Quand peut-on transgresser la ligne de parti?

Le cas des indépendantistes et du Bloc à Ottawa et des fédéralistes et les partis fédéralistes dits nationaux

Chronique de Bruno Deshaies


 « L’appui que le chef du Bloc Québécois offre

aux dirigeants Québécois

a quelque chose de surréaliste. »

(Patrice Boileau, 8 octobre 2008)
« On peut être nationaliste canadien genre Dion

et nationaliste québécois genre Duceppe. »

(En réaction : Gilles Bousquet, 8 octobre 2008)
« Actuellement, le Bloc ne peut survivre

que dans l’optique fédéraliste. »

(Bruno Deshaies)
La campagne électorale bat son plein. Les sondages poursuivent leur cours. Les partis s’alignent lentement dans un sens ou dans un autre. Les nationalistes fédéralistes, donc procanadiens, s’alarment devant le Bloc. Les partis fédéralistes dits nationaux (PCC, PLC, NPD et le Parti Vert) sont dans la lutte au Québec. Ils courtisent les Québécois à qui mieux mieux. Pour sa part, le Bloc mène une campagne qui ressemble beaucoup plus à une lutte syndicale qu’à une lutte nationale. Les quatre autres partis dits nationaux ou canadiens s’affairent à nous proposer des orientations avec des subtilités souvent nébuleuses qui n’en cachent pas moins l’urgence de maintenir à tout prix l’unité canadienne. Tout ce que ces quatre partis grugeront de sièges au Québec marquera significativement la dynamique parlementaire des représentants du Québec au Parlement fédéral.
À court terme, il se peut que le Bloc soit le véritable gagnant de cette 40e élection fédérale au Québec. Toutefois, à l’échelle canadienne, le Bloc sera toujours minoritaire et suspect parce qu’il inspire et inspirera toujours la méfiance et même la haine des fédéralistes à cause de beaucoup de ses idées dont l’indépendance du Québec, même en veilleuse, n’est pas la moindre. De plus, enfermé dans le temple du fédéralisme, ce parti est de facto annexé. Il est intimement lié au système fédéraliste. Le coût politique à payer pour sa présence à Ottawa devrait s’évaluer à sa juste valeur dans l’optique indépendantiste. Actuellement, le Bloc ne peut survivre, il faut l’avouer, que dans l’optique fédéraliste.
« À long terme, le Bloc devra disparaître ou s’intégrer de guerre lasse au système canadian comme l’a fait Louis H. LaFontaine en 1842. Il peut aussi se fondre dans la mouvance nationaliste au Québec. »
À moyen terme, il est fort possible que les Québécois se lassent de ce jeu de souque à la corde. Ils commencent d’ailleurs à le manifester. Selon nous, le Bloc devra souquer ferme sans sous-estimer que ses adversaires vont souquer tout autant, sinon plus encore, en serrant fermement les amarres. Le Canada-Anglais ne larguera jamais ses anciennes amarres. Nous savons d’ores et déjà qu’il en a créé de nouvelles depuis la Crise d’Octobre de 1970.
À long terme, le Bloc devra disparaître ou s’intégrer de guerre lasse au système canadian comme l’a fait Louis H. LaFontaine en 1842. Il peut aussi se fondre dans la mouvance nationaliste au Québec. Les Québécois n’ayant pas été mobilisés en cours de route dans la pensée et surtout dans l’optique indépendantiste, ils choisiront probablement hélas ! de se soumettre graduellement à la pensée des gourous du fédéralisme. Les chaires du Canada les y préparent actuellement. C’est imperceptible, mais certain. L’optique fédéraliste demeurera, qu’on le veuille ou non, une valeur québécoise commune. À trop vouloir mordre la queue du lion anglo-saxon, le Québécois-Français risque singulièrement de s’aliéner lui-même. C’est la plus dangereuse conséquence de l’annexion d’une nation minoritaire par une autre majoritaire.
Dans l’immédiat, nous vivons une bataille politique entre des chefs de partis qui se livrent une guerre verbale afin de s’attirer des votes avec une mesquinerie certaine, car ils savent bien que demain, au sein du Parlement, ils devront tous se livrer à leurs sempiternels compromis et à des contorsions sémantiques pour montrer qu’ils n’ont pas perdu la face et qu’ils dirigent le CANADA pour notre plus grand bonheur. Nous savons bien que la haute fonction publique fédérale, qui incarne au plus haut point la fidélité à l’unité canadian, instruira les hommes et les femmes politiques au pouvoir à comprendre ce qu’il est convenu depuis longtemps d’appeler, au Canada, « les valeurs canadiennes ». Comme nous le savons tous, « les valeurs québécoises » et l’identité québécoise-française doit s’inscrire dans le cadre prévu par les valeurs canadiennes. La Cour suprême du CANADA, entre autres, nous l’a BIEN fait savoir à plusieurs reprises dans notre histoire.
Pour qui voter ? (1)
Les souverainistes croient mettre tout leur espoir dans le Bloc. Les fédéralistes se chicanent sur des mesures de gouvernement sans que les électeurs et les électrices parviennent à saisir là où ils prétendent arriver pour le Canada. Le Bloc les suit sur ce terrain à sa manière provincialiste et syndicaliste. On dirait que nos chefs politiques souhaitent du fond du cœur mettre un gouvernement en tutelle au pouvoir à Ottawa. Quelle belle représentation démocratique du pays, quelle démagogie, quelle turpitude et quelle vilenie.
Pour qui voter ? (2)
Vous avez l’embarras du choix. Mais il ne faudrait pas croire que la formation d’une majorité parlementaire favorable au parti qui formera le gouvernement sera la fin du monde pour le Canada et pour le Québec. Devant une telle possibilité, on pourra probablement obtenir l’heure juste sur les mesures à prendre collectivement au Québec en vue d’assumer clairement et froidement la responsabilité de nous donner à nous-mêmes le statut d’un État-nation indépendant.
Bruno Deshaies

