Couillard renouvelle son conseil des ministres à un an des élections

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Opération purement cosmétique qui ne change rien sur le fond


(Québec) À moins d'un an des prochaines élections générales, Philippe Couillard renouvelle son conseil des ministres, alors que plusieurs grands noms se voient confier de nouvelles responsabilités et que six nouveaux joueurs font leur arrivée dans l'état-major du gouvernement.


André Fortin, député de Pontiac élu aux élections générales de 2014, fait son entrée au conseil des ministres en devenant ministre des Transports, une position autrefois occupée par Laurent Lessard. Ce dernier conserve pour sa part son poste de ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, mais n'aura plus à piloter l'épineux dossier d'Uber, qui menace de quitter le Québec dès samedi si le gouvernement ne modifie pas les conditions du renouvellement de son projet pilote. 


Pierre Moreau, qui était jusqu'à maintenant président du Conseil du trésor, se voit désormais confier le mandat de ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles. Ses anciennes fonctions sont désormais assumées par Pierre Arcand.



Pour donner un nouveau souffle à l'équipe gouvernementale dans la région de Québec, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, se voit confier la responsabilité de la Capitale-Nationale. Ce nouveau mandat pour le député de Jean-Talon arrive au moment où le Parti libéral a perdu il y a quelques semaines le siège de Louis-Hébert aux mains de la caquiste Geneviève Guilbault, qui succède ainsi au libéral Sam Hamad. 


Pour piloter le dossier de la commission sur le racisme systémique, Philippe Couillard a nommé David Heurtel, qui était jusqu'à maintenant ministre de l'Environnement, à la tête du ministère de l'Immigration. L'environnement est désormais l'affaire d'Isabelle Melançon, une nouvelle députée élue dans une élection partielle en 2016 dans la circonscription de Verdun, alors que l'ancienne ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, devient ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques. Elle déloge ainsi Rita de Santis, qui se retrouve sans ministère. Mme Weil sera également responsable des relations avec les Québécois de langue anglaise, une promesse faite à la communauté anglophone par le gouvernement Couillard. 


À la culture, Luc Fortin change de poste, quelques semaines avant le dépôt promis d'une nouvelle politique culturelle, qui doit remplacer celle qu'avait fait adopter Liza Frulla dans les années 90. M. Fortin devient ministre de la Famille, alors que Marie Montpetit, une nouvelle élue à l'élection générale de 2014 dans Crémazie, hérite de la Culture. 


Dominique Anglade conserve son poste de ministre de l'Économie, mais hérite avec ce remaniement du poste de vice-première ministre, qui était jusqu'à maintenant occupé par Lise Thériault. Mme Thériault se voit également confirmer la nouvelle responsabilité de la Protection des consommateurs et de l'Habitation, laissant le porte-feuille de la Condition féminine à Hélène David, qui ajoute cette fonction à son rôle de ministre de l'Enseignement supérieur.


Si Robert Poëti - ministre délégué à l'intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles - et Véronyque Tremblay - ministre délégué aux Transports - font également leur arrivée au conseil des ministres, quelques noms demeurent inchangés dans certains ministères. 


Ainsi, Christine St-Pierre conserve les Relations internationales, tout comme Martin Coiteux au ministère des Affaires municipales et au ministère de la Sécurité publique, Gaétan Barette au ministère de la Santé et Carlos Leitao aux Finances. Stéphanie Vallée, qui a piloté ces derniers mois le dossier du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l'État, garde elle aussi ses fonctions, même si la gestion de ce dossier a parfois été épineuse pour le gouvernement. 


Ce nouveau conseil des ministres, où siégeront 32 personnes, est composé de 47 % de femmes.



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