HABITATION

L’accès à la propriété stagne au Québec

À Montréal, la surévaluation des prix des propriétés et la construction excessive suscitent de l’inquiétude

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La situation économique n'aide pas

L’accès à la propriété fait du surplace au Québec et se situe toujours en deçà de la moyenne des 25 dernières années, révèle

La hausse des revenus après impôts des ménages québécois a été similaire à celle du prix moyen d’une propriété lors du troisième trimestre de 2015, ce qui explique pourquoi l’indice d’abordabilité Desjardins (IAD) est resté pratiquement inchangé au Québec. L’IAD n’a progressé que de 0,1 % lors de cette période.

On constate cependant des disparités selon les régions. L’accès à la propriété s’est amélioré à Trois-Rivières (+6,4 %), à Saguenay (+6,1 %) et à Ottawa-Gatineau (+1,7 %) puisque ces trois agglomérations ont vu le prix de vente moyen d’une résidence baisser de 1 % à 3,2 %, tandis que les revenus après impôts ont connu des hausses variant entre 1 % et 2 %. À l’opposé, Sherbrooke a été moins abordable au troisième trimestre que lors du trimestre précédent, puisque la forte progression du prix de vente moyen (+5,2 %) a surpassé la capacité de payer des ménages. Pour ce qui est de la ville de Montréal, elle a vu son indice d’accès à la propriété reculer légèrement (-0,2 %) et figure toujours parmi les marchés « à surveiller ».

Au Canada

Si l’accès à la propriété est demeuré stable au Québec, il s’est légèrement amélioré en Ontario (+0,3 %) et dans l’ensemble du Canada (+0,5 %), bien que l’IAD se situe toujours sous la moyenne historique.

Par ailleurs, les nouvelles sont bonnes à Vancouver, où l’accès à la propriété a pris du mieux pour la première fois depuis un an. Ce marché demeure malgré tout le moins abordable du pays, souligne-t-on.

« Les marchés reviennent d’un assez long parcours, explique l’économiste chez Desjardins et auteure de la note dévoilée jeudi, Chantal Routhier. On a vu que l’abordabilité s’était grandement resserrée au cours des dernières années. Ça commence à se détendre un peu. »
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