Crise étudiante

Charest aurait proposé un Forum sur les universités

Le premier ministre aurait promis aux étudiants que les discussions aujourd'hui aborderaient le thème de la hausse des droits de scolarité.

Conflit étudiant - grève illimitée - printemps 2012



Jean Charest a échangé, hier après-midi, avec les représentants étudiants réunis à Québec pour les discussions de la «dernière chance».
Pour une première fois depuis le début du conflit étudiant, Jean Charest a échangé, hier après-midi, avec les représentants étudiants réunis à Québec pour les discussions de la «dernière chance». Il leur aurait évoqué un projet d'«États généraux» des universités aussi qualifié de grand «Forum» sur l'avenir de l'université québécoise et aurait promis aux étudiants que les discussions aujourd'hui aborderaient le thème de la hausse des droits de scolarité.
Combien de temps M. Charest a-t-il passé avec avec Léo Bureau-Blouin de la FECQ, Martine Desjardins de la FEUQ, les délégués de la CLASSE et Paul-Émile Auger, de la TACEQ?
Selon des sources, M. Charest aurait été présent de 15h10 à 16h. Le porte-parole du premier ministre Hugo D'Amours a d'ailleurs soutenu au Devoir que le premier ministre a passé 50 minutes avec les étudiants; mais il s'est refusé à donner des détails sur la teneur des échanges, notamment sur l'avenue que M. Charest aurait proposée aux étudiants. D'autres sources font état d'un passage plus bref, de 15 minutes. La FEUQ, dans un communiqué, évoque une visite de 20 à 30 minutes.
Chose certaine, il n'est «pas prévu» que le premier ministre revienne à la table aujourd'hui, a fait savoir M. D'Amours, alors que les discussions entre la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne (accompagné du ministre délégué au Finances Alain Paquet) et les représentants étudiants doivent reprendre à 13 h. Selon l'horaire officiel du premier ministre, il doit être présent à la période de questions à l'Assemblée nationale à14h.
Jean Charest a toujours dit que le gouvernement parlait d'une seule voix dans ce dossier, mais hier, «il a décidé d'y aller de lui-même, c'est tout», a répondu M. D'Amours.
Une première
C'est la première fois depuis le tout début de la grève étudiante que le chef du gouvernement rencontre les leaders étudiants. Jusqu'à hier, il avait systématiquement refusé tout contact direct avec eux depuis le début du conflit, même si l'opposition péquiste le pressait sans cesse de les rencontrer.
Lors de l'étude de crédit du dossier jeunesse au Salon rouge de l'Assemblée nationale au printemps, M. Charest avait refusé de serrer la main aux représentants étudiants présents. De même, juste avant l'adoption de la loi spéciale 78 le 18 mai, le PQ avait demandé l'ajournement des travaux pour que M. Charest rencontrer les figures de la contestation étudiante qui étaient dans les tribunes, mais en vain.
Par ailleurs, selon le bureau du premier ministre, il n'y aura pas de caucus spécial des libéraux demain soir comme l'affirment certains médias, mais bien un «souper» offert par le premier ministre et prévu de longue date.


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