L'impuissance de Pauline Marois

Tribune libre 2008

Dès le déclenchement des élections par Jean Charest, les deux chefs Marois
et Dumont se sont empressés de décrier cette manoeuvre électoraliste (qui,
de fait, en était une), disant qu'ils ne voulaient pas d'élections sous
prétexte qu'il y avait une crise financière internationale et qu'il fallait
gouverner plutôt que de faire une campagne électorale dont les Québécois ne
voulaient pas.
Plus j'y réfléchis, plus je suis convaincu que ce fut de leur part une
grossière erreur en ce sens que le message que les deux chefs ont envoyé
aux électeurs, c'est qu'ils admettaient ouvertement que ni le PQ ni l'ADQ
ne voulaient d'élections parce qu'ils savaient très bien qu'ils y feraient
tous deux bien piètre figure (comme les sondages n'ont cessé de le
démontrer jusqu'ici).
Autrement dit, quand un parti pense qu'il peut gagner une élection, ou du
moins y faire bonne figure, il ne se met pas à déchirer sa chemise et à
répéter qu'il n'en veut pas. Il se contente de dire au début que c'était le
choix de Charest, et non du PQ, d'aller en élection, en insistant plutôt
sur le fait que le PQ était prêt à la fois pour la campagne électorale et
que, plus que jamais, le PQ est prêt pour assumer la gouvernance et,
surtout, pour diriger le Québec en cette période trouble de crise
financière internationale.
Quand un parti pense qu'il peut gagner une élection, il ne lève pas le nez
sur une telle opportunité. C'est l'ABC de la politique telle qu'elle se
pratique au Canada et au Québec. Pensant qu'ils avaient de bonnes chances
d'être réélus avec une majorité, c'est ce que Harper et Charest ont fait
respectivement en déclenchant des élections cet automne.
Harper, trop sûr de lui et arrogant comme pas un, avait minimisé la force
et le charisme de Gilles Duceppe et des artistes québécois; il avait
sous-estimé et ignoré le caractère distinct de la société québécoise. À
cause de ces erreurs, il s'est retrouvé minoritaire pour quelques semaines
plutôt que majoritaire pour quatre ans. Grand bien nous fasse!
En 2007, Jean Charest et ses "Liberals" ont été réélus après quatre ans de
ce qui s'était avéré le pire gouvernement que le Québec moderne ait connu.
Même de nombreux Libéraux "teindus" avaient alors honte de leur parti. Mais
comment Charest a-t-il pu être réélu en 2007? Grâce à l'action combinée des
deux chefs du PQ et de l'ADQ. Grâce à l'incapacité et à l'ineptie d'André
Boisclair et grâce à la désinvolture d'un Mario Dumont qui faisait flèche
de tout bois.
Cette fois, le 8 décembre 2008, Jean Charest va être réélu avec une
majorité pour quatre, sinon cinq ans, grâce à l'aveu d'impuissance de
Pauline Marois. D'ailleurs, les "pancartes" du PQ que l'on trouve sur le
bord des routes (quand il y en a), sont d'une pâleur maladive et d'un vide
désespérant qui n'inspirent qu'une réflexion: le PQ n'était pas prêt pour
une campagne électorale et n'est pas prêt à gouverner.
Peut-être Pauline Marois aurait-elle pu se rappeler le fameux "Nous sommes
prêts" répété par Jean Charest lors de la campagne de 2003...
"Je suis prête." Voilà ce que Pauline Marois aurait dû claironner tout au
long de cette campagne plutôt que de parler chaque jour de "l'impuissance"
de Jean Charest. Pas besoin d'être fin psychologue pour savoir que, pour
l'auditeur moyen, le mot entendu est inévitablement associé à la bouche qui
le prononce...
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Pierre Girouard1 article

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Professeur de philosophie au Collège de la Gaspésie (1976-1977), puis au CÉGEP de Sorel-Tracy (1977-1997). Professeur d’anglais, langue seconde au CÉGEP de Sorel-Tracy depuis août 2000.
Votre région : Montérégie-Richelieu





