Il n'y a plus de temps à perdre

Crise politique canadian



Une grande partie de l'analyse par les médias du bras de fer politique actuel à Ottawa est axée sur le prochain mouvement sur l'échiquier parlementaire. Malheureusement, cela met en veilleuse les véritables raisons du bras de fer, soit le fait que le Canada est en crise économique ou plutôt que le gouvernement conservateur n'a aucun plan pour faire face à cette crise.
Songez que les conservateurs, sous la direction de M. Harper, ont passé la récente campagne électorale à nier que le Canada était affecté de façon importante par la crise financière et économique. Et n'oublions pas que, lorsqu'on l'a interrogé au sujet du ralentissement économique, le premier ministre a encouragé les Canadiennes et les Canadiens à regarder les bonnes possibilités d'achat que présentaient les bas cours des actions. La fameuse Mise à jour économique et financière de M. Flaherty ne comprenait aucune stimulation économique, visant plutôt à mettre des bâtons dans les roues des adversaires politiques des conservateurs en éliminant leur financement public. De plus, les conservateurs s'en sont pris inutilement au personnel du secteur public en imposant un plafond salarial et en suspendant son droit de grève, et ils ont annoncé leur intention de faire marche arrière en matière d'équité salariale et de supprimer le droit des femmes de soumettre leurs causes à la Commission des droits de la personne.
Le système financier mondial s'est écroulé sous son propre poids, victime de la déréglementation et d'une cupidité incroyable. La Bourse est en chute libre. Notre système économique est rompu, mais Stephen Harper et Jim Flaherty ne croient pas encore que le Canada est en crise. Ils préfèrent attendre en espérant n'avoir rien à faire.
Les économistes du courant principal du monde entier disent que le seul moyen de relancer l'économie et de prévenir son effondrement total est que chaque pays consacre environ 2 % de son PIB à des programmes d'infrastructure et à d'autres programmes créateurs d'emplois. Ces économistes disent aussi que nous devons nettement éponger des déficits temporaires. Pourtant, les conservateurs proposent de réduire les dépenses et de présenter un budget équilibré.
Pour les travailleurs forestiers et manufacturiers et les nombreux autres ouvriers canadiens qui perdent leurs pensions, leurs emplois et même leurs maisons, il n'y a pas de temps à perdre.
Les partis de l'opposition on collaboré pour proposer un programme de stimulation économique qui injecterait 30 milliards de dollars dans l'économie sur-le-champ en accélérant les dépenses relatives à l'infrastructure et les nouveaux investissements dans les transports en commun, les énergies propres et le logement. De plus, ils investiraient dans des secteurs clés tels que les secteurs forestier, manufacturier et de l'automobile. Ils offriraient de l'aide aux personnes les plus durement frappées par la crise en facilitant l'accès aux prestations d'assurance emploi, en assurant des soutiens du revenu et en facilitant l'accès à la formation professionnelle.
Grâce à ces mesures et aux autres que prévoit l'accord sur les politiques, les libéraux et le NPD, avec l'appui du Bloc québécois, assureront le leadership nécessaire que le gouvernement Harper a renoncé à assurer dans l'actuelle crise.
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Gaétan Ménard, Secrétaire-trésorier du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

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