Chronique # 279 Concept d'indépendance nationale

Le cheminement difficile du PQ

Autocritique d’un indépendantiste raisonnable

Chronique de Bruno Deshaies

LE CHEMINEMENT DIFFICILE DU PQ POUR INTÉGRER LE CONCEPT DE L’INDÉPENDANCE NATIONALE DU QUÉBEC DANS SA COMPRÉHENSION ET SON ACTION POLITIQUE

Nous proposons cette semaine une analyse de quelques étapes de la démarche souverainiste du Parti québécois depuis 1967 par notre collaborateur de Québec, monsieur Pierre Daviau.
Il s’agit en quelque sorte d’une autocritique d’un indépendantiste raisonnable qui met en lumière l’illusion autonomiste ou souverainiste de la réforme de la constitution canadienne en une quelconque forme d’associationnisme ou de partenariat.
Les relations modernes entre les sociétés seront ou des relations interétatiques entre des États-nations ou de subordination sur place à des degrés divers d’annexion politique, c'est-à-dire de liberté collective conservée par la minorité (cf. Maurice Séguin, Les Normes, chap. 3, section 7, division 5).
D’une façon plus générale, on peut observer trois situations particulières dans les rapports globaux entre les sociétés indépendantes.
- Égalité, infériorité, supériorité de voisinage
- pour LES NATIONS INDÉPENDANTES (PAR EX. : ÉTATS-UNIS, JAPON, CHINE, BRÉSIL, FRANCE, RUSSIE, VIETNAM, ETC.)
- Subordination de voisinage – pour LES NATIONS SATELLITES (C’EST LE CAS DU CANADA),
- Subordination sur place et superposition – pour LES NATIONS ANNEXÉES (C’EST LE CAS DU QUÉBEC).
Les illusions associationnistes ou lévesquistes ne peuvent corriger la subordination sur place et la superposition du Canada-Anglais tant et aussi longtemps que le Québec demeure lié ou dominé par le système fédéral canadian. Seule l’indépendance du Québec peut changer cet état de fait.
Le travail de notre collaborateur a consisté à nous présenter le cheminement difficile du PQ pour intégrer le concept de l'indépendance nationale du Québec dans sa compréhension et son action politique depuis 1967. Il constate finalement qu’un enseignement de l’optique indépendantiste est devenu impératif pour tout le mouvement indépendantiste.
Bruno Deshaies
----
La prise en compte des erreurs nécessite d’abord un véritable travail pédagogique. […] Les prédécesseurs n’étaient pas disposés à écouter une leçon.
On préfère se tromper de façon durable et radicale en groupe plutôt que s’isoler dans la vérité : aller ensemble vers l’absurde plutôt que rester seul.

La perte de sens joue un rôle très important dans la validation collective d’une décision absurde, car elle autorise chaque acteur à lui donner le sens qu’il veut. Les objectifs incertains permettent à chacun de voir l’objectif qu’il souhaite. L’action comme but en soi permet à tous de se retrouver dans le plaisir d’agir.
Les décisions politiques recherchent la mobilisation collective. […] Ce qui est recherché n’est pas la bonne solution, mais l’adhésion. Leur fragilité vient de cet objectif de mobilisation.
Christian Morel, Les décisions absurdes (cf. NOTE no 1)