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8 commentaires

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    2 décembre 2008

    Monsieur Gébé,
    Merci pour vos précisions sur l'histoire de l'Irlande. Je vous réfère alors à M. Binette, qui est l'auteur de la citation que j'apportais en discussion. Personne, en effet, n'espère devoir négocier la partition du territoire au moment du passage des pouvoirs. Voilà pourquoi il est important d'avoir un émissaire aguerri à Ottawa, familier avec les rouages de ce pouvoir en temps opportun. Vous dites justement: "Quelle situation, en 2010, forcera la coalition à faire des gestes concrets de reconnaissance de la nation québécoise si cette situation-ci de crise ne les en a pas forcé ?"
    Nous aurions justement la chance, après le 8 décembre, si la Nation française d’Amérique se serrait les coudes pour s’emparer de ce pouvoir provincial et décidait de le faire éclater pour proclamer son indépendance totale, territoire intact !
    Le Bloc est en poste pour faire valoir que sans le Québec, le Parlement d’Ottawa est disfonctionnel. La seule issue pour le Canada est d’accéder pacifiquement à la décision de Notre Nation de récupérer tous ses pouvoirs. Le Bloc est en position d’expliquer que l’avènement du Québec-Pays nécessite l’harmonie parce que la co-existence des deux pays en voisins historiques est le seul moyen de prévenir l’osmose progressive de chaque province anglophone en État américain. Ces deux nouveaux(ou trois, ou quatre…) pays amis, défenseurs de la civilisation française d’Amérique, demeurent ainsi distincts du « melting pot » des Etats-Unis d’Amérique.
    Comme le gouvernement de coalition ne serait venu à l’idée de personne la semaine dernière, l’avènement du Québec nous est aujourd’hui accessible par un simple vote, suivi d’une proclamation, d’une constitution, entérinée plus tard par un référendum. La mission tant contestée du Bloc arriverait alors à sa fin dernière : Maître d’œuvre de la ratification des traités afférants…Isn’t that nice ?

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2008

    "Trente ans après, l’Irlande est devenue indépendante. Les Irlandais ont surmonté de plus grandes difficultés que les Québécois. Nous sommes en train de suivre la même trajectoire dans des conditions beaucoup plus favorables" (Par O)
    L'Irande fut partitionnée. Vous voyez une partition Montreal (en anglais) RDQ (rest du Québec) ?
    Le parti nationaliste en Irlande était franchement nationaliste ethnique (de droite) et engageait des actions mordantes. Le puissant clergé catholique était un grand supporteur (contrairement à chez-nous) ainsi que des juifs influents et fortunés ont financés journeaux et campagnes en même temps qu'ils étaient membres influents des partis nationalistes.
    Plus difficile pour eux ? Avec notre parti de gauche anti-nationaliste, notre clergé collabo, les juifs foncièrement pro-fédéralistes ?
    Comparables, les demandes du parti Home Rule nationaliste d'Irlande avec ces exigences de repossession des terres exploitées par l'Anglais (qu'il a finalement obtenu) et c'elles du PQ ou Bloc pendant qu'on finance des mégas hôpitaux aux Anglais et que nos terres sont exploitées par les minières anglos depuis 250 ans ?
    Non, M. O, je ne vois vraiment aucun parallèle.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2008

    Quelle situation, en 2010, forcera la coalition à faire des gestes concrets de reconnaissance de la nation québécoise si cette situation-ci de crise ne les en a pas forcé ?
    Harper, actuellement, est aculé au mur. Pour sauver son parti sous raison de sauver le Canada, supposons qu'il entreprend des gestes concrets de sa reconnaissance de la nation québécoise ; selon vous, est-ce que le Bloc devrait alors appuyer Harper et abandonner la coalition ?

