En réaction à l’article de Michel David : «Éloignez ce calice»

L'erreur fondamentale du PQ

Le référendum : Une stratégie perdante

Tribune libre

«Le référendum » : Une stratégie perdante

Le Québec n’a pas fini de se faire arnaquer en se battant sans cesse pour des référendums plutôt que de se battre directement pour l’indépendance.

Et pour preuve, le comportement frauduleux du gouvernement fédéral lors du référendum volé de 1995 : 30 millions d'argent fédéral dans une campagne où les parapluies du «Oui» et du «Non» ne disposaient que du droit de dépenser 5 millions chacun. Pour ajouter à l'outrage tous ces milliers de votants exilés du Québec qui ne disposaient pas d’une simple carte d’assurance maladie.
À l’instar de Québec solidaire, je suis assez en faveur d’un large processus démocratique ayant pour but l'élaboration d'une constitution du Québec et ce, avant même l'élection référendaire, de manière à savoir de quel pays il s'agira et quel sera notre projet de société.

Mais qu'on s'le dise, un référendum est désormais une «condition perdante» qui a malheureusement déjà fait ses preuves consternantes. - Je le clame haut et fort depuis maintenant des années ; et ce, avant même la venue au monde du Parti indépendantiste.

Désormais soyons sans équivoques sur la question nationale, en commençant par reconnaître nous-mêmes nos propres institutions et la suprématie de notre propre Assemblée nationale.
Battons-nous d’ici-là, pour une constitution la plus progressiste qu'il soit qui protégera tous les citoyens et sera un exemple pour le monde comme nous le fûmes jadis à nos belles heures.
Car à constater tout cet électoralisme généralisé, ne pas exiger formellement de nos partis politiques qu’ils portent de manière intrinsèque la question nationale et ne pas être absolument assurés que la prise du pouvoir par un parti souverainiste enclenchera de facto le processus d'accession à l'indépendance du Québec, sera de laisser encore une fois la porte ouverte à l’électoralisme, à l’opportunisme politique et à l’attrait du pouvoir plutôt qu’à la défense de la cause nationale.
À leur troisième mandat, les libéraux n'ont jamais été aussi près de la fin de leur régime.
Pour le PQ l'heure de vérité vient de sonner.
C'est le moment ou «jamais».
* * *
« Niais » ou « crosseurs » : L'erreur fondamentale du PQ
En réaction à l’article de Michel David : [«Éloignez ce calice»->19662]
Les " brillants " stratèges de l'indépendance au PQ sont un peu comme le maire Tremblay : des «Nuls» ou des «Crosseurs».
Car «JAMAIS» le PQ n'aurait dû prendre le pouvoir sans déclarer l'indépendance.
Le meilleur poste stratégique que le PQ pouvait occuper entre temps, était dans l'«OPPOSITION», jusqu'à ce que le jeu de l'alternance du pourvoir et l’usure politique des libéraux finisse par lui donner gain de cause.
Tout le bordel, le patinage et les dérapages stratégiques sur la question nationale du PQ viennent de là. - Et non seulement les dérapages stratégiques, mais tout le désespérant virage à droite du Québec.
Les scrupules démocratiques de René Lévesque face aux vautours politiques fédéraux et la petite gouvernance provincialiste de PQ, a toujours été une terrible erreur stratégique pour la cause nationale ; et à un point tel, que les Québécois ne le seront peut-être «jamais» : indépendants…
Le peuple n'aura finalement jamais eu ce qu'il voulait: «l’indépendance» alors le PQ lui, aura bel et eu bien eu ce qu'il voulait vraiment : «Le pouvoir».
Il n'y a eu nul besoin d'un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour un sortir…
Selon leurs propres exigences fédérales ou même internationales...
J'irais jusqu'à dire...
Qu'on est même pas d'dans...
______________________

Christian Montmarquette
Membre de Québec solidaire
Références :
Éloignez ce calice - Michel David
http://www.ledevoir.com/2009/05/09/249604.html
Référence :
Le tireur d'élite - Michel David :

http://www.ledevoir.com/2009/05/12/249974.html
Référendum : Strike 3 ! Ou réfléchir à la question nationale :
http://www.pressegauche.org/spip.php?article431
Article d'intérêt :
Une république sociale pour un Québec libre!-Bernard Rioux
http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article2352

Featured 56599d2190662f65fbfa0affdabd4b20

Christian Montmarquette55 articles

  • 92 287

Membre fondateur de Québec solidaire

Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

Site officiel : [www.quebecsolidaire.net->www.quebecsolidaire.net]

Courriel de Québec solidaire info@quebecsolidaire.net

Programme : [http://quebecsolidaire.net/engagements_2008->http://quebecsolidaire.net/engagements_2008]

Téléphone : (514) 278-9014





Laissez un commentaire



28 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mai 2009

    Je ne propose que ça, une trêve patriotique !
    - En espérant qu'elle inspire ce qu'il faut de « solidaires » consensus sur l'essentiel patriotique qui nous anime ;
    - En espérant que sur l'essentiel elle s'incarne dans le réel politique souverainiste qui est le nôtre, notamment dans Vigile, plus qu'une journée par an ;
    - En espérant que l'action des patriotes nous inspire ce qu'il faut pour comprendre que nous n'arriverons à rien d'autre que la défaite patriotique que nous « fêtons » aujourd'hui, si nous ne parvenons pas à mettre au centre de notre action, la volonté ferme de faire l'union patriote qu'il nous faut pour renverser l'ordre canadianisateur qui, de force et d'autorité impériale abusive, s'impose à Québec depuis les lendemains du 13 septembre 1759 ;
    - En espérant que dans les meilleurs délais nous parviendrons à faire de nos querelles choses du passé, et de nos affinités électives des débats subsidiaires de ce qui est l'essentiel, à savoir : mettre au point un Programme commun de souveraineté endossé par tous les partis politiques souverainistes et appuyé sans réserve et dans l'enthousiasme par toutes les composantes politiques et citoyennes du mouvement souverainiste ;
    - En espérant que l'honneur fait aujourd'hui aux braves d'hier nous inspire ce qu'il faut d'ardeur et de sagesse pour gouverner nos actions respectives et divergentes dans un arrimage qui les transcendent en vertu des intérêts patriotiques supérieurs du peuple démocratique, pacifiste, écologiste, fémini-humaniste et souverain que nous sommes. En commençant par faire l'UNION souverainiste qu'il nous faut pour faire de ce peuple un peuple uni qui jamais ne sera vaincu.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mai 2009

    Je propose une trêve et une suspension du débat en ce Jour des Patriotes.

    Christian Montmarquette

  • Archives de Vigile Répondre

    17 mai 2009

    M. Montmarquette,
    Ce qui n'est pas sérieux, bien sûr ce n'est pas le fait que :
    « Québec solidaire « SOIT » « ACTUELLEMENT » à « RÉVISER » à la fois la « STRATÉGIE » et la « SUBSTANCE » de la « question nationale » »
    Ce qui donc se trouve à faire en sorte que sa position récente et actuelle, n'est pas ce que vous voudriez qu'elle soit, ni à QS, ni au PQ.
    Ce qui n'est pas sérieux, c'est que vous blâmiez le PQ de ne pas endossez ce que vous voulez qu'endosse QS, et qui n'est pas davantage défendu par QS. Alors que vous nous dites que c'est bien pour cela qu'il faudrait endosser QS et non pas le PQ.
    S'il est question donc de mettre au point un modus operandi, autant à QS qu'au PQ, au lieu d'instruire des procès d'intention ou avant de tabler sur des suppositions qui font QS endosser ce que vous désirez et qui ferait le PQ le refuser, travaillons ensemble sur ce qui nous uni ou pourrait être susceptible de le faire.
    Le PQ n'a pas retiré la souveraineté de son programme, il a supprimé le fait de dévoiler son agenda politique référendaire à l'avance en promettant d'en tenir un lors de son premier mandat. C'est la promesse de référendum qui est retiré. Ce qui reçoit l'appui de Jacques Parizeau, soit dit en passant.
    Quant à vos pronostics concernant qui va doubler qui. cela demeure des prévisions aléatoires partisanes, toujours de l'ordre non pas de l'UNION de nos forces souverainistes mais de l'ordre de la concurrence improductive propre au maraudage syndical. Ce qui n'est pas dans l'ordre que j'espère pour le mouvement souverainiste. Ce n'est pas une question de concurrence entre deux ou plusieurs prétendants qui nous fera avancer en bon ordre de manière « solidaire » et unie afin de contrer la canadianisation du Québec et permettre au peuple souverain du Québec de fonder nommément et démocratiquement un État qui émane de ses voix. Si c'est ça le « Québec solidaire » que vous appelez de vos voeux, il y a de quoi déchanter à vous lire.
    Un « Québec solidaire » commence par un mouvement souverainiste solidaire, présentant différentes manières de le voir évoluer, mais solidaire sur l'essentiel. Or cet essentiel est pour l'heure sous examen comme vous le dites, autant à QS qu'au PQ.
    À preuve que cette mouvance péquiste bouge, a le goût de bouger, tout comme vous voulez le faire à QS, le titre Lettre OUVERTE à Pauline Marois... et aux éluEs indépendantistes.
    Cessons nos querelles fratricides, agissons non pas en concurrents mais en complément des actions des uns et des autres qui se réfléchissent, conçoivent, et se font de bonne foi en fonction de nos affinités électives respectives qui chacunes méritent respect et considération, tel que je l'éprouve pour QS et sa démarche politique que je crois sincère dans son adhésion à la cause politique et sociale du peuple souverain du Québec.
    Cela dit, vous ne réagissez pas à mes propositions concernant les engagements électoraux que pourraient endosser sous forme de « programme commun » souverainiste, QS, le PQ, le Bloc québécois et tout autre parti politique souverainiste, appuyé d'un commun accord par toutes les organisations de cette mouvance politique engagée à défendre et faire avancer la cause du peuple souverain du Québec contre et hors la contrainte abusive canadianisatrice.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 mai 2009

