L'armée canadienne se ferait massacrer au Québec

Et en plus les Québécois feraient des sous...

Chronique de Jean-Jacques Nantel

Dans toutes les discussions portant sur l’indépendance du Québec, le Canada anglais aime laisser planer la menace d’une éventuelle agression militaire. Même s’ils apprécient cette histoire de croque-mitaines qui incite nombre de lâches à voter ¨non¨, les stratèges militaires savent qu’après une victoire du ¨oui¨, toute intervention armée pour s’y opposer ou pour partitionner le territoire québécois créerait un immense gâchis sécuritaire, politique et diplomatique pour l’ensemble du Canada anglais.
En pratique, une invasion militaire du Québec ne poserait aucune difficulté puisque ce dernier ne possède pas d’armée. Pour prendre le contrôle du territoire, les régiments canadiens n’auraient qu’à venir s’installer aux coins des rues avec toute leur quincaillerie sous les yeux d’une population qui continuerait, comme à l’accoutumé, à se rendre à son travail, à faire son shopping et à élever ses enfants. (Notre économie n’en serait même pas affectée). Faute de cibles à abattre ou à détruire, les soldats devraient alors se contenter d’arrêter quelques milliers de séparatistes pour ensuite attendre, l’arme au pied, que le gouvernement fédéral trouve le moyen de convaincre les Québécois qu’il leur faut reprendre, comme si de rien n’était, l’inutile petit jeu des élections et des référendums.
Isolés au milieu d’une population hostile, les soldats canadiens ne tarderaient pas à devenir la cible d’extrémistes à qui ils auraient fourni une justification morale pour intervenir. (Signalons qu’il n’est pas nécessaire de convaincre 50% de la population pour lancer et entretenir une guérilla efficace; il suffit de quelques centaines d’hommes persuadés de la justesse de leur cause). En plus de pouvoir compter sur l’aide et le financement d’une grande partie de la population, ces combattants de l’ombre bénéficieraient de l’appui d’une communauté internationale qui tolère de plus en plus mal les interventions militaires arbitraires et antidémocratiques, surtout de la part des puissances occidentales.
Pour bien faire comprendre au lecteur l’extrême précarité de la situation dans laquelle se retrouverait alors le Canada anglais, il faut analyser chaque aspect du problème militaire que poserait un Québec occupé.
L’inutilité croissante des armées modernes
Dans son traité ¨De la guerre¨, le stratège Carl von Clausewitz fait remarquer qu¨un conquérant est toujours ami de la paix¨; c’est-à-dire qu’il préfère toujours obtenir ce qu’il veut par la menace. Conscient qu’une guerre va inévitablement affaiblir son potentiel guerrier en tuant une partie de ses soldats et en détruisant un équipement à très forte valeur ajoutée, un agresseur, lorsqu’il se décide enfin à attaquer, cherche ordinairement à économiser ses forces en prenant l’ennemi par surprise. Pour ce faire, il n’a qu’à concentrer le maximum de ressources sur un point faible du dispositif adverse de manière à réaliser une percée qui lui permettra ensuite d’attaquer un flanc mal protégé. Si cette manoeuvre réussit, l’agresseur revient aussitôt à des principes plus classiques d’économie et s’enfonce au cœur du pays ennemi en passant par les terrains plats, les routes les plus rectilignes et les territoires peuplés où il est facile de réapprovisionner ses troupes.
Pour défendre son territoire, l’agressé utilise la logique inverse et cherche à absorber l’énergie de l’attaque en lui opposant de la matière, de l’espace et du temps. S’appuyant sur le relief et sur les fossés, les murs et les forteresses qu’il a préalablement construits aux points stratégiques du pays, il recule alors le plus loin possible et gagne du temps en retardant les engagements décisifs. Si cette stratégie réussit, son adversaire se retrouve vite dans une position vulnérable où son armée est éparpillée et isolée en territoire ennemi et dépend, pour son approvisionnement, de lignes de communications démesurément allongées et difficiles à défendre. Parce que ¨toute attaque s’affaiblit du fait même de son avance¨, Clausewitz affirmait que ¨la défense était la forme la plus forte de la guerre¨.
A cet avantage naturel de la défensive s’ajoute le fait purement technologique que les armes modernes sont devenues beaucoup trop puissantes et dangereuses pour pouvoir être utilisées impunément au milieu de notre petit village planétaire. Dans ce domaine, tout nouveau gain de puissance favorise les plus faibles sans rien apporter aux plus forts. Voilà pourquoi les superpuissances se débarrassent peu à peu de leurs coûteux arsenaux nucléaires alors que de petits pays (sans parler des groupes terroristes) cherchent à s’en procurer. Signalons en passant que les historiens ont montré qu’aux époques où la technologie militaire favorisait la défense (ex : les châteaux forts du Moyen Âge), on voyait se multiplier les petits États alors que, quand la technologie favorisait l’attaque (ex : les canons de la fin du Moyen Âge), on voyait apparaître de grands États centralisés.
De nos jours, les agressions militaires sont rendues encore plus difficiles par la nature foncièrement démocratique de notre civilisation industrielle. Plus un pays est développé en effet et plus il devient dépendant du savoir et du travail de millions de techniciens anonymes. Historiquement, c’est le pouvoir de nuisance grandissant du peuple qui a provoqué l’apparition de la démocratie. C’est pour contrer cette tendance à l’éparpillement du pouvoir que les dictatures du monde moderne ont été obligées de devenir totalitaires; c’est-à-dire que les États fascistes, communistes et islamistes se sont servi d’idéologies violentes pour prendre le contrôle de l’ensemble de leurs sociétés civiles (syndicats, clubs sociaux, sports de masse, etc). Avec le développement récent de moyens de communication ultrarapides comme l’internet, que les États sont incapables de contrôler efficacement, l’époque de ce genre de dictatures sans partage semble définitivement révolue.
L’actuel mouvement de démocratisation est si puissant que même les soldats exigent aujourd’hui de savoir pourquoi on leur demande d’aller se faire tuer dans un pays étranger. Comme on a pu s’en rendre compte lors des récentes guerres du Vietnam, d’Iraq et d’Afghanistan, la démocratisation des armées les rend désormais incapables de se maintenir longtemps au milieu de populations étrangères et hostiles. L’omniprésence des journalistes joue ici un rôle crucial en rendant difficile une pacification brutale qui, seule, pourrait permettre de rentabiliser une invasion par le pillage systématique des populations conquises.
Ces différents éléments de faiblesse font que les armées modernes sont d’une inutilité croissante quand il s’agit d’attaquer.
Le cas québécois
L’invasion militaire du Québec à la suite d’un référendum gagnant n’ayant aucune justification morale, l’armée canadienne se retrouverait vite dans une situation intenable. Ne pouvant se fier aux contingents francophones, comme ce fut le cas lors de la crise d’octobre 1970, à cause du danger de les voir fraterniser avec la population et armer la rébellion, ses dirigeants seraient forcés d’exposer partout les fils uniques du Canada anglais à la vindicte populaire.
Sans parler des difficultés causées par la résistance passive et les sabotages d’une population qui serait à l’affut de la moindre de ses erreurs, l’armée d’occupation se verrait vite confrontée à des problèmes de désobéissance civile et de grèves ciblées auxquels son entraînement ne l’a nullement préparée. Sachant la police locale peu sûre, elle devrait entre autres s’impliquer lourdement dans la répression des émeutes anticanadiennes qui ne manqueraient pas d’éclater. Or, les émeutes représentent le pire cauchemar des États fortement urbanisés.