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    2 décembre 2008

    Si incroyable que ça puisse être, certains nationalistes demeurent sceptiques vis-à-vis de l’action nécessaire sur 2 fronts. Référons-nous donc à l’article de André Binette (Pertinence du Bloc) de l’aut’journal, reproduit ce matin dans Nos Actualités, comme lettre à Marissal. (Fallait voir la face en ruines de ce viscéral Gescaïen hier soir chez Mme Dussault alors qu’il croyait ridiculiser la place de Duceppe qui sert pourtant de bouée à l’infâme Dion, qu’il peut laisser couler au fond quand il le voudra…)
    Si vous aviez étudié l’histoire de l’Irlande, vous constateriez que l’histoire se répète. L’Irlande inspirait déjà Louis-Joseph Papineau. A peu près au moment de la Confédération canadienne, les premiers députés nationalistes irlandais ont été élus au Parlement britannique. Quelques années plus tard, vers 1885, ils détenaient la balance du pouvoir à Londres. Trente ans après, l’Irlande est devenue indépendante. Les Irlandais ont surmonté de plus grandes difficultés que les Québécois. Nous sommes en train de suivre la même trajectoire dans des conditions beaucoup plus favorables

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2008

    Cette libre opinion m’inspire les commentaires suivants.
    Depuis que le débat des chefs a eu lieu, la dynamique de la campagne électorale a changé. A Larocque-Lapierre, Pauline Marois a dit clairement qu’elle était prête à assumer le poste de première ministre du Québec. En réclamant d’Ottawa les pouvoirs en culture et les 300 millions qui vont avec, en disant qu’elle voulait créer un rapport de forces (ce que n’a pas Jean Charest) et qu’elle pourrait aller jusqu’à faire un référendum, elle a créé une nouvelle dynamique. Mais il faudra réfléchir aux conséquences de ce qui se passe à Ottawa avec la possibilité d’un gouvernement de coalition.
    Quand Pauline Marois accusa Jean Charest d’impuissance, ce fut dans le contexte où Charest ne répondait pas de son bilan ni en santé, ni en éducation mais rendait les gouvernements du Parti québécois responsables de tous ses échecs même s’il exerçait le pouvoir depuis presque six ans. Elle lui a demandé: "Etes-vous un impuissant!"
    On peut ne pas aimer les pancartes du PQ; moi, je les trouve “soft”: elles insistent sur le prénom des candidats en gros caractères comme on voit PAULINE en gros sur son autobus. C’est correct et je ne pense pas qu’il faille en tirer des conclusions drastiques.
    Quand on parle actuellement des motifs du déclenchement des élections et qu’on dit que l’opposition était prête à collaborer avec le gouvernement libéral, c’est pour souligner que Charest voulait éviter que les pertes de la Caisse de dépôt ne soient connues. C’est pour souligner que Charest cache les chiffres qu’il prétend ne pas connaître même si la Caisse de dépôt fait un rapport mensuel au sous-ministre des finances. Rappelons que Jean Charest, le vice-président du Comité du NON en 1995, prétendait qu’il ignorait l’existence d’Option Canada qui a dépensé illégalement des centaines de milliers de dollars en faveur du NON. Quand Jean Charest dit ne pas connaître les pertes de la Caisse de dépôt dans les Papiers commerciaux et ailleurs, il n’a pas de crédibilité à mes yeux. Elisez-moi et vous aurez les mauvaises nouvelles après mon élection.
    Il est possible que les libéraux soient majoritaires. Ça devient une prévision basée sur une intuition globale. Moi, je crois que les jeux ne sont pas faits. L’ADQ est une boîte à surprise. Je sais que les Libéraux ont vingt-cinq comtés en partant à cause du vote des anglophones et des allophones. Mais cela me choque de voir quelqu’un parler de l’impuissance de Pauline Marois parce qu’elle aurait fait une erreur (ce qui me paraît réducteur) ou parce que les pancartes du Parti québécois ne sont pas assez agressives.
    Bien que je respecte le “feeling” de M. Girouard, je l’invite à la prudence avant de me fustiger. Je l’informe que je suis à peu près le seul à avoir prévu que Stéphane Dion ne démissionnait pas comme chef du Parti libéral après la défaite parce qu’il espérait devenir premier ministre après avoir défait le gouvernement minoritaire conservateur sur un vote de confiance. Et pour continuer cet argument d’autorité, comme je suis à la retraite, je doute que vous passiez autant de temps que moi à suivre l’actualité sur LCN, RDI ou sur Internet. M. Girouard, avez-vous vu Pauline Marois pendant une heure et demi avec Patrice Roy à Radio-Canada? Avez-vous vu Pauline Marois à Tout le monde en parle? L’avez-vous vue à Larocque-Lapierre? L’avez-vous vue aux nouvelles à différentes heures du jour? L’avez-vous vue aux aurores en train de prendre sa marche rapide pour répondre aux insinuations perfides de La Presse sur sa santé? Elle mérite notre respect.
    Vous êtes donc prié de reviser votre jugement injuste sur Pauline Marois. L’application que vous faites du principe de la projection n’est ni opportune ni pertinente quand on tient compte de l’ensemble de la campagne électorale qui nous révèle une femme politique dynamique et convaincue qui mérite notre admiration et notre appui et qui pourrait faire une excellent première ministre du Québec pour faire face à la crise économique et pour faire avancer le Québec. Avec son excellente équipe.
    Je suis sûr que si les résultats des élections vous donnent raison, vous serez le premier déçu car je crois comprendre que vous ne souhaitez pas que Jean Charest obtienne un gouvernement majoritaire. La logique est une arme redoutable mais il est conseillé d'en faire un usage qui intègre un plus grand nombre de données. J'espère que vous ne subissez pas l'influence de certaines personnes de votre entourage qui seraient sexistes sans le savoir et qui seraient à l'origine de votre pessimisme. C'est une hypothèse que je fais. Ayez la curiosité de vous demander pourquoi certains disent ne pas aimer Pauline Marois.
    Sans rancune,
    Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, 1er décembre 2008

