Comme des extra-terrestres sur la planète Québec

Anglophones et allophones ne partagent pas notre cadre de références culturelles

Ce qu'ils font: occuper les lieux, sans plus

Actualité indépendantiste


Notre cadre de références culturelles n'est pas partagé par les anglophones ni les allophones. La regrettable conséquence en est qu'il n'y a pas d'échanges véritables possibles autres que superficiellement et jamais dans le sens du partage appréciatif d'un bagage commun.

En quoi consiste ce cadre de références culturelles qui seul permet aux gens la complicité des idées et des impressions? En mille et une petites choses qui forment les éléments d'une culture bien distincte des autres et qui favorisent le rapprochement entre les personnes.

Au cours d'une conversation, on dira: "comme disait Patrick Huard (ou Rémi Girard) dans son dernier film; "as-tu vu les reprises de "la p'tite vie"?; "Joseph Facal a mis le doigt sur le bobo à Bazzo cette semaine"; "Mario Dumont a osé dénoncer telle politique douteuse", "Paul Arcand n'y va pas avec le dos de la main morte", etc.


D'autres parleront entre eux de la dernière chorégraphie de Marie Chouinard, seront abonnés au roman postal de Marie Laberge, compareront avec plaisir "Coke en stock" avec "Colocs en stock" et se retrouveront dans la version québécoise de l'oeuvre de Hergé. Ils seront allés voir la comédie musicale sur les chansons de Beau Dommage, comprendront lorsqu'on fait allusion dans une conversation au Géant Beaupré, à Alexis le Trotteur, à Jos Montferrand de Vigneault, à l'homme fort Louis Cyr, ou au légendaire Bonhomme Sept-Heures.

Certains auront vu Broue de Claude Meunier ou les Belles Soeurs de Tremblay plus d'une fois et en reparleront. On discutera des mérites des disques de Daniel Bélanger, de Brigitte Boisjoli, d'Angèle Dubeau et la Pieta; d'un concert d'Alain Lefèvre ou des Violons du Roy. On essaiera les recettes de Ricardo ou de Josée di Stasio.

Vous voyez-vous aborder un seul de ces sujets avec un anglo/allo? Vous vous frapperez à un mur d'indifférence ou on vous regardera d'un air interloqué et ahuri, sans rien y comprendre. Fin de toute possibilité d'échange. Deux solitudes en effet.


Entre nous, on se comprendra si on parle de "Ti-Poil", de Pierre-Karl à Julie ou ce que représente Michèle Richard dans le monde du show-biz québécois. On dira: bien s'exprimer comme Henri Bergeron, on évoquera avec nostalgie les Beaux Dimanches ou Bobino si on a un certain âge, ou bien Passe-Partout ou le Club des 100 watts avec Marc-André Coallier pour les plus jeunes. On se rappellera en riant les bd d'Astérix ou de Lucky Luke.

On réfléchira à l'humour grinçant et politique de l'humoriste Guy Nantel et on pouffera de rire en racontant un sketch de Marc Labrèche imitant Jean-Luc Mongrain.

Je viens d'énumérer toute une série de référents culturels choisis parmi la culture populaire et savante. Tous ces éléments forment un bagage d'informations qui permet le partage des idées entre les gens, en plus de l'identification à la société à laquelle on appartient. Ils apparaissent à tout moment, pratiquement à chaque phrase. Sans une connaissance mutuelle de ces référents, la conversation tombe à plat, ne suscite plus d'intérêt. On perd le fil. On ne suit plus.

Mais hélas, tous ces aspects de notre riche culture ne trouvent aucun écho lorsqu'on converse avec un anglophone ou un allophone qui par indifférence ou refus d'adhésion s'est fermé à notre monde culturel.

Tous ces non-Québécois (en dépit de ceux qui en revendiquent le titre) ne sont ici que pour occuper les lieux, en tirer profit, et vivre à part replié sur sa communauté (n'ayant aucun intérêt à faire vivre notre culture). Ce sont des agents de canadianisation à la solde de l'idéologie fédéraliste destructrice de notre essence même. Ils contribuent par leur non-participation passive à l'affaiblissement de la vie de notre culture et réduisent les échanges uniquement à leur cadre de références, jamais au nôtre.

La seule solution est pourtant si simple: une nation, une culture partagée, voilà tout.
Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.

En complément de lecture:
Une définition de la culture québécoise: http://www.vigile.net/Une-definition-de-la-culture

Colocs en stock: un Tintin bien de chez nous: http://www.vigile.net/Un-Tintin-bien-de-chez-nous
Illustrations: tableaux de Marc-Aurèle Fortin, Clarence Gagnon et Jean-Paul Lemieux.

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Réjean Labrie850 articles

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Réjean Labrie est natif de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance vertueuse, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le bon peuple.

Plus de 850 articles publiés en ligne ont été lus un million 465 000 fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période dépassant 15 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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27 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    10 janvier 2012

    Très bonnes analyses des deux Luc. Difficile d'en rajouter.
    Dans le cas du Québec, il faut effectivement parler de nation culturelle et non plus de nation ethnique.
    D'abord parce que le mot "ethnique" est loadé, est très péjoratif. Il ne fait qu'alimenter l'hystérie contre nous.
    Ensuite parce que c'est faux: en 2012, y'a plein de Québécois qui ne sont pas d'origine canadienne-française. Alexandra Diaz est d'origine chilienne, Liza Frulla est d'origine italienne, Patrick Masbourian d'origine arménienne, Rachid Badouri d'origine marocaine.
    Mais ils sont tous québécois puisqu'ils parlent comme des Québécois. L'identité culturelle des Québécois a un point commun à tous les Québécois: la langue nationale. Un Québécois ca s'entend.