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Bruno Deshaies209 articles

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BRUNO DESHAIES est né à Montréal. Il est marié et père de trois enfants. Il a demeuré à Québec de nombreuses années, puis il est revenu à Montréal en 2002. Il continue à publier sa chronique sur le site Internet Vigile.net. Il est un spécialiste de la pensée de Maurice Séguin. Vous trouverez son cours sur Les Normes (1961-1962) à l’adresse Internet qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 (N. B. Exceptionnellement, la numéro 5 est à l’adresse suivante : http://www.vigile.net/Les-Normes-en-histoire, la16 à l’adresse qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-15-20,18580 ) et les quatre chroniques supplémentaires : 21 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique 22 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19364 23 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19509 24 et fin http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19636 ainsi que son Histoire des deux Canadas (1961-62) : Le PREMIER CANADA http://www.vigile.net/Le-premier-Canada-1-5 et le DEUXIÈME CANADA : http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-1-29 et un supplément http://www.vigile.net/Le-Canada-actuel-30

REM. : Pour toutes les chroniques numérotées mentionnées supra ainsi : 1-20, 1-5 et 1-29, il suffit de modifier le chiffre 1 par un autre chiffre, par ex. 2, 3, 4, pour qu’elles deviennent 2-20 ou 3-5 ou 4-29, etc. selon le nombre de chroniques jusqu’à la limite de chaque série. Il est obligatoire d’effectuer le changement directement sur l’adresse qui se trouve dans la fenêtre où l’hyperlien apparaît dans l’Internet. Par exemple : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 Vous devez vous rendre d’abord à la première adresse dans l’Internet (1-20). Ensuite, dans la fenêtre d’adresse Internet, vous modifier directement le chiffre pour accéder à une autre chronique, ainsi http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-10-29 La chronique devient (10-29).

Vous pouvez aussi consulter une série de chroniques consacrée à l’enseignement de l’histoire au Québec. Il suffit de se rendre à l’INDEX 1999 à 2004 : http://www.archives.vigile.net/ds-deshaies/index2.html Voir dans liste les chroniques numérotées 90, 128, 130, 155, 158, 160, 176 à 188, 191, 192 et « Le passé devient notre présent » sur la page d’appel de l’INDEX des chroniques de Bruno Deshaies (col. de gauche).

Finalement, il y a une série intitulée « POSITION ». Voir les chroniques numérotées 101, 104, 108 À 111, 119, 132 à 135, 152, 154, 159, 161, 163, 166 et 167.





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23 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    A Monsieur X
    Il y a toute une différence entre le Québec (province et minoritaire) dans le Canada (majoritairement anglais) et la France (pays indépendant) dans la structure de l'Union européenne.
    Nestor Turcotte

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    M. G.V. écrit : «Le parlement central sera le parlement de la nation majoritaire. Nous sommes déjà une minorité annexée, certains ne semblent être intéressés qu’à changer les formes de l’annexion. Beau programme !»
    La France est minoritaire dans le Parlement de l'Union européenne. Est-ce que vous croyez que la France est en mauvaise posture, si on suit votre raisonnement ?

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    Confédération - re-confédération ou fédération
    Le résultat sera le même car en démocratie la majorité l'emporte. Faut-il rappeler cette vérité toute simple aux utopistes? Le parlement central sera le parlement de la nation majoritaire. Nous sommes déjà une minorité annexée, certains ne semblent être intéressés qu'à changer les formes de l'annexion. Beau programme!
    GV

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    Signature du 18e message:
    Nestor TURCOTTE

