Le Parti indépendantiste appuie l'indépendance du Kosovo

et déplore la bouderie de quelques souverainistes d'ici à l'endroit du nouvel État

DUI - Référendum - Kosovo (17 février 2008), Soudan (janvier 2011)



Survenue le dimanche 17 février 2008, la déclaration d'indépendance de la République du Kosovo a été, par voie de communiqué, saluée le jour même par le Parti indépendantiste. Le Kosovo devenait ainsi le 193e État indépendant de la planète. Le Parti indépendantiste déplore aujourd'hui que cette indépendance soit boudée par certaines voix québécoises associées pourtant à la mouvance « souverainiste ». Les Kosovars méritent les félicitations des Québécois et des indépendantistes d'ici et ils ont besoin de leur appui en ces jours historiques. Il est grotesque de voir des « souverainistes » faire la fine bouche devant cette indépendance effective pendant que, dans la rue et sur nos tribunes, les milliers de Kosovars vivant au Canada pressent ce pays de reconnaître le nouvel État de droit.

Ce matin, une vingtaine de démocraties dans le monde avaient déjà reconnu officiellement l'indépendance kosovare, dont les États-Unis, la France et seize autres États européens. Le Parti indépendantiste a confiance que d'autres reconnaissances suivront rapidement et il appuie la demande des Kosovars d'ici pour qu'Ottawa y joigne la sienne sans délai.

Après avoir procédé à sa déclaration d'indépendance, la République du Kosovo a, par voie officielle, demandé à tous les États du monde de la reconnaître. Le nouveau gouvernement vient d'approuver ses dix premiers projets de loi, soumis demain à l'adoption du Parlement, touchant l'établissement d'un ministère des Affaires étrangères, d'une police autonome, d'une citoyenneté et d'un passeport kosovars, etc. L'indépendance de l'ancienne province serbe, qui n'a rien à voir avec un « rapatriement de pouvoirs », s'est effectuée de façon démocratique sans recourir à un référendum et sans l'accord obligé de l'État dont elle fait sécession. L'indépendance du Québec pourra s'effectuer de même : acte déclaratoire incontournable de notre Assemblée nationale, suivi par l'adoption d'une Constitution initiale et de lois relatives aux tribunaux, aux impôts et autres priorités du nouvel État. L'exemple kosovar nous montre :
- qu'un référendum n'est pas obligatoire ni nécessaire ;
- que la déclaration d'indépendance est la condition de la reconnaissance internationale, non l'inverse ;
- que l'indépendance n'est pas affaire de pouvoirs à rapatrier d'Ottawa.

Ce sont sans doute ces confusions qui sous-tendent aujourd'hui la petite bouderie de quelques souverainistes d'ici à l'endroit de l'indépendance kosovare, laquelle est au contraire de nature à éclairer les Québécois dans leur marche vers l'indépendance.


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