St-Pierre se fait reprocher un manque d'objectivité

Christine St-Pierre - la marionnette d'un gouvernement qui ne respecte pas la loi 101

Québec -- La ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, s'est fait rappeler son ancien métier de journaliste quand l'opposition a réclamé d'elle davantage d'objectivité dans l'appréciation qu'elle fait de la situation linguistique au Québec.
Lors de l'étude des crédits relatifs à l'application de la Charte de la langue française, le député de Borduas et porte-parole de l'opposition péquiste en matière de langue française, Pierre Curzi, s'est demandé ce qu'était devenue la personne qui faisait de l'objectivité un fondement de sa pratique journalistique, critiquant la «confusion» qui règne dans le dossier de la langue, ainsi que les réponses «floues et vagues» et la «langue de bois» de la ministre.
Christine St-Pierre a répliqué en soutenant qu'elle «donnait toujours les deux côtés de la médaille». Hier, la ministre a reconnu que les dernières données du recensement de 2006 montraient que le pourcentage de Québécois dont la langue maternelle est le français a chuté sous la barre des 80 %, soit 79,6 %, -- le plus bas niveau depuis 1931 -- tandis que la proportion de Québécois qui parlent le français à la maison a baissé de deux points de pourcentage, à 81,2 %. En revanche, un plus grand pourcentage d'allophones, soit 24,6 %, utilisent le français à la maison, a fait valoir Mme St-Pierre.
Le sous-ministre au Secrétariat à la politique linguistique, Guy Dumas, a qualifié d'«invraisemblable» la révélation du Devoir voulant que jusqu'à 75 % des immigrants allophones soient servis en anglais dans la région de Montréal par des organismes gouvernementaux comme la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ) ou la Société d'assurance automobile du Québec. Le Devoir a soutenu il y a deux semaines qu'une majorité de nouveaux arrivants non francophones (qui ne viennent pas de l'Europe francophone, du Maghreb, de l'Afrique francophone ou d'Haïti) obtiennent un «code de langue» anglais, ce qui leur permet de recevoir leur vie durant des services en anglais par l'administration publique.
La ministre a cité des données de la RAMQ qui montrent que près de 70 % des nouveaux arrivants demandent en français leur carte d'assurance maladie. Or ces données comprennent les immigrants qui s'établissent en dehors de la région de Montréal ainsi que tous les nouveaux arrivants francophones de même que des Québécois qui, après un séjour prolongé à l'étranger, doivent renouveler leur carte soleil.


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