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    Je suis d'accord avec les faits relatés par M. Nestor Turcotte même s'il a oublié de signer son dernier message.
    Je comprend bien que le PQ ont cherché et cherche probablement encore, le meilleur moyen de faire accéder les Québécois à l'autonomie d'un pays, celui du Québec, ce qui est difficile à passer vu que les Québécois sont beaucoup moins asservis par les Anglos que ce qui se passait avant les années 1960. Le chômage est assez bas, les Québécois, grâce au gouvernement Lévesque-Parizeau, ont pris une bonne place dans l'économie et ont un certain contrôle sur leur immigration etc. Le fait qu'un bon nombre de Québécois se considèrent encore des Canadiens de par leur histoire, n'aide pas la séparation du Québec d’avec le Canada.
    Fait que, l'idée que les Québécois auraient été plus enclins à voter pour l'indépendance pure "la séparation" du Québec avec une question plus directe suggérée par les Trudeau ou Chrétien, genre "Voulez-vous vous séparer du Canada ? OUI ou NON, n'aurait pas eu plus de succès...me semble. M. Parizeau, en homme intelligent, l'a bien compris en 1995.
    Le PQ n'a jamais voulu tromper les Québécois. Il a présenté l'affaire du meilleur côté possible et ses adversaires fédéralistes ont très bien expliqué que si le OUI l'emportait, ils ne voudraient rien négocier et que le Québec devrait alors se débrouiller tout seul, pauvre et malheureux. Ça leur a fait peur en trop grand nombre...point.
    C'est tout le drame des souverainistes. Ne pensez pas que l'indépendance pure du Québec serait plus facile à négocier qu'une confédération. Dans les 2 cas, ils vont commencer par dire NON, principalement pour l'indépendance pure. C'est seulement la Cour suprême qui a jugé que le ROC serait obligé de négocier avec le Québec si et quand les Québécois vont vouloir une solution claire qu'ils vont exprimer clairement dans un référendum.
    La seule chose, à mon avis, à quoi 60 % et plus de Québécois peuvent dire OUI est : Voulez-vous d'une vraie confédération canadienne avec les modalités à négocier. On n'a pas besoin de commencer par être indépendant pour faire ça. Si le ROC en bloc n'en veut pas et refuse, c'est la cour suprême canadienne qui va l'y obliger.
    Vous remarquerez que je ne vous ai pas cité directement pour ne pas vous faire choquer.
    Si l'affaire ne marche pas directement avec le ROC, peut-être qu'on pourrait tenter la chose avec l'Ontario directement...
    On peut bien écrire qu'il serait préférable de faire l'indépendance du Québec avant de tenter des ententes avec le ROC ou les États-Unis ou l'Europe mais, les Québécois ne voudront pas en assez grand nombre...c'est ça le gros os pour un Québec indépendant.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    Monsieur Bousquet, si j'étais en classe, je dirais que vous êtes un élève qui avez la tête dure.
    Reprenons, puisque vous ne semblez pas comprendre ou vous persistez à faire semblant de ne pas comprendre.
    Une confédération est l'union d'États souverains qui mettent en commun certaines questions touchant l'économique et possiblement le politique.
    LE Canada actuel est une Fédération. Pour la transformer en Confédération, il faudrait l'accord du reste du Canada avec la partie qui veut faire sécession.
    On ne peut penser, selon la Constitution actuelle, que cette opération puisse se faire sans l'accord des deux parties. Et puisse se faire sans que le Québec ait atteint d'abord son statut d'État souverain ou indépendant. Le reste du Canada ne peut négocier avec un de ses provinces qui veut faire sécession.
    En 1995, - et cela vous l'admettez très bien maintenant - le Québec a voté pour ou contre une authentique CONFÉDÉRATION. Il n'a pas voté pour ou contre son indépendance.
    Si le Québec avait dit oui à cette nouvelle entente confédérale, la logique aurait voulu que le reste du Canada se prononce sur ce nouveau pacte désiré par le Québec. Donc, un référendum dans le reste du Canada pour savoir si la proposition du Québec était acceptable. La réponse aurait été évidemment NON.
    Suite à ce refus, le Québec faisait quoi devant l'inévitable NON fait au Québec. Deux choix: le statu quo (fédéralisme) ou indépendance.
    Le fédéraliste Trudeau lors du référendum de 1980 avait raison. Il disait que le Québec devait d'abord se prononcer sur son indépendance puis, par la suite, tenter de créer ou bien authentique une confédération avec le reste du Canada. Ou vivre les conséquences de son indépendance avec les arragements politiques et économiques potentiels avec les autres pays du monde.
    En 1992, Robert Bourassa est à Bruxelles. Il suggère la quesiton suivante:"Voulez-vous remplacer l’ordre constitutionnel existant par deux États souverains associés dans une union économique, responsable devant un parlement commun?".
    Comparez ce libellé à la question référendaire de 1995. C'est du copier-coller: « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? ».
    Faisant un tournée européenne en 2001, particulièrement à Bruxelles, le premier ministre Landry avait évoqué, dans une entrevue avec des journalistes, une visite de l’un de ses éminents prédécesseurs, l’ancien premier ministre Robert Bourassa.
    Le chef libéral Robert Bourassa avait, en 1992, au grand dam de son entourage, évoqué la possibilité d’un référendum portant sur une souveraineté assortie d’une union économique avec le reste du Canada. Il avait dit alors (et je me répète) que la question soumise pourrait avoir le libellé suivant : "Voulez-vous remplacer l’ordre constitutionnel existant par deux États souverains associés dans une union économique, responsable devant un parlement commun?". A l’époque, le Parti québécois s’était royalement moqué de cette formule bourassienne.
    Bernard Landry affirmait haut et fort, qu’il voterait OUI à la question proposée par Robert Bourassa en 1992. Car, selon lui, le Parti québécois propose à peu près la même chose, depuis plusieurs années, soit la souveraineté du Québec, assortie d’une forme d’union économique et politique à l’européenne, avec le reste du Canada.
    Bernard Landry a toujours proposé une souveraineté partagée avec le reste du Canada, dans une union de type confédéral. Les Québécois, sans s’en rendre compte, ont donc voté, lors du référendum de 1995, pour ce type d’union confédérale. Ils n’ont pas voté pour ou contre l’indépendance du Québec, mais ils ont voté sur une offre de partenariat avec le reste du Canada et, comble de l’ironie, ils se sont dits majoritairement NON à cela. On est une drôle de société distincte.
    En clair, les Québécois, en 1995, ont voté, sans s’en rendre compte, pour rester dans le Canada, mais ont refusé, majoritairement, que les choses se passent différemment avec le reste du pays que, de toute évidence, ils ne veulent pas quitter.
    Bien des gens, 13 ans après ce deuxième référendum, se demandent toujours pourquoi Mario Dumont était alors dans le camp du OUI. Il l’était parce que la thèse de l’Action démocratique était sur la table, et que ce point de vue confédéral dans la question référendaire, concocté par l’Action démocratique, avait rallié le point de vue de Lucien Bouchard, du Bloc québécois, et d’un bon nombre de ministres voués au confédéralisme, dont Bernard Landry, devenu, par la suite, premier ministre du Québec.
    Si les Dumontistes n’avaient pas pu présenter leur option lors du référendum de 1995, il n’y aurait tout simplement pas eu cette coalition trinitaire en juin 1995. La question posée lors du référendum aurait été beaucoup plus simple et aurait porté sur la volonté ou pas de faire du Québec un pays, un état indépendant.
    Jacques Parizeau, un an avant le référendum de 1995, avait pourtant clairement affirmé qu’il voulait une question claire, une question courte, qui ne souffrirait d’aucune interprétation et qui empêcherait Ottawa de faire, par la suite, une loi sur la clarté référendaire.
    La question de Bruxelles, formulée par Robert Bourassa, était fort habile à l’époque et laissait planer un doute sur ses allégeances fédéralistes. Mais tel n’était pas le cas. Bourassa devait préciser, à son retour de Bruxelles, que la formule de l’union confédérale n’était pas applicable au Canada, puisqu’elle supposerait d’abord, d’une part, que le reste du Canada accepte de se prononcer sur l’opportunité de faire cette réforme de gré et à gré et, d’autre part, le premier ministre Bourassa était convaincu que le reste du Canada refuserait un tel changement dans l’aménagement socio-politique pan-canadien. Sûr que rien ne pouvait changer dans les faits, il pouvait bien proposer une formule qu’il savait, à l’avance, rejetée.
    L’erreur historique la plus grave commise par le Parti québécois est celle d’avoir voulu emprunter les sentiers bourassiens, c’est-à-dire une formule de type confédéral, en sachant très bien, en partant, qu’elle serait éventuellement rejetée par le reste du pays actuel. En soi, la question référendaire de 1995 était donc très habile. Il faisait croire aux Québécois qu'ils votaient sur l'INDÉPENDANCE mais que dans les faits, ils votaient pour rester dans LE CANADA remodelé.
    Substantiellement, elle reprenait la démarche proposée par Robert Bourassa, sauf qu’au terme d’un court laps de temps de négociations avec Ottawa (un an, tel que prévu dans la loi), l’échec, étant déjà prévisible, tout comme Robert Bourassa l’avait prévu, le Parti québécois s’engageait à déclarer unilatéralement l’indépendance. Il y avait dans cette façon de faire une astuce que j’ai toujours dénoncée : l’indépendance est une réalité trop sérieuse pour qu’elle s’accomplisse dans la brouillard. Les Québécois, si la démarche avait fonctionné, auraient été, sans doute, la première nation à accéder à l'indépendance, sans qu'elle ne le sache...
    Le Parti québécois, après s’être plusieurs fois transformé, remodelé, travesti parfois, arrive à la quadrature du cercle. Ou bien il se relance avec, en tête, ses aspirations d’origine, où il se fond avec l’Action démocratique du Québec, dont il a spolié, volontairement ou involontairement, son programme constitutionnel. Michel Vastel écrivait un jour qu’il y avait du bourassien dans Bernard Landry. Bien d’autres députés du Parti québécois et du Bloc québécois sont pris du même mal. Ils sont des bourassiens qui s'ignorent. Monsieur Bousquet, je vous soupçonne de faire partie de ce clan...
    Si vous n'avez pas compris, cette fois-ci, M Bousquet, vous avez la tête plus dure que je pensais...et j'en perds mon latin (que j'ai bien étudié, dans mon adolescence...). Et surtout ne me répondez pas en me citant. J'ai horreur des gens qui prennent une partie d'une démonstration pour la commenter hors contexte.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 octobre 2008

