Le discours inaugural réécrit

Mont Orford


Le discours inaugural prononcé mardi par le premier ministre Jean Charest était interminable. Il allait également dans toutes les directions, tant et si bien qu'il devenait difficile d'en dégager les priorités et les idées maîtresses.
Animé d'un esprit constructif, je vous propose donc un exercice qui consiste à reconstruire le discours de M. Charest en choisissant dans son long texte des extraits qui semblent signifiants et en les réassemblant pour leur donner une cohérence et une énergie que l'original n'avait pas. Ce n'est pas seulement un exercice stylistique. C'est surtout une recherche de sens.
Ce texte rebâti se tient parfaitement. Et surtout, il en ressort une ligne directrice évidente, celle de la prospérité et de la richesse. Était-ce là l'intention du premier ministre? Probablement, quoique cette idée était diluée au point de devenir méconnaissable.
Voici donc le résultat, où j'indique la provenance de chaque paragraphe du texte original.
Monsieur le président, il y a un fil conducteur dans toutes les décisions de ce gouvernement. Ce fil conducteur, c'est la recherche de la prospérité. (page 12, paragraphe 10)
En inaugurant cette deuxième session de la 37ème législature, nous sommes confiants. Mais nous sommes aussi conscients du travail qui reste à faire sur un chantier qui est celui de la prospérité. (page 2, paragraphe 2)
Si la prospérité pouvait découler d'une loi, cette loi serait la première que j'inscrirais au menu de cette législature. Mais la prospérité naît de la mise en commun patiente de nos efforts. Le rôle d'un gouvernement dans la création de richesse consiste à réunir les conditions pour que puisse s'épanouir une économie créatrice de richesses. (page 12, paragraphe 11)
Comme depuis les trois dernières années, le niveau de vie et la qualité de vie des Québécois seront au centre de nos préoccupations tout comme leurs priorités en tant que citoyens. (page 3, paragraphe 2)
Le Québec d'hier s'est bâti à partir de ses richesses naturelles. Le Québec d'aujourd'hui et de demain sera celui de ses richesses humaines. Le progrès humain, économique et social commence dans nos écoles. (page 5, paragraphe 5)
C'est la condition de l'épanouissement personnel et à l'enrichissement collectif. C'est aussi le plus puissant moyen de lutte à la pauvreté. Et notre gouvernement fera tout ce qui est nécessaire pour soutenir ce choix. (page 5, paragraphe 6).
Notre gouvernement a souhaité depuis longtemps que toutes les régions du Québec prennent une plus grande part dans la création de richesse pour mieux profiter de la redistribution de cette richesse. Chacune des régions recèle un potentiel de développement. (page 9, paragraphe7)
Monsieur le président, nous l'avons dit, notre projet commun, c'est l'atteinte d'une prospérité encore plus florissante. Pour y arriver, nous devons également nous tourner vers notre métropole. (page 11, paragraphe 13)
La prospérité que nous voulons atteindre pour le Québec est une ambition partagée par Montréal et la prospérité du Québec passe également par la vitalité de Montréal. (page 12, paragraphe 1)
Monsieur le président, au cours de cette législature, notre action va viser également à consolider la place de notre Capitale nationale et de sa grande région dans l'économie du Québec. (page 11, paragraphe 6)
Monsieur le président, notre puissance hydroélectrique représente un formidable atout dans une politique de développement durable. (page 15, paragraphe 8)
Nous allons devenir le leader et le premier investisseur nord-américain dans les énergies renouvelables. Toutes les régions du Québec vont profiter de ce levier économique et les régions ressources seront les partenaires directs de nos investissements dans ces énergies. (page 16, paragraphe 8)
Dans quelques années, le vieillissement de la population, combiné à un faible taux de natalité, aura des répercussions importantes sur les finances publiques... Compte tenu de ce déficit démographique, la question des finances publiques commande une attention immédiate. (page 17, paragraphe 2)
Nous ne réglerons toutefois pas le problème de la dette au détriment des missions essentielles de l'État. Nous ne le ferons pas non plus en alourdissant un fardeau fiscal déjà pesant et que nous avons toujours l'intention d'alléger, particulièrement pour les familles. (page 18, paragraphe 1)
Nous nous acquitterons de nos devoirs sur la dette en créant, comme je l'ai invoqué tout au long de ce discours, plus de richesse. (page 18, paragraphe 2)
Il doit y avoir sur ce chantier une place pour chaque Québécois. Car sans prospérité, il n'y a pas de richesse possible et sans cette richesse collective, nos choix de société seront considérablement réduits. (page 2, paragraphe 3)


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