Le Québec à l'UNESCO: une savoureuse plaisanterie

17. Actualité archives 2007


Je trouve à la fois savoureux et affligeant que nombre de nos médias, et non des moindres, aient pris au sérieux la véritable mystification que constitue l'annonce de l'entrée éventuelle du Québec à l'UNESCO. Comment des rédacteurs et des commentateurs en principe sérieux et informés ont-ils pu une fois encore se laisser duper par les effets d'annonce de l'affabulateur Stephen Harper, qui poursuit sa cour effrénée du Québec? Comment ont-ils pu oublier la vieille leçon de la fable: «Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute»?
L'UNESCO, comme toute autre organisation de la famille des Nations unies, ne peut accepter en son sein que des États indépendants quel que soit le statut qui leur est attribué, membres à part entière ou observateurs. Par ailleurs, chaque État peut composer sa délégation comme il l'entend, que ce soit lors de la conférence biennale ou lors de toute autre manifestation. Et chaque État membre ne dispose que d'un siège au sein de cette organisation. Ce qui est arrivé, c'est que le gouvernement central, dans le cadre d'une entente Ottawa-Québec, a décidé d'attribuer formellement une place clairement identifiée au Québec lors de chaque conférence de l'UNESCO, avec droit pour le Québec de désigner lui-même son représentant au sein de la délégation canadienne. C'est ce dernier élément qui constitue la seule innovation. Encore une fois, cela concerne strictement les relations Ottawa-Québec et nullement les prétendus rapports Québec-UNESCO, qui ne sauraient exister... tant que le Québec n'aura pas le courage d'assumer son indépendance et d'apparaître sur la scène internationale comme État souverain.


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