Déclarations d’Yves Francoeur: «il faut prendre ça avec un grain de sel», dit Couillard

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Couillard multiplie les manoeuvres en coulisses pour bâillonner la police et l'appareil judiciaire (Voir [DossierPLQ (1)->http://www.dossierplq.com/police_politique_liberale.html], [(2)->http://www.dossierplq.com/controle_politique_dpcp.html], [(3)->http://www.dossierplq.com/enquete_sans_accusation.html], et [Le Québec dans les tenailles du PLQ->http://vigile.quebec/Le-Quebec-dans-les-tenailles-de-l-82001])





Le premier ministre Philippe Couillard a minimisé lundi matin le témoignage d’Yves Francoeur, selon qui son leader parlementaire, Jean-Marc Fournier, aurait été visé par une enquête de la Sûreté du Québec.


«Il faut prendre ça avec un grain de sel», a commenté Philippe Couillard au micro de TVA Nouvelles, en marge de la Semaine du climat, à New York.

«Moi j’ai confiance en monsieur Fournier. Il va continuer à présenter son côté de cette histoire-là», a ajouté Philippe Couillard.

Cocktail de financement

Le Journal révélait lundi que le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, visait Jean-Marc Fournier et Raymond Bachand quand il a déclaré au printemps dernier qu’une enquête concernant deux élus libéraux avait été bloquée en raison de pressions faites sur le Directeur des poursuites criminelles et pénale (DPCP). La SQ a déclenché une enquête quelques jours plus tard.

Dans une déclaration écrite remise à la SQ peu après avoir fait cette révélation-choc, et que notre Bureau d’enquête a pu consulter, Yves Francoeur affirme que l’enquête concernait un cocktail de financement survenu en 2008 où il aurait été «question de développement et/ou dézonage de terrains en retour de contributions au parti libéral du Québec».

«Jamais rencontré»

Le premier ministre a toutefois révélé lundi que c’est l’ex-ministre libéral Claude Béchard (décédé depuis) qui a assisté, en compagnie de Jean-Marc Fournier, au cocktail de financement mentionné par Yves Francoeur. Dans sa déclaration, le président de la Fraternité nommait plutôt Raymond Bachand.

En entrevue à TVA lundi matin, Jean-Marc Fournier a reconnu avoir participé à l’événement, mais a nié avoir discuté d’un changement de zonage en échange d’une contribution au Parti libéral du Québec, tel qu’avancé par M. Francoeur.

«En aucun temps il n’y a eu une telle conversation, en aucun temps il n’y a eu de tels gestes, en aucun temps cela est arrivé. Ça, c’est faux», a-t-il déclaré sans ambages à l’émission de Mario Dumont.

De plus, Jean-Marc Fournier a affirme n’avoir jamais été contacté par les policiers au sujet de cet événement.

«Suspect numéro 2»

De son côté, le chef du Parti québécois s’est questionné lundi matin sur l’efficacité du DPCP. «Au cœur de son allégation [d’Yves Francoeur], il y a ce qu’on appelle l’immunité libérale. C’est-à-dire que des libéraux qui sont sous enquête, les enquêtes ne débouchent pas à des accusations dans un certain nombre de cas», a déclaré Jean-François Lisée peu avant le caucus péquiste de la rentrée à l’Assemblée nationale. 

«Moi, je trouve que c’est toujours très long ces histoires-là», a-t-il ajouté, sans dire précisément s’il soupçonne une intervention politique.

Quant à Jean-Marc Fournier, le chef péquiste demande à ce qu’il soit suspendu «le temps de l’enquête».

Pour sa part, le député solidaire Amir Khadir demande carrément la démission du leader parlementaire du gouvernement.

Amir Khadir a également qualifié Jean-Marc Fournier de «suspect numéro deux» dans le scandale de la corruption. «Dans mon esprit, il est clair qu’il y a un suspect numéro un, il s’appelle Jean Charest, il y a un suspect numéro deux, dans le scandale de la corruption du Parti libéral [du Québec] au cours des 15 dernières années.»

La CAQ a refusé de commenter lundi matin.




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