    Monsieur Archambault,
    Tout d’abord, merci de plus de concision.
    Cela ménage à la fois ma patience, mes vieux yeux et mes vieux nerfs et m’incite à vous lire ; et surtout à vous déchiffrer sans devoir d’abord à traverser des méandres phraséologiques assez rébarbatifs pour la personne plutôt directe de caractère que je le suis.
    Je répète pour innéisme fois, que Québec solidaire «EST» «ACTUELLEMENT» à «RÉVISER» à la fois la «STRATÉGIE» et la «SUBSTANCE» de la «question nationale» qui est, je le répète, est présentement «sur la table», «à l’étude» et «en chantier» pour révision, amendement et modification.
    Si ce n’est pas que de «PROCÉDER» que cela, je ne sais pas ce que ce mot veut dire. - En conséquences, je ne vois donc pas ce qu’il pourrait bien y avoir de «pas de sérieux» dans une telle situation.
    Bien au contraire. Nous sommes «proactifs» et pas plus bêtes que les autres et peut-être même moins, puisque Québec Solidaire lui, ne promet pas une indépendance «coquille vide», mais comme levier afin de solidariser le Québec autour d’un nouveau «contrat social».
    S’il y a quelqu’un de «non sérieux» au sujet de l’indépendance c’est au contraire, bel et bien le PQ, qui vient tout juste de retirer lui-même la question nationale de son propre programme, en tentant de nous dire du même souffle et sans rire, que c’est important pour lui.
    Il est parfaitement clair et limpide dans mon esprit, que Québec solidaire est en train de doubler le Parti québécois sur sa gauche, et que si ma position de déclaration d’indépendance, suite à une élection générale du Québec venait à être adoptée par le congrès,; que si le PQ s’entête à demeurer dans sa catatonie chronique, il s’exposera lui-même à se faire doubler à la fois sur son flan gauche comme sur son flanc national.
    Le PQ, ayant à mon sens, comme à celui de bien d’autres déjà terriblement miné sa crédibilité tant au plan social que national. Il restera à Québec Solidaire de s’affranchir dûment et honorablement du mandat qui lui sera confié à la fois par notre congrès et ultimement par la population.
    Mais il reste que si le PQ, s’obstine à demeuré ancré et immobile comme il a tendance à le faire, il deviendra rapidement un bateau facile à torpiller à la fois à bâbord comme à la proue.
    Merci de votre contribution,
    Christian Montmarquette
    Référence :
    Moi qui déteste par nature « Joseph Facal », j'invite contre toutes attentes mes lecteurs et lectrice à prendre connaissance de l'article ci-joint.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 mai 2009

    M. Montmarquette, vous dites :
    « Si le PQ était sérieux au sujet de l’indépendance, il se mettrait immédiatement à la tâche de la rédaction d’une constitution et tenterait de se faire élire sur ce mandat précis de la proclamation de l’indépendance du Québec. »
    Étant donné que QS ne se met pas « immédiatement à la tâche de la rédaction d’une constitution » et qu'il n'a pas aux dernières élections tenté « de se faire élire » sur la base de ce projet de Constitution qu'il se propose de rédiger plutôt selon son programme, après avoir été élu à la tête d'une députation capable de former un gouvernement, c'est donc dire que QS n'est pas « sérieux au sujet de l'indépendance » !?
    Et, vous reste à répondre aux questions posées par madame Hébert dans son titre Lettre OUVERTE à Pauline Marois... et aux éluEs indépendantistes
    C'est bien beau affirmer n'importe quoi et son contraire, pour enfoncer le PQ. Si vous ne pouvez la faire avec le PQet les souverainistes du PQ l'indépendance, il faut nous dire comment vous pourrez la faire, quand, et avec qui ?
    Et, c'est ce que vous faites dire n'importe quoi et son contraire en affirmant que pour être sérieux le PQ doit faire ce que QS lui ne fait pas davantage, en affirmant dans un premier temps que l'État que veut QS ne serait pas soumis nommément à l'approbation du peuple souverain du Québec mais plutôt simplement fondé sur les voix de sa députation, pour ensuite dire le contraire.
    Soyons sérieux !
    Si l'indépendance peut se concrétiser un jour ce en sera que lorsque les souverainistes auront fait l'UNION de leurs forces organisées et dispersées, pas autrement. Cela sur la base d'un programme commun sur l'essentiel, à savoir : le comment, le quand, le avec qui emporter l'adhésion libre du peuple souverain du Québec à un État nommément et légitimement fondé par lui.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 mai 2009

    Si le PQ était sérieux au sujetr de l’indépendance, il se mettrait immédiatement à la tâche de la rédaction d’une constitution et tenterait de se faire élire sur ce mandat précis de la proclamation de l’indépendance du Québec.
    Et s’il voulait augmenter ses chances de la prise du pouvoir pour accéder à ladite indépendance, il bonifierait radicalement son programme social et écologique, de manière à ce que l’accession au pays ne soit pas un «marasme» ou une «turbulence» pour la société mais bien un «progrès» et un «avantage» et particulièrement un avantage «social-économique» autant, sinon «PLUS», que «culturel».
    Or, pour assumer les coûts d’une telle bonification du programme social : éducation, santé, garderies, assurance chômage, aide sociale, transport en communs etc… Il faudrait que le PQ opère un net virage à gauche afin d'augmenter ses revenus avec des choses comme : la nationalisation des banques, la taxation des entreprises, l’augmentation des impôts des très riches et des multinationales, la limitation des salaires comme aux USA, la nationalisation de l’énergie éolienne, la création de nouvelles sociétés d’État telles : la production d’une automobile électrique typiquement québécoise et du moteur-roue, la création de Pharma-Québec pour produire et réduire le coût explosif des médicaments, la gratuité des soins dentaires, l'accès aux prêts à taux réduits, etc... etc.. etc...
    Il apparaît à mon sens clair, net et précis et ce, depuis des années, qu’un parti de droite néolibéral comme le PQ l’est devenu, n’est plus l’instrument adéquat pour réaliser l’indépendance du Québec.
    De droite, électoraliste et souverainiste du dimanche…
    Le PQ désormais nuit désormais autant à la cause nationale qu’à la cause sociale.
    Deux axes qui n’auraient jamais dus être scindés, et qui chez Québec solidaire ne font qu'UN.
    Embourgeoisement et indépendance ne feront jamais bon ménage…
    « Qui ne fait pas l’indépendance la combat » - Gaston Miron
    _____________________
    Christian Montmarquette
    Lettre OUVERTE à Pauline Marois... et aux éluEs indépendantistes :
    http://www.vigile.net/Lettre-OUVERTE-a-Pauline-Marois-et

