Un manifestant « professionnel » accusé de possession de pornographie juvénile

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Un militant de la gauche radicale, proche des réseaux solidaires, accusé de pédophilie


Le manifestant André Bérubé, connu pour multiplier les recours civils devant les tribunaux, fait face à des accusations de menaces de mort et de possession de pornographie juvénile.




L'homme de 49 ans a comparu détenu, mercredi après-midi, avant d'être remis en liberté sous conditions.


André Bérubé est connu pour avoir eu gain de cause à deux reprises aux petites créances contre la Ville de Québec et ses policiers.


Il avait obtenu des dédommagements pour ses arrestations lors des manifestations étudiantes du printemps érable et lors du mouvement « Occupons Québec ».



Menaces sur Facebook


Bérubé fait maintenant face à la justice à la suite d'une enquête ouverte pour des propos qu'il aurait tenus sur Facebook.


C'est dans le cadre de cette enquête que les policiers auraient découvert du matériel pornographique montrant des enfants.


En octobre 2017, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) reçoit un signalement concernant un commentaire émis par Bérubé sous une photographie publiée sur Facebook.


Selon les documents judiciaires, la photographie montre des policiers portant leur uniforme antiémeute, marchant dans une rue.


Bérubé qui est très actif sur Facebook aurait écrit que la seule chose qui manque à un policier « c'est une balle entre les deux yeux ».


Perquisition


Considérant qu'il s'agit d'une menace de mort, les enquêteurs obtiendront quelques mois plus tard un mandat de perquisition.


En juin dernier, les policiers perquisitionnent l'appartement du manifestant et repartent avec un téléphone cellulaire, cinq ordinateurs et des disques durs externes.


C'est l'analyse de ce matériel informatique qui va conduire à la seconde accusation de possession de pornographie juvénile.


La perquisition menée en juin 2018 a poussé Bérubé à intenter une nouvelle poursuite au mois de décembre contre la Ville de Québec et les enquêteurs au dossier.


Alléguant que « des irrégularités furent commises dans le dossier », Bérubé réclame 15 000 $.


La Ville conteste cette réclamation et c'est dans ce document qu'on peut lire les motifs soulevés par la police pour perquisitionner le logement de Bérubé, perquisition qui mène aujourd'hui à des accusations criminelles contre lui.


Libre, mais...


Pour pouvoir retrouver sa liberté, André Bérubé a promis de respecter une série de conditions, dont celle de ne plus utiliser internet.


De plus, il n'a pas le droit de se trouver seul avec une personne mineure, à moins d'être accompagné d'un adulte au courant des accusations.


Il doit également se ternir loin des parcs et des piscines pendant le processus judiciaire.


Son dossier reviendra devant le tribunal le mois prochain.