EXPLOITATION PÉTROLIÈRE

L’après-Anticosti

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Relier l'île au continent






Depuis que le gouvernement Couillard a annoncé, en janvier dernier, son intention de protéger tout le territoire de l’île d’Anticosti et d’appuyer sa candidature à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’arrêt complet et définitif des forages était incontournable.


 

Sans surprise, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a mis un terme à l’exploration et à l’exploitation pétrolière et gazière sur l’île dans un arrêté ministériel vendredi.


 

Pour honorer les malheureux contrats signés par le gouvernement Marois, des ententes ont été signées avec trois des cinq entreprises qui convoitaient le sous-sol d’Anticosti. Junex, Corridor Ressources et Maurel Prom obtiendront une compensation globale de 41,4 millions de dollars, ce qui correspond pratiquement à leurs dépenses d’exploration réalisées à ce jour sur l’île. Il reste à conclure des ententes similaires avec Pétrolia et Trans American. Quoi qu’il en soit, le règlement définitif coûtera beaucoup moins que les 200 millions avancés récemment.


 

La facture reste salée, mais ce n’est pas trop cher payé pour mettre fin à cette navrante aventure d’interventionnisme étatique dans l’exploitation d’hydrocarbures au coeur d’un joyau naturel. Faut-il le rappeler, le contrat initial signé par le gouvernement Marois prévoyait jusqu’à 115 millions de dollars d’investissements publics dans le forage à Anticosti, avec des retombées économiques évaluées avec extravagance à 45 milliards.


 

Comme le souligne le directeur principal d’Équiterre, Steven Guilbeault, les risques de saccage environnemental l’emportaient sur les bénéfices de l’exploitation de pétrole et de gaz de schiste, qui figurent parmi les énergies les plus sales du vieil ordre fossile. Vivement un virage en faveur des énergies vertes et renouvelables !


 
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