  • Archives de Vigile Répondre

    15 mai 2009

    @ M. Montmarquette
    Vous dites :
    « L’élection du parti enclenche de facto l’indépendance. »
    Ce qu'a fait Jacques Parizeau. Il a promis d'enclencher le processus d'accession à la souveraineté et a livré la marchandise. Il a créé la Commission sur l'avenir du Québec et a organisé un référendum sur la question nationale.
    Aujourd'hui le PQ est à mettre au point d'ici les prochaines élections une stratégie mise à niveau. Comme le fait QS. Vous suggérez de refaire ce qu'a fait Parizeau, en l'adaptant à la situation qui est la nôtre maintenant. C'est-à-dire « L’élection du parti enclenche de facto l’indépendance. »
    C'est ce à quoi nous contribuons par l'expression nos réflexions et propositions respectives et à travers la discussion qui en résulte. Encloencher pour vous veut dire quoi au juste...
    - une déclaration d'indépendance faite par la députation majoritairement souverainiste de l'Assemblée nationale ?
    - la convocation d'abord d'une Constituante ?
    - l'engagement de soumettre nommément aux voix du peuple l'Acte qui fondera, constituera et gouvernera l'État du peuple souverain du Québec ?
    _________________________________
    Personnellement je propose les engagements suivants
    - Gouverner l'État actuel du Québec tel qu'il se trouve en fonction des volontés du peuple souverain du Québec et en fonction de ses intérêts nationaux ;
    - Faire ce que l'État du Canada unilatéral n'a jamais fait, soumettre aux voix du peuple l'actuelle Constitution du Canada pour qu'elle soit répudiée par le peuple souverain du Québec ;
    - Cependant... avant, pendant et après telle mise aux voix, convoquer et réunir toute la députation du peuple souverain du Québec qui siège à Québec et Ottawa pour qu'elle se constitue en Assemblée constituante de l'État du peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec.
    - Afin qu'elle se prononce sur l'invalidité de l'actuelle constitution du Canada unilatéral imposé de force et d'autorité illégitime à l'État du Québec et au peuple souverain du Québec.
    - Afin de rédiger avec la société civile une Constitution de l'État du peuple souverain du Québec de manière à lui soumettre dans les meilleurs délais un Acte constitutif minimal à compléter une fois que le peuple souverain du Québec se sera prononcé en faveur de sa mise en application. Ce qui fondera l'État souverain du peuple souverain du Québec ;
    - Proclamer ce faisant l'illégitimité et l'invalidité de tout État prétendant gouverner à bon droit le peuple souverain du Québec sur son territoire national, cela, tant et aussi longtemps ces États prétendants ne se seront pas nommément soumis aux voix du peuple. Cette exigence valant aussi pour les Actes engageant ces États prétendants, envers les autres États des Amériques et du monde ;
    ___________________________________
    QS, le Bloc québécois et le PQ pourraient conjointement adhérer à ces engagements et convenir d'y travailler ensemble pour les mettre au point et ensuite pour les appliquer de concert dans les enceintes qui réuniront leurs députations respectives.

  • Archives de Vigile Répondre

    15 mai 2009

    CM - Pour débuter, je dois avouer que je préfèrerais grandement que les gens lisent directement ce que j’écris plutôt qu’en lire vos interprétations. Je répondrai, mais apprécierais aussi un peu plus de concision.
    Ma proposition n’est pas de «CONSISTER MAINTENANT À DÉFENDRE» elle a «TOUJOURS ÉTÉ» et dès le début de l’article que selon les prétendues exigences même d’un référendum, nous ne serions même pas dans le Canada. Et qu’à ce titre, l'adhésion même du Québec au Canada est à mon sens contestable.
    Vous dites :
    LA- «L'erreur fondamentale du PQ n'est donc pas de s'engager à faire un référendum pour fonder un État souverain du Québec valide, comme vous le prétendez dans ce titre. S'il y a erreur, ce n'est pas celle-là »
    CM -Non. Vous n’y êtes pas du tout.
    Il y a bel et bien «arnaque» et usurpation de la question nationale à des fins électoraliste par le PQ. Il faut être aveugle pour ne le pas le voir. Le PQ dit «élisez-moi d’abord » et nous vous accorderons peut-être éventuellement un référendum sur la Souveraineté..? La Souveraineté Association…? Avec trait d’union…? Sans trait d’union? Partenariat…? Union confédérale…? Néo-fédéralisme…? ...Vous m’informez dès que vous êtes branchés...
    Moi je dis : L’élection du parti enclenche de facto l’indépendance. La constitution est secondaire ou intrinsèque à l’élection du parti. Si QS fais ça, il fera bouger toute la machine. - Voilà ma conviction.
    Si le parti est organisé de manière à proposer une constitution «avant» les élections, tant mieux, s’il ne l’est pas, tant pis ; nous prendrons le temps de la rédiger avec les meilleures intensions du monde. Mais j’imagine que l’indépendance ne se fera pas en 24h.
    Ma position est fort simple : L’élection enclenche le processus de l’indépendance. - Du béton. Le parti a le mandat pour le faire et il doit le faire.
    Mais personnellement, qu’on définisse la constitution, avant, pendant, ou même qu’on l’amende après les élections m’importent peu. Je suis, comme beaucoup simplement dégoûté que l’on vote sans cesse pour des partis soi-disant souverainistes qui se défilent d’une responsabilité fondamentale et historique.
    C’est la «DISSOCIATION DU PQ DE LA QUESTION NATIONALE» justement par le report de l’indépendance dans un «référendum», non pas sur «la constitution», mais bien sur «LA SOUVERAINNETÉ DU QUÉBEC ELLE-MÊME» qui est problématique, si ce n’est carrément vicieux.
    Cela permet au PQ de faire constamment campagne sur autre chose à chaque foutue d’élections et de se donner le mandat de «gosser» après «L’ACCESSOIRE» plutôt que de s'attacher à L’ESSENTIEL : «Indépendance» et «projet de société». - Deux axes qui, pour Québec solidaire ne font qu’UN.
    Cette question est d’autant plus tordue, que ma conviction est, que si le PQ devait changer son fusil d’épaule et finalement se résigner à se faire lui-même le «porteur intrinsèque» de l’indépendance, pour parvenir à se faire élire, avec ce nouvel atavisme et «À LA VENDRE» sa foutue d’indépendance, il serait bien obligé de se ranger à gauche ; c'est-à-dire du bord du peuple et offrir un programme social solide et congruent.
    Or, le PQ est à droite et il ne cédera jamais à gauche et n’aura que des miettes à offrir au petit peuple ce qui hypothèque ses chances. C’est d’ailleurs pour ça qu’il ne cesse de nous endormir avec «SA LANGUE ET SA CULTURE !». Non.. c'pas cher... La langue et la culture ! - Le bon peuple, lui, se sera encore une fois fait arnaquer des deux côtés. Il aura été floué autant au plan social qu’au pan national !
    Comme quoi, un parti de gauche n’aura jamais été aussi nécessaire et congruent pour défendre le pays !
    Pour ce qui est d’une forme d’Union-Souverainiste. Je le répète, c’est toujours le PQ qui a refusé de négocier… Et pour l’avoir vue et vécue de près, leur arrogance ne m’étonne guère… Cela vient avec le reste de son embourgeoisement…
    Au plaisir,
    Christian Montmarquette

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mai 2009

    @ M. Montmarquette
    Merci pour cette précision. L'index est capital. Il faut utiliser des définitions communes.
    Ainsi, votre position consiste maintenant à défendre donc l'idée que le Canada est invalide parce qu'il ne s'est jamais nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec et s'impose sur son territoire national en vertu d'un abus d'autorité qui lui s'impose de force à Québec depuis 250 ans dès après les lendemains du 13 septembre 2009.
    Ainsi, si vous endossez le texte que vous nous invitez à lire comme je le comprends, il est donc question de soumettre aux voix souveraines du peuple du Québec, l'Acte qui fondera, constituera et gouvernera le l'État et le gouvernement de l'État du peuple souverain du Québec. Il est donc question de faire approuver, ratifier ce que notre députation aura voté. Comme ne l'a jamais fait le Canada. Il est donc question de référendum.
    L'erreur fondamentale du PQ n'est donc pas de s'engager à faire un référendum pour fonder un État souverain du Québec valide, comme vous le prétendez dans ce titre. S'il y a erreur, ce n'est pas celle-là.
    S'il y a erreur, faut-il pour autant nous reprocher à nous même d'avoir élu le PQ, lui qui a permis au peuple souverain du Québec de se prononcer deux fois sur la question ? Je ne crois pas. Nous avons fait au mieux, nous le peuple du Québec, compte-tenu de nos connaissances de l'époque. Oui, nous avons erré, mais de cette errance nous pouvons tirer les enseignements qui s'imposent à nous aujourd'hui. OUI, nous pouvons faire le bilan, en tirer des leçons.
    L'une d'elle me semble être de faire l'UNION souverainiste qui s'impose. Comme on en discute dans ce titre et dans Marcher ? Manifester ? Pétitionner ?... . Celole qui depuis deux élections a par notre division ou notre démission, permis l'élection d'une députation majoritairement fédéraliste. Pour faire cette union, il faut certes mettre de l'avant des propositions, y réfléchir, en discuter. Et, cela c'est autre chose que de s'attaquer mutuellement et se lancer des roches. Le PQ Rentre-dedans n'est pas la solution. Il faut que le PQ participe à notre lutte commune.
    Ce que QS prévoit participe à cette réflexion commune. L'idéal serait de nous entendre sur ce qu'il convient de faire concernant le bon processus permettant à ce peuple souverain du Québec de fonder nommément un État valide. Dans ce contexte, oui, on peut envisager convoquer une Constituante, envisager s'engager à le faire, comme QS semble s'y engager. Je ne vois pas pourquoi le PQ ne pourrait pas adhérer à tel consensus, si tel est le résultat de notre réflexion commune ici dans Vigile, là à QS et ailleurs au PQ, dans le RRQ, etc.
    Pour ma part, j'irais plus loin et propose que les souverainistes fasse ce que le Canada n'a jamais fait, soumettre aux voix du peuple souverain du Québec, son actuelle et abusive Constitution, celle qui est majoritairement répudiée par les Québécois pour les raisons que j'énumère ici dans Vigile depuis un certain temps. J'aimerais que vous réfléchissiez à cette proposition qui me semble s'insérer bien dans ce que vous souhaitez comme geste porteur de rupture d'avec le paradigme colonisateur canadianisateur qui nous enferme dans un statu quo de blocage depuis trop longtemps.
    Au plaisir. Luc A.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mai 2009