  • Luc Bertrand Répondre

    10 janvier 2012

    À GV,
    Effectivement, du point de vue pancanadien - et encore plus du point de vue continental - c'est notre nation québécoise (le Québec français) qui constitue une enclave, sans cesse réduite depuis le traité d'Utrecht (1713) - si on considère l'apogée de l'époque de la Nouvelle-France. Depuis que les francophones hors-Québec ont été assimilés ou réduits à l'impuissance, nous sommes effectivement assiégés dans une enclave que le conquérant britannique appelle depuis 1867 la "Province of Quebec".
    Cependant, comme l'article de monsieur Labrie fait implicitement référence au territoire québécois et que la connotation que je donnais au mot "enclave" relevait d'une logique d'occupation (militaire), j'aurais plutôt dû parler de "tête de pont" canadian pour désigner l'espace où se concentre la grande majorité des anglophones du Québec. Tout dépend de la perspective qu'on utilise pour désigner l'occupant et l'assiégé.
    En fait, ce que vous énoncez s'avère la triste et déplorable réalité: notre "bastion" ou notre "village gaulois" se rétrécit toujours de plus en plus, à mesure que les ghettos ethniques anglicisés (car il ne s'agit à peu près pas de vrais anglophones de souche) s'étendent, non seulement sur l'île de Montréal, mais également sur l'île Jésus (Laval) ainsi que dans les couronnes nord et sud de la région métropolitaine de Montréal. Une étude parue l'an dernier dans L'Action nationale démontre que la progression de l'anglais par rapport au français est encore plus rapide autour de Montréal que sur l'île même.
    Le Québec français pourrait effectivement être comparé au Titanic en train de couler. La proue (Montréal) entraîne inéluctablement le reste du bâtiment vers le fond. Étant donné que l'analogie de la situation du Québec français avec le naufrage du célèbre paquebot est universellement reconnue (du moins par les indépendantistes), je trace le parallèle suivant:
    - 1763 (traité de Paris où la France renonce à ses territoires d'Amérique): le Titanic heurte l'iceberg;
    - 1774 (Acte de Québec): les portes "étanches" sont fermées, mais les cinq premiers compartiments de l'avant sont déjà noyés. L'équipage dit aux passagers de première classe que tout est sous contrôle;
    - 1791 (Acte constitutionnel): l'équipage reconnait qu'il faudra évacuer le bateau mais assure qu'il y a assez de canots de sauvetage pour sauver tout le monde;
    - 1837-1838 (Rébellions des Patriotes): l'équipage tente d'empêcher les passagers des niveaux inférieurs de gagner le pont du navire;
    - 1840 (Acte d'Union): l'eau déborde du cinquième compartiment pour se déverser dans le compartiment suivant;
    - 1867 (Province de Québec): l'ingénieur Thomas Andrews reconnaît qu'il est impossible d'empêcher le naufrage, mais le propriétaire de la White Star, Bruce Ismay, avise les passagers de première classe que les secours arrivent et qu'il n'y a pas lieu de paniquer;
    - 1895 (pendaison de Louis Riel): l'eau est visible au bas des escaliers, à partir de la verrière du pont de première classe;
    - 1917 (émeute de Québec): des marins abattent des passagers cherchant à forcer les grillages des escaliers;
    - 1942 (conscription): l'équipage neutralise une nouvelle mutinerie;
    - 1976 (1ère élection du PQ): les passagers envahissent le pont supérieur du Titanic;
    - 1980 (1er référendum): l'équipage assure que les femmes et les enfants seront sauvés d'abord, suivis des hommes et des membres de l'équipage;
    - 1982 (rapatriement unilatéral de la constitution): le chaos s'installe, c'est le chacun pour soi et au plus fort la poche. Des canots descendent à moitié vides, souvent avec des hommes de la première classe;
    - 1985 (perte du pouvoir du PQ): l'équipage bloque l'accès au pont des embarcations;
    - 1994 (reprise du pouvoir par le PQ): les passagers des niveaux inférieurs parviennent au pont des embarcations;
    - 1995 (2e référendum): le Titanic se casse en deux.
    Je préfère ne pas analyser la suite... Il faut rester optimistes! Chose certaine, il reste, parmi les survivants accrochés à la poupe verticale, des membres de l'équipage, mais ils ne convainquent plus personne et ils ne pensent qu'à sauver leur peau. Le dernier espoir des passagers encore vivants (ceux qui ont déjà sauté du "PQ-tanic" et ceux qui s'agrippent encore à la dernière partie encore à flot du navire) est de joindre les canots de sauvetage dérivant au loin ayant encore de la place. En espérant survivre le plus longtemps possible dans l'eau glaciale de l'océan gescaïen!
    Il faut nous souhaiter que Jean-Martin Aussant sera la "Molly" Brown de l'histoire! Car je ne suis pas sûr de quel côté François Legault et ses sinistres acolytes demanderont à leurs naufragé(e)s de ramer... Quant à Jean Charest... Poser la question, c'est y répondre.
    Je vous laisse deviner qui personnifie le sombre et retord Bruce Ismay! En espérant qu'il finisse comme lui!
    Monsieur Potvin, je veux bien remplacer le concept de "nationalisme ethnique" pour "nationalisme culturel" si la langue commune (français) fait partie intrinsèque du terme "culture". C'est certain que le concept de "nationalité" se situe quelque part entre les nationalismes civique, ethnique et culturel, car on peut très bien avoir des Québécois(e)s d'autres origines que canadienne-française qui ont choisi de vivre dans notre communauté en adoptant le français que des canadien)ne)s-françai(e)s du Canada ou d'ailleurs qui choisissent de revenir ou de s'établir au Québec. À l'opposé, les unilingues anglophones, les immigrant(e)s refusant d'apprendre le français et les Canadien(ne)s-français(e)s se considérant essentiellement canadien(ne)s ou concevant le Québec comme une entité subordonnée au Canada ne devraient pas être considéré(e)s comme faisant partie de la "nation québécoise".
    Il faut arrêter d'avoir peur d'appeler les choses par leur nom et que nous cessons de prêter l'oreille aux "bien-pensants" qui font le jeu des WASP du Canada et du West Island en nous faisant hypocritement porter le chapeau de la xénophobie. Les immigrant(e)s ne nous prendront au sérieux que le jour où nous commencerons à nous respecter nous-mêmes comme peuple et nation.

