Les écoles québécoises dans un état lamentable

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Une bonne indication de notre sens des priorités

C'est dans un document rendu public par le ministère de l'Éducation la semaine dernière que l'on apprend que des centaines d'écoles québécoises sont dans un état de vétusté avancé. À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), près de 90 % des bâtiments sont en « mauvais » ou en « très mauvais » état. Et les élèves de la métropole ne sont pas les seuls à fréquenter des écoles décrépites.
88 %
Sur 250 bâtiments de la Commission scolaire de Montréal, 194 se voient attribuer la cote « E », ce qui signifie qu'ils sont en « très mauvais » état. Vingt-sept autres obtiennent la cote « D », ou « mauvais ». Au total, 88 % des immeubles de la CDSM sont dans un état insatisfaisant, selon le document. La valeur de remplacement des immeubles de la CSDM est estimée à 3,3 milliards.
DEUX ÉTABLISSEMENTS VÉTUSTES À 100 %
Deux écoles primaires de la CDSM se démarquent du lot : elles se voient attribuer un indice de vétusté de 100 %, ce qui veut dire que le coût de la réfection équivaut à la valeur du bâtiment. Selon nos informations, il s'agit de l'école Saint-Gérard, dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, et de l'école Sainte-Bibiane, dans Rosemont. Le premier établissement est actuellement en reconstruction complète. Un dossier d'opportunité est présentement à l'étude à Québec, et la CSDM espère que des travaux majeurs seront lancés bientôt.
LA CSDM VEUT UN STATUT PARTICULIER
La CSDM calcule que la mise à niveau de chacun de ses établissements coûterait 1,2 milliard. Les sommes versées jusqu'ici par Québec sont largement insuffisantes pour lui permettre de combler son déficit d'entretien. La présidente Catherine Harel Bourdon presse le gouvernement d'accorder un financement propre à la CSDM, « compte tenu des coûts plus élevés nécessaires à la CSDM pour rénover ou construire des écoles dans la métropole densément peuplée ».
UN PROBLÈME RÉEL, SELON PROULX
Loin de nier le problème, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a débloqué 367 millions, l'été dernier, pour moderniser les écoles. La CSDM a reçu à elle seule 79 millions de cette enveloppe. L'organisme, qui accueille 9 % des élèves du réseau public québécois, a ainsi reçu 22 % des sommes destinées à la modernisation des écoles.
D'AUTRES ANNONCES
Au cabinet de M. Proulx, on a indiqué, hier, que d'autres annonces viendront dans les prochains mois, notamment la programmation de la saison des travaux de l'été 2017. Mais lors d'un récent échange à l'Assemblée nationale, le ministre a prévenu que le chantier de modernisation des immeubles scolaires ne sera pas terminé demain matin. « Moderniser le système d'éducation, c'est plus long que changer un feu de circulation », a illustré le ministre.
PAS SEULEMENT MONTRÉAL
Le problème de vétusté des bâtiments est connu depuis longtemps à la CSDM, mais c'est loin d'être la seule commission scolaire qui compose avec le vieillissement de ses écoles. Le document du ministère de l'Éducation donne à chaque établissement un « indice de vétusté ». Et l'indice moyen de chaque commission scolaire est calculé. Notre compilation révèle que 64 % des commissions scolaires ont des bâtiments dans un « très bon » état, un « bon » état ou un état « satisfaisant ». Le réseau public obtient donc la note de passage, mais de peu. En revanche, 36 % des commissions scolaires présentent un indice de vétusté moyen « mauvais » ou « très mauvais ».
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