La chute des prix du pétrole n’inquiète pas Couillard

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Couillard, le commis-voyageur de sa propre insignifiance

La dégringolade des prix du brut risque d’influencer à la baisse les transferts fédéraux destinés aux provinces, a concédé jeudi le premier ministre Philippe Couillard, tout en prévenant que cela ne serait pas suffisant pour le forcer à reporter son objectif du retour au déficit zéro.

En marge d’une allocution devant la Chambre de commerce Canada — Royaume-Uni, à Londres, dans le cadre de sa mission économique et politique, M. Couillard ne s’est toutefois pas inquiété outre mesure de voir le baril de pétrole se transiger sous la barre des 50 $US. « On ne pense pas que ça soit suffisant ou significatif pour changer nos plans, a-t-il martelé. Ça ne changera pas nos décisions. »

Même si les paiements de péréquation devaient fléchir, M. Couillard a réitéré que cela ne serait pas suffisant pour non seulement empêcher son gouvernement d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2015-2016, mais aussi le maintenir pour les années à venir. « Certainement pas pour le budget de cette année. Ni pour cette année ni pour l’an prochain », a-t-il dit.

Le premier ministre Philippe Couillard a courtisé le milieu des affaires londonien en jouant la carte de la stabilité économique dans l’espoir de stimuler les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni — un des principaux partenaires commerciaux du Québec. Au premier jour de sa mission économique et politique, M. Couillard a vanté son plan de redressement des finances publiques, qu’il a qualifié de rigoureux.

Quelque 190 personnes issues du monde des affaires s’étaient déplacées pour entendre M. Couillard qui, dans un discours ponctué de passages en français, s’est affairé à vanter le climat d’affaires instauré par son gouvernement, notamment grâce au Plan Nord ainsi qu’à la Stratégie maritime, qui en est encore à ses premiers balbutiements.

Sans mentionner directement le Parti québécois, M. Couillard a souligné que l’orientation politique de son gouvernement ne l’avait pas forcé outre mesure à rassurer des investisseurs. M. Couillard s’est également permis de souligner le retour à l’avant-scène du thème de la laïcité au PQ, expliquant qu’il s’agissait d’un « drôle de choix de priorité », alors que son gouvernement préfère parler d’économie.

S’il a souligné à maintes reprises que le Québec était ouvert à brasser des affaires avec des investisseurs du Royaume-Uni, M. Couillard a prévenu que sa mission de 10 jours, qui prévoit des escales à Bruxelles, en Belgique, ainsi qu’au Forum économique de Davos, en Suisse, n’allait pas nécessairement rapporter des dividendes dans un avenir rapproché.


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