  • Archives de Vigile Répondre

    9 janvier 2012

    M. Labrie constate qu'une majorité d'immigrés sont indifférents à notre culture et ont plutôt tendance à adopter la culture anglo-américaine continentale.
    Ce phénomène est tout à fait normal dans un contexte colonial comme le nôtre.
    Pour y mettre fin, deux conditions : 1) l'indépendance nationale et 2) un taux d'immigration compatible avec notre capacité d'intégration, laquelle est directement, et non inversement, proportionnelle à notre nombre.
    M. Labrie, dans son texte, n'a jamais prétendu qu'il était en principe impossible d'intégrer tout immigré à notre culture. Il a simplement rappelé que, dans le contexte colonial où nous nous trouvons encore, il est utopique de croire en la possibilité d'arracher de la grosse orbite culturelle anglo-américaine pour les attirer dans la nôtre des immigrés que nous recevons au nombre exorbitant de 50 000 et plus par année.
    Il n'y a pas là de quoi fouetter un chat. Aussi M. McNichols Tetreault a-t-il tort de grimper dans les rideaux pour si peu.
    Par ailleurs, certains opposent encore deux conceptions de la nation : l'ethnique (qui serait celle de M. Labrie) et la civique (qui serait celle de M. McNichols Tetreault). Je ne veux pas ouvrir un débat sémantique, mais, enfin, je déplore qu'on ne fasse pas de distinction entre «ethnique» et «culturel». Peut-être ces deux termes sont-ils synonymes selon certains dictionnaires, mais force est d'admettre que, dans l'usage courant et dans la plupart des polémiques, le terme «ethnique» a une connotation biologique qui, justifiée ou non, suffit à donner mauvaise presse aux défenseurs de la nation dite ethnique.
    Pour ma part, je préfère parler de «nation culturelle», c'est-à-dire d'une collectivité caractérisée non par l'unité d'origine, mais par l'unité de culture.
    Si l'attachement à une unité d'origine a quelque chose qui au mieux frise le ridicule et au pire confine au racisme, en dira-t-on autant de l'attachement à une unité de culture ? La diversité culturelle importe d'abord et avant tout à l'échelle mondiale. À l'échelle nationale, tout comme la diversité linguistique, elle relève des libertés individuelles, rien de plus, et ne saurait être définie comme une caractérique même de la nation, comme un élément de son identité.
    Si j'émigrais au Danemark, je suis sûr que les Danois, en gens civilisés qu'ils sont, reconnaîtraient volontiers mon droit de jaser en français avec d'autres personnes dont ce serait la langue maternelle de même que mon droit de vibrer à ma culture d'origine, canadienne-française ou québécoise. Mais je ne doute pas non plus qu'en gens normaux qu'ils sont, ils ne se reconnaîtraient jamais le pseudo-devoir de créer, au coeur même du Danemark, un Québec format réduit à l'intérieur duquel moi et mon éventuelle descendance aurions la garantie de rester bien à l'abri de la culture danoise.
    Soyons bien clairs. Se faire assimiler dans son propre pays, c'est une épouvantable tragédie. Se faire assimiler dans un pays où l'on a décidé de s'installer, c'est peut-être un peu triste, mais, si cela se fait dans le respect des libertés individuelles, c'est somme toute dans l'ordre normal des choses.
    La diversité culturelle, je le répète, c'est à l'échelle mondiale qu'il importe de la sauvegarder. Et j'irais même jusqu'à affirmer que cette diversité culturelle à l'échelle mondiale a pour condition préalable et incontournable l'unité culturelle à l'échelle nationale.
    Luc Potvin
    Verdun

  • Archives de Vigile Répondre

    9 janvier 2012

    Réaction à M. Luc bertrand qui écrit :
    «...le Québec français et une enclave canadian (un bastion anglophone autonome),...» Je ne crois pas que les anglophones au Québec se sentent enclavés dans un pays qui n'est pas le leur. Ils vivent au Canada et aucune frontière ne sépare le Québec du reste de ce grand pays auquel ils s'identifient. Ce serait plutôt le contraire qu'il faudrait comprendre : Les enclavés sont les francophones du Québec. Ça me paraît pourtant évident et l'enclave se referme de jour en jour sur eux. Les anglophones n'ont pas ce problème.
    Cordialement,
    GV

  • Luc Bertrand Répondre

    9 janvier 2012

    Pour poursuivre sur l'axe de référence cité par RCdB, on assiste, effectivement, à une opposition entre deux visions du Québec: la nation ETHNIQUE défendue par monsieur Labrie vs la nation CIVIQUE défendue par monsieur McNicholls-Tétreault.
    Ce débat nous ramène à celui tenu lors de la course à la direction du PQ en 2005 opposant André Boisclair, d'une part, Jean-Claude St-André, Ghislain Lebel, Pierre Dubuc et Gilbert Paquette d'autre part. Le premier plaidait pour un nationalisme CIVIQUE et les autres candidats pour un nationalisme ETHNIQUE basé sur les racines canadiennes-françaises du Québec.
    Malheureusement, on sait comment tout s'est terminé. Boisclair a tenté de faire passer les défenseurs de l'identité québécoise comme des nazis ou des KKK (en affirmant refuser un pays où l'appartenance serait basée sur des liens du sang) et les médias ont cherché à minimiser l'importance du débat en taxant les opposants de Boisclair de "candidats marginaux".
    En choisissant comme chef un "bon-ententiste" du point de vue linguistique, le Parti québécois, rappelons-le, s'est fait carrément damer le pion par Mario Dumont et l'ADQ lors du fameux débat sur les "accomodements (dé)raisonnables", beaucoup de nationalistes, déçus par la molesse du PQ, se sont tournés vers l'ADQ dans l'espoir de battre le gouvernement Charest lors de l'élection de mars 2007.
    Pourtant, le problème de l'identité québécoise reste entier depuis que les médias ont fustigé de xénophobie les "pur(e)s et dur(e)s" au lendemain de la fameuse déclaration de Jacques Parizeau sur "l'argent et DES votes ethniques". À force de chercher à éviter la condamnation des médias en s'assumant pour ce que nous sommes, nous avons évacué carrément la question depuis 1995. La défaite de Bernard Landry lors du débat des chefs de l'élection de 2003 est directement attribuable au piège tendu par Jean Charest, alors qu'il a manqué de courage en n'appuyant pas la dernière intervention de Jacques Parizeau auprès de cégépien(ne)s.
    La réalité est qu'il y a effectivement DEUX nations (plus si on tient compte des Premières nations, mais c'est un autre débat tout aussi important) occupant le même territoire: le Québec français et une enclave canadian (un bastion anglophone autonome), toutes les deux se réclamant comme "milieu d'accueil" pour les immigrant(e)s. À part une minorité bien intégrée et heureuse chez nous, il reste toujours une majorité d'anglophones qui sont frappés du complexe de supériorité des descendants de Wolfe qui n'ont pas à se soumettre à la langue du peuple "inférieur", fut-il majoritaire au Québec. Pour cette enclave "rhodésienne", le véritable pays est le Canada et le seul gouvernement légitime celui d'Ottawa.
    Si nous avons autant de misère à nous faire respecter et à être solidaires, c'est parce que trop d'entre nous font passer leur bien personnel (carrière, fortune et prestige) avant, sinon exclusivement, leur fierté en tant que peuple. Il y a encore trop de "French Canadians" de service et ce sont eux qui ont remplacé les unilingues anglophones au sein des conseils d'administration des grandes entreprises et institutions financières.
    Et, aujourd'hui, avec les tergiversations de Pauline Marois sur l'anglais au secondaire et au cégep, alors que nos jeunes peinent déjà à écrire et parler un français compréhensible pour les nouveaux arrivants, le message envoyé n'est guère mieux. Tellement que, certains jours, Jean Charest arrive à faire croire qu'il est davantage fier de notre langue que celle qui prétend nous conduire vers la liberté en tant que peuple et nation!
    La réalité, messieurs McNicholls-Tétreault, Farid et RCdB, c'est que tant que le Québec restera une province canadienne, nous laissons Ottawa désinformer les immigrant(e)s sur la réalité québécoise et leur indiquer que l'anglais est la seule langue vraiment nécessaire à maîtriser. Effectivement, c'est vrai qu'on ne peut seulement blâmer les immigrant(e)s pour s'intégrer aux ghettos allophones ou à la minorité anglophone. Ils ne font que chercher à trouver un avenir meilleur que dans leur pays d'origine ou de départ. Si nous voulons que les choses changent, c'est à nous, les Canadiens-français de souche et les immigrant(e)s qui ont choisi, malgré tout, d'être solidaires à notre lutte d'émancipation ou de la respecter, de se réveiller.
    Pour qu'il y ait intégration, il doit également y avoir un modèle de société à présenter qui se respecte pour que cette intégration se fasse. Si nous "switchons" toujours à l'anglais dès qu'un(e) immigrant(e) peine à nous répondre en français, nous ne nous rendons pas service en tant que peuple pas plus que nous incitons cet(te) immigrant(e) à joindre notre communauté. Les immigrant(e)s se sentent démuni(e)s lorsqu'ils arrivent dans leur nouveau milieu, leur première préoccupation est de survivre, pas de s'ingérer dans une lutte entre francophones et anglophones qui leur est étrangère.
    Tant que nous sommes dépossédé(e)s du pouvoir d'intégration des immigrant(e)s en demeurant une PROVINCE (à plus forte raison avec un gouvernement fédéraliste), la survie de notre langue et de notre identité passe nécessairement par un nationalisme ETHNIQUE. Ce n'est que lorsque nous aurons nous mêmes le pouvoir de naturalisation et d'intégration des immigrant(e)s et que ceux-ci auront démontré leur loyauté aux fondements et valeurs de notre nouveau pays (celles que nous nous donnerons dans notre constitution québécoise) que nous pourrons enfin devenir une nation normale comme les autres, une nation CIVIQUE.