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2008

    @ Gébé Tremblay
    Le Bloc a perdu la crédibilité que vous lui accordiez ? Vous accordiez de la crédibilité au Bloc québécois ? Vraiment ? Vous m'étonnez ! Il me semblait que vous ne lui en accordiez déjà aucune...
    @ Pierre Girouard
    Votre argument est tout à fait celui du PLQ. Et il ne tient pas la route. On peut très bien être apte et capable d'aller en élection et dénoncer le fait qu'on y aille.
    Bien sûr que Charest pensait gouverner avec les sondages, pensait pouvoir éliminer l'ADQ, couper l'herbe sous le pieds de Madame Marois. Bien sûr que des élections n'étaient pas la chose à faire. Pas en temps de crise économique.
    En fait, ce qu'aurait dû faire Madame Marois, c'est faire ce que font actuellement les partis d'opposition à Ottawa. Elle ne l'a pas fait pour pouvoir matérialiser dans l'urne le recul de l'ADQ de manière à pouvoir être la principale partie d'une future coalition de gouvernement. C'est pourquoi elle se bât. Et, elle a toutes les chances de gagner la bataille. Elle formera forcément le prochain gouvernement, minoritaire ou majoritaire, PQ seul ou en coalition avec l'ADQ.
    Autant lui donner un gouvernement majoritaire. C'est pour cela qu'elle a accepté d'aller en élection tout en dénonçant le fait de les avoir précipitées.
    Cela pour mil raisons. Dont, celles données par Madame Marois et Mario Dumont, à savoir que ce n'est pas le temps d'aller en élection à pendant une crise, sous prétexte qu'on refuse le mandat donné par les élections précédentes avant même la mi-mandat, sans même que le gouvernement minoritaire soit menacé, à savoir assumer la charge donné par la peuple qui consiste à former un gouvernement minoritaire. En refusant de se conformer à tel « ordre » de la population, les Conservateurs de la Art-Peur sont en train de perdre ce qu'ils tentent de refuser encore par leur arrogance activiste... gouverner selon la volonté du peuple souverain, un gouvernement minoritaire.
    Jean Charest est en tout point semblable aux conservateurs, il refuse l'ordre donné par le peuple souverain. Il n'obtiendra pas ce qu'il veut. Il en l'obtiendra pas parce que les souverainistes vont faire comme il l'ont fait pour les dernières élections du Canada. Ils vont voter en Bloc pour le Parti québécois de Pauline Marois qui formera tôt ou tard un gouvernement majoritaire, seule ou en coalition, avec ou sans l'élection d'un Charest minoritaire.
    On prétend que ce qui se passe à Ottawa pourra nuire à l'élection de Pauline Marois. Cela n'est que de la propagande canadianisatrice. Du moins, rien n'est sûr à cet égard. Je prétends qu'au contraire, cela montre que le peuple veut un gouvernement de coalition, ou à défaut un gouvernement minoritaire. En affirmant vouloir un gouvernement majoritaire Jean Charest a fait une grave erreur, que n'a pas faite Harper. C'est pour cette raison qu'il n'a pas perdu l'élection et c'est pour cette même raison que Jean Charest mordra la poussière.