Étant nombreux, concentrés et facilement mobilisables, les citadins sont si menaçants pour un État centralisé que, dans l’histoire, on ne compte plus les gouvernements qui ont cherché à s’en faire des alliés en détournant à leur profit une partie de la richesse d’un pays ou d’un empire. C’était déjà ainsi avec les plèbes de l’Athènes et de la Rome antiques, celles de l’Italie renaissante ou celles des révolutions française et bolchevique, qui furent des affaires essentiellement urbaines. Si Napoléon se montrait toujours inquiet de la réaction des ¨badauds de Paris¨, Lénine professait, quant à lui, que l’anarchie urbaine était une condition essentielle au succès de sa révolution. De nos jours, l’hésitation des États démocratiques à faire ¨tirer dans le tas¨ est devenue si grande que même les criminels des prisons se servent régulièrement de l’émeute pour obtenir des concessions de la part des autorités.
Dans une émeute moderne, les foules, surtout si elles sont bien dirigées, ont tous les avantages. En plus de pouvoir choisir le lieu et l’heure des affrontements, elles ont le nombre pour elles, sont extrêmement mobiles et disposent d’un réseau de communication par cellulaires et internet qui peut rivaliser avec celui des forces de l’ordre. Comme ces dernières ne peuvent se servir de leurs armes les plus meurtrières, elles se font de plus en plus souvent déborder par des foules en colère. On l’a bien vu lors du récent printemps arabe qui a abouti au renversement des vieux régimes autoritaires d’Afrique du Nord. On imagine le désarroi du Canada anglais si ses journaux télévisés lui montraient régulièrement les efforts maladroits de son armée pour contenir des manifestations populaires.
Au Québec, les problèmes de police suscités par une invasion armée seraient vite augmentés de ceux reliés à la lutte antiguérilla. Facilement transposables au cas québécois, les techniques de guérilla sont devenues si performantes que les tacticiens militaires ne raisonnent plus qu’en termes de guerres asymétriques. Ne pouvant se servir de leur armement lourd auquel les peuples envahis évitent de s’opposer, les superpuissances actuelles essaient de vaincre le nombre et le courage de leurs ennemis avec de la haute technologie; une tactique qui a, jusqu’à maintenant, échoué partout où elle a été employée.
D’un point de vue purement technique, il existe pourtant une méthode simple, rapide, économique et presque totalement efficace pour dissuader d’éventuels maquisards de passer à l’action. Elle fut employée par toutes les dictatures de l’histoire et consiste à tuer non seulement ceux que la police politique soupçonne d’être reliés à un attentat, mais également leurs familles et leurs amis sans défense. Heureusement pour nous, de telles techniques, qui relèvent du terrorisme intégral, ne peuvent pas être utilisées par un pays comme le Canada qui se prétend démocratique.
Dans ces circonstances, une guérilla a besoin de seulement trois choses pour réussir; soit d’une cause, d’un fort appui populaire et de la proximité d’un pays étranger où elle peut se réapprovisionner en armes et où ses hommes peuvent aller se réfugier en cas de besoin; toutes des conditions qui, après une invasion, seraient réunies au Québec. Ici, l’armement des rebelles serait d’autant plus facile que le port de Montréal est déjà une plaque tournante pour divers types de contrebande.
Si les militaires craignent tant les villes, c’est justement parce qu’ils doivent y affronter un ennemi invisible et bien armé qui dispose d’une infinité de cachettes d’où il peut les observer et les abattre en toute impunité. (Les tireurs d’élite disent : ¨une balle, un mort¨). La guérilla est un ennemi particulièrement démoralisant à combattre parce qu’elle cible de préférence les officiers, ne se laisse jamais accrocher et multiplie à plaisir les guets-apens. Aidée par la population locale qui l’informe, l’alimente et l’assiste, ¨elle est dans le peuple comme un poisson dans l’eau¨ (Mao Zedong).
Aux énormes coûts d’opération de son armée, qui ne profiteraient qu’à l’économie québécoise, le Canada devrait ajouter les pertes économiques résultant des attentats commis contre les bateaux, les trains et les camions qui traversent le Québec francophone sur d’énormes distances en transportant les millions de dollars de marchandises que s’échangent quotidiennement l’Ontario et les Maritimes. Toute tentative pour protéger des lignes de communication aussi étendues aboutirait à une catastrophique dispersion des effectifs. On imagine l’efficacité qu’aurait alors une guerre d’embuscades menées à 30 degrés sous zéro contre des détachements composés en partie d’immigrants venus des tropiques. Comment ces soldats démoralisés pourraient-ils combattre ou même poursuivre des guérilleros en skis ou en motoneiges qui profiteraient de chaque poudrerie pour les attaquer par surprise avant de s’évanouir sans laisser de traces dans le blizzard et les bancs de neige?
Pour le Canada anglais, le principal coût lié à l’invasion du Québec serait probablement celui du terrorisme qui s’attaquerait à ses infrastructures les plus fragiles et ce, d’un océan à l’autre. En effet, si la guérilla est la guerre défensive du faible, le terrorisme est sa guerre offensive. Ici, l’extrême fragilité des infrastructures canadiennes jouerait en faveur des rebelles parce qu’il serait impossible de défendre des centaines de milliers de kilomètres de routes, de ponts, de canaux, de voies ferrées, de lignes électriques, de câbles informatiques et de pipelines éparpillés sur un territoire grand comme un continent et vide comme un désert. Le Canada anglais et son économie sont si indéfendables que le parlement fédéral lui-même est à portée de mortiers du territoire québécois.
En sus de ses difficultés militaires, le Canada anglais aurait aussi à composer avec les critiques de la communauté internationale. Cela commencerait par les États-Unis qui, depuis les attentats du 11 septembre 2001, se montrent extrêmement préoccupés par la défense périmétrique de leur territoire. Pour ne s’aliéner aucun des deux peuples amis qui vivent le long de leur interminable frontière nord, les Américains se garderaient bien d’accroître l’anarchie en intervenant militairement. Craignant de provoquer une alliance entre la rébellion québécoise et les extrémistes musulmans qui, selon eux, se cachent dans la métropole, les Américains seraient les premiers à jouer aux juges impartiaux et à faire pression sur Ottawa en faveur de la paix et, donc, en faveur du Québec et de sa démocratie. Cette politique serait d’autant mieux avisée que le peuple québécois, par sa seule présence, contrôle le Saint-Laurent, ce fleuve stratégique qui représente la seule grande voie de pénétration naturelle de sens est-ouest du continent.
La chose à retenir ici est que toute cette usure et ces pertes seraient infligées au Canada anglais par quelques centaines de rebelles agissant de façon parfaitement autonome. Or, le Québec, qui compte huit millions d’habitants et qui lutte pour sa libération depuis cinquante ans, n’aurait aucune peine à les produire.
Que ce soit avant ou après avoir subi une raclée, le Canada anglais serait bien obligé de se mettre à négocier avec le Québec comme l’exige sa propre Cour suprême. Pour une fois dans l’histoire que la démocratie est assurée de gagner contre la sottise et la brutalité – et qu’en plus, ce soit économiquement rentable - les Québécois seraient bien bêtes de ne pas en profiter pour réaliser leur indépendance!
Jean-Jacques Nantel, ing.
Septe