    Voici une réaction à mon propre commentaire parue hier au Devoir qui m’apparaît fort pertinente. Une réaction qui, en plus de posséder la vertu d’éclairer le débat, avec laquelle je suis foncièrement en accord :
    « Pour tenir mon pantalon une ceinture me suffit »

    - Renaud Blais
    Est-ce que le président du Pérou et de l'Équateur ont déclenché des élections référendaires ?
    Non. Pourtant, PARCE QU'ILS ont dit durant leurs campagnes électorales qu'ils changeraient la constitution, une fois élus, ils l'ont fait.
    Depuis le 6 décembre 1981, après avoir appuyé une résolution démocratiquement votée à cette effet, je crois qu'un parti clairement indépendantiste, AVANT, DURANT et APRÈS les campagnes électorales; disposerait alors de la légitimité d'enclencher le processus visant à modifier sa constitution.
    De là à parler d'élection référendaire, si nous sommes en désaccord avec ce processus démocratiquement très légitime, OK.
    Pour ma part un référendum est nécessaire pour RATIFIER un projet de constitution PRÉALABLEMENT élaboré, par une constituante, par exemple.
    Renaud Blais
    Pour tenir mon pantalon une ceinture me suffit...
    Source :
    Le tireur d’élite : Michel David - Le Devoir :
    http://www.ledevoir.com/2009/05/12/249974.html
    Élection référendaire vocabulaire des opposants - Renaud Blais: http://www.ledevoir.com/2009/05/12/commentaires/0905130524935.html
    * * *
    Note : Je reconnais mon utilisation imprécise voire inexacte de l’expression «élection référendaire» dans le présent débat. Car j'avais plutôt à l'esprit cette notion de l'accession à l'indépendance par la prise du pouvoir d'un parti politique ; puisqu'un parti vraiment souverainiste devrait de par sa nature être «intrinsèquement porteur» du projet d'indépendance.
    Cette imprécision est conséquente à une utilisation abusive mais relativement courante de l’expression «élection référendaire».
    Il est regrettable que nous ne disposions pas encore à ma connaissance de termes précis pour définir ce concept.
    Peut-être pourrions parler «d’élections constituantes» ?
    Je le trouverais plus élégant que « élections sécessionnistes »
    Les jeux sont ouverts…
    CM

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mai 2009

    Suite
    Le seul document officiel permettant d'affirmer que le peuple souverain approuve l'État que l'on fonde en son nom est bel et bien un référendum. Trudeau n'a pas voulu fournir cette preuve et s'est contenté de la « prétention » de la légitimité. M. Montmarquette veut lui aussi que le peuple souverain du Québec se contente de telles « prétentions ». Tout en affirmant, ce faisant que l'État du Canada est valide, puisqu'il se valide sur l'exact et similaire validation de Trudeau, une supposée attestation de la légitimité du peuple qui n'est rien d'autre qu'une « prétention » jamais attestée.
    M. Montmarquette fait fausse route et je doute fort que QS abonde dans ce sens. Cela, parce que QS a à coeur la démocratie et déteste imposer d'autorité comme l'a fait Trudeau un État qui ne serait pas nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec. Ainsi, tout ce qui supporte son PQ Rentre-dedans n'est que du vent, n'est que « prétention ».
    Une autre voie est possible.
    Rétablir la réciprocité et dénoncer la prétention de l'État du Canada qui se dit de légalité légitime. Il nous faut cependant la preuve, l'attestation, de notre « prétention » qui le dit illégitime. Et cette preuve c'est de réciproquement soumettre aux voix du peuple souverain du Québec la Constitution actuelle du Canada qui est répudiée par les Québécois. Nous avons soumis le projet de rédiger la nôtre, il a été répudié. Il nous faut maintenant répudier l'actuelle Constitution du Canada. Ainsi invalidé, il n'est plus question de séparation ou de sécession. On ne peut séparer qu'un tout uni et valide. Invalide, le Canada n'est plus un tout légitime, capable de forcer le Québec et les Québécois à se soumettre à son ordre légal illégitime.
    Cela en fournissant la preuve aux yeux du monde que le Canada ne peut plus « prétendre » être légitime sur le territoire national du peuple souverain du Québec, et en exigeant désormais pour dissiper toute confusion que les États doivent nommément se soumettre aux voix du peuple souverain du Québec pour attester de leur légitimité et de leur droit valide de gouverner ce peuple sur son territoire national. On est loin du compte en ce qui concerne le Canada.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mai 2009

    Ainsi, Il est question ici à l'intention de QS qui étudie les terme de sa stratégie, de mettre de l'avant une stratégie de la division souverainiste au nom d'une politique qu'endosse aussi actuellement QS, PQ Rentre-dedans à la clé, à savoir se faire élire d'abord et convoquer ensuite une Constituante.
    « Mais ce sont les souverainistes qui n’ont jamais voulu attester de leur légitimité. Et le moyen fut le référendum. »
    Trudeau à prétendu qu'il avait la légalité légitime de rapatrier la Constitution unilatéralement en vertu de l'autorité abusive du Parlement du Canada. Il a même inventé une Assemblée de la députation du peuple souverain du Québec réunissant virtuellement celle qui siège autant à Québec qu'à Ottawa pour prétendre qu'il avait l'appui de telle députation. C'est réciproquement l'exacte prétention qui est celle de M. Montmarquette. Il prétend que la députation de l'Assemblée nationale a la légitimité qu'il faut pour fonder l'État souverain du Québec sans se soumettre nommément aux voix du peuple. C'est l'exacte réplique du coup de force de Pierre Elliott Trudeau : une prétention jamais nommément validée, atestée par les voix du peuple. Il est question de différence entre prétention et attestation.
    Soumettre nommément l'État aux voix du peuple souverain est bel et bien cette « attestation » qu'il nous faut pour valider cette « prétention » commune à Pierre Elliott Trudeau et à M. Montmarquette. Le délire est là. Tenir une « prétention » pour une « attestation ».
    Antidote :

    Attestation

    - Être la preuve de (qqch.). Document officiel attestant la citoyenneté française.
    Prétention
    - Revendication de qqch. en vertu d’un droit que l’on affirme posséder.
    Trudeau a affirmer posséder le droit et la légitimité d'imposer de force et d'autorité un État répudié par les Québécois. M. Montmarquette affirme que le seul fait pour un parti souverainiste « d'affirmer posséder » le droit et la légitimité de fonder l'État souverain du Québec des seules voix de sa députation, permet aussi « d'attester » ce droit... Ce l'est en tant que « prétention », mais pas dans le sens de « donner la preuve », dans le sens de brandir un document officiel permettant de prouver que cette Constitution et seulement celle-là, est bel et bien nommément approuvée par le peuple souveain.
    Dans notre ordre légal illégitime un référendum n'a pas de valeur légale, mais le référendum permet de soumettre aux voix du peuple souverain un texte, une Loi, donc aussi une Constitution. Le résultat atteste de son approbation ou de sa répudiation par le peuple souverain. À la députation ensuite de se gouverner ou pas en conséquence et de légaliser ou pas tel résultat. Ainsi, une députation majoritairement souverainiste siégeant à Ottawa et Québec pourrait via l'Assemblée nationale légaliser la Constitution de l'État du peuple souverain du Québec en attestant de son adhésion à telle Constitution grâce au référendum ayant dit OUI à cet État. Ce que n'a jamais pu faire Pierre Elliott Trudeau, ce pourquoi l'État actuel du Canada qui en résulte est légal peut-être, légal en vertu des LOI d'un État illégitime. L'affirmer illégitime est similaire prétention que de le prétendre valide et légitime. Aussi, nous faut-il appeler le peuple souverain à se nommément prononcer à cet égard, car la seule répudiation de sa députation de l'Assemblée nationale n'a pas d'effet. Et, elle n'a pas d'effet parce que l'Assemblée nationale détient sa légalité de celle de l'État du Canada illégitime qui lui permet de répudier les lois du Québec s'il le désire, ou de n'en pas tenir compte, comme il le fait actuellement.
    Suite ici-bas

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mai 2009

    Les électoralistes purszédurs du PQ :
    Ou comment réduire la souveraineté à une tactique électorale.

