Hydro-Québec: Claude Garcia réplique à Gabriel Sainte-Marie

Gouvernement mondial



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Dans un [article publié dans Le Soleil du 1er mars, sur Cyberpresse->18327], M. Sainte-Marie commente un cahier de recherche que j'ai publié en février sous l'égide de l'Institut économique de Montréal. Il déforme mes propos à plusieurs reprises et je n'ai pas l'intention de revenir sur l'ensemble de son texte. Je crois toujours que la performance financière d'Hydro-Québec laisse grandement à désirer. Je me contenterai de commenter, à titre d'exemple de son approche, le passage suivant: «...il calcule que les derniers barrages d'Hydro reviennent plus cher par mégawatt que les barrages américains qu'il a retenus. C'est qu'il compare des petites et des moyennes centrales à de plus grands projets pour notre société d'État.»
Dans mon cahier de recherche (tableau 4,1, www.iedm.org) j'ai regroupé 13 projets récents de construction de centrales par des entreprises canadiennes, dont 9 au Québec, en indiquant pour chacun le nom du promoteur, le coût total, la capacité de la centrale et le coût par mégawatt. J'ai pris soin de distinguer entre les centrales avec réservoir à niveau variable et les centrales au fil de l'eau. Pour ces dernières, j'ai distingué entre les centrales qui ont fait l'objet d'un aménagement complet et celles qui ont été construites au pied d'un barrage existant. On retrouve un ou plusieurs projets d'aménagement d'Hydro-Québec dans les trois catégories. Comme Hydro-Québec est la seule à construire des centrales à niveau variable, il est impossible de se prononcer sur sa gestion des investissements à partir de ce type de projet. Pour ce qui est des centrales au fil de l'eau, on constate qu'Hydro-Québec génère des dépenses beaucoup plus importantes que les sociétés privées. Cela est vrai, que la centrale soit aménagée au pied d'un barrage existant ou non.
Je reconnais qu'une centrale avec réservoir à niveau variable a une plus grande valeur pour Hydro-Québec qu'une centrale au fil de l'eau puisque la première lui donne plus de flexibilité pour produire l'électricité requise pour ses clients. De là à investir deux fois plus d'argent par mégawatt, cela nous apparaît difficilement justifiable. C'est pourquoi nous avons proposé que les aménagements de nouvelles centrales à niveau variable fassent l'objet d'un appel de propositions qui mettrait Hydro-Québec en concurrence avec des entreprises du secteur privé. On connaîtrait alors le coût réel d'aménagement de ce type de centrales. Il serait alors réaliste de viser une réduction moyenne de 25 à 50% des coûts des investissements pour chaque projet.
Claude Garcia, administrateur de sociétés
Montréal

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Claude Garcia10 articles

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Claude Garcia, président de la Commission politique de l'Action démocratique du Québec

Administrateur de sociétés

Au cours de sa carrière, M. Garcia a présidé les activités canadiennes de la société d'assurance Standard Life entre 1993 et 2004. Pendant son mandat, il s'est fait remarquer pour une déclaration publique controversée durant la campagne du référendum de 1995. Devant des partisans fédéralistes, le 24 septembre 1995, M. Garcia déclare de ses adversaires souverainistes : « il ne faut pas gagner, le 30 octobre, il faut les écraser ». Les propos de M. Garcia suscitent une vive polémique dans la classe politique et une manifestation à l'Université du Québec à Montréal, où il siège au conseil d'administration[1].

Il a ensuite occupé un poste de membre du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec entre 2004 et 2009. Il était le président du comité de vérification de la caisse, en 2008, alors que l'organisme responsable de la gestion des fonds de retraite publics québécois a enregistré la plus importante perte financière de son histoire. Il a démissionné de son poste en mars 2009 après avoir été informé que son mandat ne serait pas renouvelé par la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget[2].

Privatisation d'Hydro-Québec

M. Garcia est, avec l'économiste Marcel Boyer, l'un des principaux promoteurs de l'idée de privatiser la société d'État d'Hydro-Québec. Il a rédigé plusieurs articles et rapports prônant les mérites de cette idée dans les journaux. En 2007 et 2009 il a rédigé deux rapports, publiés par l'Institut économique de Montréal, un think tank néo-libéral, où il dénonce le manque de rigueur de gestion de l'entreprise publique et l'attrait que représente la privatisation, faisant valoir que la vente de capital-action dans l'entreprise permettrait au gouvernement du Québec de payer une partie de sa dette[3],[4].

[http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Garcia->http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Garcia]
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