  • Réjean Labrie Répondre

    9 janvier 2012

    M. Jonathan Godin a rédigé un article fort éclairant sur la notion d'identité québécoise, qui fait la différence entre la définition civique (simple occupation d'un territoire donné) et la définition d'appartenance culturelle:
    http://www.vigile.net/Questions-d-identite#forum65036
    Réjean Labrie

  • Marcel Haché Répondre

    8 janvier 2012

    @ RCd B
    Pour paraphraser un sinistre individu : le Canada français n’existe plus depuis longtemps, il ne reste que des canadiens-français.
    Quelle importance s’ils s’appellent eux-mêmes québécois ou canadien-français.
    Le fleurdelisé est bien plus que le drapeau de la province de Québec, c’est Notre étendard à Nous. Que les Acadiens ou les franco-Ontariens aient leurs symboles distinctifs ne les empêchent pas de reconnaître la spécificité du fleurdelisé pour eux aussi. Même les canadiens-anglais du défunt Canada anglais savent cela.
    Si vous alliez dans le Niagara un 01 Juillet, vous verriez souvent flottez le Red Ensign. Des Anglais ? Des Ontariens ? Des Canadiens ?
    S’cuzez mais…c’est pas à vous ni à moi de les nommer…Même chose pour Nous…

  • Archives de Vigile Répondre

    8 janvier 2012

    Deux conceptions de la nation s’opposent ici, d’une part celle de M. Labrie, basée sur l’histoire et la filiation d’un groupe humain, et d’autre part celle de M. McNichols-Tétreault basée sur l’appartenance ou l’identification à un État.
    En gros, pour M. Labrie, est Québécois l’héritier de la nationalité canadienne-française; pour M. McNichols-Tétreault, est Québécois tout citoyen du Québec.
    Et bien, c’est ce dernier qui a raison. De par la Loi, le peuple du Québec est formé de l’ensemble des habitants du Québec et spécifiquement de la communauté anglophone avec ses droits et ses institutions. C’est là l’essence même de la nation québécoise, qui donc, par conséquent, est au moins bilingue et assurément multiculturelle.
    Aussi, ce que je suggère aux nationalistes comme M. Labrie, est de revoir leur discours.
    Vous voulez vous adresser aux Canadiens-Français? Et bien faites-le nommément.
    Vous voulez défendre les droits des Canadiens-Français? Et bien dites-le clairement.
    Vous voulez faire du Québec l’État national des Canadiens-Français? Et bien annoncez-le sans détour.
    Et faites-le vite, car bientôt, il n’y aura plus rien de la nation française que nous formions naguère.
    RCdB

  • Réjean Labrie Répondre

    8 janvier 2012

    M. McNichols Tétrault,
    Je n'ai pas le temps de réfuter un à un vos arguments.
    Je vous invite plutôt à relire mes articles qui ont tous à coeur la sauvegarde de notre peuple fondateur contre les menaces de l'assimilation active:
    http://www.vigile.net/_Labrie-Rejean_
    Relisez aussi les commentaires de situations vécues au quotidien que les gens ajoutent à mes textes pour mieux comprendre la situation. Votre vision idéaliste du bon-immigrant-atout-pour-la-société-d'accueil vous joue des tours et vous met des oeillères tout le tour de la tête, pauvre monsieur.
    Les gens réagissent positivement à mes article parce que je fais fi de toute rectitude politique et ose décrire les problèmes tels qu'ils se présentent dans la réalité concrète, pas comme certains bien-pensants qui pratiquent l'auto-aveuglement cherchent à nous le faire croire.
    Je respecte les allophones et les anglophones pris individuellement; ce sont des êtres humains comme vous et moi. Mais lorsque pris en nombre élevé qui forme une masse monolithique, on s'aperçoit qu'ils contribuent par leur indifférence ou leur opposition clairement affichée à l'assimilation, la louisianisation (phénomène quasi imperceptible à prime abord, surtout à ceux qui ont les yeux volontairement bandés) de notre peuple, il faut avoir le courage de le constater et de proposer les mesures qui s'imposent. Ils ont eu 40 ans pour s'intégrer avec des résultats à peu près nuls. La chose parle d'elle-même.
    Si on met en application votre vision idéalisée, tout le Québec sera semblable à l'île de Montréal d'ici 20, 30 ou 50 ans. Est-ce là ce que vous désirez si ardemment?
    Et qu'est-ce que cette forme de nationalisme abâtardi que vous revendiquez qui n'a pas a coeur la préservation de son peuple fondateur mais bien sa dilution graduelle jusqu'au néant?
    Mes respects,
    Réjean Labrie

  • Archives de Vigile Répondre

    8 janvier 2012

    Pis après ça, ils viennent nous dire de nous ouvrir sur le monde, alors qu'eux l'ignore, misère.

