Il faut s'opposer au pétrole, surtout pas au pipeline!
9 janvier 2016
Une proposition qui relève du débat académique.
« ... De plus - et ici, c’est PKP qui a parfaitement raison » (JJN)
Un journée après sa déclaration et suite à une réaction très forte des membres de son caucus, PKP a changé de position. La position officielle du PQ était donc devenu : contre le passage d’Énergie est.
Ce qui fait de la proposition de M Nantel un débat purement académique.
Suite à la première déclaration de PKP, Vigile lui a fait parvenir une note pour rappeler l’importance du refus du passage du pipeline Énergie Est. Sa réplique fut : quel est votre argumentaire. La réponse fut le texte que j’ai mis en lien dans l’enfilade.
http://vigile.quebec/PQ-la-confusion-qui-consacre-notre
Malheureusement la prise de position du PQ, n’a pas la fermeté de celle de la PM de Colombie Britannique, une transgression de la Constitution.
Dommage, car ce dossier est un des rares sur lequel le mouvement souverainiste pouvait planter sa bannière au devant d’une ligne de résistance coriace, soutenue par une majorité de la population, ! Bref une rare occasion de bâtir un rapport de force favorable, de plus sur le thème de la souveraineté territoriale.
Deux scénarios sont possibles suite à une prise de position ferme (transgression de la constitution) contre Énergie Est :
- Le fédéral, Couillard et TransCanada nous passent sur le corps pour imposer finalement le passage. La majorité qui est contre ne peut qu’être qu’encore plus favorable aux souverainistes au devant de la lutte.
- On gagne la bataille avec la bannière souverainiste en avant. Et on vient de sortir de cette mentalité de looser et démontrer que toutes les batailles peuvent êtres gagnées, suffit de bâtir les rapports de forces favorables.
C’est cette dynamique politique qui mène à la rupture du cadre constitutionnel. Le référendum est « une modalité » qui vient conclure « le processus » (PKP). Et non des débats académiques qui postulent au départ que le Canada est une démocratie idéale, alors que la réalité nous démontre le contraire. Ce qui pose le problème de rendre effective la décision. Un constat ignoré des penseurs de la souveraineté exactement depuis le début du mouvement. D’où les contorsions actuelles du mouvement pour s’ajuster à la réalité. Et le temps est court pour se faire une tête...
Général de Gaule : « Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors de la réalité »
JCPomerleau