***

INTRODUCTION

Depuis le début de la démarche souverainiste en 1967, le Parti québécois et son prédécesseur le MSA qui a fusionné le RIN de Pierre Bourgault et le RN de Gilles Grégoire éprouvent des difficultés pour définir clairement le concept d’indépendance nationale. À ce jour, soit 40 ans plus tard, le PQ ne connaît pas la finalité de la NATION au sens INTÉGRAL (voir NOTE no.2) et perpétue le même discours dépassé.
LES SIX ÉTAPES DE CE CHEMINEMENT
En guise de preuve de l’énoncé de l’introduction, résumons les étapes parcourues jusqu’à ce jour par les souverainistes :
Période du MSA – Le Mouvement souveraineté-association de René Lévesque, prédécesseur du PQ, comportait le trait d’union de l’association avec le Canada. Alors, l’indépendance nationale ployait sous le fardeau du lien d’attachement séculaire avec le Canada. (voir « À l’heure du choix » (1968).
De plus, le manifeste Option Québec (janvier 1968) de René Lévesque a marqué profondément toute l’évolution du Parti québécois de ses origines à nos jours. La Préface de l’ouvrage assumé par un historien de l’Université de Montréal est celle d’un non-indépendantiste (voir la Préface par Jean Blain (1968).
Fondation du PQ en 1968 – René Lévesque n’a pas voulu inscrire dans le nom du nouveau parti la lettre « I », pour indépendance, contenue dans le sigle du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Ce refus ne confirme-t-il pas que le fondateur du PQ n’était pas indépendantiste ?
Premier référendum, le 20 mai 1980 – On se rappelle que la question posée ne demandait que la permission de négocier une nouvelle entente avec le Canada. De plus, elle prévoyait la tenue d’un deuxième référendum en invoquant qu’aucun statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord populaire (cf. ANNEXE, doc. no 1) Cette décision de René Lévesque et de son gouvernement démontre la faiblesse de ses convictions, ce qui est le contraire d’une prise de position fort que nous nous serions attendus d’un parti souverainiste.

Le beau risque – Un revirement politique incompréhensible, marqué par la faiblesse du chef, suivit la défaite référendaire du 20 mai1980. En effet, René Lévesque choisit de traiter avec le Canada et nomma sa nouvelle politique « Le beau risque ». Ayant perdu son pari, il s’effondra lamentablement.
En 1984, après toutes les hésitations et tergiversations du chef du PQ et à la suite de sa déclaration à l’effet que la souveraineté ne sera pas l’enjeu des prochaines élections, cinq ministres de premier plan démissionnent.
Le premier chef de la souveraineté démissionna au cours de son second mandat. Pas fort pour un souverainiste qui paraissait très convaincu et qui avait acquis une grande crédibilité dans la population !
Deuxième référendum, le 30 octobre 1995 – Dans son adresse à la nation du 1er octobre 1995 ( Adresse à la nation à l’occasion de l’mission des brefs référendaires,... ) Jacques Parizeau reprend deux éléments de 1980, soit faire toutes nos lois et prélever tous nos impôts, mais il ne dit mot des traités internationaux. Convenons que cette définition de la souveraineté n’est pas plus substantielle que celle de René Lévesque en 1980.
Il réfère aussi à l’entente du 12 juin 1995 intervenue entre Lucien Bouchard, Mario Dumont et lui-même.
Cette entente tripartite peut être lue sur un site fédéral dédié à la propagande fédéraliste canadian.


© CRIC - CENTRE DE RECHERCHE ET D'INFORMATION SUR LE CANADA

Ce site Web a été réalisé grâce à la participation financière du Gouvernement du Canada

(N. B. Parmi les journaux de nouvelles, La Presse, Le Devoir, Le Droit, Le Soleil sont cités, sauf le Journal de Montréal et le Journal de Québec.)
En effet la recherche sur le site du gouvernement du Québec n’a donné aucun résultat. M. Parizeau réfère aussi au texte de l’offre de partenariat avec le Canada envoyée à tous les foyers du Québec. Cette offre est l’entente tripartite qui est précisée à l’article 3 du projet de loi sur la souveraineté.
Quant au projet de loi sur la souveraineté du Québec, malheureusement et pour les mêmes raisons que celles invoquées précédemment, nous devons utiliser un site du fédéral. Il est inclus dans la déclaration de souveraineté lue le 6 septembre 1995
au Grand Théâtre de Québec par le poète Gilles Vigneault et la dramaturge Marie Laberge.
La définition de la souveraineté contenue dans ce projet de loi reprend mot à mot celle de René Lévesque de 1980 au sujet des lois, des impôts et des traités. Nous observons qu’aucune évolution enrichissante dans ce qu’est la définition l’indépendance nationale du Québec ne s’est produite en 15 ans.
L’acceptation de la notion de partenariat, exigée par Lucien Bouchard comme condition de collaboration au référendum, constitue pour Jacques Parizeau une faiblesse de sa part et n’a pas gagné plus de votes en faveur de la souveraineté. Le partenariat ressuscite le trait d’union de la souveraineté-association du premier référendum. Donc, ce deuxième référendum porte sur la souveraineté-partenariat. La question est plus courte et propose sur un nouveau partenariat économique et politique (voir ANNEXE, doc. no 2).
Le confédéralisme – Bernard Landry devenu chef du PQ est un ardent admirateur du Marché commun et de l’Union européenne. Il veut même copier cette structure au Canada.