    Mes salutations à M. Nestor Turcotte qui écrit : «J’ai toujours crû que la question référendaire de 1995 ne portait pas sur l’indépendance du Québec mais sur une UNION CONFÉDÉRALE.»
    M. Turcotte, je me répète un peu encore une fois : Une confédération est formée d'États souverains et souverains veut dire indépendants. Exemple, l'Union européenne est une sorte de confédération en voie de réalisation. On ne peut pas dire ici que la France n'est pas indépendante même si elle n'est pas seule à décider de certaines affaires comme les politiques européennes sur la monnaie et autres sujets communs.
    Faut arrêter de penser qu'une confédération est une sorte de fédération qui réunit des provinces "territoires conquis" qui sont asservies par un pouvoir central centralisateur...me semble.
    Si la question de 1995 avait mentionné le mot confédération à la place de souveraineté-partenariat, le OUI aurait passé avec 60 % de votes.
    Faut innover parce que des confédérations, il y a presque pas sur terre mais ça s'en vient, ça va être une nouvelle façon de contrer des blocs comme les États-Unis, la Chine et la Russie.
    L'avantage du mot confédération est qu'il a été faussement utilisé depuis 1867. Les fédéralistes ne peuvent plus dire que c'est une affaire qui n'a pas de bons sens.

  • Archives de Vigile Répondre

    13 octobre 2008

    Nous savons depuis longtemps que Monsieur Bousquet veut une Confédération canadienne.
    C'est la position de Bernard Landry. C'est la position de Lucien Bouchard. Ce n'était pas la position de Jacques Parizeau. En 1994, un an avant le référendum promis pour 1995, il avait dit que la question référendaire serait la suivante: «Acceptez-vous que le Québec soit souverain en date de ....?».
    Jacques Parizeau, créant avec Bouchard et Dumont l'alliance du 12 juin 1995, changea d'idée. Et changea SA question. Le référendum ne porta donc pas sur l'indépendance du Québec. Elle porta sur autre chose.
    Ou bien la question de 1995, ne portait pas sur l'indépendance du Québec et donc sur un Confédération à la canadienne ou bien elle portait sur l'indépendance du Québec. Manifestement, elle ne portait pas sur l'indépendance du Québec. Elle portait donc sur autre chose: cette autre chose s'appelle CONFÉDÉRATION canadienne. C'est ce que prônait ouvertement Bernard Landry pendant la campagne du printemps 2007. Pour ceux qui veulent le texte où Landry traite de la chose, je peux le recopier.
    J'ai toujours crû que la question référenedaire de 1995 ne portait pas sur l'indépendance du Québec mais sur une UNION CONFÉDÉRALE.
    Bourassa y avait pensé après sa visite à Bruxelles en 1992. Mais il ne posa pas SA question (que le PQ a repris substantiellement en 1995) parce qu'il savait bien que le Canada anglais lui dirait NON et qu'il aurait été obligé, par la suite, de poser la question portant sur l'indépendance du Québec, celle que Parizeau voulait poser mais qu'il ne posa pas pour les raisons que l'histoire nous donne maintenant.
    Nestor Turcotte

  • Archives de Vigile Répondre

    13 octobre 2008

    M. G.V. qui écrit : «Ce qui n’est visiblement pas le cas de M. Bousquet qui prêche pour un utopique fédéralisme renouvelé.»
    Non, non, je ne suis pas en faveur d'un fédéralisme renouvelé.
    Je suis en faveur du pays du Québec : Un État souverain...SOUVERAIN.
    Je crois que cet État souverain devrait, pour obtenir une bonne majorité de OUI à un référendum au Québec, être accompagné d'une CONFÉDÉRATION CANADIENNE qui est complètement différent d'une fédération de provinces "territoires conquis" redevable au pouvoir central qui peut même invalider ses lois et proclamer l'état de guerre contre elles.
    Est-ce qu'il faut que je recommence à expliquer pour la 100 ième fois la grande différence entre une fédération et une confédération M. G.V. ? Voir votre dictionnaire s.v.p.
    Je préconise une confédération à la place d'une simple séparation afin d'attirer un plus grand nombre d'intéressés à voter OUI. Si nous avions obtenu une confédération en 1867, nous ne penserions point à en sortir aujourd'hui.