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22 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    5 octobre 2012

    En tout cas, on en passe du temps à lire les délirages insignifiants de quelques extrémistes, de mal informé qui essai de semer la panique avec des textes de ce genres. Tu semble penser que tout ceux qui ne sont pas en accort avec ton point de vue sont "lâche"? Vraiment? C'est une bonne chose que tu soit de la minorité.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 septembre 2011

    M. Nantel,
    Vous avez raison ! On ne négocie jamais la queue entre les deux jambes. Votre billet a eu au moins le mérite de débusquer les terroristes fédéralistes et de nous informer sur la nature des bombes intellectuelles dont ils sont capables de se servir contre notre peuple. Il aura aussi été une belle démonstration de la panique qui s'empare de nos ti-pits fédés quand on leur met dans la face leurs failles stratégiques. Les autres doivent être traités avec compassion. La peur est en effet profonde chez un peuple soumis et colonisé.

  • Michel Patrice Répondre

    20 septembre 2011

    M. Claude Jodoin,
    À propos des autochtones, je vous suggère de lire ceci :
    http://global-economics.ca/dth.chap7.htm
    Et à tous,
    À propos de l'armée canadienne au Québec :
    http://global-economics.ca/dth.chap14.htm
    Il s'agit d'un livre écrit par deux canadiens qui ont réfléchit à ce qui arrivera quand le Québec déclarera son indépendance. À lire par tous ceux qui s'intéressent à ces questions.
    Michel Patrice
    michel.patrice.qc@gmail.com
    http://michelpatrice.wordpress.com

  • Archives de Vigile Répondre

    20 septembre 2011

    Ah, quelle envolée!! Suivie de beaucoup de péroraisons.
    De tout ce qui précède, je retiens une chose (ou deux):
    1] Rien vu sur une opposition probable des autochtones.
    Après tout, leur mieux-être dépend avant tout du
    fédéral. Il s'ensuit qu'ils appuieront le statu quo.
    2] Ces mêmes autochtones "fédérophiles" ont beaucoup
    plus l'habitude du maniement des armes que les "Pure-
    Laines". Quand à leur dire qu'on va faire de leurs
    réserves des enclaves québécoises, j'entends déjà
    les balles qui sifflent (comme dans Lucky Luke).
    3] En conséquence, le territoire du Québec risque fort
    de s'amenuiser; qu'on ne rêve pas de négociations!
    Derrière chaque Chef, se cachera un fonctionnaire
    d'Ottawa. N'auront qu'à bloquer un pont (ou deux),
    Mercier par exemple, et voilà. Faudra faire venir
    Louis Bernard pour ramper et obtenir une "entente".
    4] Avec tout ce personel, bien en plumes, de Caughna-
    waga à l'Ungava (déjà vendu? ah bon!) en passant
    par la Baie de James, le Black Watch n'aura même
    pas à sortir de ses casernes.
    5] Vous avez aussi une démonstration qu'il n'y a pas
    que monsieur Cloutier qui sache compter sur Vigile.
    Entre ingénieurs, monsieur Nantel, nous apprécions,
    n'est-ce pas?
    6] Pour finir, et si tout ce "divide-and-conquer" ne
    roule pas bien? Bof, y'a toujours le "10th Mountain
    Division" sis à Fort Drum NY. C'est tout près. Et là
    encore, le Black Watch? Vraiment pas besoin. Notre
    infrastructure sera bien protégée - par des pros!!

  • Jean-Jacques Nantel Répondre

    19 septembre 2011

    Ce ne sont pas les Québécois qui sont difficiles à réveiller quand on leur fait une injustice, mais les êtres humains. J'ai personnellenment rencontré des molassons et des dénigreurs de leur propre peuple dans toutes les nations que j'ai visitées.
    D'autre part, est-il nécessaire de dire que le Québec est la seule province canadienne à avoir jamais produit des terroristes, et par dizaines? Or, nous avons contrôlé ces extrémistes en leur disant que l'indépendance se ferait par la voie démocratique et non par la violence. Cependant, si jamais le Canada faisait l'erreur de changer les règles du jeu...
    On m'écrit que la marine canadienne saisirait les armes que se feraient envoyer les terroristes par voie maritime. Mais qu'attend cette même marine pour intercepter toute la drogue qui entre annuellement par centaines de tonnes à Montréal, une ville qui est une plaque tournante de toutes les contrebandes?
    Le SCRS nous lit? Mais c'est son job de tous nous espionner et de nous ficher. Et on s'en fout pas mal puisque nous n'avons rien à cacher!
    Quant aux USA, comme je l'ai expliqué, leur réaction à une invasion militaire serait d'essayer de conserver l'amitié des deux peuples amis qui vivent sur leur frontière nord. Ils joindraient donc leur voix à la Cour suprême et à la communauté internationale pour exiger des négociations.
    Il n'y en aura pas de ¨transition houleuse vers l'indépendance¨ tout simplement parce que le Québec est trop populeux et puissant pour que le petit Canada anglais puisse le brutaliser impunément. A notre époque hypermédiatisée, la démocratie prévaudra. Et on négociera!
    Jean-Jacques Nantel, ing.