En effet, le 21 janvier 2001, dans la déclaration de Verchères intitulée « Nous sommes déjà demain », le futur chef couronné suite à l’absence d’opposition, énumère les six convictions qui l’ont motivé et le guideront aussi bien comme premier ministre. C’est sa deuxième conviction qui attire le plus notre attention. :

« 2. La question nationale du Québec n’est pas réglée. Le Québec n'a jamais adhéré à la présente constitution du Canada. Son État national, qui est déjà doté de certains moyens et pouvoirs importants, ne saurait se satisfaire d’un statut provincial réducteur et qui l’empêche de servir pleinement les intérêts de sa population et de pratiquer une saine gouvernance. Notre nation a l’obligation et le devoir de chercher la pleine reconnaissance de ce qu'elle est autant au Canada que dans la communauté internationale. L'accès à l’entière souveraineté de notre État doit se faire dans la modernité et l’efficacité et préférablement au sein, par exemple, d’une union de type confédéral comme les nations européennes le font dans le respect de leur identité et de leur souveraineté propre. C'est ce que le général de Gaulle appelait l'Europe des nations. [Attention ! Pour De Gaulle, l’Europe des nations n’était pas un État fédéral, mais « une Europe formée d’hommes libres et d’États indépendants ».] Nous voulons pour le Canada et le Québec une union entre nations égales. Plus loin dans le temps, une intégration des Amériques semblable à celle de l’Europe est loin d’être exclue. » (N. B. Les caractères gras et le texte souligné sont de l’auteur.)

M. Landry voit très grand. Toutefois, sa vision n’est pas ajustée aux conditions du Québec. De plus, il est de bon ton pour cet intellectuel de s’appuyer inconditionnellement sur l’Union européenne. Or, bien que l’UE évolue, personne ne peut garantir sa pérennité. L’histoire nous enseigne que toutes les sortes unions ont généralement une vie brève et prennent souvent des voies surprenantes.
D’autre part, le journaliste Denis Lessard écrit :
« Nouvelle étiquette, ancien produit. « L'union confédérale », la nouvelle formule pour décrire le lien entre le Canada et un Québec éventuellement souverain est apparue subitement il y a quelques jours dans la plateforme électorale du Parti québécois. […]
« Vraiment, la formule importe peu à ce moment-ci. L’important est de gagner les élections. Pour le reste, on verra plus tard » dit Jean-Claude Saint-André, député de L'Assomption et longtemps collaborateur de Jacques Parizeau, visiblement surpris que l’on puisse s’interroger sur la nouvelle mouture de l’option fondamentale du PQ. […]
« Jean-François Lisée, ancien conseiller de Lucien Bouchard, s'était montré « pas très chaud » à la formule « confédérale » de Bernard Landry. « La bonne nouvelle, c'est que M. Landry a dit qu’il y aura un débat là-dessus après les élections », laisse tomber M. Lisée. […]
« Longtemps pris à partie par l'aile radicale du PQ pour avoir introduit ‘'idée du référendum comme passage obligé à la souveraineté, « l’étapiste » Claude Morin reste bien calme devant la nouvelle formule apparue dans le discours du PQ.
Depuis 1968, le moment de la fondation du PQ, on se rend compte que les étiquettes bien plus que les contenus ont changé au cours de ces 35 ans. » (NOTE no 3)

