Ceci n'est pas un Québécois

Identité collective: 15 conditions d'appartenance

Ce que nous sommes et ne sommes pas

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Tribune libre

Une identité ne s'acquiert pas comme on veut, ça ne s'achète pas au magasin, on vient au monde avec une. Ça ne se change pas comme on veut.


Qui est qui, qui est quoi, tout le monde n'est pas québécois. Autrement, cela deviendrait du n'importe qui agglutiné dans un grand n'importe quoi.



Il y a 8 milliards d'êtres humains sur la Terre, mais cela n'en fait pas 8 milliards de Québécois potentiels, loin de là. Sinon, posséder son identité propre et spécifique n'aurait plus aucune signification.



Le Québec n'est pas un fourre-tout grand format, un tout-épice dépareillé, un pêle-mêle bigarré, un pot de peinture fait de restes d'autres pots, un produit anonyme de marque Sans Nom.


Non, ne devient pas québécois qui veut, peu s'en faut.


Il faut répondre à de nombreux critères pour y parvenir, pour en être digne.


C'est une appellation contrôlée, qui ne peut être accordée à tout venant, à n'importe quelle piquette.


Cela se mérite.



D'une part, il existe les sacs à main Hermès authentiques, les montres Rolex véritables, les lunettes de soleil Ray-Ban et, d'autre part, leurs 1 000 contrefaçons, si réussies soient-elles. L'original et l'imitation. Distinguer un faux Rembrandt d'un vrai. Mais le connaisseur ne s'y trompe pas.



Regardez attentivement les photos suivantes et déterminez ce que vous voyez ou ne voyez pas.



Ceci n'est pas un Écossais


Un hindou qui joue de la cornemuse n'est pas un Écossais, même s'il revêtait un kilt



Ceci n'est pas un Catalan



Ceci n'est pas un Français 


 Un imam , même né au pays, ne sera jamais un Français, mais toujours un arabe d'un autre monde, d'une autre culture



Ceci n'est pas un Italien



Ceci n'est pas un Belge, ni un Flamand, ni un Wallon, ni un Magritte



Ceci n'est pas un Québécois


Il y a toujours bien des limites à attribuer une identité précise à des n'importe qui de n'importe où, à jouer sur les mots, à en tordre le sens, à faire croire qu'un sceau apposé sur un passeport suffit et fait foi de tout, pas vrai?


Il faut savoir tirer la ligne quelque part.


Tout vrai Québécois saura toujours instinctivement s'il a devant lui un autre Québécois. C'est un critère de base à respecter.


Il saura sans hésitation le déterminer, rien qu'à observer l'autre, rien qu'à l'entendre, rien qu'à son habillement, rien qu'en jaugeant sa mentalité en discutant avec lui, rien qu'en voyant sa façon de se comporter et de réagir à diverses situations. On est comme nous ou bien on ne l'est pas.


Et tout est très clair dans notre esprit, on ne se pose pas la question deux fois, l'évaluation se fait instantanément.


Mais pourquoi donc est-ce si important de faire la distinction entre vrais Québécois et ceux qui ne le seront jamais?


C'est parce que tout pays digne de ce nom se bâtit avec des gens qui partagent:


1- le même sentiment d'appartenance. Un peuple, une nation.


2- des origines comparables qui nous rendent fiers des accomplissements de nos ancêtres et du chemin parcouru


3- une mentalité semblable qui fait qu'on se comprend aisément


4- une vision commune des choses, le même ordre de priorités sociales, familiales, etc.


5- des objectifs collectifs communs


6- un projet de société libre, de pays indépendant bien à soi


7- une ressemblance intrinsèque regroupant des personnes qui se reconnaissent entre elles


8- des valeurs fondamentales similaires appliquées au quotidien


9- un passé historique aux mêmes jalons qui continue de nous inspirer


10- des us et coutumes, des traditions qui nous soudent et nous enracinent chaque jour davantage


11- un même héritage religieux qui nous aide à s'orienter dans la lutte entre le bien et le mal


12- une culture vivante qui se renouvelle et qui nous reflète sous tous les aspects. Un peuple, une seule culture.


13- une langue maternelle pour laquelle nous éprouvons un attachement viscéral. Un peuple, une seule langue.


14- le désir de survivre et s'épanouir en tant que collectivité bien distincte de toutes les autres, car c'est ce qui en fait la valeur


15- bref, on bâtit son pays avec des gens semblables à soi-même qui veulent aller dans le même sens, des gens dont l'aiguille sur la boussole pointe dans la même direction. 


Bon nombre d'immigrants ne peuvent répondre à tous ces critères, mais ceux qui ont les meilleures chances de s'intégrer pleinement sont ceux qui se rapprochent le plus de ce portrait collectif, notamment les Occidentaux.



Tout ça pour qu'on se sente bien chez nous, parmi les nôtres et non entourés d'étrangers incompatibles qui le demeurent, des étrangers à jamais insolubles dans l'eau de nos 3 millions de plans d'eau.



Tout ça parce que nous sommes et devons demeurer une continuité coulante et fluide, avec des alluvions qui se jettent et se rejoignent dans le beau, immense et majestueux fleuve Saint-Laurent qui symbolise la force de notre élan vers les mêmes grands objectifs.



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Réjean Labrie550 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Sa plus grande fierté est d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques et élites qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 550 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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