  • Archives de Vigile Répondre

    13 octobre 2008

    Monsieur Deshaies,
    Nous sommes à la fin d'une campagne électorale. Il est inutile de dire aux Québécois qu'il ne faut pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier, que la lutte électorale ne constitue qu'un aspect de la lutte nationale. L'histoire "argumente" nettement dans le sens des positions générales que vous défendez. Il faut voter Bloc, certes. Mais si vous tentez d'aller au-delà à ce moment-ci, personne ne vous écoutera. L'effervescence est à son comble. Nous en sommes au "geste fondateur", au "moment historique". Laissez retomber la poussière et attendons que la force d'inertie de la politique ordinaire des 250 dernières années reprenne ses droits, comme elle l'a toujours fait... Pouvons-nous douter de voir autre chose poindre à l'horizon ?
    Le rêve de bien des souverainistes est de faire de la question de la souveraineté une affaire canadienne alors qu'il s'agit d'une affaire québécoise. Un programme fédéraliste ne peut mener ailleurs qu'à des réformes fédéralistes. Au mieux. Pour l'instant les Québécois ont le coeur à la fête. C'est vrai qu'il y a eu peu d'occasions de nous réjouir dans notre histoire... on fête avec ce que l'on a. Il faudrait songer toutefois à se satisfaire (et fêter) d'autre chose que des mesures de repli organisé.
    À M. Bousquet je dirais simplement qu'il ne peut être d'accord avec votre texte car il s'adresse d'abord à ceux qui croient à la souveraineté comme le passage obligé du salut national. Ce qui n'est visiblement pas le cas de M. Bousquet qui prêche pour un utopique fédéralisme renouvelé.
    GV

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    12 octobre 2008

    Copie d'une lettre à Madame B. en réponse à son article de ce weekend 11-12 oct: L'attrait du minoritaire.
    Madame B.,
    Mauvaise foi stipendiée ou négligence intellectuelle professionnelle, à quoi pourrions-nous attribuer que vous ignoriez vraiment la thèse de la plus respectée éminence grise actuelle du mouvement indépendantiste québécois, Mme Andrée Ferretti? Car c’est bien de ses discrètes interventions qu’est venu ce progressif ralliement en bloc des Québécois au Bloc Québécois : Paralyser l’appareil gouvernemental canadien jusqu’à l’exaspération de façon à convaincre le ROC que la voie de secours réside dans la négociation de bonne foi pour la répartition pacifique du territoire et la pleine autonomie de chacune des deux nations qui se nuisent mutuellement depuis 250 ans!
    Cette nécessité n’existait peut-être pas au temps de la fondation du Bloc par Lucien Bouchard vu la perspective de tenir un référendum gagnant. Mais depuis la sibylline loi Dion sur la clarté, le fédéral se réservant la main haute sur l’interprétation des résultats d’un référendum sécessionniste, le Québec ne peut plus compter sur cet outil usuellement de haute démocratie.
    D’affirmer que les Québécois ont choisi de perdre les vrais référendums en 1980 mais surtout en 1995, relève de la plus pure discussion byzantine puisque les irrégularités exercées par les assimilateurs du nuisible français au Canada demeurent faciles à démontrer.
    En conséquence, pour le peu de temps que le nombre Nous le permet encore, la résistance passive à la chambre des Communes demeure le seul moyen efficace de démontrer aux Canadians que la paix entre les deux nations ne peut venir que du partage équitable de tous les pouvoirs et la cohabitation volontaire avec la fière nation d’expression française en Amérique.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 octobre 2008

    @ M. Bruno Deshaies
    Vous dites :
    « Pourquoi le peuple du Québec n’est-il pas indépendant à ce jour étant donné que nous y travaillons si bien et si fort pour y parvenir ? »
    Parce que le Canada menace ce peuple démocratique, pacifiste et souverain de représailles économiques, politiques, sociétales et culturelles, parce qu'il manoeuvre en ne respectant pas les lois du Québec sur le financement des campagnes référendaires et en invoquant le fait que ces lois ne s'appliquent pas à l'État fédéral qu'il contrôle.
    C'est aussi simple que ça. Sans ces menaces indues, immorales, falsificatrices et manipulatrices, il y a longtemps que ce peuple souverain du Québec aurait créé l'État souverain qu'il désire, associé ou non au Canada.
    Or devant cette coercition, le peuple souverain du Québec tente de trouver le moyen de persister et signer, nous le verrons bien je l'espère le 14 au soir prochain, si tant est que les souverainistes comme vous, qui tentez de le faire se diviser encore aujourd'hui, n'aient pas affaiblis le vote souverainiste par leur abstention ou par leur annulation de vote qui pratique la politique suicidaire de la chaise vide, ou pire en votant pour un parti fédéraliste.
    Pour parer à la contrainte, il n'y a pas de recette magique. À chaque peuple de trouver le moyen d'y parvenir. Et... il le trouve ce peuple digne et fier, à chaque jour, à chaque élection, à chaque fois qu'on le consulte par référendum. La constance de l'adhésion à la souveraineté de l'État le confirme.
    Si ce peuple souverain tarde à adhérer à l'option de souverainistes, c'est qu'il veut à bon droit s'assurer que le remède à nos maux qui lui est prescrit par les souverainistes, ne soit pas plus délétère que la maladie. Les canadianisateurs s'emploie de leur côté, à faire de cette maladie du Canada, une souffrance la moins pénible qui soit sans pour autant engager trop de frais et de véritable recherche de remède efficace. C'est contre ça aussi que nous nous battons. Ainsi, la voie n'est pas simple, elle est longue, ardue, difficile, complexe.
    Je ne comprends pas votre dénigrement ex cathedra et universel à l'encontre des souverainistes qui tentent ici de discuter de la question. Je ne comprends pas votre insistance à refuser le débat et les enjeux démocratiques des élections. C'est démocratiquement que ce peuple désire et travaille à créer l'État qu'il désire. C'est donc par la voie de l'expression démocratique de la volonté du peuple souverain que doit se tenir l'exercice qui le fera un jour fonder l'État qu'il désire. Pas autrement. Il n'y a donc aucun problème à être une acteur de ces exercices répétitifs d'expression démocratique, référendums et élections. Cela heureusement, se fait à répétition, car le contraire nous imposerait la dictature et non la démocratie, toute imparfaite soit-elle.
    À répétition donc, nous faisons avancer la cause. À chaque fois en tirant les leçons qui s'imposent, et tirant profit de ce que nous a appris l'exercice précédent.
    Vous êtes impatient parce que vous prenez la durée de votre vie pour la durée de la vie d'un peuple. Les humains passent, les peuples restent. Les États passent et les peuples restent. 50 ans de souverainisme, de lutte, d'avancées, voire de reculs, ne sont que quelques poussière d'années dans la vie d'un peuple.
    Votons Bloc en bloc.
    Luc A.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 octobre 2008

