Trop de privilèges, trop de faveurs

Les droits acquis des anglos à reconsidérer à la baisse

Un chapitre dans la reconquête du pays du Québec

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Tribune libre


On a pris l'habitude de présenter les droits acquis des anglos-montréalais comme étant sacrés, inaccessibles, hors d'atteinte. Ils se considèrent à toutes fins pratiques intouchables.


Le temps est venu de remettre en question cette vision désuète et figée.


Traditionnellement, les anglos-montréalais ont bénéficié de tout un lot de privilèges indus, d'avantages injustifiés, de passe-droits, de favoritisme occulte, le résultat de connivences politiques souvent passées sous silence. Et tout cela semble découler de leurs prétentions de maître conquérant supérieur et inaccessible.


Le gouvernement québécois a le devoir de corriger ces abus, ces inéquités faites au reste de la population de la province.



Les divers partis politiques à tous les niveaux se doivent d'incorporer à leur programme une liste exhaustive de tous les avantages accordés aux anglos qu'il faut reconsidérer. Il faut réévaluer la situation pour qu'ils n'obtiennent pas plus que ce qui leur revient, au pro-rata du reste de la population.


Ce ne sera que justice rendue, corrigeant une situation qui n'a déjà que trop traîné en longueur, par excès de déférence.



On donne souvent l'exemple du financement accordé aux universités qui doit en principe représenter le pro-rata du nombre d'anglos au Québec. En théorie, ces fonds devraient même diminuer d'année en année, le Québec devant se franciser de plus en plus. Même les jeunes anglos, sans parler des allos, doivent se faire à l'idée qu'un jour viendra où seul le coût du Cégep et de l'université francophone leur sera défrayé.


Lorsqu'un seul des 2 parents est anglophone, l'enfant ira à l'école française. Le français l'emporte toujours sur l'anglais.


Tous les services gouvernementaux ne seront plus offerts qu'en français, incluant les hôpitaux.


Les hôpitaux anglophones devront offrir le service complet en français. Ce sera un critère d'embauche du personnel.


Un autre exemple, les subsides accordés aux hôpitaux anglophones ou pour la recherche, qui sont hors de proportion avec le pro-rata.



L'affichage sera unilingue français. Il n'y aura plus d'anglais permis au second plan.


Sur la place publique, toute la musique entendue sera francophone, comme par exemple dans les patinoires, les piscines extérieures, les parcs et les endroits comme le quartier des arts à Montréal. De même dans les centres commerciaux et les magasins.



Ce ne sont là que quelques éléments qui me viennent à l'esprit. Une liste exhaustive des rectifications à apporter reste à établir, car ce phénomène de favoritisme, de déséquilibre, s'est répandu dans toutes les sphères d'activité de la société.


Il n'en demeure pas moins que tous ces fonds publics doivent être rapatriés au service de la population majoritaire du Québec.


Selon vous, quels sont les autres domaines où il y a disparité criante entre le poids démographique réel des anglophones et les subsides disproportionnés qu'ils reçoivent?


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Réjean Labrie427 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10è génération.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise.La photo illustre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.




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1 commentaire

  • André Gignac Répondre

    11 février 2018

    Monsieur Labrie



    Je suis content que vous abordiez ce sujet à la veille des prochaines élections québécoises. C'est le moment propice pour signifier à nos politiciens de l'Assemblée Nationale que les choses doivent changer au Québec et que le rapport de force doit être renversé entre la minorité anglophone du West Island et la majorité québécoise. La même situation prévalait en Afrique du Sud avant l'arrivée de Nelson Mandela.



    Le noeud central du colonialisme québécois se trouve dans cette situation inversée de rapports dominants/dominés. Voici ce qu'écrivait Hermas Bastien dans Condition de notre destin national, 1935:  Être issus d'ancêtres qui ont civilisé un continent, qui ont fondé les plus grandes villes américaines, et vivre à la remorque de toutes les minorités en leur propre province, quelle déchéance!



    INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION! 



    André Gignac 11/2/18