à 15h40, je n'ai donc pu finir ma réponse aux gens qui attendent du PI rien de moins que de faire littéralement lever l'appui à l'indépendance du Québec par enchantement, et sans que ces mêmes gens n'aient à sortir de leur lazy-boy, cesser d'écouter leur iPod et sans avoir à sortir de sous de leurs poches. Comme si nous, la nation québécoise, étions exemptés d'efforts alors que nos adversaires consacrent des centaines de millions de (nos) $ annuellement pour faire échouer notre quête d'un pays vraiment à nous.
    Vous savez très bien pourquoi si peu de Québécois veulent vraiment rompre avec le système qu'Ottawa (avec la collaboration tacite du PLQ de Jean Charest, du déni de l'ADQ de Mario Dumont et, plus grave encore depuis 1996, de celui du PQ en se délestant de plus en plus de son option au point d'en imposer aujourd'hui un moratoire) a érigé depuis le dernier référendum. Les médias ont détourné l'attention des Québécois ailleurs pendant que le PLC de Jean Chrétien accentuait davantage l'état de dépendance du Québec vis-à-vis "l'aide" d'Ottawa (pelletage du déficit fédéral sur le dos des provinces, coupures des transferts fédéraux, imposition de conditions au Québec pour sa contribution aux programmes sociaux, etc.). Les chroniqueurs politiques se sont ensuite complus à étaler au grand jour les effets délétères des politiques d'austérité qu'ont dû s'imposer les partis provinciaux au Québec, sans jamais nuancer cependant pour faire comprendre aux auditeurs ou lecteurs que les coupures de service ou la détérioration des infrastructures publiques sont conséquentes à cette centralisation incessante du pouvoir à Ottawa, les Québécois étant particulièrement désavantagés en devant continuer à financer (par leurs impôts fédéraux) des programmes auxquels ils ne tirent aucun bénéfice, sinon d'entrer en conflit avec ceux offerts par leur gouvernement provincial. Bien sûr, les chefs qui se sont succédés au PQ n'ont pas aidé leur cause en continuant tacitement à jouer le jeu de la politique provinciale dans ces conditions, mais les médias ont provoqué ainsi un désintérêt, une résignation, voire un écoeurement envers toute la classe politique, ce qui a conduit à un nivellement par le bas dans les appuis envers les partis politiques, aussi bien à Ottawa qu'à Québec, de là l'absence de démarcation entre ces partis dans les sondages et la formation de gouvernements minoritaires depuis 4 ans. Cette crise de confiance, cumulée à la précarité des finances publiques, a contribué à éloigner de la politique les personnes les plus aptes à nous diriger.
    Également, la détérioration de la cellule familiale, la dénatalité, la société de consommation et les valeurs individualistes font en sorte de décourager les jeunes à s'impliquer socialement, la réforme de l'éducation (valorisant l'acquisition rapide d'un métier au détriment des connaissances générales, comme l'histoire, la géographie, les cultures et la maîtrise de la langue) ayant contribué à agraver la situation. Si les inégalités étaient criantes dans les années 1960-70 et avaient contribué à la montée de l'indépendantisme au Québec, l'aisance apparente de la société actuelle, l'individualisme à l'extrême et la mondialisation éloignent la jeunesse actuelle de nos racines. C'est pourquoi il est si difficile de recruter des membres en politique, encore plus pour un jeune parti comme le PI.
    De l'autre côté, la minorité anglophone et les allophones intégrés à l'anglais ont toujours gain de cause avec le statu quo actuel. Le capital reste toujours aux mains d'intérêts anglo-saxons ou de mercenaires French-Canadian toujours prêts à collaborer avec leurs maîtres pour s'enrichir à nos dépens et il y aura toujours des allophones disposés à accepter de travailler dans des conditions de plus en plus précaires pour leur faire atteindre leur marge de profit. Si nos jeunes trouvent toujours plus cool d'écouter la musique anglaise et que les immigrants continuent à entrer à pleine porte et contourner ce qui reste de la Loi 101 pour intégrer les leurs à la langue de l'Amérique, qui restera-t-il pour faire notre indépendance?
    Le Parti québécois a manifestement terminé sa durée de vie utile. Le réinvestir a déjà été tenté à plusieurs reprises, sans succès. Malgré les efforts de Jean-Claude St-André et des progressistes du SPQ Libre, Pauline Marois a réussi à anesthésier les membres au dernier Conseil national de mars et le PQ n'est plus qu'un autre inoffensif parti disposé à composer avec le régime imposé par l'oligarchie canadian. Les indépendantistes n'ont plus rien à perdre en se joignant au Parti indépendantiste. Le PQ, au fil des années depuis 1996, n'a cessé de se déprécier auprès des Québécois en refusant d'admettre ses erreurs, en continuant à présenter les responsables comme chef et en renonçant pathétiquement à ses idéaux pour la prise rapide d'un pouvoir illusoire. Une victoire du PQ ne ferait que procurer une fausse sécurité et de (nouveaux) faux espoirs alors qu'une nouvelle défaite (une 3e de suite, une situation sans précédent) forcerait le parti à se réveiller enfin ou disparaître.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    15 août 2008