    En fait, le 8 décembre, le peuple souverain du Québec verra sa victoire complète autant à Ottawa qu'à Québec, le renversement de Art-Peur démissionnaire, en même temps que le renversement du Premier ministre démissionnaire Jean Charest. Le peuple souverain du Québec désire des gouvernements capables de gouverner en tenant compte d'autre chose que des seules ambitions de pouvoir d'un seul parti affairiste.
    Je le prétends en raison des sondages... il n'y en a pas. C'est donc qu'ils annoncent la défaite de Jean Charest. S'ils annonçaient sa victoire, ils seraient publiés. Vous ne trouvez pas étonnant que si peu de sondages soient publiés au cours de cette campagne électorale québécoise ? Pourtant, on a publié presto un sondage sur ce qui se passe à Ottawa... en moins de trois jours et voilà près de dix jours qu'aucun sondage n'a été publié sur les présentes élections québécoises... qu'est-ce qui se passe question sondages ? M'est d'avis qu'ils ont de graves problèmes... Et, méfiez-vous du prochain, s'il a été tenu sur 7 jours ou plus, c'est qu'il y a anguille sous roche... on tente de normaliser une tendance.... Méfiez-vous aussi si Marois est donné par trop gagnante. Ce sera pour encourager un report des voix sur Charest. Comme on l'a fait pour le Bloc, on l'a donné gagnant outrageusement pour encourager l'abstentionnisme...
    Au fait, si le gouvernement de coalition de concrétise à Ottawa pour renverser les Conservateurs, qu'est qu'aura donné aux québécois cet argument qui voulait leur assurer une place au gouvernement en votant pour la Art-Peur ? Comme si voter pour la Art-Peur avait quelque valeur fondée sur l'argument qui disait que voter pour le Bloc nous confinait obligatoirement à l'opposition. On voit bien que préjuger que le gouvernement serait bel et bien celui des Conservateurs n'avait pas de sens. J'ose espérer qu'à l'avenir on cessera de se fier au sondage...
    Comme pour cette fois-ci aussi... la majorité pour Charest est un mythe... en plus, aucun sondage pour l'appuyer.
    Votons en Bloc pour le Parti québécois de Pauline Marois

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2008

    Surréalisme ce soir, pour les indépendantistes.
    Layton, avec derrière lui le drapeau fleurdelysé québécois. Duceppe avec le drapeau rouge unifolié. Quelle image historique|
    Dion flanqué d'un socialiste et d'un séparatiste.
    René Lévesque disait que le Québec n'avait pas besoin d'envoyer des députés séparatistes à Ottawa. Ce soir, s'il peut les voir, ces illustres députés qui viennent d'ajouter quelques années à leur pension, il doit être en beau maudit.
    Nestor Turcotte

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2008

    «Si nous n'avons pas accepté de soutenir la coalition au-delà (du 30 juin 2010), a précisé M. Duceppe, c'est que nous n'avons pu nous entendre sur des mécanismes de reconnaissance de la nation québécoise.»
    Alors fallait pas la soutenir du tout.
    Le Bloc a perdu sa crédibilité.