RAPPEL

Boisclair doit démissionner pour le bien de la cause

Tribune libre - 2007


(Rappel) AFFAIRE BOISCLAIR : RESPONSABILITÉ ULTIME DES MEMBRES DU PQ

Éric Tremblay, Avocat et fervent indépendantiste

TRIBUNE LIBRE 4 novembre 2005

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Devant l’évidence de la complaisance des dirigeants du conseil national du
PQ, de leur manquement à leur devoir fondamental de préservation de
l’intégrité de notre formation politique, il appartient désormais aux
membres de montrer la porte à M. Boisclair, afin que notre cause
indépendantiste demeure intacte et puisse rassembler une nette majorité de
Québécois pour que, dans un proche avenir, le Québec devienne enfin un pays
libre.
En démocratie, le droit de vote suppose une grande responsabilité. Dans
quelques jours, nous avons rendez-vous avec l’Histoire de notre peuple.
Nous ne pouvons exercer notre droit fondamental avec légèreté. Nous ne
sommes pas appeler à voter pour un quelconque « staracadémicien », mais
bien pour le prochain chef qui dirigera nos troupes lors de la plus
importante bataille de nos vies.
Seul un chef irréprochable sur le plan moral et inattaquable sur le plan
légal peut mener les souverainistes à la victoire. Croire que le
comportement criminel passé de Boisclair, alors qu’il occupait des
fonctions ministérielles, ne sera pas exploité par nos coriaces adversaires
fédéralistes afin de discréditer, non seulement sa personne, mais notre
cause, relève de la plus dangereuse naïveté. Ne voyons-nous pas qu’ils
fourbissent déjà leurs armes en prévision de la chasse, dont l’ouverture
aura lieu le 16 novembre prochain? Manquons-nous à ce point de clairvoyance
et de sens de l’anticipation? Si oui, alors nous n’aurons que nous-mêmes à
blâmer quant à l’affaiblissement de notre cause et son probable échec.
En démocratie, la justice doit être appliquée également à tous. Boisclair
a commis des actes criminels pour lesquels plusieurs de nos concitoyens
sont condamnés à la prison.
Aussi, en démocratie, un ministre ayant commis un crime ne possède plus la
légitimité, l’intégrité et la crédibilité nécessaires à l’application de la
Loi, ainsi qu’à la bonne conduite de l’État. Le devoir de tout citoyen
responsable consiste alors à le démettre de ses fonctions. Ainsi, comment
le candidat Boisclair peut-il prétendre posséder l’autorité morale
nécessaire à la lutte contre le trafic de drogues et le crime organisé,
deux responsabilités ultimes d’un chef d’État? Notre devoir démocratique,
en tant que membres du PQ, consiste donc à exiger son désistement pour le
bien de notre cause.
Certains partisans de Boisclair semblent plus préoccupés par l’élection de
leur messie plutôt que par la réussite de notre noble idéal. Leur
comportement obstiné présente un réel danger. Ils banalisent le véritable
impact de la consommation de cocaïne avouée par Boisclair, alors qu’il
occupait des fonctions ministérielles, sur l’électorat québécois. Pourtant,
bien que nous ne soyons pas à la veille d’une élection provinciale, 53% des
Québécois, lors d’un sondage récent Léger Marketing, ont signifié qu’ils ne
voteraient jamais pour un candidat au poste de Premier ministre qui aurait
consommé de la coke.
De ce constat, en simple langage mathématique, nous pouvons déduire que
lors de la prochaine élection, le PQ, avec Boisclair à sa tête, ne
profiterait que d’un électorat potentiel de 47%. Sachant qu’historiquement
notre parti récolte en moyenne 42% des votes lors d’une bonne élection,
nous ne récolterions au mieux qu’environ 20% (42% * 47%) du vote populaire
lors du prochain scrutin avec Boisclair comme chef. Donc, le PQ arriverait
loin derrière le PLQ et l’ADQ.
Voilà le réel danger que représente l’élection de Boisclair! Non seulement