  • Marcel Haché Répondre

    8 janvier 2012

    Le problème avec certains indépendantistes, c’est la québécitude. Cela leur fait considérer le West Island comme québécois, mais les franco Ontariens et les Acadiens comme des étrangers.
    L’indépendance, c’est bon pour tout le monde— mais d’abord notre monde, Nous.
    Ici,c’est à Nous que devraient se joindre les nouveaux arrivants, pas à Eux ! Et pour cela, c’est à Nous qu’il incombe de faire LE premier pas en avant vers notre liberté, Nous serions sans doute surpris alors d’être suivis et accompagnés bien plus que Nous l’estimons. Mais il Nous faut tracer le chemin par en avant : se mettre un pied devant l’autre, ce n’est pas comme toujours faire un pas de côté… Souhaiter prendre le pouvoir provinciale pour en faire le pouvoir nationale, c’est bien différent que de rester sur la touche de la rectitude, au plus grand profit des fédéralistes, mais en se disant indépendantiste.
    Si l’indépendance était une affaire qui Nous concernait—et cela Nous concerne mon G.-- c’est-à-dire faire Notre indépendance plutôt que l’indépendance d’un État, ce qui est seulement assurer sa souveraineté sur un territoire, si c’était Nous qui étions au cœur du Projet, Nous pourrions être au cœur de l’action et d’un véritable premier pas en avant de notre gouvernement. Nous cesserions d’être mêlés, tout un peuple cesserait de l’être, et les indépendantistes les premiers cesseraient de s’emmêler à tous les 15 jours entre avoir un État et avoir plus d’État.

    40 ans de marche forcée pour « plus d’État » n’ont pas fait aboutir notre État. Cette marche à « plus d’État » est devenue absurde. Nous Nous retrouvons sans défense. Les partis politiques ont failli à tous leurs devoirs. Ils y manquent encore. Des indépendantistes sont encore à la traîne du West Island. Incroyable ! Et le P.Q. bat la marche. Pitoyable !
    On Nous fait pourtant la guerre depuis au moins…très longtemps. Wake up. Du nerf !
    M. Labrie, vous avez mon appui.

  • Gérald McNichols Tétreault Répondre

    7 janvier 2012

    Cher Monsieur,
    Je devais m'y attendre en vous attaquant de front : vous alliez reprendre vos procédés diffamatoires habituels pour essayer de me discréditer en racontant des âneries à mon sujet. Vous avez bien besoin de vous rassurer n'est-ce pas ? Mais vous ne réglerai pas mon cas par la calomnie comme vous le faites avec les Québécois qui sont différents de vous ou ne partagent pas vos goûts pour le pâté chinois ou le pouding chômeur.
    Vous pouvez lire les deux douzaines d'articles que j'ai écrits sur Vigile et vous verrez que je n'ai pas à avoir honte de mon engagement en faveur de l'indépendance du Québec. Un Québec libre et ouvert sur le monde. Il est cependant vrai que le nationalisme chauvin et xénophobe me dégoûte. J'ai bien écrit clairement sur Vigile qu'il fallait cesser de cogner sur les personnes tout en prenant les moyens de recevoir les services en français dans les commerces et institutions sur tout le territoire du Québec.
    En ce qui concerne le Hockey ou la Banque Nationale, ce sont des institutions privées. À nous de nous en distancier et de cesser de se comporter comme des victimes en allant s'agenouiller pour obtenir un peu plus de miettes de français. Ces institutions commerciales et privées devraient être contraintes de respecter les lois du Québec dont la Loi 101 à moins que leur charte soit canadienne. Dans ces deux cas en tant que client, on est libre d'aller ailleurs, ce ne sont pas des services essentiels. Le jour ou le Québec sera un pays, ces chartes devront être québécoises et le gouvernement québécois pourra prendre les mesures requises pour faire respecter la langue de travail. En ce qui concerne le Hockey, rien ne nous empêche de créer une ligue francophone et Québécoise. On pourrait même le faire avec des équipes européennes et russes.
    En ce qui concerne la bière, il y a longtemps que nous nous sommes votés les lois qui enlevaient le monopole de la bière à la famille Molson, héritiers directs de la Conquête britannique et rien ne nous empêche de boire de la bière des brasseries artisanales dont les produits sont de bien meilleure qualité. Il y a eu le Boston Tea Party, il pourrait bien y avoir un jour le Montreal Ale Party ou on aurait jetée leur bière à l'eau et eux avec. Mais la bière endort alors que le thé réveille et ceci peut expliquer pourquoi cela n'est pas arrivé. Mais pourquoi donc aller s'agenouiller devant ces gens-là ? Pourquoi faut-il toujours s'humilier en quêtant quelques lignes de français et une version française du "O" Canada ??? Nous voilà retombé dans le bon vieux nationalisme canadien-français des chaumières de l'ancien temps. Faut avoir vu le film de Falardeau sur le Temps des Bouffons pour comprendre qu'il n'y a rien à attendre de ces colonialistes obsolescents comme le disait La Boétie : Ils sont grands parce que nous sommes à genoux.
    http://www.youtube.com/watch?v=0STEvvYZtY0
    Par contre le plus grand scandale est celui de la Caisse de Dépôt parce qu'elle nous appartenait encore jusqu'ici, qu'elle a une charte québécoise et qu'elle est un service essentiel pour tous les Québécois. Pourtant elle est en train de nous échapper. Voilà un exemple de notre déliquescence qui n'a rien à voir avec Montréal ni avec les allophones mais qui arrive seulement parce qu'on permet à nos élus de faire cela. Et surtout parce qu'à deux reprises, un nombre insuffisant de Québécois francophones a appuyé le projet de faire du Québec un pays libre.
    Les 400 personnes qui fréquentent le site QUÉBEC PAYS LIBRE ET DÉMOCRATIQUE que j'anime depuis juin 2011 peuvent témoigner de mon engagement sans réserve envers l'indépendance du Québec et de la démocratie. Le terme "fédéralisme" auquel vous essayez trompeusement de m'associer n'a rien à voir avec moi. J'ai aussi signé le Manifeste pour un Québec laïque. Quand vous affirmez que je défends le communautarisme fédéraliste ou le fédéralisme communautariste, vous commettez une affirmation calomnieuse.
    Tous mes textes font mention de mon intérêt pour les personnes humaines de toutes origines en dehors de toute considération d'ordre religieuse ou communautaire qui divisent au lieu de réunir la nation. Je suis opposé à la création de ghettos communautaires. Je trouve le régime des accommodements raisonnables stupide et dangereux.
    J'ai bien dit plus d'une fois que chaque personne porte une histoire individuelle, et que cette histoire m'intéresse. Je ne veux rien savoir de leur appartenance ou de leur discours religieux. Les gens qui cataloguent les autres par leur religion ou leur origine ethnique font le jeu du communautarisme qui exclut au lieu de rassembler. Faire l'apologie du blanc européen québécois de souche francophone c'est aussi faire le jeu de communautarisme. Le discours communautariste rend impossible la république. Il en est de même du discours nationaliste chauvin et xénophobe. Alors si vous voulez m'attaquer, faites-le sur des vérités et non sur des affirmations mensongères.
    Que vous le vouliez ou non, les anglophones du West Island sont autant des Québécois que les habitants du Témiscouata ou les Inuits de l'Ungava. Il en va de même des autochtones et des allophones qui se sont installés parmi nous afin de devenir des Québécois au même titre que vous et moi. Il nous appartient en tant que majorité francophone à leur donner les outils et les infrastructures d'accueil (santé, éducation, reconnaissance des compétences, encadrement culturel etc.) pour qu'ils apprennent le français, la culture francophone et québécoise et l'histoire du Québec. Il faut apprendre à les connaître, s'intéresser à eux pour autre chose que leur couleur ou leur religion, il faut se rapprocher d'eux parce que la culture ne s'impose pas, elle se partage. On ne peut pas imposer de loi assimilatrice. L'intégration se fait une personne à la fois par l'échange, le travail, l'amitié, le commerce, les loisirs, les mariages, l'école etc. Nous avons aussi énormément de choses à apprendre d'eux. Il faut prendre le temps. L'inverse consiste à se refermer sur nous-mêmes et à les laisser être récupérés par le système canadien qui au lieu de les accueillir les confine à leur communauté. C'est une stratégie de perdants. Plus vous jugez les gens de façcon péremptoire, plus vous les éloignez de vous, de nous. En faisant cela vous devenez responsable de leur éloignement de notre culture.
    Monsieur Labrie, vous devez réaliser que, peut-être sans en être conscient, vous pratiquez une forme de nationalisme blessant, chauvin, populiste et xénophobe. Les Québécois ne sont pas majoritairement comme vous. Vous blessez profondément beaucoup de personnes. Vous défendez des valeurs contraires à celles des institutions comme l'UNESCO et les Nations Unies. Vous fournissez des arguments èa ceux qui attaquent Vigile. Vous utilisez dans vos publications des sophismes et la manipulation des images blessantes de façon trop récurrente pour qu'on puisse vous donner le bénéfice du doute. Cela fait un tort immense au projet indépendantiste. Nos ennemis se servent de vos propos pour nuire à notre projet de pays. Ou bien vous êtes inconscient du tort que vous causez au projet de faire du Québec un pays, ou bien vous rêvez sincèrement d'une impossible société épurée de tout ce qui vous est personnellement étranger. Tout cela pue la grande noirceur, la Patente, le Cheuf et ce vieux rêves d'une "Bonne dictature", bref tout ce contre quoi la génération de mes parents se sont battus pour amener au pouvoir l'équipe de Jean Lesage en 1960 et mettre en oeuvre la Révolution Tranquille.
    Bref vous cherchez à diviser les Québécois au lieu de chercher à les réunir et en cela vous nous faites reculer alors que devant nous se trouve l'indépendance.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2012