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    18 septembre 2011

    @ JRMS:
    Merci beaucoup.
    On comprend assez facilement, que ce n'est pas le genre de choses qui doivent être enseignées dans les cours d'histoire, chez nous, sous le gouvernement d'un John James McDonald Charest... S'il fallait que la jeunesse québécoise actuelle, qui se cherche des idéaux, en vienne à devenir consciente qu'il n'y a pas qu'au Tiers monde que des nations vivent des injustices; que c'est le cas, ici, chez nous...

  • Archives de Vigile Répondre

    17 septembre 2011


    Ce qu'a fait le Black Watch sur la Rive Sud pendant la
    crise d'Octobre 70 peut se résumer à du zèle intempestif,
    du préjugè, de la précipation pour entrer dans les
    maisons et fouiller les "séparatistes" sans aucune
    information valide. Il était évident que ce régiment
    loyaliste de longue date allait régler au Québec le
    cas des Québécois, qui re-deviendraient des "Canadians"
    et loyaux sujets de Sa Majesté or else...
    Un commandant de compagnie de ce régiment impliqué dans
    "l'action" a été récompensé de son zèle
    par une promotion au grade de lieutenant-colonel et
    appointé commandant de l'infâme Canadian Parachute
    Regiment, une honte nationale pour le Canada, que le
    Ministère de la Défense a été obligé d'abolir.
    Il fallait par dessus tout épargner au Québec ce
    qui est arrivé à Amritsar aux Indes en 1919, alors
    que les Britanniques ont tiré sur une foule de gens
    sans défense, y compris femmes et enfants.
    Le commandant était un certain général Reginald Dyer qui
    ne regretta jamais son geste. Pour lui, les "rebels"
    sont des "rebels". Personne en Angleterre, y compris la
    reine qui est allée visiter Amritsar récemment, n'a
    jamais offert la moindre excuse pour ce crime abominable.

    Voir Amritsar 1919 sur la Toile.
    Avec une majorité des membres du Royal 22e Régiment
    impliqués dans la Crise d'octobre, je voulais m'assurer
    que ce qui est arrivé ailleurs au cours des interventions
    militaires des forces britanniques contre les populations
    civiles sans défense n'allait pas arriver au Québec.
    JRMS

  • Patrice-Hans Perrier Répondre

    17 septembre 2011

    C'est d'une constitution québécoise dont il faut se doter, une constitution DÉFINISSANT nos frontières en incluant celles du nord.
    Une grande partie du pôle nord appartient déjà au Québec, il faudra l'inscrire dans cette constitution.
    Ensuite il faudra partager notre territoire nordique avec le seul voisin susceptible de nous aider: la Russie.
    Ceci étant acquis, la Russie deviendra notre partenaire géostratégique et pourra contribuer à protéger l'intégrité de notre territoire.
    Dans l'entrefaite, nous devrons mettre sur pied une milice comme la SUISSE, histoire de nous protéger des éventuelles agressions.
    Le Québec DOIT devenir une nation NON-ALIGNÉE, mais sachant habilement jouer ses cartes entre l'hémisphère nord et le sud. Quand le PQ joue la carte de l'OTAN il se trompe royalement. L'Empire n'a pas intérêt à ce que les grands blocs continentaux se fracturent. Loin de là.
    Ce n'est pas tout de prétendre à un territoire et à une autodétermination.
    Encore faut-il être capable de défendre nos TERRES.
    Les Québécois ont toujours été un peuple terrien, non agressif et pacifique. Mais, les patriotes ont tout de même démontré une certaine détermination à défendre leurs terres et leurs biens. Et, certains principes démocratiques au demeurant ...
    Il faut réhabiliter la notion de territoire nationale, de foyer culturel, de chez soi.
    Nous avons le droit d'être CHEZ NOUS. Mais, il faut savoir défendre le seuil de SA porte. C'est toute la question des frontières qui émerge spontanément et il faut y voir.