le PQ serait relégué au troisième rang avec seulement 20% des voix lors des
prochaines élections provinciales, mais notre rêve d’indépendance serait
relégué aux calendes grecques.
Trop d’hommes et de femmes du Québec se sont battus pour notre
indépendance nationale pour laisser un simple individu entêté la mettre en
péril. Personne n’est plus grand que notre idéal! Si Boisclair ne se
désiste pas de la présente course à la chefferie, les huit autres candidats
doivent exiger le retrait de sa candidature auprès de la présidente
d’élection. À défaut de quoi, chers compatriotes, nous devrons lui
signifier la sortie en exerçant consciencieusement et de manière
responsable notre droit de vote.
Vive l’indépendance du Québec!
ADDENDUM
Le 20% avancé suppose que parmi les 53% de Québécois ayant affirmé
catégoriquement qu'ils ne voteront jamais pour un ex-ministre coké au poste
de Premier ministre, il n'y a aucune discrimination entre les électeurs
péquistes, libéraux, adéquistes, UFP-OC et autres. Les valeurs humaines
fondamentales sont distribuées de façon équivalente chez tous les électeurs
québécois, peu importe leur allégeance politique.
Pour démontrer que le 20% risque probablement de se produire avec
Boisclair à la tête du PQ, ex-ministre coké, voici un bref rappel
historique des résultats du référendum de '95 et de la dernière élection
provinciale de 2003:
Lors du référendum de '95, le Oui a récolté 49,4% des voix. Le taux de
participation était d'environ 94%. La quasi-totalité des souverainistes ont
voté.
À l'élection de 2003, le PQ a récolté 33,21% des voix. Le taux de
participation était de 70,49%. En tenant compte de ce dernier, le PQ n'a
réellement obtenu que 23,41% (0.7049 * 33,21%) de la faveur populaire. Un
nombre important de souverainistes se sont abstenus de voter.
L'appui réel du PQ en 2003 = 23,41%.
Donc, la projection de 20 % du vote allant au PQ lors des prochaines
élections avec Boisclair comme chef, ex-ministre coké, est bel et bien
plausible, en considérant que 53% des Québécois refuseront catégoriquement
de voter pour lui et qu'il ne bénéficiera que d'un électorat potentiel de
47%, toutes allégeances politiques confondues, plutôt que de 100%.
Sachant que plusieurs vrais indépendantistes, dont le nombre risque fort
d'être plus important que l'on ne puisse l'imaginer, quitteront le parti
pour se joindre à la nouvelle formation indépendantiste UFP-OC si Boisclair
est élu, le 20% calculé mis en rapport avec l'appui réel accordé au PQ en
2003 (23,41%) prend tout son sens.
En ce moment, l'indépendance est beaucoup plus populaire que notre parti.
Elle reçoit l'appui de 52% des Québécois.
Boisclair constitue un réel danger, car pour tenir un prochain référendum,
il faudra gagner la prochaine élection.
Avec Boisclair, ex-ministre coké, comme chef et l'arrivée d'un nouveau
parti souverainiste, UFP-OC, le PQ risque fort d'être derrière le PLQ et
l'ADQ à la prochaine élection. Bonsoir l'indépendance!!!
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RÉSULTATS DES ÉLECTIONS 2007:
PQ: 28,3%

Taux de participation: 71,27%

Appui réel au PQ compte tenu des abstentionnistes: 20,2%
Boisclair doit démissionner pour le bien de la cause.
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) --


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1 commentaire

  • Jacques Bergeron Répondre

    28 mars 2007

    Comment ne pas appuyer cette proposition alors que le chef du Parti Québécois s'est montré incapable de convaincre l'électorat indépendantiste de voter pour notre parti.
    André Boisclair ne doit pas hésiter un seul instant à démissionner du poste de président du Parti Québécois.
    Il y même urgence qu'il le fasse rapidement.