    M. Deshaies écrit : «SI NOUS VOUS AVONS BIEN COMPRIS, C’EST DE GAGNER UNE ÉLECTION POUR DEMEURER MINORITAIRE DANS LA MAISON MÈRE DU FÉDÉRALISME. TOUT UN PROGRAMME !»
    Mais non, M. Deshaies, à défaut d'avoir une majorité de Québécois qui veulent se "séparer" du Canada, les Québécois prennent plaisir à botter le cul des grands partis fédéralistes en élisant des députés souverainistes aux élections. Quel plaisir nous aurons le 14 octobre, si le Bloc fait élire un grand nombre de députés qui veulent que le Québec devienne un pays !.
    M. Deshaies, faut juste trouver LA solution constitutionnelle pratique qui pourrait réunir 60 % et plus de Québécois qui pourraient lui dire OUI. Si vous pensez que tout ce qui n'est pas la simple "séparation" du Québec du ROC, est une niaiserie, genre confédération ou souveraineté-association ou partenariat, nous n'irons pas loin parce que ça, même si nos chefs souverainistes en parlent 24 heures par jour de la souveraineté du Québec, ce n'est pas gagné avant longtemps avec la mondialisation, les problèmes récents financiers internationaux, le fait que beaucoup de Québécois se sentent encore Canadiens depuis des générations, qu'ils ne sont pas assez martyrisés dans le Canada avec peu de chômage, ce qui rend la vie plus difficile aux changements.
    Qu'on laisse donc l'initiative à nos "leaders" souverainistes en les supportant, ça va être moins fatigant.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 octobre 2008

    12 octobre 2008 Bruno Deshaies
    Pour tous ceux qui doutent.
    « LA LUTTE NATIONALE N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE D’ÉLECTIONS À RÉPÉTITION OU DE RÉFÉRENDUM APRÈS RÉFÉRENDUM. »
    Bien que ce soit intense politiquement, une élection c’est par sa nature éphémère. Ce qui compte, c’est ce qui se passe entre deux élections. Qui gouverne ? L’opposition, c’est bien mais c’est comme un mal de dents.
    Gouverner est véritablement autre chose, c’est mener, conduire et diriger.
    Briguer d’être perpétuellement dans l’opposition et ne souhaiter qu’un gouvernement minoritaire au pouvoir, c’est chercher le trouble.
    Voici comment se présente à notre esprit la situation actuelle.
    On ne peut pas dire facilement que le journal Le Québécois n’est pas un créneau souverainiste. Pour les Montréalais et tous les inféodés du système fédéraliste qui se déclarent à corps et à cri d’être des indépendantistes, cet éditorial de Patrick Bourgeois sera probablement un moment de réflexion. (http://www.lequebecois.org/default.aspx?page=48&NewsId=1354)
    Personnellement, nous constatons que les personnes qui se parlent le moins entre elles ce sont les souverainistes en commençant par nos chefs de file qui ne cessent de se proclamer indépendantistes mais qui n’ont pas le moindre courage de discuter avec tous ceux et toutes celles qui tiennent le phare.
    Assez, c’est assez de nos niaiseries. Depuis quarante ans, le mouvement indépendantiste tourne en rond. Par exemple, des souverainistes orthodoxes (tous ceux de l’association, du partenariat ou d’une nouvelle alliance insaisissable et mystérieuse) nous abreuvent d’un discours interminable sur la souveraineté du peuple et beaucoup d’autres niaiseries qui ne peuvent même pas faire fonctionner un moulin à vent tellement c’est insipide, inodore et incolore.
    Assez, c’est assez d’accumuler des échecs pour se dire ensuite qu’on est bon. On est bon pour chialer, un point à la ligne. Le vrai réflexe des minoritaires, battus, accablés, impuissants et toujours insatisfaits. METTONS-NOUS ENSEMBLE AU LIEU DE DISCUTER DU SEXE DES ANGES, de déséquilibre fiscale, de bilinguisme dans la fonction publique fédérale et pourquoi pas de l’impôt, tient ! Avons-nous autre chose à faire que des élections bidon ?
    Ce n’est pas une campagne électorale aussi bien menée qu’elle soit qui fera la différence nationale au bout du compte. Il faut franchir le Rubicon et ce ne sont pas des incantations souverainistes électoralistes à la dernière minute qui mettront fin à notre ANNEXION.
    Assez, c’est assez de ces vérités de La Palice « ploguées » stupidement. Que tous ceux qui ont répondu à cette chronique se regardent sérieusement dans un miroir. Qu’ils se posent la question incontournable : Pourquoi le peuple du Québec n’est-il pas indépendant à ce jour étant donné que nous y travaillons si bien et si fort pour y parvenir ? Mais, au juste, à quoi le bon peuple veut-il parvenir ? SI NOUS VOUS AVONS BIEN COMPRIS, C’EST DE GAGNER UNE ÉLECTION POUR DEMEURER MINORITAIRE DANS LA MAISON MÈRE DU FÉDÉRALISME. TOUT UN PROGRAMME !
    Monsieur Gilles Duceppe, comme beaucoup d’autres piliers du souverainisme, mériterait de cesser de se proclamer indépendantiste et de mettre la main à la pâte avec ceux qui mènent un combat permanent et qui ne comprennent pas de les voir se contenter de palabrer à la radio, à la télévision, dans la presse écrite et ailleurs à la Chambre des communes, dans les comités parlementaires, etc. du parlement fédéral canadian. Quand vont-ils cesser de se distraire ou de pratiquer leur passe-temps préférer ? NOUS VOULONS LES VOIR FAIRE LE COMBAT. IL FAUT LE LEUR DIRE CATÉGORIQUEMENT. LA PRATIQUE DE L’ESQUIVE INDÉPENDANTISTE EST À CONDAMNER.
    Fini le « flasage » ! Allez droit au but avec ce que vous aimez appeler pompeusement la nation québécoise et les valeurs québécoises. Vous trouverez beaucoup de ressources insoupçonnées disponibles qui croupissent en ce moment sous le poids de leur insatisfaction, de leur lassitude et de leur passivité profonde. Sortez de votre tour d’ivoire électoraliste. Quittez votre garde rapprochée. Allez voir les dix à vingt p. cent d’indépendantistes qui ne comprennent plus où vous allez.
    La lutte nationale n’est pas qu’une affaire d’élections à répétition ou de référendum après référendum. Sur ces deux points, les résultats pour les indépendantistes sont concluants. QU’EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ POUR TRAVAILLER AU MOUVEMENT DE SAPE QUI PRÉPARERA LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE VERS SA FINALITÉ : SA PROPRE DÉSALINÉATION ET SON INDÉPENDANCE COLLECTIVE ?
    N. B. Dans la bonne vieille tradition de la bonne entente et de notre nationalisme ancestral québécois, allez lire le dernier éditorial de Bernard Descôteaux du 11 octobre 2008 dans Le Devoir.
    P.-S. Le titre de notre chronique du 9 octobre doit se lire ainsi : Quand peut-on transgresser la ligne de parti ?