    «Isolé dans votre capitale blanche et pure vous vous faites une idée fantasmatique des minotités linguistiques»
    D'évidence, vs ne venez pas souvent à Québec et vous nagez dans les préjugés et l'ignorance crasse!
    En 2006, la ville de Québec comptait plus de Noirs que 5 États américains! Oui, oui, la ville du Maire Labeaume, comptait en 2006, plus de Noirs que dans tout le Montana, le Vermont, le Wyoming, le Dakota du Nord et Dakota du Nord. En 2012 on a sans doute devancé l’Idaho et on se dirige vers le Maine.
    http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/demo53b-fra.htm
    http://www.ipoaa.com/us_black_population.htm
    http://www.vigile.net/Quebec-ville-trop-blanche
    Chaque jour à Québec, je croise des femmes voilées et j'entends parler espagnol. Québec, n'est plus la ville blanche et homogène qu'elle était jusqu'en 1999. C'est terminé. On vient d'effacer 400 ans d'histoire. Québec ne sera plus jamais la ville homogène qu'elle a été pendant 4 siècles. C'est terminé. Et ca va très vite.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2012

    Je travaille pour un laboratoire qui est situé dans l'ouest de Montréal. Tout ce beau monde qui y oeuvre:
    -Ne lise pas les journaux francophones du Québec.
    -N'écoute pas la radio francophone du Québec.
    -Ne regarde pas la télévision francophone du Québec.
    -Ne magazine pas ni chez Jean-Coutu, ni chez Ro-na, ni chez Métro, ni chez Réno-Dépôt.
    -Ne vont manger chez Saint-Hubert.
    -N'achète pas de livres écrits par des auteurs francophones du Québec.
    -Sont incapables de nommer un artiste québécois francophones, un politicien du Québec, un écrivain, un journaliste.
    -Ne sont jamais allés ni dans la Beauce, ni au Saguenay, ni dans le Bas Saint-Laurent, ni en Mauricie, ni en Estrie et ni sur la Côte-Nord et la Gaspésie, on oublie ça. Ils ne savent même pas où se situe ces régions.
    Avouez que cela peut devenir irritant lorsque plusieurs d'entre eux habitent ici depuis 15, 20 et 30 ans. Qu'ils sont incapables de vous dire bonjour à votre arrivée. Que plusieurs d'entre eux sont des enfants de la loi 101 mais comme il n'y a pas de volonbté politique au niveau de la langue de travail, ils parlent entre eux en anglais.
    Ya des fois où j'ai le feu dans le c...

  • Claude Richard Répondre

    7 janvier 2012

    Quelle charge injustifiée de Gérald McNichol Tétreault contre la lettre de Réjean Labrie qui ne fait que mettre en lumière une situation déplorable. Cette lettre, même si elle peut paraître dure vis-à-vis des anglophones et des allophones, constate simplement un fait. De toute évidence, M. Labrie souhaite que la situation change et que les allophones cessent de s'accointer avec ceux qui oeuvrent à notre disparition. Il veut que notre culture soit "partagée". En dépit de ce que dit GMT, je crois que Gérald Godin aurait appouvé l'essence des propos de M. Labrie.
    Les ennemis du français sont prompts à trouver du racisme et de l'exclusion dans toute critique qui met un tant soit peu en cause les allophones et anglophones. C'est un trait des plus déplorables et des plus détestables. C'est nier la liberté de parole et le droit de dire les choses telles qu'elles sont. Yves Michaud a amèrement goûté à cette médecine. Quand va-ton s'affranchir de cette pseudo-rectitude politique?
    J'invite monsieur McNichols Tétreaut à respirer par le nez et à relire les textes qui semblent le déranger à première lecture. Il verrait peut-être que les intentions malveillantes qu'il y décèle ne sont que le fruit de son imagination.