    M. Bertrand,
    Vous dites:
    "...que l’Assemblée nationale puisse décréter la volonté des Québécois de s’affranchir d’Ottawa, de sa constitution de 1982 et de sa charte des droits et libertés dès qu’une majorité de ses candidats sera élue."
    mais elle est justement là, la confusion: Vous dite la même chose que PQ: ...la volonté des Québécois de s'affranchir...
    or, trop peu nombreux sont les Québécois désireux de s'affran... Le défi est de les informer du tort que nous cause le Canada en notre territoire, pour qu'ils réalisent le profit et toutes natures qu'ils tireraient de la LIBERTÉ!
    Comment le PI relèvera-t-il ce défi? Voilà la question!

  • Luc Bertrand Répondre

    15 août 2008

    Votre conclusion est on ne peut plus plausible, madame Moreno. Malheureusement, ce que vous dites est tout à fait exact. C'est même pire: beaucoup de francophones de souche ont déjà commencé à lever le nez sur leur propre langue en choisissant d'envoyer leurs enfants à l'école privée anglaise, supposément pour "ouvrir davantage leurs horizons" et faciliter l'intégration de l'anglais, ce que je juge comme un complexe d'infériorité (voire un comportement de colonisé) et un manque de confiance envers leur propre progéniture. Où mon épouse travaille (UPS Supply Chain Solutions pour ne pas les nommer), les employés reçoivent l'information de la direction (courriels) régulièrement seulement en anglais. La compagnie compte pourtant plus de 300 personnes à son bureau de Montréal, mais embauche depuis plusieurs années du personnel ethnique beaucoup plus à l'aise en anglais qu'en français. La composition du service où travaille mon épouse est la suivante: sur 12 personnes, 4 espagnoles, 2 anglophones, 1 chinoise, 1 libanaise, 4 québécoises sur 12 employés.
    Qu'on ne se méprenne pas: que les Québécois choisissent enfin de se prendre en main et de s'assumer en tant que nation ou qu'ils continuent à faire le jeu d'Ottawa en refusant de réagir face au recul incessant du français comme langue commune, je considère que tout Québécois se devrait de maîtriser une deuxième langue (l'anglais dans la plupart des cas, l'espagnol, le japonais, le chinois, l'allemand ou le russe dépendamment de ses destinations d'affaires ou personnelles). Cependant, l'apprentissage d'une seconde langue devrait faire prendre conscience de la nécessité de bien maîtriser sa langue d'origine, car si l'on a de la difficulté à se faire comprendre dans sa propre langue il y aura de fortes chances qu'il en soit de même dans la seconde ou la troisième langue. Qui trop embrasse mal étreint.
    Aux autres personnes qui ont commenté votre article et qui partagent votre inquiétude, je leur dirais de joindre rapidement le PI, d'inciter leurs connaissances à faire de même et à s'impliquer au sein d'un exécutif de comté. Contrairement au PQ où les militants sont systématiquement ignorés pour leurs idées à moins qu'elles ne facilitent l'élection du parti, le PI place la réalisation de l'indépendance au coeur de toute son action politique et refuse d'envisager un contexte de province inféodée au gouvernement d'Ottawa.
    À monsieur Bouchard, il ne vous servira à rien de presser le PI pour savoir comment le parti compte remplacer le PQ comme véhicule effectif pour faire l'indépendance. Les partis politiques ne sont pas des créatures artificielles ou abstraites. Ils existent parce que des gens s'investissent en eux pour mettre l'épaule à la roue et le faire progresser vers ses objectifs. Dans le cas du Parti indépendantiste, c'est très simple, il n'y a fondamentalement qu'un seul objectif concret: que l'Assemblée nationale puisse décréter la volonté des Québécois de s'affranchir d'Ottawa, de sa constitution de 1982 et de sa charte des droits et libertés dès qu'une majorité de ses candidats sera élue. Avec un programme aussi clair et solennel, aucune ambiguïté ne saurait être possible aussi bien pour Ottawa que dans toutes les capitales du monde.