  • Archives de Vigile Répondre

    11 octobre 2008

    Il n'y a plus de système fédéraliste.
    Le fédéral canadian ne s'obéi plus à lui-même.
    Le Bloc représente le Québec, mieux que l'État québécois se représente lui-même.
    Le Bloc représente le Québec dans une régionalisation pan-américaine qui ne tardera pas à se transformer en Union Américaine.
    Harper a comprit et il représente l'Alberta, l'ouest.
    Les gouvernements provinciaux perdent leurs pouvoirs.
    Il reste deux pouvoirs à Ottawa ; Alberta et Québec.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2008

    Monsieur Bousquet:
    Ça vaut pas mal mieux que quand on envoyait 70 poires Libérales à Ottawa qui devaient obéir à la majorité anglophone pour se faire réélire.
    Mon commentaire:
    En 1982, il y avait 74 députés libéraux à Ottawa qui ont cautionné l'infâme constitution de 1982.
    Monsieur Bousquet:
    Comment doit se sentir M. Dumont, avec son 18,5 % dans les sondages pour son ADQ après avoir demandé aux Québécois de voter Conservateur ?
    Mon commentaire:
    Observation à point.Le député adéquiste du coin, un dénommé Benjamin député de Berthier, est porte parole de l'ADQ en matière de culture.Bizarre! On ne l'a pas sur la place publique, lui qui aime normalementla parade et courent les tribunes.
    Et Dumont et l'ADQ qui veulent constitutionnaliser la "nation québécoise"? Harper leur a dit:NIET!
    Personnellement je trouve que les souverainistes devraient régulièrement rappeler que l'ADQ a été fondé sur la base du Rapport Allaire, lequel implique le rapatriement de 22 pouvoirs(une souveraineté tronquée, en fait!).
    Pierre Grandchamp
    Comté de Joliette

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2008

    Entièrement d'accord avec M. Pierre Grandchamp du Comté de Joliette.
    Je sens la fébrilité monter chez les vrais souverainistes pratiques, à l'approche de l'élection de mardi prochain, avec une chance d'augmenter encore le nombre de députés bloquistes. Ce n'est pas comme serait la vraie souveraineté du Québec mais c'est un plaisir qui vient juste en dessous...pas trop loin. Ça vaut pas mal mieux que quand on envoyait 70 poires Libérales à Ottawa qui devaient obéir à la majorité anglophone pour se faire réélire.
    Comment doit se sentir M. Dumont, avec son 18,5 % dans les sondages pour son ADQ après avoir demandé aux Québécois de voter Conservateur ?

