Ratification du Protocole de Kyoto

Le Canada suivra-t-il l’exemple de l’Australie en changeant de gouvernement?

De Kyoto à Bali

Les Australiens, Australiennes ont élu le nouveau gouvernement de Kevin
Rudd qui a immédiatement annoncé la ratification du Protocole de Kyoto
contrairement à l’ancien gouvernement. L’Australie est aux prises avec des
sécheresses prolongées et plus dramatiques que d’habitude, influencées déjà
par les changements climatiques. C’est une des raisons essentielles qui a
motivé l’électorat pour faire un nouveau choix.
Le gouvernement de M. Stephen Harper, premier ministre du Canada,
multiple les arguments et les obstacles, au Canada et dans le monde, à
l’encontre de la ratification et de l’application du Protocole de Kyoto. On
voit encore ses manœuvres à l’occasion de la conférence actuelle de Bali en
Indonésie. La conversion économique est pourtant possible et les coûts
économiques et sociaux seront plus prononcés si on reporte les échéanciers.
Le gouvernement Harper prétend aussi que le Canada ne peut prendre une
position contraire à celle de son allié les États-Unis alors qu’il pourrait
au contraire lui montrer l’exemple. Maintenant, il argue qu’il ne peut
adhérer au Protocole de Kyoto si la Chine et l’Inde ne se voient pas
appliquer les mêmes mesures contraignantes que les autres. Mais, pourtant
ces deux pays ont ratifié Kyoto.
Malgré l’opposition parlementaire majoritaire au parlement, favorable au
Protocole de Kyoto, malgré les nombreuses manifestations organisées au
Canada et au Québec, malgré l’appui majoritaire au Canada et au Québec au
Protocole de Kyoto, le gouvernement Harper ne change pas de politique. Il
ne reste qu’à changer de gouvernement à brève échéance, comme l’a fait la
population en Australie.
Selon la tradition et les derniers sondages, le Parti Libéral du Canada
est le candidat le plus sérieux à la prise du pouvoir en cas d’élections
fédérales. Mais son chef, Stéphane Dion, a une côte à remonter au Québec.
Il doit faire de Jean Charest son allié alors que Stephen Harper flirte
avec Mario Dumont pour consolider et augmenter ses chances en cas
d’élections précipitées. Si les libéraux de Stéphane Dion reviennent en
deuxième place au Québec après le Bloc Québécois, ce peut être suffisant
pour leur assurer la victoire à l’échelle du Canada. Il reste le « timing »
de l’élection, au printemps ou à l’automne 2008, déterminé entre autres par
le degré d’organisation mais aussi par les tendances « lourdes » dans les
sondages éventuels.
Le sort de la planète est en jeu, l’humanité, l’espèce humaine elle-même
est menacée par les changements climatiques en cours, alors toutes les
forces sociales et politiques du Canada et du Québec doivent choisir de
changer démocratiquement le plus vite possible l’actuel gouvernement
conservateur de M. Stephen Harper.
Devant l’impossibilité de faire changer de politique environnementale à
ce gouvernement anti-Kyoto, il faut changer de gouvernement.
André Rousseau
membre de l’Association Québécoise de Lutte contre la Pollution
Atmosphérique (AQLPA)
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) --

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Membre du Parti Québécois, comté de Mercier

Membre du comité communication et mobilisation du Forum social québécois

Membre de l’Association Québécois de Lutte contre la Pollution
Atmosphérique (AQLPA)

Diplômé en économie appliquée de l’UQAM (certificat)





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    9 décembre 2007

    Je ne croyais pas voir un jour un encouragement à voter pour un gouvernement dirigé par Stéphane Dion dans VIGILE.
    M. Dion a fait partie d'un gouvernement qui, tout en étant en faveur du protocole de Kyoto, a augmenté la polution de plus de 30 % à la place de la réduire comme il aurait du le faire. Les Libéraux fédéraux semblent mieux disposés en parole mais pas en actions si on se fie à leur passé. Ils sont forts comme centralisateurs et comme ennemis du nationalisme et du patriotisme québécois, incluant "petit trot" Trudeau de Papineau.