    Hors du PQ point de salut...
    Je suis entièrement d’accord avec Monsieur Haché lorsqu’il affirme que :
    « Ce sont les souverainistes qui n’ont jamais voulu attester de leur légitimité. Et le moyen fut le référendum »
    Non seulement nous sommes devant des souverainistes qui ne reconnaissent même pas leur propre légitimité. Mais nous sommes en pleine stratégie péquiste qui consiste à nous vendre l'idée que l’indépendance passe forcément par l’élection préalable du PQ.
    Une stratégie parfaitement inexacte, perdante, si ce n’est carréement «anti-souverainisme» pour reconnaître autant de légitimité au gouvernement fédéral et la suprématie de l’État canadien, en plus retirer des mains du peuple le droit de se prononcer sur une question fondamentale.
    De plus, comme je le disais, contrairement à un mandat de gouvernement un référendum n’est pas «exécutoire» il est «consultatif». Et à ce titre, cette approche ne reconnaît même la souveraineté du «peuple» à disposer de son avenir. Il faut donc pour ce faire que ce soit les partis qui portent intrinsèquement la question en période électorale.
    Parfois, je me dis… Non mais… je rêve ?
    Nous sommes en plein délire politique!
    Nous face à des partis souverainistes qui n’osent même pas porter la question nationale en pleines élections ! - Quelle conviction !
    Autrement dit ce que demande le PQ c’est :
    «Élisez-moi d’abord… et on verra ensuite…»
    Et la suite… on la connaît…
    Le PQ n’est pas souverainiste que mon chien.
    Il a instrumentalisée la question nationale à des fins électoralistes et réduit le combat pour l'indépendance à une escarmouche pour se faire élire. De l’électoralisme pur !
    Et comble des aberrations :
    «Dans la reconnaissance de la suprématie de l’État fédéral» !
    On est pas sorti du bois...
    Christian Montmarquette
    P.S.
    Quant à la position de Québec solidaire sur la question nationale, je répète qu’elle est actuellement sur la table et discutée en comités pour en redéfinir la nature et préciser la stratégie lors de notre prochain congrès ; d’où la publication du présent article.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 mai 2009

    @ M. Archambault, le fardeau de la légitimité n’a jamais été le seul fardeau des souverainistes.
    Mais ce sont les souverainistes qui n’ont jamais voulu attester de leur légitimité. Et le moyen fut le référendum. C’est pourquoi la stratégie du référendum est une stratégie perdante : c’était la voie facile de ne pas tester sa propre légitimité.
    Quant à votre crainte que l’état fédéral « invaliderait » le vote de l’assemblée nationale, remarquez qu’il a tout ce qu’il faut (volonté politique, intérêts politiques des partis fédéralistes, loi de Dion, ect ) pour invalider un résultat même ….référendaire.
    L’indépendance du Québec est politique. Strictement. Rien à voir avec une légalité légaliste. Et, d’indépendantiste à indépendantiste, pour vous gosser un peu(sympa),c’est Pierre Elliot lui-même qui s’est acharné longtemps à nous démontrer que l’indépendance n’était pas seulement inutile, mais qu’elle était impossible juridiquement. Et c’est pourquoi il s’est permis de parler de « crime contre l’humanité » à l’égard de notre projet. Ni vous, ni moi, ni personne sur Vigile n’est un criminel. Nous soutenons un combat et un projet strictement politique.
    C’est à cela, tôt ou tard, que le P.Q. sera confronté : assumer politiquement sa légitimité POLITIQUE. Et ne pas se défiler…

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mai 2009

    Suite
    OUI, il nous faut relancer la cause du peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec. J'abonde dans ce projet de Christian Montmarquette.
    Mais il faut le faire autrement qu'en légitimant l'État du Canada. Il nous faut au contraire institutionnaliser en quelque sorte son illégitimité en appelant le peuple souverain du Québec à répudier la Constitution abusive actuelle imposée d'autorité unilatérale et contre la « volonté populaire ». Cela pour exiger de tous les États quelqu'ils soient qu'ils soumettent nommément aux voix du peuple souverain du Québec l'Acte qui les fonde, les constitue et les gouverne. Cela aura pour effet de rétablir la réciprocité qui nous fait vouloir fonder un État du peuple souverain du Québec valide et légitime parce que fondé nommément sur l'expression de ses voix libres et souveraines.
    Jusqu'à maintenant le Canada s'est imposé de force et d'autorité sans être passé par le processus référendaire. Tout le fardeau de la preuve de légitimité a reposé sur les souverainistes. Voilà pourquoi nous avons rencontré tant de difficulté. Cette asymétrie acceptée par le souverainisme étatique historique doit être répudiée. Il est facile d'obtenir un NON. Le Canada a essuyé un NON quand il a voulu réformer le Canada. Mais il s'est bien gardé de mettre aux voix l'actuelle constitution. Parce que de faire approuver par le peuple une Constitution n'est pas chose aisée. Le souverainisme historique a fait l'erreur d'accepter cette asymétrie. Ce n'est pas le principe démocratique qui fonde nommément un État valide sur les voix libre du peuple souverain qu'il nous faut remettre en question. Le principe est valide. Ce qui ne l'est pas c'est l'État du Canada actuel qui lui ne s'est jamais soumis aux mêmes règles que désirent pour lui le peuple souverain du Québec.
    Il nous faut donc rétablir cette réciprocité en appelant les Québécois(es) à répudier l'actuelle Constitution qu'ils rejettent majoritairement, cela, des souverainistes aux fédéralistes rénovateurs, en passant par les autonomistes. Sur cette base il nous faut sur la lancée appeler la députation du peuple souverain du Québec siégeant à Québec et Ottawa a se réunir sous forme de Constituante pour concevoir la Constitution de l'État du peuple souverain du Québec afin de la soumettre aux voix libres et souveraines des Québécois(es). Voilà bien ce qui peut à la fois relancer la cause du peuple souverain du Québec et établir des bases solides et irréfutables d'un État valide et légitime.

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mai 2009

    Denis Monière dans Le Devoir du 2009 05 27 sous le titre « [Élection référendaire ou référendum - Pourquoi on ne peut pas faire naître un pays par une élection->https://www.ledevoir.com/2006/05/27/110138.html] » produit une excellente analyse de la balance des avantages et des inconvénients de l'élection référendaire.
    Cela s'ajoute à l'argument présenté plus haut concernant le fait que tel fondation d'un État sans le soumettre nommément à la volonté du peuple souverain se trouve à valider et légitimer l'État actuel du Canada et son rapatriement unilatéral imposé d'autorité et de force au Québec.
    « La loi référendaire s’applique aux « référendums », non aux « mandats de gouvernements ». » nous dit M. Montmarquette.
    Certes, une « élection référendaire », n'est pas un référendum, mais c'est autre chose qu'un « mandat de gouvernement »­, sinon ce n'est pas une « élection référendaire », c'est une élection tout court avec une campagne électorale au cours de laquelle un parti souverainiste endosse un mandat de déclarer la souveraineté de l'État du Québec sur la base d'une Constitution qui aurait fait l'objet d'une « consultation populaire » pré-électorale, s'il est élu. Ce que ne propose pas QS.
    QS propose de se faire élire avec comme mandat une fois élu de convoquer une Constituante. QS ne parle pas de déclaration d'indépendance sur la base d'une élection et ne dit pas ce qu'il adviendra du projet de Constitution qui pourrait en émaner. Sera-t-elle soumise à la seule Assemblée nationale ou soumise nommément au peuple souverain du Québec ? On ne sait.
    Tout ce qu'on sait c'est qu'un article nous dit que la « « stratégie perdante du référendum » n'est pas la bonne. Un article qui réfère au programme de QS « Les enjeux du débat sur l’indépendance nationale et de la stratégie pour y parvenir »
    Or, le processus référendaire n'est pas une « stratégie », c'est le moyen de fonder un État nommément fondé par les voix du peuple souverain, contrairement à ce sur quoi se fonde le Canada actuel et qui le fait abusif, illégitime et invalide sur le territoire national du peuple souverain du Québec parce qu'il ne se fonde que sur les voix de la députation fédéraliste au Parlement du Canada. Ce que prétend valide Christian Montmarquette et ce qu'il prévoit pour déclarer comme le Canada abusif actuel, l'indépendance d'un État du Québec jamais lui non plus soumis aux voix du peuple.
    « La légitimité vient de sollicitation du mandat, de la « volonté populaire » et de la suprématie de l’Assemblée nationale du Québec. »
    En ce cas, la suprématie du Parlement du Canada l'habilite à légitimer son rapatriement unilatéral puisqu'il serait légitime d'après M. Montmarquette de le faire par les seules voix de la députation du peuple souverain.
    C'est l'impasse, puisque l'Assemblée nationale n'a de légalité que par celle, illégitime, de la Constitution du Canada que nous répudions. Les lois de l'Assemblée nationales peuvent être révoquées par cette légalité illégitime du Canada que prétend légitime et légale Christian Montmarquette. Qu'adviendra-t-il si telle déclaration est invalidée par le Canada ? Protester ? En vertu de quoi, puisqu'est reconnue la légalité et la légitimité du Canada si l'on accepte que la seule députation est légitimé de fonder un État valide et légitime.
    Suite ici-bas

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mai 2009

    Il me semble que certains membres du PQ possèdent cette faculté innée de s’attacher à l’accessoire et passer à côté de l’essentiel.
    L’article ne traite pas fondamentalement de «constitution», il traite de la «stratégie perdante du référendum».
    Le titre est d’ailleurs: «L’erreur fondamentale du PQ » - Le référendum : Une stratégie «perdante».