Le journaliste fait très bien ressortir qu’au Parti québécois, les étiquettes remplacent le contenu de la souveraineté. Nous remarquons aussi que gagner les élections l’emporte sur la substance de l’indépendance nationale du Québec. Enfin, la difficulté d’avoir une conception de l’indépendance limpide et juste proviendrait-elle de cette observation, à savoir : René Lévesque et son parti ainsi que Mario Dumont et son parti émanent tous les deux du parti libéral du Québec ?
À la suite de l’étude de ce cheminement difficile du PQ, une question s’impose ; OÙ SONT-ILS LES INDÉPENDANTISTES DURANT TOUT CE CHEMINEMENT ? Autrement dit, EXISTE-T-IL DES INDÉPENDANTISTES DANS CE PARTI ?
LE RISQUE DE DISPARITION DU PQ
Si le Parti québécois n’effectue pas, à court terme, un virage qualitatif majeur en embrassant sans détour et surtout avec détermination L’OPTIQUE INDÉPENDANTISTE, son avenir est sombre car il risque même de disparaître comme cela s’est déjà produit pour plusieurs partis. Personne ne peut assurer que l’existence d’un parti politique quel qu’il soit durera éternellement. Rappelons-nous la disparition de l’Union nationale de Maurice Duplessis et le Ralliement des créditistes (devenu Parti créditiste) de Camille Samson et de Réal Caouette.
Les disparitions évoquées sont des faits que l’on ne peut nier. Par ailleurs, les critiques du PQ sont nombreuses sur le réseau Internet et dans les autres média. La plus récente critique de la part de Victor Lévy-Beaulieu, un indépendantiste reconnu, est foudroyante et rejoint celle de plusieurs indépendantistes convaincus :
« Même s’il conserve ses convictions indépendantistes, VLB a pris la décision cette année de ne pas voter pour le Parti québécois. « Je pense que ce parti a fait son deuil de l’indépendance malgré ce qu’il dit », lance-t-il. […]
« Je souhaite que le PQ soit battu parce que ce parti doit laver son linge sale en famille.(…) Que le PQ aille se reformuler et se débarrasser du bois mort. » » (NOTE no 4)

Le déclin du Parti québécois à déjà fait l’objet de plusieurs chroniques.(Réf. no.1)
LE VIRAGE QUALITATIF VERS L’INDÉPENDANCE
Afin d’extirper la nation québécoise de l’ANNEXION au Canada et de sortir l’objectif primordial de l’indépendance nationale de la stagnation, il devient impératif de faire ŒUVRE D’ÉDUCATION c’est-à-dire d’ENSEIGNER L’INDÉPENDANCE à chaque jour et dans tous les milieux. Mais encore, faudrait-il connaître la définition de l’indépendance nationale. Voici le contenu qui est tant ignoré. L’indépendance nationale consiste à devenir UNE NATION AU SENS INTÉGRAL, définition qu’a enseigné l’historien Maurice Séguin en ces termes :
« a) Principes fondamentaux menant à l’idée de NATION au sens intégral

- L’agir (par soi) collectif [Notons qu’il ne s’agit pas ici de l’agir individuel.] est POSSIBLE dans tous les aspects et peut s’étendre à tous les domaines – à l’intérieur comme à l’extérieur :

● En politique

● En économique

● Au culturel
Il ajoute une précision très importante que les Québécois, dans la grande majorité, ignorent.

Ne pas réduire à un seul aspect

● à l’autodétermination politique ou

● à la possession de son économie ou

● à la maîtrise de sa culture. »
(Voir les NOTES no 5 et no 2. Les caractères gras sont de l’auteur de cette réponse.)
Vous reconnaîtrez que ce résumé constitue tout un programme d’apprentissage et d’action politique pour les indépendantistes. Notez aussi qu’il faut comprendre que les trois éléments, le politique, l’économique et le culturel, recouvrent tous les aspects de la vie en société. Rien ne sert plus, alors, de parler des lois, des impôts et des traités. Cette définition, concise, globale et complète en elle-même, possède le grand avantage de mettre fin aux nombreux débats improductifs sur des détails, les virgules et les point virgules. Le deuxième avantage de cette définition a pour effet de sortir de l’enfermement du débat social, car les partisans de L’OPTIQUE INDÉPENDANTISTE comprennent la différence entre le NATIONAL et le SOCIAL telle qu’expliquée par l’historien Maurice Séguin :
« Le NATIONAL et le SOCIAL sont deux aspects de la vie d’une même communauté :
- le NATIONAL se rapporte aux relations avec les autres collectivités ;

