LETTRE

Le pouvoir sans la souveraineté ou la souveraineté sans le pouvoir

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Impossible de faire la souveraineté sans le pouvoir

Voilà le dilemme auquel font face les aspirant(e)s à la chefferie du PQ. Sacrifier momentanément l’article 1 du programme pour battre les libéraux qui sont en train de déconstruire méthodiquement le Québec de la Révolution tranquille ou mettre en avant l’option souverainiste avec le risque que ce thème devienne le point central d’une peur bien orchestrée par les opposants fédéralistes lors de la prochaine élection.

C’est en ces termes que les analystes politiques posent le problème en suggérant que les partis indépendantistes sortiront perdants devant ce choix cornélien à venir. Mais peut-on à la fois battre les libéraux tout en mettant en avant l’éventualité d’un référendum ? La réponse repose sur la réussite d’une entente de convergence entre les partis souverainistes qui permettrait de battre le gouvernement Couillard en faisant élire une majorité d’indépendantistes. Cela suppose que ces derniers s’entendent sur des éléments d’un programme commun et sur une stratégie électorale qui les favoriserait. En faisant le cumul des votes indépendantistes des différents partis, une majorité pourrait en résulter, compte tenu de l’importance du vote francophone.

Cette convergence est cependant loin d’être réalisée. Est-il possible de rêver d’un rapprochement des forces nationalistes et indépendantistes au Québec ? Tous les acteurs qui ont à coeur la réalisation de cette quête libératrice devraient en faire une priorité de tous les instants. Remettre à demain, c’est risquer de perdre de vue l’objectif et, au bout du compte, l’avènement de sa réussite.

Pour sortir gagnants de cet imbroglio qui divise les forces souverainistes, il est impératif d’opter pour une corrélation entre la nécessité de prendre le pouvoir et une projection vers la souveraineté aux prochaines élections de 2018. Pour gagner, il faut que les coureurs se positionnent sur la ligne de départ. Indépendantistes de coeur ou de raison, « à vos marques, partez ! »


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