La couverture médiatique du conflit étudiant

Crise sociale - printemps 2012 - comprendre la crise


Raphaël Dallaire-Ferland
Influence Communication a analysé 396 unes des quatre quotidiens payants de Montréal - La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal et The Gazette - dans un rapport publié cette semaine.
La période couverte s’étend du 15 février, lorsque les votes de grèves commencent à attirer l’attention des grands médias, jusqu’au 9 juin 2012, plus d’une semaine après l’échec des négociations entre la ministre Michelle Courchesne et les leaders étudiants.
Alors que le conflit a fait la une du Devoir, de La Presse et de la Gazette dans des proportions similaires (sur environ 73,5 % des premières pages), Le Journal de Montréal est celui qui en a le moins traité, en lui octroyant 42 % de ses pages couverture. Le Devoir détient le plus fort ratio de manchettes majeures (c’est-à-dire une nouvelle à la une occupant la plus grande place) consacrées au mouvement étudiant, avec 43,88 % du total de ses couvertures.
Le Journal de Montréal s’est le plus concentré sur les scènes de violence, en les diffusant sur 33,33 % de ses photos en une. Cela représente un écart de 12,26 % par rapport à la moyenne des quatre journaux. Lorsqu’on considère l’ensemble de ses images de manifestation, 70,81 % d’entre elles affichent une scène de vandalisme, une altercation avec les policiers ou un manifestant masqué.
The Gazette détient le plus faible taux de photos montrant une manifestation avec signes de violence (12,50 %), tandis que Le Devoir affiche la plus forte proportion d’images de rassemblements pacifiques (33,33 %).
Une mention spéciale a été accordée au Devoir pour ses titres dits « poétiques ».


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