[Il y a donc possibilité d’« affrontements nationaux ».]
- le SOCIAL concernant surtout le sort des personnes et la répartition des biens à l’intérieur d’une société. » (NOTE no 6)
Les indépendantistes, comprenant la définition de la NATION au sens INTÉGRAL et de la différence qui existe entre le NATIONAL et le SOCIAL, seront merveilleusement dotés des connaissances nécessaires pour mener à terme et sur le « terrain approprié » le combat de l’indépendance nationale. Ils mettront aussi fin à l’ambiguïté, aux tergiversations et au cercle vicieux des stratégies multiples pour gagner surtout des élections.
Le virage qualitatif proposé devrait permettre au PQ d’assurer sa longévité et gagner l’estime de la population tout en menant le combat victorieux de l’indépendance nationale du Québec.
CONCLUSION
- Une question importante
Pourquoi, pourrait-on me demander, écrire des propos aussi critiques à l’endroit du Parti québécois ? La réponse limpide s’énonce ainsi : Pour les Québécois, l’indépendance nationale est la fin primordiale qui leur permettra de décrocher de L’ANNEXION, d’éliminer le REMPLACEMENT, de mettre fin à la SUBORDINATION et de rejeter ouvertement L’OPPRESSION ESSENTIELLE qui les tenaille solidement pour enfin fonder une NATION au sens INTÉGRAL.
Pour terminer, compte tenu de l’importance cruciale de la question NATIONALE, les personnes et les partis politiques qui choisissent cette orientation doivent mériter la plus haute estime de tous. Dans ce domaine, la demi-mesure ou le cafouillage sont à proscrire.
Pierre Daviau

Québec

Le 6 mars 2007
RÉFÉRENCES :
PARTI QUÉBÉCOIS : LE DÉCLIN ! (En trois parties)
(1) L’illusion du progrès ou comment se leurrer ad vitam aeternam. (12 janvier 2006)
(2) Le virus de la défection : responsabilité du Parti et de ses chefs. (19 janvier 2006)
(3) Problèmes chroniques : obsession des stratégies, syndrome de l’électoralisme, MAIS surtout une très grande difficulté à se situer dans l’optique indépendantiste. (2 février 2006)
NOTES :
(1) Christian Morel, Les décisions absurdes – Sociologie des erreurs radicales et persistantes, Gallimard, Bibliothèque des sciences humaines, 2002, p. 207, 221, 276, 291.
(2) Maurice Séguin, Les Normes, Guérin, éditeur ltée, 1999, p. 159. Analyse des « principes fondamentaux menant à l’idée de NATION au sens intégral ». L’auteur aborde d’une manière systématique LE CONTENU de l’un des quatre sens accordés à la notion de « nation ». La division consacrée à ce quatrième sens est la plus développée. Elle inclut une longue analyse sur le NATIONALISME. Les vieux démons des Québécois sont étudiés d’une façon brillante et rigoureuse. On peut comprendre pourquoi les « indépendantistes optimistes » comme les « fédéralistes optimistes » n’apprécient pas particulièrement ces réflexions qui mettent en cause les relations entre les sociétés dans l’esprit où « le nationalisme est la volonté, etc., d’être maître chez soi ».
(3) Denis Lessard, « De l’indépendance à l’“union confédérale” », La Presse, samedi 22 mars 2003.
(4) Martin Pelchat, [« Victor Lévy-Beaulieu appuie l’ADQ »->4080], Le Soleil, 5 mars 2005, p. 5.
(5) Les Normes, Guérin, éditeur ltée, 1999, p. 159.
(6) Maurice Séguin, Les Normes, Guérin éditeur ltée, 1999, p. 203.

