Les spécialistes de l'ombre

Coalition pour l’histoire



Pendant des années, nous avons reproché au syndicat des enseignants de ne se préoccuper que de leurs conditions de travail et de leur échelle de salaire. Voilà qu'aujourd'hui les enseignants demandent un moratoire sur la réforme de l'enseignement au primaire, au secondaire et éventuellement à l'éducation des adultes dont la plupart sont des décrocheurs âgés entre 16 et 24 ans environ, et issus du système même.
Nous savons maintenant, grâce au scandale des commandites, que même la magistrature est infiltrée par les fédéraux (il n'y a pas si longtemps, on nous accusait de paranoïa quand on utilisait le terme «infiltrer»). De là à penser que le MEQ pourrait lui aussi être infiltré par les fédéraux, il n'y a qu'un pas. Saint Benoît Corbeil n'était-il pas au service d'une université montréalaise? Et il y en a certainement des dizaines d'autres dont il faudrait se méfier.
Le MEQ est le seul ministère qui n'ait pas été réformé depuis la révolution tranquille, à ma connaissance. Qui se cache dans cet édifice E du gouvernement provincial québécois? Nous sommes bien naïfs de croire qu'il n'y a pas anguille sous roche.
À chaque fois qu'il s'est agi de réformes dans les programmes, les seuls porte-paroles ont été les ministres en place. Et le ministre actuel qui sait à peine s'exprimer n'est pas en reste. C'est un déshonneur, une honte nationale que de l'entendre parler, i.e. traduire en français ce qu'il pense en anglais. Quelle compétence transversale peut avoir un ou une ministre de l'éducation, sinon de s'être laissé convaincre, d'avoir appris par coeur les leçons des «spécialistes de l'ombre» et de répéter un peu n'importe quoi. Comment peut-on économiser sur le dos d'une nation? Et surtout pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a derrière toutes ces compétences transversales...
Qui sont ces sous-ministres dont on entend jamais parler et qui «font la tête» des ministres qui se succèdent au ministère? Quand les voit-on à la télé nous expliquer les tenants et les aboutissants de ces réformes? Quand avons-nous entendu un sous-ministre nous expliquer les raisons de tel ou tel changement. Par exemples, l'abandon de l'enseignement de la littérature française, de l'Histoire de notre nation, l'enseignement de l'anglais en première année et j'en passe. Quand les chrétiens évangélistes américains s'infiltreront-ils au MEQ, si ce n'est déjà fait? Bien sûr, nous entendons ça et là quelques commentaires de «chroniqueurs» plus ou moins articulés, sans plus. On se défile, c'est bien évident.
Qui sont ces «spécialistes de l'ombre, tel Morselli», qui imposent des méthodes traduites en français, plus ou moins vérifiées, à mon avis, et qui originent sans doute des USA . Je prétends toujours, et je l'ai déjà écrit, que des méthodes issues d'une manière de penser anglo-saxonne ne peut convenir à une manière latine de penser. Il y a déviation, détournement de la pensée, transformation du cerveau. Je ne suis pas spécialiste, mais j'ai la conviction profonde que ces méthodes ne nous conviennent pas. Il est certain que tout cela fait l'affaire des tenants de la globalisation et du fédéralisme anglo-saxon. On transforme le cerveau des petits Québécois pour en faire des petits Anglo-saxons qui baragouineront le français et qui sauront à peine l'écrire. Ils penseront, parleront, écriront à l'américaine à plus ou moins long terme.
Il se cache des «spécialistes de l'ombre» au Ministère de l'éducation du Québec. Il devient nécessaire et impérieux de le nettoyer, s'il n'est pas déjà trop tard. Il y va de notre survie. Et de grâce qu'on ne me dise pas que nous sommes les meilleurs au monde. Le ridicule finira par nous tuer.
Des noms s'il vous plaît
Je dénonçais, en mai 2005, sans doute de manière prémonitoire, dans une tribune qui a été reproduite ce jour même sur Vigile et intitulé «Les spécialistes de l'ombre», qu'il existait au MEQ des «intelligences» dont le rôle est de détruire le Québécois de souche.
Près d'un an plus tard, le journal le Devoir dans son édition du 27 avril 2006, nous en donne la preuve.
Si nous prenons le dossier incestueux des commandites fédérales, nous pouvons penser qu'il y a commandite au ministère de l'Éducation du Québec.
Voici quelques questions qui s'imposent à notre compréhension :
1. Qui est le sous-ministre responsable de cette étude? Un nom, s'il vous plaît.
2. Qui sont les spécialistes (noms et titres) qui ont concocté cette avanie?
3. S'agit-il d'un contrat donné à une quelconque université? Laquelle et qui sont ces personnes? (noms et titres)
4. Comment se fait-il que l'éditeur du nouveau programme ait déjà embauché le personnel requis à la production de l'oeuvre destructrice de la nation québécoise de souche? (cf. Jacques Lacoursière, à «Simon Durivage» ce midi)
5. Qu'entendent faire et dire le PQ et le BQ des plus multiculturels et civiques dans ce dossier assassin? Connaissent-ils ces spécialistes de l'ombre? Les connaissaient-ils au moment où ils étaient au pouvoir? Ont-ils eux-mêmes donné le mandat?
6. Le MEQ serait-il devenu une excroissance du gouvernement fédéral, particulièrement de Patrimoine Canada?
Si nous n'avons pas de réponses à ces questions, nous sommes un peuple voué à disparaître.
Il serait temps de mettre fin à notre naïveté et de poser les questions qui s'imposent. Il est trop facile de parler et de nous adresser au MEQ, organisme anonyme, quand il s'agit de notre existence même.
Des noms s'il vous plaît.


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