  • Réjean Labrie Répondre

    7 janvier 2012

    Je découvre avec joie que nos amis de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal viennent d'ajouter mon article à la une de leur site (et je les en remercie):
    http://www.ssjb.com/contenu/comme-des-extra-terrestres-sur-la-planete-quebec-anglophones-et-allophones-ne-partagent-pas
    Réjean Labrie

  • Réjean Labrie Répondre

    7 janvier 2012

    À tous les commentateurs,
    vous confirmez mon constat par vos observations faites au quotidien. Et chaque visite subséquente que je fais à Montréal accentue davantage le malaise.
    Combien de temps encore certains joueront-ils au jeu de l'autruche, comme peut-être Monsieur Gérald McNichols Tétreault qui tient toujours un discours typiquement fédéraliste multiculturaliste qui met en péril notre nation (ses textes en ce sens en font foi: http://www.vigile.net/_McNichols-Tetreault-Gerald_ ).
    Vous y remarquerez que nombre de ses articles s'opposent à d'autres auteurs qui défendent le nationalisme qui penche trop à son goût vers la sauvegarde de notre peuple.
    M. McNichols Tétreault a beau être de bonne foi dans son "ouverture inclusive bien-pensante", en réalité il fait le jeu des assimilateurs du peuple québécois. Je l'invite à mieux observer la réalité de la dégénérescence de l'île de Montréal et à bien y réfléchir.
    Réjean Labrie

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2012

    Merci et bravo Gerald McNichols Tetreault.Vous avez dit ce que je pense de cette personne .Je n'ai rien à ajouter. Des fois c'est très décourageant de lire ses articles lorsqu'on se bat chaque jour pour sensibiliser les nouveaux arrivants à notre beau futur pays depuis plus de 10 ans et que chaque contenu des articles comme ceux de Réjean nous sont jettés à la face comme contre argument par nos adversaires .La seule chose que je leur dit c'est de ne pas GENERALISER .Alors Monsieur REJEAN SVP pour la bonne cause je vous demande au moins d'arrêter de GENERALISER pour un minimum de respect aux nouveaux arrivants qui viennent nous rejoindre dans notre combat .....même si ce n'est pas par millier pour le moment.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2012

    Radio-Canada a commencé à nous présenter sa série sur les Bons Indiens. A la fin de l’émission, une “juive” montréalaise raconte son histoire, dans un français raboteux et minimaliste.(en fait, elle ne parle pas français même si elle est montréalaise)
    Née sur une réserve du Manitoba, il y a une trentaine d’années, elle a été adoptée à l’âge de 2 ans par une famille juive de Montréal. Lorsqu’on lui demandait son identité, son père lui avait dit de répondre: “israélienne”

  • Archives de Vigile Répondre

    7 janvier 2012

    Radio-Canada a diffusé Le coeur d'Auschwitz cette semaine. L'héroine du film, une survivante de l'Holocauste, vit à Montréal depuis 60 ans! Elle ne parle toujours pas francais. Sa fille, née icite, ne parle pas français non plus. Pourtant, l'une des dames importantes du film, une vieille isréalienne, aussi survivante de l'Holocauste, parle français couramment! Mais elle, elle vit en Israel!
    A la fin du film, l'héroine et sa fille vont visiter une classe française de Montréal qui ont fait une petite cérémonie pour honorer la dame. Eh ben, elle est incapable de dire un mot en français!
    60 ans à Montréal!

  • Gérald McNichols Tétreault Répondre

    6 janvier 2012

    Monsieur Labrie, comment pouvez-vous parler aunsi des allophones et anglophones québécois ? En faisant cela vous détruisez le pays que nous essayons de construire. En premier lieu, avec le type de discours raciste et digne de Jean-Marie Lepen, ne soyez pas surpris que les gens que vous méprisez n'aient pas envie de parler littérature ou télévision avec vous. Isolé dans votre capitale blanche et pure vous vous faites une idée fantasmatique des minotités linguistiques qui n'a rien à voir avec la réalité mais qui se fait l'écho des radios poubelles qui sont la plus grande création culturelle de votre paradigme. Vous propagez votre ignorance digne de la grande noirceur à pleine page sur Vigile. Vous manipulez les images pour faire de l'intoxication. À propos, votre version québécoise de Tintin "Colocs en Stock" est une infamie sans intérêt contre la langue française même dénoncée par l'auteur Michel Tremblay, qui n'est ni allophone ni anglophone. C'est bien vrai que plusieurs canadiens du ROC ne nous comprennent pas dans nos particularismes québécois alors qu'ils prétendent nous représenter sur la scène mondiale ce qui est révoltant. Mais savez vous qu'il y a des québécois francophones dans votre belle capitale de Québec qui ne jurent que par la culture américaine, qjui méprisent la culture québécoise, alors vous faites fausse route quand vous accusez les immigrants allophones et les anglophones. Si vous connaissiez mieux Montréal vous sauriez à quel point il y a des des anglophones qui travaillent et rendent des services en français, des personnes sans préjugés et affables qui contribuent à la vie économique et culturelle montréalaise. Vos erreurs démontrent que vous parlez de Montréal sans connaître cette ville. Bien plus en semant mépris et préjugés vous mettez en cause la paix sociale au Québec et je me demande bien à qui profite tous vos efforts. Dans certains coins reculés des États Unis il y a des groupes de suprématistes qui encouragent la haine. Enfin personne ne demeure allophone toute sa vie. Les allophones adoptent l'anglais ou le français. Mais quand ils rencontrent des gens qui répètent le même discours que vous, je me demande comment ils peuvent avoir envie de se joindre à nous. Vous semblez ignorer qu'à chacune de vos interventions scélérates vous blessez profondément des personnes humaines. C'est là quelque chose qui contredit toute la belle culture québécoise que vous prétendez défendre qui en l'absence de respect de l'autre n'a pas de sens. Le poète Gérald Godin a passé sa vie à combattre vos idées.

  • Archives de Vigile Répondre

    6 janvier 2012

    Pablo,
    Si on se décide à faire le Pays du Québec, on expliquera aux postulants à l'émigration, chez eux, qu'ils doivent d'abord connaître le français et passer un test de connaissances de base du pays.
    La confusion que vous connaissez vient du fait que le Canada refuse l'État français que nous constituons déjà et qu'il considère comme une menace à son unité en tant que pays de langue anglaise, notre voisin qui, au mieux, nous ignore.

