L'intégration des minorités ethniques à la société québécoise

Par Joseph H. Cjung

Immigration : francisation et intégration

Lettres: Dans son article publié le 22 juillet dernier dans la section Opinions du Devoir, M. [Kamal El Batal->1399] écrit que la politique d'intégration des minorités ethniques au Québec est un échec total. Par exemple, les minorités ethniques ne représentent que 2,6 % des salariés du secteur public et parapublic, alors qu'elles forment 20 % de la population totale du Québec. Pourtant, d'après l'auteur, les membres des minorités ethniques ont tout fait pour s'intégrer: ils obtiennent des diplômes québécois, accumulent des expériences sur le marché de travail et adhèrent à des ordres professionnels.
Quelle est alors la solution ? L'auteur suggère qu'il faut obliger les institutions publiques et parapubliques d'allouer 25 % des postes aux minorités ethniques.
L'auteur soulève ici une des problématiques fondamentales de la politique d'immigration et d'intégration des minorités ethniques. Cependant, je ne suis pas sûr que son analyse soit suffisante, car l'intégration des minorités nécessite des efforts soutenus de la part non seulement de la société d'accueil mais aussi des minorités ethniques elles-mêmes. Alors, que doivent faire les membres des minorités pour s'intégrer ?
D'abord, il faut à tout prix qu'ils apprennent le français, car la langue de la vie publique est le français. Malheureusement, un grand nombre d'entre eux ne maîtrisent pas suffisamment la langue officielle pour participer à la vie publique.
Le problème le plus grave est que, dans bien de cas, ils ne se présentent pas comme candidats aux postes des secteurs public et parapublic soit à cause du manque de renseignements pertinents, soit à cause du caractère provisoire de leur séjour au Québec.
D'après moi, la condition préalable de l'intégration des minorités ethniques est leur sentiment d'appartenance à la société québécoise, et pour ceci il est très important que leurs membres connaissent l'histoire du Québec et la personnalité des Québécois, et qu'ils soient fiers d'être citoyens du Québec. Je ne pense pas qu'on peut s'intégrer au marché du travail sans s'intégrer à la société québécoise dans son ensemble.

Combien, parmi les membres des minorités ethniques, s'intéressent à l'histoire du Québec et à la personnalité des Québécois ? Pour que les minorités s'intègrent, il faut avant tout que leurs membres acceptent le fait qu'ils ne sont plus des invités mais plutôt des membres à part entière de la société québécoise.
Joseph H. Cjung, Ph.D.


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