    ...Consultation populaire ; assemblée constituante ; rédaction d’une constitution ; proposition de constitution ; constitution provisoire…
    Appelez ça comme bon vous semble, le principe reste le même, Il s’agit de faire voter de manière éclairée sur un projet de constitution du Québec.
    Une démarche par ailleurs, qui selon plusieurs, aurait l’avantage de faire comprendre le processus, en plus de mobiliser et de promouvoir la souveraineté du Québec.
    Je laisse le reste aux bons soins du camarade Bernard Rioux le doux plaisir de se couper les cheveux en quatre et de s’arracher les poils du coco sur les éléments les plus pointus de notre chère future constitution ; je suis personnellement plus mobilisé sur les enjeux du programme social.

    Mais à vraie dire, le sujet ne m’inquiète guère. Je respecte assez le Québec, mon parti, ses intellectuels, ses artistes, ses journalistes ses politologues et les autres souverainistes pour avoir suffisamment confiance que nous ne nous engagerons pas dans quelque patente à gosses ou quelqu’aberrations constitutionnelles.
    Il faut un minium d’estime, de confiance en soi et de courage pour faire le saut de l’indépendance.
    Mais s’il y a une chose dont je suis persuadé, c’est que nous n’aurons «jamais» de problèmes constitutionnels si nous ne faisons pas l’indépendance.

    ***
    À l'affirmation:
    «Pour qu’un élection soit référendaire, il faut être au gouvernement pour la faire dans la loi, référendaire. Sinon, il s’agit d’une élection ordinaire.»
    Je réponds : Non.
    La loi référendaire s’applique aux «référendums», non aux «mandats de gouvernements».
    Mais les partis doivent faire compagne sur le projet, que cela soit un enjeu électoral et qu’ils en sollicitent le mandat à la population.
    Le nouveau gouvernement doit alors procéder et mette en œuvre le mandat pour lequel il a été conformément élu. Et qu’il enclenche le processus d’accession à l’indépendance.
    C'est le mandat sollicité par le parti qui redonne aux citoyens le droit de se prononcer sur la question, que leurs votes comptent et qu'ils portent à conséquences. - Ce que par ailleurs les «référendums» ne font pas, puisqu’ils ne sont que «consultatifs» et que c’est le gouvernement qui exécute.

    La légitimité vient de sollicitation du mandat, de la «volonté populaire» et de la suprématie de l’Assemblée nationale du Québec.
    Christian Montmarquette

  • Marcel Haché Répondre

    13 mai 2009

    Il serait facile au P.Q. de faire une élection référendaire lors de la prochaine élection. C’est contre cette possibilité, très justement, que ce parti s’est débattu (défilé?) depuis si longtemps (depuis 1973). Avec le résultat qu’au pouvoir, même au pouvoir, le P.Q. ne fut jamais maître du jeu. Il était redevable, l’obligé en fait, du mandat que l’électorat lui avait donné. Et ce ne fut jamais un mandat de faire l’indépendance.
    La proposition de M.Montmarquette est très habile. Si elle emportait chez les indépendantistes un large consensus, le P.Q. serait placé dans la situation de devoir « se brancher ».Et cela ne conviendrait pas nécessairement à son agenda. Au surplus, advenant que le P.Q.s’acheminerait et consentirait enfin à une élection référendaire, il est certain que la troupe à Charest chercherait rapidement à y prendre avantage. Et ce pourrait être un avantage non négligeable au P.L.Q., qui l’inciterait, si tel était le cas encore, à établir une stratégie défensive longtemps, très longtemps, avant la prochaine élection. L’intérêt du P.L.Q. serait d’étirer son mandat actuel au maximum. (Pour tirer profit de la position du P.Q.)
    M. Montmarquette est un indépendantiste, certes, mais il n’est pas du P.Q. Il en est plutôt l’adversaire.

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mai 2009

    Vous dites :
    Il faut dès maintenant « une large consultation populaire afin de rédiger la constitution qui sera soumise au peuple à la prochaine élection référendaire. »
    C'est ce que vous préconisez comme stratégie. C'est ce que vous allez proposer à QS qui pour le moment n'a pas cette stratégie. QS n'a pas l'intention d'ici les prochaines élections d'organiser une « large consultation populaire afin de rédiger la consititution qui sera soumise au peuple à la prochaine élection référendaire ». Mais c'est ce que voulez que QS adopte comme stratégie. Ce qui est différent de la statégie actuelle de QS puisqu'il est question dans la plateforme de QS de mettre en place une constituante. Pour mettre en place une constituante il faut d'abord être au gouvernement.
    Vous proposez qu'à cela ne tienne, au diable la Constituante, organisons une « large consultation populaire ». For bien ! Le problème c'est que le résultat de cette consultation ne pourra être soumis à une « élection référendaire ». Pour qu'un élection soit référendaire, il faut être au gouvernement pour la faire dans la loi, référendaire. Sinon, il s'agit d'une élection ordinaire. Ce que vous proposez ne peut valoir pour la prochaine élection puisque le gouvernement Charest en place n'acceptera pas de faire des prochaines élections, des élections référendaires.
    Or, ni QS ni le PQ ne peuvent faire en sorte que les prochaines élections soient référendaire, il faudra d'abord être au gouvernement pour établir qu'une élection est référendaire ou pas. Et attendre les élections suivantes. En quoi votre stratégie peut-elle servir à faire du « PQ Rentre-dedans » si quoique fasse QS et le PQ il faut d'abord prendre le pouvoir pour mettre en place votre « stratégie » ?
    D'autant que la « grande consultation populaire » que vous appelez de vos voeux ne pourra être considérée que partisane si elle n'est pas organisé par l'Assemblée nationale. Pour qu'une Constituante soit institutionnelle et non partisane, il faut que ce soit l'Assemblée nationale qui la mette en place. Or pour cela, il faut d'abord que la députation soit majoritairement souverainiste.
    On tourne en rond. Et ce n'est pas cela que vous souhaitez et que nous souhaitons. Il nous faut une stratégie qui puisse nous faire avancer. Si QS désire avancer, il ne pourra pas adopter votre stratégie circulaire. Il lui faudra trouver autre chose pour faire avancer la cause du peuple souverain du Québec.
    QS pourra organiser une grande consultation populaire mais n'aura pas de légitimité. QS et le PQ, avec le Bloc québécois pourraient organiser une telle consultation populaire, déjà, ce serait moins partisan. Cela pourrait permettre de faire l'union souverainiste qu'il nous faut. Mais le résultat de cette « consultation populaire » ne pourra être soumis qu'à une élection ordinaire.
    Stratégiquement cela pourra contribuer à créer un mouvement, mais ne peut être considéré comme un processus d'accession à la souveraineté de l'État valide, décisif et congruent.

  • Archives de Vigile Répondre

    13 mai 2009

    J’ai mis en ligne le document de QS par soucis d'honnêteté intellectuelle et afin de faire connaître l’approche de Québec Solidaire sur la question nationale encore trop méconnue.
    Les membres, de même que les non membres, sont actuellement à se regrouper en comités afin débattre de tous les axes du programme de Québec solidaire avant notre prochain congrès ; et particulièrement de la question nationale.
    Cet article est ma position stratégique sur cette question ; elle est non seulement stratégique, en ce sens qu’elle constitue à mon sens non seulement la meilleure option pour accéder à l’indépendance, mais afin de protéger, l'électorat, les bases des partis, de même que les citoyens eux-mêmes de leurs propres partis politiques et de leurs propres représentants.
    Il n’a jamais été normal, ni même honnête, qu’on élise un parti souverainiste qui ne se fasse pas le porteur intrinsèque de l'option et qui ne procède pas à l’indépendance
    Le reste n’est que rhétorique, opportunisme politique, baragouinages avocassiers qui tentent de noyer le poisson pour justifier le pouvoir.
    De là, le cynisme politique, la démobilisation nationaliste et même démocratique.
    Il y a belles lurettes que le PQ ne représente que les intérêts du PQ.
    On ne peut espérer accéder à l’indépendance lorsque le parti charger de faire la lutte, s'exclue de la question, se soumet lui-même et répand dans la société les décrets et prémisses de l’adversaire.