  • Archives de Vigile Répondre

    6 janvier 2012

    Je reconnais très bien le problème.
    Alien Nation.
    Ce phénomène est commun dans beaucoup de pays d'Europe.
    Même aux États-Unis, la culture américaine proprement dites est stéréotypée. Hollywood n'est pas américain.
    Je dois ajouter que je suis moi-même en dehors de la culture que vous citiez : Je n'ai plus de télévision depuis belle lurette. Je n'ai jamais développé d'intérêt fort pour le hockey. Je viens de recevoir un appel à la manif de dimanche soir au Forum pour du hockey en français. Je n'irai même pas.
    Le CH, c'est la culture du Alien Nation. Fondée par des Anglos pour y parquer des Canadiens Francais avec des Irlandais. Son propriétaire de fait de longue date est la famille Molson. Leur fortune fut fondée sur l'abrutissement du peuple par l'alcool, appliquant la recette du gin qui abrutissait les masses cockney du Royaume-Uni. Je me rappelle particulière l'alliance de leur ancêtre John Jr. à Peter McGill pour écraser "the Mob Power", c'est à dire la démocratie en organisant un coup d'état avec le Doric Club. Les réactions ont mené aux "Troubles" de 1837-1838. Une grosse chape de plomb fut appliquée dessus. Qui peut en parler communément dans notre culture ? Non seulement j'ai cultivé le désintéressement du hockey, aussi je ne bois généralement pas de bière, et j'évite d'acheter Molson.
    Aussi le centre Bell organise beaucoup de "shows" de musique. Je ne suis pas un amateur de musique "populaire".
    Metallica, Kiss, Bowie, etc, c'est peut-être ma génération. Cependant, je n'ai jamais cherché à les écouter, sans doute une répulsion naturelle face à ces "aliénations" de l'esprit.
    Notre patriotisme est une lutte de réaction envers les deux John Molson et Peter McGill, ainsi qu'envers le rapport Durham. Pour comprendre l'aliénation, il faut savoir que les premiers cités étaient membres de la Loge St.Paul #374, anglophone, qui refusait de s'attacher à la Grande Loge du Québec, pour conserver un lien direct avec la la Grande Loge Unie d'Angleterre, dont Lord Durham fut le Grand Maître.
    http://www.mbetv.com/wp-content/uploads/2010/06/Durham.jpg
    Faire effacer l'identité nationale et religieuse en la refaçonnant par assimilation et en inondant le pays d'immigrants du Royaume-Uni ou d'Europe, c'était la solution Durham. Une solution tout de même semblable aux objectif du mouvement des Illuminati de Révolution Mondiale et de Nouvel Ordre mondiale, avec lequel la franc-maçonnerie anglaise dite "Régulière" n'est pas supposée entretenir de relations à cause des balises d'Anderson.
    Maintenant, quelle relation avec l'industrie du spectacle entrenue par le centre Bell ? Je vous invite à visiter le site http://theindustryexposed.com/ qui fait remarquer beaucoup de choses (et c'est à vous de juger), mais surtout de lire les paroles de la chanson Imagine des Beatles qui transpire l'esprit de Durham.
    Maintenant quand vous entendez un chroniqueur parler des discussions qui se passe dans les loges du Canadien, demandez-vous le sens du mot "loge". Et sachez que ce qui se discute dans les vestiaires du hockey, doit rester dans les vestiaires du hockey. Avis aux femmes journalistes, leur présence n'est pas désirée dans les vestiaires des hockeyeurs, parce que non-conforme à la règle maçonnique régulière.
    Je suis comme un étranger parmi mon propre peuple, parce que j'ai rejeté l'alié-nation. Mon esprit en est d'autant plus libre.

  • Archives de Vigile Répondre

    6 janvier 2012

    Je ne sais pas trop où placer cette entrevue très intéressante se rattachant à votre article et qui selon moi est importante:
    Mario Beaulieu et Benoit Dutrizac au sujet de la manifestation en face du Centre Bell demain samedi le 07-01-2012 à 17hres pour dénoncer le manque de respect des dirigeants du club de hockey Canadian envers le peuple francophone du Québec.La nomination d'un entraineur unilingue anglophone à la barre de l'équipe est la goutte qui a fait déborder le vase après la Caisse de Dépôt et Placements,la Banque Nationale et le financement des contrevenant à la loi 101.Non seulement ils ne partagent pas notre cadre de références culturelles mais ils se sentent en sécurité de le détruire.
    Manifestation demain devant le Centre Bell
    http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=120737

  • Archives de Vigile Répondre

    6 janvier 2012

    Jacques Noël oublie que ce qui représente Montréal et même pas le Québec mais Môrial sur la scène internationale. c'est Simple Plan, Arcade Fire, Pascale Picard et quelques autres.
    L'eau chauffe dans la bouilloire. On entend le début du sifflement. À force de se faire écoeurer je crains qu'à un moment donné il y ait des frictions importantes qui se manifestent.
    Tout cela, parce que nous avons un gouvernement de cul, qui fait semblant de gouverner et ne fait rien pour que la culture du Québec s'épanouisse au vu et au su de tout le monde.
    Et l'on s'apprête apparemment à le remplacer par un autre gouvernement de la même farine, avec le félon Legault qui mange à tous les rateliers. Quelque chose me dit qu'il vendrait sa mère pour une cuillèrée de pouvoir.
    Ça va pas bien.

  • Pablo Lugo Herrera Répondre

    6 janvier 2012

    C'est normal. Pour les allophones, lorsqu'ils arrivent, ils sont des immigrés, leurs diplômes ne sont pas reconnus et on les parle en anglais. Pour les anglophones, s'ils nous parlent en anglais, nous répondons en anglais! Alors, pourquoi les demander d'accepter notre culture?

  • Archives de Vigile Répondre

    6 janvier 2012

    Dernièrement, RDI a passé un reportage sur un orchestre symphonique montréalais composé aux 3/4 d'immigrants.
    Le chef était israélien. Il parlait anglais couramment, mais très peu français.
    Le reportage commençait avec une Chinoise de Honkgong, au Québec depuis quelques années. Elle parlait bien anglais, mais pas un mot de français (et ses enfants allaient à l'école anglaise!)
    Une Iranienne? Elle ne parlait pas français
    Un Hongrois? Il ne parlait pas français.
    Un Russe: il parlait un peu français.
    Un Roumain: il parlait français.
    Une Vénézuélienne: elle parlait français.
    Qu'est-ce que ce minuscule groupe dit? Ce que l'on sait déjà, à savoir que certains groupes ethniques sont allergiques au français. On le sait, tout le monde le sait, mais ca ne bouge pas. Pourquoi?