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    14 août 2008

    Cela fait maintenant 19 années que j'ai le droit de vote; et au niveau provincial, j'ai toujours voté PQ! Avant, si tu étais souverainsite, tu votais PQ, c'était logique, un véritable automatisme...
    Il est vrai que le contexte social a changé, depuis l'époque où j'avais 18 ans. Je dois dire que je trouve que le Parti Québécois a changé, aussi; je trouve que nous n'avons plus de leaders de la trempe de René Lévesque ou Jacques Parizeau... Je trouve triste que Claude Charron ne fasse plus de politique...
    Je demeure ouvert, au niveau du principe, à l'idée de voter pour le PI. Mais combien de temps faudrait-il pour que ce nouveau parti devienne assez important pour être une véritable alternative au PQ (en ce sens qu'il pourrait avoir des chances réalistes de prendre le pouvoir)?
    Remarquez bien... le PQ a déjà été un "petit parti", en son temps ; il a néanmoins failli nous donner l'indépendance! On peut penser à l'exemple de l'ADQ, aussi: pendant les années 1990, et même au tout début de la présente décennie, c'était un parti avec d'abord un seul député (pendant plusieurs années), puis deux ou trois... un parti qui était un sujet de blagues, plutôt qu'une force politique véritable. MAIS REGARDEZ OÙ ILS EN SONT AUJOURD'HUI!
    Ok, oui, ce sont une bande d'amateurs, un "parti" qui normalement, serait tout juste digne d'élections étudiantes, dans une école secondaire... Mais franchement, accordons-leur ceci: leur progression fut fulgurante! Je ne suis toujours pas certain pourquoi, exactement, mais c'est bien ce qui s'est passé!
    Peut-être faut-il donner sa chance au PI? Sauf que les gens du PI, ont intérêt à faire leur preuves TRÈS vite!

  • Archives de Vigile Répondre

    14 août 2008

    Mme Moreno,
    je crois qu'aux prochaines élections québécoises, les indépendantistes doivent voter pour le P.I. pour signifier clairement qu'il est moins cinq et qu'il est temps pour tous les partis qui se disent indépendantistes de s'unir pour la grande bataille finale. C'est malheureux, mais c'est comme ca que ca fonctionne: ca prend une crise pour réveiller les gens. Or, provoquons cette crise en votant P.I. De toute facon, voter PQ ne servira à rien de mieux que de garder le PLQ au pouvoir: c'est du pareil au même. Bien que chacun d'eux ait un objectif différent, ils se soumettent tous les deux à Ottawa. On n'a pas besoin de tapis; ce qu'il nous faut, c'est une crise. Seule une crise, mais une vraie, pourra déboucher l'avenir. Donc, si on veut l'indépendance de notre pays, votons P.I.. Ne votons pas contre ce que nous ne voulons pas, le PLQ, votons pour ce que nous voulons, Voter P.Q., c'est dire à leurs dirigeants de continuer à faire comme le PLQ; voter P.I., c'est dire au PQ qu'on veut l'indépendance. Quand le PQ. réalisera qu'il a perdu l'élection "à cause" du P.I., ils(les dirigeants) vont se réveiller. Il n'y a pas 36 solutions à un problème.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 août 2008

    Ce n'est pas le bilinguisme anglais-français en exclusivité qu'il nous faut pour nous enfermer dans un univers d'assimilation nord-américain, c'est le trilinguisme qui ouvre des horizons universels. Ainsi le chinois, l'arabe, l'espagnol l'allemand, le russe pourraient être choisis par l'étudiant comme deuxième et troisième langue de culture. Comme cela est commencé en Europe.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 août 2008

    C'est pas en faisant peur au monde que vous allez gagner leur confiance. De plus si vous voulez être crédible il faudrait avoir une équipe dans tous les contés et avoir au moins 24 députés ministrables, pour faire sérieux. On se souvient encore de Mario Dumond avec sa super équipe de n'importe qui n'importe quoi, qui a failli nous mener à le catastrophe en se faisant élire trop fort pour ses capacités à gouverner.
    Il vous faut beaucoup de travail à faire avant d'arriver au pouvoir, comme la majorité des nouvelles formations, c'est la réalité. Donc pour le PI on peut compter son arrivé au pouvoir, s'il est performant, on peut compter qu'il sera élu dans peut-être 10 ans. Alors selon vos dire il sera trop tard. C'est pas la première fois qu'on entend dire ça des fédéralistes pour faire peur au monde.
    Qu'on soit bilingue ou trilingue, ça changera rien si les québécois décident de se donner un pays. Trouvez des arguments plus intelligents pour nous convaincre, on est plus à l'ère de Duplessis des ignorants et des illettrés.

  • Michel Guay Répondre

    14 août 2008

    Et c'est pou cette raison que les Québecois doivent s'unir élire le PQ et réaliser l'indépendance car dans dix ans il sera trop tard pour libérer le Québec par le vote et il ne restera que la violence et le partitionnisme . Les souverainistes qui divisent le vote doivent considérer cela .

