Reconnaissance à Richard Garneau

Hommage à un Québécois de haute tenue

Tribune libre

.
Reconnaissance à vous, M. Garneau.
Votre professionnalisme de manière générale, la qualité de votre expression verbale en particulier (une langue claire et concise, et non emphatique pour autant) - et ce depuis ma plus tendre enfance : mes tout premiers souvenirs de votre personne remontent à la Soirée du hockey et aux Jeux olympiques de Tokyo, au début des années Soixante -, ont fait naître chez moi, ce qui au reste n'aura jamais été démenti depuis lors, un authentique respect du formidable homme de médias que vous aurez été. Et que, à l'instar de M. René Lecavalier, par exemple, vous demeurerez pour très longtemps, sinon toujours (je voudrais le croire), dans la mémoire collective.
Votre disparition m'atttriste.
Réellement.
Car par-delà votre conviviale et très sympathique personnalité, ainsi que votre haute conscience professionnelle (puissamment égarée à une époque où les commissions Charbonneau se révèlent absolument nécessaires), c'est toute l'idée d'un Québec de qualité qui à mes yeux disparaît un peu plus avec vous (et avec des citoyens à vous comparables).
Vous. Qui nous laissez penauds, exaspérés, sinon désespérés, dans le non-pays (sinon le n'importe quoi) insipide et insignifiant dans lequel nous baignons désormais depuis une génération (et en particulier depuis une bonne dizaine d'années).
Ce n'importe quoi dont l'actuelle course à la chefferie du Parti Libéral du Québec (et ne parlons pas de celle du Kanada) constitue à la fois le symbole et l'affligeante pointe d'iceberg.
Aussi, à votre famille et à vos proches (j'aurais envie d'ajouter : au pays de Félix Leclerc tout entier !), monsieur Richard Garneau, mes plus sincères condoléances.

Featured 9d70efc13bfcf28a347710d42fbdde90

Jean-Luc Gouin94 articles

  • 84 128

Chambrelan du verbe et indocile citoyen de la Cité (les dossiers de la Francité et de la « Question » nationale du Québec l’occupent – et le préoccupent – tout particulièrement), mais également docteur en philosophie diplômé de l'Université Laval et spécialiste nord-américain du penseur allemand Hegel, JLG a publié ouvrages et maint article portant pour la plupart sur celui-ci.



Hegel. De la Logophonie comme chant du signe, son dernier opus, fruit de trente ans de recherche, a été publié simultanément, en 2018, et aux PUL, à Québec, et chez Hermann à Paris.

 

Textes « citoyens » choisis de Jean-Luc GOUIN ( 1995-2018 )

( parmi quelques centaines, qui hélas ne vieillissent pas )

 

•• Les Bilinguistes. Grands sorciers des langues phagocytaires

•• Débat sur la langue dans le quotidien Le Devoir (Été de 1998)

•• Qui sort, digne ! Franchir le miroir de notre schizophrénie collective

•• Le Franc Pays. Québécois ou Québec coi ? (+ de 20 ans plus tard, rien n’a changé...)

•• Le Lys dans le lisier (Ou pourquoi l’Indépendance du Québec, en quelques mots)

•• Aux larmes citoyens ! (anthropoème en hommage à Gaston Miron)

•• Philippe Couillard : Le Philippe Pétain de notre temps (Lettre à mon premier sous - ministre)

•• Autres espaces de réflexion (Société, Culture, Politique... dont : Ouvrez le Feu ! , Liquider pour argent liquide , Halloween. Plaie ou plaisir de l’enfance ? , Interdit de ne pas fumer ! ...) 

•• De l’humain travesti en divin (modeste contribution au projet d’une Charte de la laïcité)

•• Précis sur la malhonnêteté intellectuelle (aussi nommée mauvaise foi)

•• L’Homme Prométhée (une forme de « CQFD » irrésistible aux textes qui précèdent...?)

 

 





Laissez un commentaire



1 commentaire

  • Serge Charbonneau Répondre

    21 janvier 2013

    Richard Garneau était un grand !
    À tous points de vue !
    Un autre très grand de Radio-Canada disparaît.
    Un journaliste, un vrai.
    Une intégrité exemplaire.
    Un professionnel dans le sens profond du terme.
    Quelqu'un qui maitrisait ses dossiers comme pas un.
    Et que dire de la qualité de sa langue, de sa diction jusqu'à la précision de ses termes !
    Il était de l'école des René Lecavalier, Pierre Dufault, des gens qui faisaient honneur à notre langue.
    Richard Garneau est le symbole même de la qualité que nous offrait jadis Radio-Canada.
    - Qualité de la langue
    - Qualité du journalisme
    Richard Garneau, un journaliste "sportif" ?
    Monsieur Garneau aurait pu être un journaliste toutes catégories.
    Il aurait pu être un chroniqueur culturel hors pair, à travers sa manière d'être sa très large culture et sa curiosité transpiraient.
    Malgré ses qualités hors du commun, il avait cette humilité que seuls les très grands ont.
    C'est avec une grande tristesse que j'ai appris sa disparition.
    Un monument radio-canadien disparaît.
    Un des plus chaleureux complices de Le Bigot.
    Sa voix, ses interventions, son humour, sa réserve vont nous manquer.
    Serge Charbonneau
    Québec