Revue de presse

Restons calmes...

On ne sera pas surpris d'apprendre que le National Post et la plupart de ses chroniqueurs s'opposent à ce qu'on fasse du bilinguisme une exigence pour devenir juge à la Cour suprême

Canada bilingue - misères d'une illusion



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Pour grincer des dents
On ne sera pas surpris d'apprendre que le National Post et la plupart de ses chroniqueurs s'opposent à ce qu'on fasse du bilinguisme une exigence pour devenir juge à la Cour suprême, comme le prévoit un projet de loi du député néodémocrate Yvon Godin tout juste arrivé au Sénat. Lorne Gunter parle d'une «distorsion de la raison, de la démocratie et de l'unité». L'équipe éditoriale et lui parlent du danger de se priver de l'expertise de juges très compétents mais unilingues. Ils insistent sur le fait que la grande majorité des Canadiens, tant francophones qu'anglophones, ne parlent pas les deux langues officielles. Mais Gunter, lui, affiche ouvertement ses couleurs. «L'effet pratique sera de donner aux francophones bilingues une influence disproportionnée sur [l'interprétation] de la Charte et les cours.» Visiblement ignorant des règles gouvernant la composition de la Cour suprême, Gunter, tout comme le Post, affirme qu'on pourrait se retrouver avec une Cour composée à majorité de Québécois.
Le Post n'est pas plus subtil en ce qui a trait au poids politique du Québec à la Chambre des communes. Si le Québec veut le maintenir, dit-il, qu'il accueille plus d'immigrants. Avant de s'établir quelque part, dit-il, les immigrants cherchent un endroit stable, économiquement attrayant et où ils se sentent acceptés. «À tous ces égards, le Québec se révèle moins attrayant que l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta. La raison? Les effets des politiques étatistes et séparatistes défendues par des politiciens comme Gilles Duceppe.» En matière d'acceptation des immigrants, le Post parle de tensions sérieuses générées par le désir de protéger le français tout en attirant des allophones. «Au fil des ans, les gouvernements séparatistes ont adopté des lois draconiennes qui limitent les choix scolaires et nuisent au développement des affaires, deux enjeux importants pour les immigrants.» Et il y a cet étatisme qui a fait du Québec une province «moins productive, moins riche et moins attirante». Par conséquent, si le Québec veut plus de sièges aux Communes, à lui de les «mériter» au lieu de les «mendier», conclut le Post.


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