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2008

    Pierre B. a écrit :
    Est-ce que les bloquistes continueront à recevoir, après l’indépendance du Québec, une pension venant du pays voisin, le pays qu’ils ont volontairement quitté ?
    Ma réponse :
    J’avoue que je n’ai pas la réponse ....et que ça ne m’importe guère. C’est le moindre de mes soucis.Est-ce que cela sera négocié en temps et lieu ? Je l’ignore. Mais, de toute façon, actuellement leur salaire est payé avec nos taxes et impôts. Et je ne veux pas m’enfarger dans mes lacets de bottines.
    Premièrement, je vote pour un parti souverainiste. Deuxièmement je vote pour le Bloc pour démontrer l’impasse constitutionnelle des fédéralistes. Troisièmement je préfère envoyer un allié plutôt qu’un adversaire :élémentaire, mon cher Watson ! Finalement je vote stratégie en fonction d’un éventuel référendum.
    Imaginez, un seul instant, que le Québec envoie 75 députés PCC ou PLC ou NDP ! Ça en serait fini de l’option souverainiste.
    Comme l’écrit si bien l’ami Bousquet :"Qu’un souverainiste vote pour un part souverainiste, ça se rapproche d’une vérité de La Palice".
    Mais nous aurons toujours dans nos rangs des gens qui théorisent sur tout et sur rien...en attendant le moment idéal, le chef idéal, le comment idéal. Depuis quand faut-il envoyer un adversaire pour nous représenter ? Depuis quand ?
    Pierre Grandchamp Comté de Joliette

  • Michel Guay Répondre

    10 octobre 2008

    Nous devons préciser que les Québecois seront toujours minoritaires et minorisés dans tous les partis fédéralistes .Et ceci est vrai depuis 1867 .
    Seul le Bloc brise cette minorisation endémique dont se contentent les Québecois qui votent fédéralistes en nous condamnant à avoir aucun pouvoir majoritaire ou d'égal à égal .
    Le Bloc lance un message clair malgé tous les médias qui combattent notre droit d'être et tous les faux souverainistes qui nous divisent en nous mentant .
    Voter Bloc en bloc lance un message clair et si nous avions l'intelligence de voter Bloc à plus de 50% notre mouvement vers la décolonisation serait évident

  • Archives de Vigile Répondre

    10 octobre 2008

    Gilles Bousquet a écrit avec justesse:
    "Si le Parti Libéral ou le parti Conservateur gagne l’élection mais manque de députés du Québec pour en faire des ministres, ils iront débaucher des députés de l’autre parti national canadien en leur offrant limousines et salaires plus élevés des ministres, ce qui peut très bien ébranler principes et convictions...(...)"
    J'ajoute:
    Ou nommer des Québécois, genre Michael Fortier, au Sénat.
    Gilles Bousquet:
    Favoriser l’élection de souverainistes au fédéral et au provincial me semble naturel pour un souverainiste.(...)
    "Ça me semble assez près d’une vérité de La Palice"
    J'ajoute:
    "Ça me semble assez près d’une vérité de La Palice",dites-vous.
    Vous parlez comme "un grand livre".Mais,nous les souverainistes,
    nous excellons dans l'art de nous tirer dans le pied:on zigouille les chefs du PQ les uns après les autres; on est des as à discuter du sexe des Anges; des experts à discuter du commment et du quand; des experts dans l'art de nous diviser.
    Qu'un indépendantiste/souverainiste vote pour un parti souverainiste "Ça me semble assez près d’une vérité de La Palice". Élémentaire, mon cher Watson!
    Pierre Grandchamp Comté de Joliette

  • Archives de Vigile Répondre

    9 octobre 2008

    Monsieur Pierre
    Est-ce que les bloquistes continueront à recevoir, après l'indépendance du Québec, une pension venant du pays voisin, le pays qu'ils ont volontairement quitté?
    Si c'est OUI, ils ne sont pas sincères.Et je ne peux croire qu'ils travaillent en vue du Québec libre.
    Si c'est NON, je pourrai croire en eux.
    Pierre B.

  • Archives de Vigile Répondre

    9 octobre 2008

    « Actuellement, le Bloc ne peut survivre que dans l’optique fédéraliste. » -Buno Deshaies-
    C'est d'une évidence "crasse".Le Bloc est le miroir de l'impasse constitutionnelle canadian.D'où sa nécessité, il me semble!!! Bien sûr que le Bloc est là parce que le Québec est encore dans le Canada...mais il reflète l'opinion de beaucoup de Québecois parce qu'il prône la souveraineté. Tout en rappelant aux fédéralistes leur cul-de-sac:impossible que le Québec signe une nouvelle constitution!
    D'autre part, je dis aux soi-disant indépendantistes qui prônent la disparition du Bloc ou qui vont voter contre le Bloc...qu'ils manquent de logique élémentaire. Et surtout du sens politique et du sens de la stratégie.Si le Bloc n'existait
    pas, il faudrait l'inventer!
    Pourquoi? De un, il véhicule l'idée de la souveraineté. De deux,il constitue un acquis extraordinaire advenant un éventuel référendum. Moi,j'ai fait le référendum de 95 aux côtés d'un député bloquiste:je sais ce dont je parle. De trois, ces gens-là ont acquis une expertise unique:ils connaissent les rouages des institutions canadiennes tout comme celles au niveau international.
    Advenant un OUI, ces gens-là quittent Ottawa et mettent leurs connaissances et leur expertise au service du Québec.
    Préférez-vous vous battre aux côtés de Jean Dorion ou aux côtés de Michael Fortier? Aux côtés de Pierre Paquette ou aux côtés de Lawrence Cannon? Aux côtés de Verner ou aux côtés de Duceppe?
    J'en appelle au simple bon sens...et à la logique élémentaire!
    Pierre Grandchamp
    Comté de Joliette

  • Archives de Vigile Répondre

    9 octobre 2008

    Après toutes ces songées considérations, en pratique, les souverainistes vont être bien contents mardi soir, le 14 octobre si le Bloc fait élire 40 députés et plus.
    Si le Parti Libéral ou le parti Conservateur gagne l'élection mais manque de députés du Québec pour en faire des ministres, ils iront débaucher des députés de l'autre parti national canadien en leur offrant limousines et salaires plus élevés des ministres, ce qui peut très bien ébranler principes et convictions.
    Favoriser l'élection de souverainistes au fédéral et au provincial me semble naturel pour un souverainiste. Le reste "la souveraineté du Québec" devrait, tôt ou tard, bien venir par surcroît et, certainement pas moins vite que si on élit des fédéralistes aux 2 parlements...genre.
    "Ça me semble assez près d'une vérité de La Palice"