  • Michel Patrice Répondre

    16 septembre 2011

    Je profite de l'occasion pour saluer monsieur Louis Côté LL.M. GPA FICVM. Je suppose que les lettres qui suivent votre nom font référence à vos grades, corrigez moi si je me trompe.
    Je crois bien que dans l'armée on se tient informé de ce qui se passe dans les groupes qui peuvent potentiellement causer des problèmes.
    Je crois bien aussi qu'on se renseigne et que les ordres sont de se taire et de ne parler que quand on nous demande quelque chose. Sur ces derniers points, je vous suggère de vous en tenir à vos ordres.
    Si vous n'êtes pas militaire et n'en savez pas plus sur les questions militaires que n'importe quel autre badaud, je vous suggère de lire les textes de JMRS qui pourrait vous en apprendre un rayon.
    Ils seront là pour défendre les anglais et les autochtones? Merveilleux. Et si personne ne leur touche aux anglais et aux autochtones? Les soldats vont rester là à rien faire? Défendre les anglais? C'est quand même assez "diffus" cible à protéger...
    Ils vont protéger les infrastrutures fédérales? J'espère bien qu'ils vont bien les protéger, on les veut intactes.
    Ils pourront bien occuper leur temps à courir après des armes arrivant par le Saint-Laurent. L'hypothétique guérilla va probablement se faire avec des bidons d'essence de chez Esso qui serviront à incendier les maisons de militaires qui sont, par le plus malheureux des hasards, dispersées à travers les nôtres. Et quand les maisons familiales va être au feu, le moral des troupes va peut-être être au plancher. Sans compter cet espèce de ressentiment qu'auront les militaires anglos dont la maison aura brûlé envers ces militaires francos un peu louches dont aucune maison n'aura brûler. Ils pourraient même bien se mettre à se battre entre eux, allez savoir...
    Vous trouvez sans doute ce que je dis odieux. Et vous avez raison, c'est parce qu'on parle de guerre. Et vous êtes habitué de parler de cette guerre qu'on voit à la télé et qui s'arrête quand on change de poste. Mais, là voyez vous, cette guerre, elle serait sur votre territoire. Ça n'aurait plus rien d'abstrait.
    Et d'ailleurs, on imagine que l'armée va débarquer et qu'on va entrer en guérilla. Je crois plutôt que ce qu'on va opposer à l'armée canadienne, c'est une formidable résistance passive, et il ne faut pas sous-estimer le potentiel de la désobéissance civile. Et ça fait quand même 250 ans qu'on résiste passivement, ça fait que alors...
    Quand ils auront dispersé 25,000 hommes sur notre territoire, et que nous ne faisons rien, vont-ils tirer dans le tas? dans une foule qui n'aura rien fait?
    Et quand 1000 d'entre nous arrêteront d'envoyer nos impôts? Ils vont tirer dans le tas?
    Et quand il y en aura 10,000? Ils tireront dans le tas?
    Et à 50,000? Ils tireront?
    Et à 100,000? Est-ce qu'il ne leur manquera pas déjà un peu d'argent?
    Et quand nous n'enverrons plus de députés à la chambre des communes? Ils vont forcer nos députés à aller voter à la pointe du fusil? Et comment justifieront-ils la légitimité de leur gouvernement où nous ne serons plus représentés?
    Et quand le pays va devenir un vrai bordel à diriger et que les investisseurs dont on nous a dit jusqu'à plus soif qu'ils n'aiment l'incertitude, vont commencer à retirer leurs billes, qu'est-ce qu'ils vont faire? Ils vont tirer dans le tas quand la bourse aura baissé de 10%? de 20%? de 30%? Peut-être qu'ils vont tirer sur la bourse...
    La vérité, monsieur Côté, qui que vous soyez, c'est que quand les québécois auront voté oui, ce sera fini.
    Michel Patrice

  • Michel Patrice Répondre

    16 septembre 2011

    Il y a un autre facteur qu'on oublie : le Canada anglais est de moins en moins canadien anglais. Je m'explique.
    Les canadiens anglais, les encore british avec encore un bon fond orangiste, auront une réaction émotive viscérale à l'indépendance du Québec, ce sera une insulte à leur supériorité de WASP (bon, j'en beurre épais pour bien illustrer mon propos...). Il y aura bien plusieurs va-t-en-guerre parmi eux.
    Mais on peut penser que plusieurs immigrants venus au Canada pour se refaire une vie n'auront pas grand chose à faire de l'égo blessé des british canadians et de nos querelles qui durent depuis des siècles. Ils ne supporteront pas longtemps un gouvernement qui voudra les amener dans un possible conflit armé ici.
    Voici un autre facteur : les canadiens nous trouvent déjà pas mal dérangeants et trouvent le Canada déjà pas mal difficile à gouverner. Après un vote majoritaire pour le oui (et on crie déjà que le dernier référendum a été volé...) et une intervention de l'armée au Québec, si jamais le Canada réussissait à garder le Québec dans la fédération, le Canada sera alors littéralement ingouvernable. Ce scandale serait décrié à la chambre des communes pour des générations.
    Michel Patrice

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    16 septembre 2011

    @ JRMS:
    «Au 22e, nous envisagions un combat armé contre le Black
    Watch pour la manière dont ses soldats se sont conduits
    à Longueuil.»
    Je ne suis pas familier, avec cet épisode de la Crise d'Octobre; que s'est-il passé, à Longueil?
    Je me permets de présumer que c'est une partie de notre histoire qui fut occultée.

  • Michel Patrice Répondre

    16 septembre 2011

    Participant très souvent à des échanges sur les forums de TheGazette.com et cie, je lis souvent un commentaire qui règle la question la question séparatiste en un temps trois mouvements : l'armée canadienne va occuper notre territoire.
    Je ne suis pas spécialiste des questions de stratégies militaires, mais je réponds le plus souvent par quelques questions qui laissent le plus souvent mon interlocuteur sans réponse, je me permets de copie-coller ici deux de mes commentaires récents sur TheGazette.com. Soyez tout à fait à l'aise de vous en inspirez :
    "Canadian troops will occupy Québec? Interesting question.
    Some more interesting questions :
    How many quebecers in your army?
    How many will be loyal to Canada? to Québec?
    How will you sort them out?
    How will your army operate with one half suspecting the other half of treason?
    Will the airplanes maintained in Bagotville be in good flying order?
    While you speculate about the percentage of loyal soldiers, remember that a single man sabotaged both operations Neat Pitch and Northern Express. And if you don't know what these operations are, perhaps you should write a little less and read a little more."
    "Bombing Bagotville. Of course. Clever.
    And how will you explain to financial markets (that expect you to someday pay back your debt) that you are bombing your own infrastructures?
    As I said before countless times, the english canadians' views on the Québec issue is most of the times simplistic and naive."
    L'argument canadien anglais ici est l'intimidation et ils n'ont rien d'autres à répondre lorsqu'on leur répond calmement et froidement.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    @Serge Savoie
    Monsieur Savoie je fais ce qu'a fait Ghandi, de la résistance civile et pacifique, je demande aux gens de cesser de travailler, partout, je paralyse les transports, les moyens de communications, etc, sans besoin de tirer un coup de feu...On ne peut opérer un pays sans la participation de ses occupants.
    La reconnaissance internationale du Québec ne pourra se faire qu'après un accord avec le reste du Canada, que ceci vous plaise ou pas. Washington ou Londres ou Paris ne bougeront pas tant et aussi longtemps que ce résultat sera atteint.
    Forcer Ottawa a négocier est une autre histoire et la voie de la protestation civile et de l'action citoyenne est de toute facon préférable à l'apparition de Che Guevara québécois...ou d'illuminés qui pensent que la liberté est au bout du fusil.
    La place de l'armée est au chaud dans ses casernes....

