Un homme arrêté pour une vidéo de soutien à Alexandre Bissonnette

C5b86312799b04cc954773ea4c11cf17

Traiter les musulmans de menteurs ne mérite pas l'emprisonnement : sur quelle base la police arrête-t-elle cet homme ?

Un internaute qui se réclame du mouvement gilet jaune et qui est une figure connue de l'extrême droite québécoise a été arrêté jeudi soir par la Sûreté du Québec pour incitation à la haine.


Sommé de se rétracter par le Parti libéral et par le Conseil national des musulmans canadiens, le premier ministre François Legault a corrigé ses... »



Pierre Dion a été arrêté à son domicile de Terrebonne suite à la publication sur Facebook d'une vidéo dans laquelle il fait l'apologie d'Alexandre Bissonnette, le tireur de la mosquée de Québec.


« Il n'y a pas eu de justice pour ce jeune-là [...] Ce jeune-là a été placé là pour nous montrer c'est quoi les musulmans ce qu'ils sont capables de faire, qu'ils sont capables de mentir comme des osties de pas bon », affirme notamment Dion dans l'extrait diffusé le jour du deuxième anniversaire de l'attentat qui a fait six morts.


Il dit que le 29 janvier devrait être la « journée Alexandre Bissionnette, le condamné injuste ».


 


Les agents de l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) étaient munis de deux mandats d'arrestation lorsqu'ils se sont présentés à la résidence du suspect âgé de 49 ans.


Dion avait déjà été arrêté en novembre et accusé d'incitation à commettre des actes criminels. Puis le 18 janvier, il avait participé à une réunion publique avec le premier ministre Trudeau. Vêtu d'un gilet jaune, l'homme s'était mis à crier et à invectiver le premier ministre sans attendre son droit de parole. Il avait été escorté vers la sortie par des agents de sécurité.


Pierre Dion a été placé en détention provisoire en attendant sa comparution en Chambre criminelle plus tard vendredi, au Palais de justice de Laval, où il pourrait être accusé d'incitation à la haine contre un groupe identifiable.


En commentant la nouvelle arrestation de Pierre Dion, le sergent Daniel Thibodeau, de la Sûreté du Québec, a rappelé que d'émettre tout propos menaçant ou d'inciter à la haine, que ce soit en personne ou sur l'internet, peut mener au dépôt d'accusations criminelles.


Rappelons qu'Alexandre Bissonnette a plaidé coupable à six chefs de meurtre au premier degré et à six chefs de tentative de meurtre en mars dernier. Le 8 février prochain, la sentence à être imposée à l'accusé devrait être rendue au Palais de justice de Québec.


- Avec La Presse Canadienne