ANNEXE

L’Académie de l’indépendance



LES QUESTIONS RÉFÉRENDAIRES

(1980 et 1995)
Document no 1
Nous remarquons ici une définition très rudimentaire de la souveraineté d’une nation qui va de pair avec une simple demande de négocier après le premier référendum, la préservation du cordon ombilical de l’annexion au Canada et un deuxième référendum pour obtenir une deuxième fois l’accord des Québécois. Derrière les apparences d’une démocratie participative se cache l’indécision et la peur d’affronter la vraie question, soit reconnaître la NATION QUÉBÉCOISE AU SENS INTÉGRAL du concept de nation.
Source : Résolution sur la question référendaire de 1980, 20 mars 1980
Référendum de 1980
« Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ;
cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté – et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ;
aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d’un autre référendum ;
en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada ? »
OUI - NON


Document no 2
Le commentaire concernant le référendum de 1980 s’applique mutatis mutandis. De plus, bien que la question soit brève, elle réfère au projet de loi sur la souveraineté. À l’image du référendum de 1980, la définition de la souveraineté occupe peu d’espace alors que l’ensemble des autres considérations prend tout l’espace. Donc, peu d’explications pour la souveraineté et une multitude de détails pour les mécanismes.
Source : Résolution sur la question référendaire de 1995, 20 septembre 1995
Référendum de 1995
« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre du projet de Loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? »
OUI - NON


Featured b9f184bd28656f5bccb36b45abe296fb

Bruno Deshaies209 articles

  • 268 071

BRUNO DESHAIES est né à Montréal. Il est marié et père de trois enfants. Il a demeuré à Québec de nombreuses années, puis il est revenu à Montréal en 2002. Il continue à publier sa chronique sur le site Internet Vigile.net. Il est un spécialiste de la pensée de Maurice Séguin. Vous trouverez son cours sur Les Normes (1961-1962) à l’adresse Internet qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 (N. B. Exceptionnellement, la numéro 5 est à l’adresse suivante : http://www.vigile.net/Les-Normes-en-histoire, la16 à l’adresse qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-15-20,18580 ) et les quatre chroniques supplémentaires : 21 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique 22 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19364 23 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19509 24 et fin http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19636 ainsi que son Histoire des deux Canadas (1961-62) : Le PREMIER CANADA http://www.vigile.net/Le-premier-Canada-1-5 et le DEUXIÈME CANADA : http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-1-29 et un supplément http://www.vigile.net/Le-Canada-actuel-30

REM. : Pour toutes les chroniques numérotées mentionnées supra ainsi : 1-20, 1-5 et 1-29, il suffit de modifier le chiffre 1 par un autre chiffre, par ex. 2, 3, 4, pour qu’elles deviennent 2-20 ou 3-5 ou 4-29, etc. selon le nombre de chroniques jusqu’à la limite de chaque série. Il est obligatoire d’effectuer le changement directement sur l’adresse qui se trouve dans la fenêtre où l’hyperlien apparaît dans l’Internet. Par exemple : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 Vous devez vous rendre d’abord à la première adresse dans l’Internet (1-20). Ensuite, dans la fenêtre d’adresse Internet, vous modifier directement le chiffre pour accéder à une autre chronique, ainsi http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-10-29 La chronique devient (10-29).

Vous pouvez aussi consulter une série de chroniques consacrée à l’enseignement de l’histoire au Québec. Il suffit de se rendre à l’INDEX 1999 à 2004 : http://www.archives.vigile.net/ds-deshaies/index2.html Voir dans liste les chroniques numérotées 90, 128, 130, 155, 158, 160, 176 à 188, 191, 192 et « Le passé devient notre présent » sur la page d’appel de l’INDEX des chroniques de Bruno Deshaies (col. de gauche).

Finalement, il y a une série intitulée « POSITION ». Voir les chroniques numérotées 101, 104, 108 À 111, 119, 132 à 135, 152, 154, 159, 161, 163, 166 et 167.





Laissez un commentaire



Aucun commentaire trouvé