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011


    Comme militaire retraité et implqué dans la défense du
    Québec depuis les dernieres quarante années, je puis
    vous affirmer que votre appréciation de la situation est
    proche de la réalité. Pendant la crise d'Octobre 70 et
    j'y étais avec l'armée, le gouvernement Trudeau s'est
    empressé de retirer les troupes lorque des tensions
    ont surgi entre militaires Québécois et Canadians. Au
    22e, nous envisagions un combat armé contre le Black
    Watch pour la manière dont ses soldats se sont conduits
    à Longueuil. Ce sont eux qui alignèrent hommes, femmes
    et enfants innocents au bout du fusil FN le long des mure
    dans les maisons à trois heures du matin.
    Il arrivera aux troupes "canadian" ce qui arrive
    maintenant aux "rebelles" de Lybie. en fait des
    mercenaires.
    Et ensuite, personne n'a aucune idée des frais logistiques
    d'une telle opération. Vous allez alors savoir ce que veut
    dire le mot corruption.
    Les Québécois vont faire avec les soldats "canadian"
    ce que les Vietnamiens ont fait avec les Américains:
    ils les ont empoisonnés avec de la drogue. Le Québec
    va devenir le plus gros marché de cam et de co en
    Amérique du Nord. Ce sera effrayant.
    Salutations
    JRMS

  • Luc Archambault Répondre

    16 septembre 2011

    M. Nantel,
    Votre tentative argumentaire part sûrement d'un bon sentiment, mais tout ce qui peut être exposé en matière d'usage de force militaire ici ne peut que nuire. D'autant si le manque de rigueur est de la partie. Ce qui est le cas de votre ouvrage malheureusement. Ce qui n'a pas échappé à vos critiques.
    Ce n'est pas tout de vouloir enfoncer des tabous, encore faut-il le faire de manière à ne pas ajouter à la confusion ambiante et nuire à la cause de ce peuple démocratique et pacifiste.
    Vous mélangez tout en citant l'art de la guerre, alors que dans le même temps vous dites qu'il ne saurait y en avoir puisque nous n'avons pas d'armée propre.
    S'il n'y a pas de guerre, mais occupation, les techniques de guerre n'ont plus rien à voir. Mélanger ça ensuite avec une guerre de résistance, ne fait qu'ajouter encore plus de confusion sans vrais bénéfices. Car si le but est d'écarter dans l'esprit des lecteurs,trices l'idée même que cette éventualité est à écarter pour les raisons que vous donnez, c'est raté. Cela, non seulement en raison du manque de rigueur de votre argumentation, mais parce que plusieurs prémisses, supposés avantages sont mal fondés ou carrément faux.
    De un, comme on vous l'a écrit, les États-Unis ne seront pas du côté du « terrorisme ».
    De deux, supposer que la guerre est morale, et que le Canada n'aura pas le choix de la faire de manière morale, est tout sauf admissible. Une guerre, c'est sale, c'est laid, affreux, tous les coups sont permis, des plus sournois aux plus vicieux. Dans tout État occupé militairement, il y a oui, la résistance, mais aussi la collaboration. Il y a donc en quelque sorte guerre civile. Les techniques d'occupation militaire ont du succès parce qu'elles sont éprouvées. Elles ont du succès durable même en Irak et en Afghanistan.
    De trois, penser que la population serait inévitablement et en bloc favorable à la résistance ne peut tabler que sur la stupidité des stratèges canadians. Sous-estimer ainsi son adversaire de manière aussi incompétente ne crédite que la faillite de votre entreprise. Si jamais une telle chose que l'occupation militaire du Québec par des dirigeants canadians stupides devait se produire, ils ne le seraient pas assez pour ne pas prévoir entreprendre cette occupation sans le faire avec l'appui de la population, et pour cela les moyens sont nombreux, comme on l'a vu lors de la Crise d'octobre et dans l'Histoire lors de la Rébellion de patriotes.
    À telle enseigne que ce peuple a compris que les conditions de la lutte armée n'existent pas au Québec, qu'elles n'existeront jamais. Il a compris comme l'un de vos contradicteurs l'écrit que seule la résistance radicalement démocratique est de mise et profitable. C'est elle résistance radicalement démocratique et pacifique donc qui pourra venir à bout de la dictature d'occupation actuelle.
    Nous n'avons pas besoin d'imaginer ce que pourrait être une occupation de notre territoire, nous n'avons qu'à ouvrir les yeux pour constater qu'il est déjà occupé, nul besoin d'une occupation militaire. C'est cette occupation que nous devons combattre, et ce, par la résistance radicalement démocratique.
    Si nous décidions maintenant et avant les prochaines élections, de mettre fin à la gouvernance collabo indépendantiste qui a cours depuis 252 ans, pour renverser le gouvernement collabo canadianisateurs de Jean John James Charest, ce n'est pas non plus quelqu'occupation militaire qui pourra sauver l'État illégitime du Canada contre la résistance radicalement démocratique de ce peuple. Voilà ce qu'il faut dire. Et pourquoi l'occupation militaire du Canada serait pour le Canada contre-productive, justement parce qu'elle serait impuissante contre un peuple désarmé et pacifiste.
    Ce que vous mettez au contraire de l'avant, c'est une résistance armée. Ce qui est non seulement contre-productif, puiqu'on perd l'avantage d'être désarmé, mais contre-productif parce que tout ce que vous pourrez faire c'est allumer des illuminés qui seront les meilleurs alliés de forces d'occupations qui auront beau jeu de dire qu'une petite centaine de personnes est la cause des malheurs des 8M de Québécois,es pacifistes.
    La romantique résistance d'un supposé maquis québécois fort de l'appui de la majorité n'est qu'un phantasme adolescent parfaitement jouissif, mais totalement contreproductif à tous égards stratégiques politiques et militaires.
    Ce qu'il faut plutôt dire quant à l'éventuelle occupation militaire du Québec, c'est qu'elle serait TOTALITAIRE, dictatoriale, et bien sûr antidémocratique. Et qu'elle serait avec ses armes, impuissantes face au peuple désarmé. Comme l'a été l'ex-URRSS si puissante militairement, mais totalement désarmée face au peuple désarmé d'Allemagne de l'Ouest qui scandait : NOUS SOMMES LE PEUPLE ! Comme pour dire à Gorbatchev de la pérestroïka démocratique, « tes chars ne peuvent tirer sur le peuple, ils ont été construit par le peuple pour protéger le peuple, non pour le tuer ». À ces voix, le peuple d'Allemagne de l'Est s'est mis à scander : NOUS sommes UN peuple ! Et le mur de Berlin est tombé pour faire la réunification du peuple.
    Voilà ce qui peut bien démontrer de manière productive que les Québécois,es font le bon choix pour le Québec en choisissant la Résistance radicalement démocratique. Quant aux excités adolescents inspirés par votre juvénile et inconséquent éloge de la guerre de résistance ils faut qu'ils sachent que tout ce que vous décrivez comme action de sabotages, de meurtres, et de résistance armée supposée déterminante dans le choix de ne pas occuper militairement le Québec, ne fera au contraire que l'affaire de l'occupation militaire puisque les activistes canadianisateurs y trouveront tout ce qui leur manque pour obtenir la collaboration de la majorité afin de pouvoir à moindre coût occuper militairement le Québec. Cela ne pourra pas durer indéfiniment peut-être, mais assez longtemps pour briser une fois de plus le Québec et la détermination démocratique de ce peuple.
    Pour gagner une guerre, il faut pouvoir plutôt déployer une menace suffisamment forte pour ne pas avoir à la faire. Voilà ce à quoi s'emploient la minorité canadianisatrice. Avec succès. Pour eux, l'occupation militaire serait l'expression ultime de leur défaite. Mais ils n'hésiteront pas à nous envahir si nous leur offrons en plus le prétexte qu'il leur faut pour ce faire, alors qu'ils n'en auraient aucun si nous sommes désarmés.
    Ce qui coûtera cher à cette armée, ce n'est pas le fait d'être supposément et romantiquement massacrée, mais bien le fait de devoir faire face à mil et un petits sabotages quotidiens tout ce qu'il y a de pacifiste quant à la logistique d'occupation, vivres livrées au mauvais endroits, piratages informatiques des moyens de communication, hostilité de la population, sans parler du peuple désarmé descendu dans la rue et occupant les centres nerveux du Québec économique et politique, sans qu'une seule bombe n'éclate et sans que le peuple ne tire un seul coup de feu, ou ne fasse sombrer aucun navire dans la voie maritime du St-Laurent. Ce qui a produit l'effondrement des régimes de Erich Honecker en l'Allemagne de l'Est en 1989, de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Égypte en 2010.
    C'est l'étalage de ce désarmement autrement plus guerrier qui fera foi. Il est donc question de prouver que nous saurons maîtriser nos adolescents emportements romantiques, et censurer tout recours à la force armée. C'est de cela que dépend la faillite d'une éventuelle occupation militaire du Québec. Et, ils le savent, ce n'est pas pour rien qu'ils ont noyauté le FLQ, posé des bombes au besoin, faute de militants pour ce faire.
    Votre texte témoigne d'une naïve irresponsabilité contreproductive. Sauf s'il sert à faire bien comprendre à quel point la seule évocation fantastique et romancée de la guerre de résistance n'est qu'une arme de plus à remettre entre les mains de nos adversaires collabos de la canadianisation du Québec qui ne peut que plomber l'élan de la Résistance radicalement démocratique qu'il nous faut mettre de l'avant pour enfin mettre fin à la gouvernance collabo ayant cours ici depuis 252 ans. Et celle-là est le fait même des souverainistes et des indépendantistes. Commençons donc par y mettre fin, nous serions bien avisés de le faire afin d'appeler ce peuple DÉMOCRATIQUE et pacifiste à INVALIDER tout État qui NIE la primauté effective de la Souveraineté démocratique de ce peuple, ce dès après les prochaines élections à Québec ayant porté au pouvoir un gouvernement de COALITION NATIONALE Démocratie et Souveraineté du Québec | CN-DSQ- Tout le reste n'est que diversion. La vôtre encore plus.
    Comme si nous avions du temps, de l'énergie, des forces en trop à perdre en pure perte. Voilà ce qui nous perdra, rien d'autre : pelleter par en avant ce que nous n'avons pas le courage de faire aujourd'hui, à savoir, faire l'UNION de nos forces démocratiques, y travailler, identifier ce qui s'y oppose, faire des propositions pour lever les obstacles, discuter de ce qui peut la faire, ou contredire. Écarter ce qui nous divise, identifier, valoriser ce qui peut nous UNIR. Ce n'est peut-être pas aussi fantastique et romantique que de rêver confortablement à « massacrer » l'armée canadian hors tout maquis, mais c'est autrement plus crucial et incontournable.
    Car, quoiqu'il arrive, si nous sommes divisé,es, nous serons vaincu,es. Vaincra encore la gouvernance collabo canadianisatrice qui a cours, vaincra la gouvernance collabo des autruches qui espère prendre le semblant de pouvoir canadianisé, et vaincra la gouvernance collabo qui n'a de souverainiste que le nom puisqu'elle prévoit tolérer toujours et encore ce qui dans cet État voyou illégitime NIE la primauté effective de la souveraineté du peuple.
    Si nous avons quelque chance de vaincre la dictature de l'État du Québec/Canada à la démocratie tronquée de la base au Sommet, ce sera parce que la démocratie l'aura vaincu, et cela ne pourra se produire que dans l'UNION des forces de la majorité démocratique de ce peuple, UNIES pour battre la minorité qui gagne en ce moment, car elle n'a aucun mal à profiter de ce que produit notre division. Et à qui la faute ? À nous, nous qui rêvons, procrastinons, et nous divertissons avec tout ce qui fait diversion. Y compris rêver à « MASSACRER » l'armée canadian. La belle affaire ! N'importe quoi !
    PÉTITION pour COALITION NATIONALE - Démocratie et Souveraineté du Québec

