Le «Chat souverainiste» vote PQ

Québec 2007 - démagogie et populisme

Certains journalistes semblent s'être juré que si les militants péquistes
ne s'embourbent plus dans leurs débats sémantiques des années 1970, ils le feront à leur place. Cet acharnement à voir dans chaque pièce de vocabulaire de la plate-forme du PQ une tentative de camouflage de l'option
souverainiste est ridicule. André Boisclair en parle presque tous les jours
depuis des semaines. A chaque fois qu'on lui demande si l'échéancier du «
plus rapidement possible à l'intérieur du prochain mandat » tient toujours,
il répète sans cesse que oui. Comment être plus clair? Quoi de plus normal
que de vouloir mobiliser les souverainistes lorsque la souveraineté est à
45% alors que le PQ est 33%?
Pourquoi « consultation populaire » plutôt que « référendum » ? « Chat
blanc, chat noir, l'important c'est qu'il attrape la souris », répond avec
raison Marc Laviolette. Effectivement, un synonyme est un synonyme.
L'expression originale se lit : « Peu importe que le chat soit noir ou gris
pourvu qu'il attrape les souris ». Elle était la devise de l'ancien premier
ministre chinois Deng Xiaoping qui, après la mort de Mao, a initié
l'ouverture économique du pays. Déterminé à ce que son pragmatisme supplante le dogmatisme de Mao, son mot d'ordre aux Chinois était :
« Enrichissez-vous ». Le mot d'ordre de Marc Laviolette aux souverainistes
est donc : « Mobilisez-vous».
Christian Gagnon

Montréal

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CHRISTIAN GAGNON, ing.
_ L’auteur a été président régional du Parti Québécois de Montréal-Centre d’octobre 2002 à décembre 2005





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