  • Archives de Vigile Répondre

    13 août 2008

    Bonjour Mme Moreno,
    je partage votre inquiétude au sujet de notre langue et plus largement de notre culture, mais les Québécois ne voient pas l'urgence, la gravité de la situation, et ils ne veulent pas le savoir.
    Le P.I. a sa place au Québec car, vous avez raison, le P.Q. ne fait pas ce qu'il promet. Il y a longtemps que je suis tanné de me faire niaiser. Mais le PI ne pourra avoir quelque peu d'influence que dans quelques années seulement, pas aux prochaines élections. Vous placez l'horizon fatal à 5 ou 7 ans. Je crois l'urgence grande moi aussi, c'est pourquoi j'espère encore et toujours un réveil et un virage radical du PQ, parce que cette formation est la seule à avoir la confiance d'une proportion significative de la population. Je vote PQ par réalisme, l'urgence ne donne pas de temps au PI.
    Vous dites "... les Québécois devraient, de manière objective, prendre la pleine mesure de ce que cette formation politique propose pour le Québec par opposition au Parti québécois." Je pose la question depuis plusieurs textes déjà : qu'on dise donc enfin clairement comment, svp, on compte y parvenir, comment le PI s'y prendra-t-il pour intéresser les gens ? Tous les partisans du PI font des incantations mais n'expliquent pas comment faire les choses. Des voeux pieux. Je voterai PI la prochaine fois, comme je le disais dans mon dernier commentaire, mais ce sera un vote anti-PQ d'abord et avant tout, car je ne crois pas, à cause de l'emprise canadian sur nos esprits, que le PI parvienne à court ou moyen terme à devenir le parti dominant au Québec, qui puisse constituer le gouvernement, ou même qui puisse tenir lieu d'opposition.
    Voyez aller l'ADQ. Vous ferez mieux ? Dites-moi donc, vous, Mme Moreno, puisque personne ne veut jamais répondre à ça, dites-moi donc Mme Moreno ce que vont faire les gens du PI pour se faire élire en majorité ?
    Les gens qui proposent une Constitution du Québec, par exemple, ne cherchent pas une voie de travers pour obtenir l'indépendance, ils cherchent un moyen de capter l'attention des gens, de susciter leur intérêt pour ce qui leur arrive. Les Québécois sont préoccupés par ce qu'on leur dit qui est préoccupant. Or tout dans notre mode de vie occidental induit l'immobilisme politique, tout rend les gens confortables avec le statu quo. Il faudrait formaliser officiellement le mal que nous voyons mais que la majorité des Québécois refusent de voir.
    Personne ne parle jamais de ça. Comment allez-vous réussir cela, gens du PI ? Comment allez-vous réussir à mobiliser les gens mieux que les autres ? Le militantisme traditionnel ne suffit plus, l'hypnose dominante (qui nous dit que tout va bien) est trop forte. Que propose le PI à ce sujet précis ? Ne pas répondre à ça, pour moi, c'est manquer de sérieux.

  • Archives de Vigile Répondre

    13 août 2008

    Il reste la prochaine élection pour provoquer un revirement. Cette prochaine occasion, si elle ne donne pas lieu au ralliement d'un nombre significatif d'indépendantistes-souverainistes-péquistes au PI, je ne vois pas de raison de poursuivre la lutte pour former un pays indépendant par la suite. Le folklore ne m'intéresse pas, le rôle du «looser» perpétuel non plus. L'espoir pourrait renaître au départ par la capacité de la nation québécoise de fournir au PI 125 candidats voués à l'indépendance, assise indispensable pour une victoire d'estime, laquelle pourrait permettre enfin le retour de l'indépendance dans le débat public. Bien présentée et bien défendue, l'option indépendantiste pourrait alors gagner en popularité. Dans deux élections, tout au plus dans trois s'il s'agit de courts mandats, il nous faut déclarer l'indépendance.
    Attention, je ne dis pas que la lutte pour les droits d'une minorité ethnique s'éteindra. Elle continuera au contraire bien longtemps. Mais malheureusement, la capacité mathématique de former un pays sera à jamais révolue. L'histoire avance, certaines nations se prennent en mains, d'autres non.
    GV

  • Archives de Vigile Répondre

    13 août 2008

    Justement, Mme Moreno, quand vous écrivez : «Ils devront également se dire que dans cinq, sept ans, l’indépendance du Québec ne sera mathématiquement plus possible à réaliser.», vous donnez ainsi une bonne raison aux souverainistes de pencher vers le PQ qui ne s'oblige pas à tenir un référendum mais pourrait en tenir un assez rapidement vu qu'il est le seul qui peut espérer prendre le pouvoir actuellement à la place du très provincial PLQ. Le PI avec moins de 3 % des intentions de vote ne pourrait pas réaliser la souveraineté du Québec sauf par
    un miracle qu'on ne voit pas encore venir.