    Les fraudes autant économiques que démocratiques de l’État fédéral au référendum de 1995 justifient à elles seules un radical changement stratégique et le retour aux sources.
    Non seulement c’est justifiable au point de vue de la méthode, mais justifiable du point de la préservation des diversités des cultures dans le monde.
    Si le PQ était sérieux dans son projet d’indépendance, il se mettrait immédiatement à la tâche et convoquerait une large consultation populaire afin de rédiger la constitution qui sera soumise au peuple à la prochaine élection référendaire.
    Christian Montmarquette

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mai 2009

    Si le PQ ne prend aucun engagement quant à l’avènement de l’indépendance, s’il continue dans sa fausse représentation, dans son incohérence et son manque de sérieux, aux prochaines élections, je voterai Québec Solidaire. C’est le seul parti, principalement par la voix d’Amir Khadir, qui se prononce sur l’essentiel en prenant une posture nationale.
    Je partage votre approche M. Monmarquette, je crois qu’une Constitution permettra aux gens de prendre conscience des choses politiques, je crois que c’est une démarche plus sûre qu’un référendum, mais la difficulté sera d’obtenir l’adhésion de tout le monde, de gauche et de droite, progressistes et conservateurs. Alors il faut commencer le chantier tout de suite, que ce soit le PQ ou Québec Solidaire, il faut en faire l’enjeu des prochaines élections. Si c’est bien mené, si on a un texte concis dont tout le monde a discuté pendant plusieurs mois, avec une coalition de partis on pourrait même faire une élection référendaire. Avec le PLQ au plus bas dans les sondages, imaginez la force d’un gouvernement de coalition PQ, QS et ADQ, une coalition qui tiendrait par leur posture nationale et l'offre commune constitutionnelle. Les prochaines élections seront peut-être la meilleure occasion de la décennie, il serait impardonnable que le PQ ne la saisisse que pour s’installer seul et amorphe au pouvoir.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mai 2009

    Sauf erreur, je ne lis rien dans ce à quoi vous nous conviez qui ressemble à ce que vous dites concernant une déclaration unilatérale d'indépendance par une députation majoritaire souverainiste à l'Assemblée nationale.
    Stratégie pour la souveraineté de La commission politique de Québec Solidaire
    Il semble qu'il s'agit là d'opinions personnelles qui ne sont pas parties du programme de QS.
    Quant à tout ce que dit et argumente dans cette défense de la souveraineté de l'État souverain du peuple souverain du Québec, je ne vois rien qui puisse contredire ce à quoi nous a convié le PQ de Jacques Parizeau en 1995 en nous invitant à voter OUI à l'accession du Québec à la souveraineté de l'État en partenariat économique avec le Canada.
    Si l'erreur fondamentale du PQ est de fonder nommément un État par les voix libres du peuple souverain du Québec, cela ne semble pas être dénoncé par ce que vous nous invitez à lire et qui est partie du programme de QS.
    Le PQ ne se bât pas pour un référendum. Le PQ s'engage à fonder un État valide nommément légitimé par les voix du peuple souverain. QS ne dit mot du processus menant à telle fondation dans ce que vous nous donner à lire. Il semble que QS s'engage à faire de même. Cela il est vrai en assujettissant tel avènement à une adhésion majoritaire du peuple souverain du Québec à un projet de société écologiste, féministe, solidaire et pacifiste.
    Quant à la stratégie pour y parvenir il est question d'une « stratégie d’accession à l’indépendance basée sur la souveraineté populaire pleine et entière se concrétisant dans une démarche d’assemblée constituante. »
    Ainsi, il semble que telle Constituante aura pour mandat de concevoir une Constitution de l'État souverain du Québec. La quelle serait je suppose nommément soumise aux voix du peuple. On ne le dit pas cependant. Ainsi on peut en déduire qu'un gouvernement de Québec solidaire réunira une Constituante.
    D'ici à ce que QS parvienne à former un gouvernement on a le temps de voir venir. D'ici là le PQ aura formé probablement un ou deux gouvernements et aura probablement formé telle Constituante ou quelque chose s'en approchant, car l'idée n'est pas nouvelle et au PQ on s'affaire à telle entreprise depuis un certain temps, d'après ce que j'ai compris.
    Entre le fait de convoquer une Constituante sans parler de référendum, et le fait de ne pas s'engager à un faire un dans un premier mandat tout en n'écartant pas cette possibilité, je ne vois pas de grande différence. Il n'est toujours pas question de déclaration unilatérale d'indépendance. Heureusement du reste car cette voix est sans issue. Elle valide l'État actuel illégitime et abusif du Canada unilatéral jamais soumis nommément aux voix du peuple.
    Pour ma part un réel changement de stratégie passerait par faire ce que le Canada n'a jamais voulu faire parce qu'il sait qu'il serait répudié. Il est question d'appeler le peuple souverain du Québec à incarner dans SA LOI, l'invalidité de l'État actuel du Canada.
    Si nous ne pouvons nous entendre sur ce que nous voulons, nous pouvons nous entendre sur ce que nous ne voulons pas. Restera ensuite à nous entendre sur ce que nous voulons via une Constituante. Cette Constituante me semble devoir être formée par la députation du peuple souverain du Québec élue autant à Québec qu'à Ottawa, cela de concert avec la société civile et avec cette démocratie participative chère à QS. Il me semble que le PQ et QS pourraient s'entendre là-dessus.
    Il nous fait faire l'union du peuple souverain du Québec. Cela commence par l'union des forces qui défendent la cause du peuple souverain du Québec. À commencer par QS, le PQ et le Bloc québécois et leurs députations respectives, celles qui se trouvent à être la seule nôtre, NOUS, le peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec.

  • Christian Montmarquette Répondre

    12 mai 2009

    À titre de complément d'information :
    « Les enjeux du débat sur l’indépendance nationale et de la stratégie pour y parvenir »
    Par la Commission thématique – Stratégie pour la souveraineté de La commission politique de Québec Solidaire.
    Lien : http://www.lagauche.com/lagauche/spip.php?article2346

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mai 2009

    Suite ici-bas
    Suite
    Bref ! Je ne vois pas d'impasse. Il y a là qu'une lente, inexorable et longue marche d'un peuple démocratique, pacifiste et souverain sur la route de la mature, calme et déterminée prise en charge de ce qu'il est et désire être, occupé à avancer et à démêler l'écheveau inextricable qu'a tissé autour de lui des canadianisateurs dépourvus d'arguments et de moyens sauf ceux du chantage, de la manoeuvre commanditaires, et la contrainte de la menace de représailles économiques, politiques, sociétales et culturelles, peu importe qu'ils soient disproportionnellement parlant pourtant écrasants au regard des petits nôtres.
    Il n'y a pas de quoi pavoiser de leur côté.
    Comme quoi, les tigres sont souvent de papiers. Ils ont beau faire, il ne peuvent rien que durer un peu plus longtemps, mais jamais à demeure, quand ils refusent de prendre acte de la volonté des peuples et de leur territoire national pour se les approprier en douce ou ouvertement.
    Avec la crise de la CDPQ, il devient évident que ce qu'ils faisaient en douce n'obtient pas l'aval des Québécois, et qu'ils seront désormais ouvertement comptables de leur détournement de nos intérêts économiques et politiques que leur trop brefs succès leur ont permis de générer contre nous.
    Autant on a cru que Jean Charest ne faisait rien, autant cette supposée sur place était en sourdine bien actif, autant la réplique qui semble ne pas venir et une vague de fond qui sous la surface la fera bientôt trembler de manière décisive.
    On sent qu'il se passe quelque chose... on ne sait trop... et ce n'est pas que la fin d'un gouvernement de fin de régime. C'est beaucoup plus que cela. Je prétend qu'il nous faut nous garder de croire que rien ne bouge parce le la surface de l'eau est plane ou que le vent a disparu dans quelque courant d'air. Et, ce ne sera pas la colère des éléments qui fera le temps changeant. Ce sera la calme et fière dignité du peuple que nous sommes, confiant dans ses moyens, imperturbable dans son aspiration à être et devenir ce qu'il désire être.
    Du moins, c'est ce que je sens, de ce que je sens, entends et vois. Je peux bien sûr me tromper... Mais c'est mon avis, mon sentiment, ma conviction.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mai 2009

    @ M. Marcel Haché
    Vous dites :
    « Les deux référendums perdus ont alerté et mobilisé l’électorat canadian au Québec... »
    Très juste. Jusqu'alors l'électorat canadian était endormi par les canadianisateurs qui accréditait l'idée que la volonté du peuple souverain du Québec n'était pas conséquente et ne serait jamais apte et capable de secouer la chape de plomb qui pèse sur elle depuis la Conquête. Cette prétention a fait long feu. De même que la culpabilité larvaire lié à la Conquête. John Saul allant même dans cette mouvance jusqu'à dire qu'il n'y avait pas eu Conquête mais bien Cession. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession, objet de propriété de Souverains qui s'échangent de gré à gré ce doit de propriété sur un peuple et son territoire national.
    Or, cette mouvance qui s'est raplombée sur ces bases s'est abimée dans une dérive commanditaire qui a discrédité les libéraux dès lors chassé du pouvoir. Les Conservateurs quant à eux, eux-aussi désormais fier de leur crédo en faveur d'un affairisme supposé exclure l'État de l'économie, voire de la politique, cet activisme minoritaire affairiste rayonnant dans les poubelles médiatiques a aussi fait long feu autant en matière d'idéologie d'un capitalisme de la spéculation sans freins qui s'abime aujourd'hui dans la crise qu'en matière de politique canadianisatrice qui après quelques succès mitigés en 2008 à la faveur d'un 400e qui faisait pathétiquement de Champlain le premier Gouverneur général du Canada, se heurte au tollé général qui les a fait retraiter cette année du 250e anniveraire de la Conquête.
    En fait, c'est la situation du Canada qui est désespérée. Il ne parvient pas à obtenir d'aucune manière, la douce ou la forte, la logique sophistique ou l'absurde trafic commanditaire, l'adhésion libre du peuple souverain du Québec à un Canada du statu quo de blocage imposé de force et d'autorité unilatérale répudié par les Québécois.
    Autrement dit, cette mobilisation canadian s'est heurtée toujours et à tout coup à notre résistance têtue et inexpugnable. Ce que nous prenons pour de la compromission est pour le Canada un mur infranchissable, une citadelle imprnable, ni par la force ni par la rouerie. Le Québec ne bronche pas, ne recule pas, malgré leurs ardeurs activistes militante, malgré leur séduction débilitante, malgré tout.
    Le Québec n'adhère pas au Canada. Les Québécois refusent ce Canada de l'enfermement, cependant qu'ils vénèrent tout ce qui d'ici permet de nous faire partie du monde et non plus ravalé à l'Univers fermé canadian. Il n'y a pas plus grandes vedettes que celles qui font parler d'elles dans le monde. C'est l'appel irrésistible du grand large qui est à l'oeuvre, à travers Le Cirque du Soleil, Céline, Robert Lepage, nos cinéastes prochainement et exceptionnellement vedettes à Cannes, comme jamais.
    Cet immobilisme supposé est l'enfer même du Canada. Il a beau s'agiter, rien n'y fait. Toutes ses avancées supposées se heurte à notre obstiné et dur désir de durer. Même le nouveau PrattiGescagnatiévisme et leur supposé panacée ne parvient qu'à remplacer au Québec le vote conservateur désavoué. Rien pour pavoiser s'il est question de nouveau sauveur du Canada, obligé de faire silence sur son programme avenir tant ils peinent à concevoir un Canada qui puisse avoir quelque chance d'obtenir la libre adhésion du peuple souverain du Québec.