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    Monsieur Nantel a sans doute trop lu de littérature militaire avant de se coucher.
    Mutatis mutandis, son scénario est celui du Kosovo: les forces de l'OTAN bombardent Ottawa, les bases canadiennes, arment les "Rangers" ainsi que la Sûreté du Québec... bref décident de fragmenter son voisin du Nord, en raison d'un génocide allégué d'Inuits dans la zone arctique... comme par hasard.
    Attachez vos canons sur le pont du navire Monsieur Nantel.
    Très dangereuse impertinence dans le présent contexte.
    JPB

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    Un parti indépendantiste prendre le pouvoir démocratiquement et il déclare l’indépendance du Québec. Le fédéral refuse de reconnaître notre indépendance, fomente une insurrection de nos compatriotes anglophones et envahit notre territoire par sa force armée. Dans cette éventualité, vous faites quoi mon cher choderlosdelaclos ?

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    Cela est tellement vrai, que , depuis longtemps, tout le monde, ici et ailleurs , ce posait la meme question : Comment ce fait-il que l'Irlandisation ne c'est pas, jusqu'a présent , produit au Québec!???.....moi je dirai que le feu couve sous la cendre...j'y ai vécu l'expérience au Liban...le monde disait que les libanais étaient trop préoccupés par leur confort quotidien et que jamais au grand jamais , dans ce pays, le Liban, on ne tirerait un seul coup de feu....le résultat est la....il ne faut jamais sous-estimer un peuple qui demande la justice et la libertée....le feu couve sous les cendre....attention messieurs les fédéralistes extrémistes et injurieux du peuple du Québec!!!

