Normand Lester promet des révélations sur Option Canada dans son livre

Option Canada


Le journaliste Normand Lester promet "beaucoup de révélations" dans son livre qui paraîtra jeudi, intitulé "Les secrets d'Option Canada", un organisme institué dans le cadre de la campagne référendaire de 1995.
"Enfin on sait où est passé tout l'argent, à la cent près, et ça va être dans le livre", a-t-il lancé, lors de sa dernière chronique, vendredi, à la station de radio CKAC.
M. Lester, qui refuse pour le moment d'accorder des entrevues, rencontrera la presse lundi, en compagnie du co-auteur de l'ouvrage, Robin Philpot, et de la maison d'édition Les Intouchables.
Dans son édition de vendredi, le quotidien The Globe and Mail révélait qu'à la demande de Patrimoine Canada, la Gendarmerie royale du Canada examinait présentement les circonstances entourant le versement de subventions de 4,8 millions $ du gouvernement fédéral à Option Canada.
Le quotidien torontois précisait que deux employés de Patrimoine Canada avaient été questionnés le 23 décembre dernier, dans ce contexte.
La GRC ne parle toutefois pas d'enquête criminelle.
M. Lester affirme que "c'est plus que 4,8 millions $" qui est en cause. Le communiqué de la convocation à sa conférence de presse évoque une somme de 5,2 millions $.
Le camp du Oui, lors du référendum, avait soutenu qu'une partie de ces fonds avait servi à défrayer les coûts du "love in", ce vaste rassemblement fédéraliste du 27 octobre 1995 lors duquel des fédéralistes de tout le pays étaient venus à Montréal pour clamer leur amour du Canada devant les Québécois.
Déjà, à l'époque, les souverainistes avaient calculé que ce rassemblement avait coûté environ 4,3 millions $.
Le camp du Oui avait accusé le camp fédéraliste de ne pas avoir respecté les règles de financement de la campagne référendaire qui avaient été convenues, les coûts de ce rassemblement n'ayant visiblement pas été comptabilisés dans les dépenses du camp du Non.
La Loi sur les consultations populaires, à l'époque, limitait à 1 $ par électeur, soit 5 millions $, les dépenses permises par chaque camp.
Lors de ce référendum sur la souveraineté du Québec, "l'argent a joué un rôle très, très important", lance aujourd'hui M. Lester.
Alors que ce dossier revient dans l'actualité, en plein coeur de la campagne électorale fédérale, M. Lester souligne qu'il y travaillait déjà lorsque la campagne électorale a été déclenchée.
M. Lester affirme avoir obtenu "la totalité des documents comptables d'Option Canada" pour rédiger son ouvrage avec Robin Philpot, déjà auteur du livre "Le référendum volé". Ces documents, il les a pris dans un bac à déchets, placé derrière un petit centre commercial de banlieue.
Il s'est engagé, après les avoir traités, à les remettre à la vérificatrice générale et au Directeur général des élections du Québec.
Joint au téléphone vendredi, M. Philpot n'a pas voulu en dire davantage non plus, préférant attendre la conférence de presse lundi.


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