  • Marcel Haché Répondre

    12 mai 2009

    Voilà où l'étapisme a mené, en fin de course.
    La question du "vol" du dernier référendum est finalement une question secondaire, pas loin d'être académique. Ce sont plutôt les
    deux référendums perdus---les deux en suite--- qui pèsent encore si lourdement sur notre nation. Un élan a été brisé. Et c'est parce
    qu'un espoir a été déçu, par deux fois souveraines, que beaucoup s'interdisent maintenant d'espérer à nouveau.
    L'aliénation politique a le champ libre au Québec. Les beaux jours de la radio et de la télévision "poubelles" seraient plutôt à venir. Et ce n'est pas notre gouvernement provincial de capitulards, inféodé à notre minorité canadian, qui remédiera à cet état de choses.
    La décision du P.Q. de reporter indéfiniment la tenue d'un prochain référendum est une décision de real-politic. Un troisième
    référendum perdu serait catastrophique, en effet. La simple promesse d'en tenir un pourrait l'être aussi (électoralement). Mais l'actuel maintien de la marche étapiste, par le P.Q., sous le prétexte que la règle de l'alternance le favorisera à la prochaine élection, ressemble à une fuite en avant.
    C'est parce qu'un parti majeure comme le P.Q---coincé actuellement par son espoir relatif à la règle de l'alternance---ne peut pas véritablement laisser aller toute son indignation, que l'indignation de l'électorat s'effondre. Ce n'est pas la seule raison, bien sûr. Et le P.Q. ne peut pas être responsable de tout. Mais tout se passe et tout passe en effet. Tout semble être rapidement excusé, oublié. Je crois que cela tient plus à l'inertie du vote canadian, sur lequel s'appuient les rouges, les fédéralistes, que de l'indifférence du peuple québécois à son propre égard.
    Les deux référendums perdus ont alerté et mobilisé l'électorat canadian au Québec, qui semble être demeuré depuis conforté dans son immobilisme politique. (Cela n’empêche pas un certain lobbyisme…) Ils ont par contre démobilisé l'électorat franco, nationaliste.
    La responsabilité passée du P.Q. est indéniable. Sa responsabilité future n'en est que d'autant plus grande et compliquée.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mai 2009

    Suite
    Entretemps, nous nous serons dit pour la première fois OUI à ce que nous sommes, à ce que nous voulons. Nous aurons coupé les chaînes qui nous font soumis à l'État, sous prétexte qu'il nous gouverne, alors que c'est tout le contraire en démocratie, c'est bel et bien le peuple qui gouverne l'État qui nous gouverne. Lui seul peut décide ce que sera cet État.
    Prendre le pouvoir n'est pas une erreur historique. Ce qui l'est, c'est d'avoir cru que l'imminence de la fondation de l'État souverain du Québec était garante de se soustraire au fait d'invalider d'abord l'État abusif du Canada, pour gagner du temps, parce que la fondation de l'État souverain par le peuple souverain du Québec permettait de ne pas avoir a passer par là.
    Voilà où cette incurie nous mène. Mais il n'est pas trop tard et la perte de cette imminence de l'avènement de la fondation de l'État souverain nous permet de aujourd'hui dans cette accalmie de revoir nos plans. Et, cela ne passe pas par valider l'État du Canada en prônant et prétendant être légitimé de faire comme lui. Nous le sommes légitimes de fonder légalement l'État du peuple souverain du Québec seulement en vertu de l'illégitimité et de l'invalidité de l'État actuel du Canada et de son ordre légal qui lui nous interdit de faire sécession par la seule voix de notre députation souverainiste siégeant à l'Assemblée nationale. C'est donc que nous ne pouvons prôner pareille illégitimité sans délégétimer l'État que nous voulons fonder.
    Du reste, je ne crois pas que QS prône une telle politique de la légitimation du Canada. Il n'est ici question que de faire du « PQ rentre-dedans » et pour la plus mauvaise des raisons, légitimer l'État actuel du Canada.
    Voir sur le même sujet entre autres titres de la Tribune libre de Vigile :
    Le Bloc : un des trous noirs de l’énergie souverainiste
    Michel Laurence 2009 05 11

  • Archives de Vigile Répondre

    12 mai 2009

    Vous dites :
    « Il n’y a eu nul besoin d’un référendum pour faire entrer le Québec dans la confédération canadienne, pourquoi en faudrait-il un pour un sortir… ? »
    Justement, parce que cet État du Canada imposé de force et d'autorité sans jamais se nommément soumettre aux voix du peuple souverain du Québec est invalide par ce fait même et cette incurie. Il est illégitime.
    S'il l'est, c'est donc qu'un État souverain du Québec jamais nommément soumis à l'approbation du peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec le serait tout autant.
    S'il ne l'est pas. Si le Canada est un État valide et légitime, si son ordre légal est valide et légitime c'est donc que la députation souverainiste ne peut en aucun cas selon cette légalité illégitime quant à moi, faire sécession et déclarer unilatéralement son indépendance. D'où le blocage actuel.
    On ne peut sortir du paradigme canadianisateur qui s'impose à Québec de force et d'autorité Impériale colonisatrice depuis 250 ans le 13 septembre 1759 et dans les jours qui ont suivi, qu'en contestant la validité et la légitimité de cet État de l'abus d'autorité. Cette contestation ne peut se faire démocratiquement qu'en vertu du principe démocratique de la souveraineté du peuple souverain. Ce principe qui fonde l'État souverain sur la volonté souveraine du peuple souverain seul habilité à fonder de manière valide et légitime l'État qu'il désire tel que sa volonté s'exprime nommément à cet égard par ses voix libres. Cela passe par un référendum.
    Ce pourquoi je propose que l'invalidité et l'illégitimité de l'État actuel du Canada soit soumise nommément aux voix du peuple souverain du Québec. Cela parce que l'État du Canada s'y est toujours refusé parce qu'il sait qu'il n'obtient pas l'adhésion libre du peuple souverain du Québec. S'il ne le fait pas, c'est qu'il sait que telle consultation confirmerait aux yeux des Québécois, des canadiens, des canadians et du monde entier deux choses essentielles, primordiales qu'aucun État ne reconnaît de manière valide et constitutionnelle.
    - De UN, l'existence du peuple souverain du Québec ;
    - De DEUX, le droit de ce peuple démocratique et souverain du Québec de fonder l'État qu'il désire et le droit d'exiger que les États, quelqu'ils soient, et pas seulement l'État souverain du Québec, se soumettent nommément aux voix du peuple, à défaut de quoi leur légalité est et demeure en telle absence, illégitime et invalide.
    Cela rétablit la réciprocité. Ainsi, il n'est plus question de sécession, de séparation, puisqu'on ne peut séparer qu'un tout validement uni. Comme une telle déclaration référendaire le démontrerait, il ne serait plus question que de fonder un État valide et légitime, qu'il soit Canada ou Québec. Cela implique que le statu quo vole en éclat et que le Canada ne peut plus se cacher derrière une supposée légitimité qui n'en est pas une. Cela implique que le Canada est forcé de concevoir une Constitution valide qui soit en mesure d'emporter l'adhésion du peuple souverain du Québec le reconnaissant comme tel. Ce n'est pas demain la veille.
    Pour ce faire, tel État du Canada devra renoncer à son droit de propriété de tutelle sur le territoire du peuple souverain du Québec, renoncer à tenir ce peuple du Québec pour un objet qu'il aurait à bon droit reçu par voie de Cession de LOUIS XV. Comment un peuple peut-il être objet de Cession ?
    Suite ici-bas