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    @ J-J Nantel:
    «En plus de pouvoir compter sur l’aide et le financement d’une grande partie de la population...».
    Je ne dirai pas que je redoute sérieusement une occupation canadienne-anglaise du Québec, non; mais je crains que sur le point que j'ai plus haut cité, vous ne fassiez une grosse erreur.
    Vous êtes Québécois, comme moi? Vous savez comment sont nos compatriotes, aujourd'hui... Politiquement incultes, pour la plupart; des gens qui souvent, n'aiment pas plus qu'il faut leur propre identité; un peuple qui tremble, dès que se pointe la menace de se faire dire que l'on est raciste, ou dépassé, ou autre chose de ce genre...
    J'imagine vraiment très mal, une sorte de Che Tremblay prendre le maquis, et beaucoup de Québécois prennant des risques pour aider, lui et ses hommes; qui d'ailleurs se feraient qualifier de néo-felquistes, et seraient considérés par la majorité, comme des illuminés criminels...
    Et, vous parlez de démocratisation croissante; je pense que nous évoluons en fait vers l'ère de Big Brother, que nos droits sont menacés, et que la masse, n'y comprennant rien, s'en fout. Et il y a cet accroissement inexorable de l'écart entre les riches et les pauvres, et la lente disparition de la classe moyenne.
    Non, monsieur Nantel, ce qui est révolu, ce sont les soulèvements populaires, les révolutions, les grandes mobilisations! L'avenir ne sera pas rose.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    Dans ce genre d'apocalysme, je ne vois pas d'autres termes ici, monsieur Nantel oublie un peu facilement que s'il pense armer des patriotes nos compatriotes anglos pourraient décider eux aussi de constituer leurs milices....La Serbie et le Kosovo à la porte des Etats-Unis nos amis américains avec l'aide de Ottawa sifflerait tout de suite la fin de la partie.
    La position américaine avait été clairement exprimé par Clinton (un Canada uni) en 1995 et je ne pense pas que cette position ait changé d'un iota...et le Canada bénéficie encore, malgré les errements du gouvernement Harper, d'une renommé internationale, qui lui garantirait de facto l'accord unanime de ses alliés, incluant une répression sans pitié.
    Dans un climat post Septembre 2001 et la paranoia terroriste qui s'est répandue, envisager ce type de scénario, démontre au minimum, une mauvaise connaissance des enjeux stratégiques des USA au nord de leur frontière.
    l'indépendance, oui, de facon pacifique, sans la guerre ou la guérilla, sans la purification ethnique...
    Que je sache en 1970, les gens ont continués à vaquer a leurs occupations...

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    Je viens de lire votre texte concernant un éventuel massacre de l'armée canadienne par la résistance québécoise lors d'une transition houleuse vers l'indépendance et je pense que vous devriez peut-être réviser votre stratégie.
    D'abord, la détermination indépendantiste de la population québécoise n'est pas suffisante pour envisager pareille réaction de sa part dans le cas d'une brouille militaire avec le Canada. Les «maquisards» québecois finiraient comme les FLQuistes, avec probablement moins de clémence qu'à l'époque. Les «indépendantistes» ne savent même pas pourquoi ils veulent l'indépendance. Puis, c'est pas une farce ce que je dis là.
    Ensuite, il ne faudrait pas trop attendre de la communauté internationale. C'est une chose pour l'OTAN d'intervenir dans un pays arabe et une tout autre chose d'intervenir dans un pays...de l'OTAN. Et, l'armée canadienne aurait un prétexte en or pour occuper le Québec dans l'indifférence générale: il faudrait bien quelqu'un pour «protéger» la minorité anglophone et les autochtones.
    Votre pari sur le Américains me semble également hasardeux. Dans le cas d'un conflit entre le Québec et le Canada, il est loin d'être certain que les États-Unis choisiraient le Québec. Le discours anti-américain est beaucoup plus fort au Qbuébec que dans le reste du Canada et, cela, les Américains le savent. Il faudrait donc peut-être commencer à baisser le ton à leur égard.
    Maintenant, pensez-vous que la marine canadienne ne serait pas capable d'intercepter les armes qui arriveraient par le Saint-Laurent? Et, de qui viendraient-elles?
    Finalement, pensez-vous qu'on ne lit pas Vigile à Ottawa? Moi, je sais que oui.
    Louis Côté

  • Archives de Vigile Répondre

    16 septembre 2011

    M. Nantel votre courage à aborder un sujet malheureusement trop souvent occulté par la peur est appréciable. Je suis certain que vous aurez peu de commentaires à votre billet tellement les lecteurs de Vigile sont sous l’emprise de l’intimidation colonialiste du Canada anglais. Je crois que c’est en faisant prendre conscience au peuple québécois de sa supériorité géostratégique que nous réussirons à rebâtir les conditions gagnantes pour faire l’indépendance. La confiance en soi et l’assurance en la puissance de nos moyens sont des attitudes essentielles pour agir avec détermination et audace dans la lutte pour notre libération nationale. Pour ce faire, il est essentiel de mettre en relief la vulnérabilité de la position du Canada comme vous le faite.
    Vous avez admirablement bien illustré les axes d’interventions en cas d’occupation de notre territoire par l’armée canadienne. Pour ma part, parmi les innombrables possibilités d’opérations de guérilla, je mentionnerais par ordre d’importance le sabotage de la voie maritime, l’embargo sur la livraison des lingots d’aluminium et le blocage de l’approvisionnement de soutient de l’armée d’occupation.
    Sur le plan politique, le gouvernement canadien devra être formellement avisé qu’une opération belliqueuse et illégale sur notre territoire entrainera automatiquement la répudiation de notre part de la dette fédérale en guise de compensation pour les dommages encourus.
    J’ai la conviction que la compréhension de cette position d’AUTORITÉ aidera les québécois à se débarrasser de ce sentiment de vulnérabilité qui paralyse, donnera l’assurance et la détermination de répliquer à l’intimidation et l’audace de proposer des actions décisives et audacieuses mais pacifiques pour se donner notre pays. Si le Canada était tenté, par des opérations agressives, de s’opposer à nos décisions démocratiques, il doit être informé de notre détermination à lui faire assumer les conséquences de ses actes.