Une énormité signée Duceppe

Énooooooooooorrrrmme...

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a atteint un tel niveau de crédibilité auprès de la population qu’il peut se permettre de dire des énormités sans que quiconque ne les relève. Rendons à César ce qui lui revient: c’est grâce à sa très grande habileté que le leader bloquiste a atteint ce statut.
M. Duceppe a amorcé mardi une tournée pancanadienne. Il rencontrera notamment des représentants des francophones de diverses provinces. Dans une entrevue accordée avant son départ, il a soutenu que les francophones hors-Québec n’avaient pas à s’inquiéter d’une éventuelle indépendance du Québec. «Selon lui, rapporte la Presse canadienne, les droits dont ils jouissent résultent de leur présence au Canada, pas de celle du Québec. Il estime que ceux qui prétendent le contraire tentent de prendre les Acadiens et Franco-Canadiens en otage.»
Sur papier, comme on dit, M. Duceppe a sans doute raison: après la séparation, les droits des francophones demeureraient protégés dans la Constitution canadienne, du moins pour une certaine période de temps. Cependant, dans la vraie vie, pour être en mesure de faire respecter ses droits constitutionnels, et surtout pour pouvoir avoir une influence sur les décisions prises au niveau fédéral (par exemple, le respect de la Loi sur les langues officielles), il faut jouir d’un poids politique. Ce poids vient avec le nombre. Or, si le Québec se sépare du Canada, les francophones ne représenteront plus que 2% de la population canadienne, contre 21% aujourd’hui. La seule province où les gens qui parlent français constitueront plus de 2% de la population sera le Nouveau-Brunswick, avec 30%.
M. Duceppe dit qu’évoquer un tel scénario revient à prendre «en otage» les francophones hors-Québec. Il n’est pas question de cela; les Québécois décideront toujours de leur avenir politique selon ce qu’ils perçoivent être leurs intérêts.
Cela dit, si l’on a la survie du français à coeur, on doit être lucide: le départ du Québec signerait l’arrêt de mort de cette langue dans le reste du Canada. Quiconque a rencontré de ces dizaines de milliers de francophones qui se battent pour conserver leur culture peut seulement ressentir une grande tristesse en envisageant cette éventualité.

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André Pratte878 articles

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[une chronique intitulée « Tout est pourri » (critique de Anne-Marie Gingras) ->http://books.google.fr/books?id=EZWguAMXAtsC&pg=PA27-IA27&lpg=PA27-IA27&dq=pratte+Tout+est+pourri&source=bl&ots=MUti9NTQuH&sig=h2zgJlLgOg844j5ejxnUl4zH2_s&hl=fr&sa=X&ei=73RrT8aQEqnh0QHuh4GyBg&ved=0CEEQ6AEwBQ#v=onepage&q=pratte%20Tout%20est%20pourri&f=false]

[Semaine après semaine, ce petit monsieur nous convie à la petitesse->http://www.pierrefalardeau.com/index.php?option=com_content&task=view&id=30&Itemid=2]. Notre statut de minoritaires braillards, il le célèbre, en fait la promotion, le porte comme un étendard avec des trémolos orwelliens : « La dépendance, c’est l’indépendance ». « La soumission, c’est la liberté ». « La provincialisation, c’est la vraie souveraineté ». « La petitesse, c’est la grandeur ». Pour lui, un demi-strapontin à l’Unesco est une immense victoire pour notre peuple. C’est la seule politique étrangère qu’il arrive à imaginer pour le peuple québécois. Mais cet intellectuel colonisé type n’est pas seul. Power Corp. et Radio-Cadenas en engagent à la poche.





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