Jean-Marc Fournier retrouve son aplomb

Le leader parlementaire a eu beau jeu devant une opposition muette, au lendemain de la publication d’allégations de corruption le concernant

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Les assurances de Couillard ne valent pas tripette !






Il a été la cible d’allégations de trafic d’influence, mais le leader parlementaire du gouvernement Couillard, Jean-Marc Fournier, a finalement eu à répondre à des questions sur… la Catalogne, mardi au Salon bleu.


 

Aucun des partis d’opposition n’a questionné les libéraux sur les soupçons consignés dans une déclaration sous serment du président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur. Ce dernier affirme que des procureurs ont été incapables de boucler une enquête qui mettrait notamment Jean-Marc Fournier en cause. Le principal intéressé nie fermement ces allégations.


 

« Les conclusions sont […] qu’il n’y a rien sur moi », a-t-il attesté, en marge du caucus libéral. Quelques instants plus tôt, le premier ministre, Philippe Couillard, disait avoir communiqué avec la Sûreté du Québec (SQ) afin qu’elle confirme que l’habilitation sécuritaire de son ministre n’avait pas changé. « J’ai énormément confiance en M. Fournier, particulièrement en son expérience, mais également en son jugement politique », a dit le chef libéral.


 

Philippe Couillard et Jean-Marc Fournier ont tous deux affirmé que le maintien de l’habilitation sécuritaire du ministre permet d’affirmer que les prétentions d’Yves Francoeur sont fausses. « Les allégations qu’il fait à mon égard, si elles étaient vraies, n’auraient certainement pas permis à mon [habilitation d’être] maintenue », a notamment avancé le leader parlementaire.


 

Voyez le premier ministre Couillard commenter les allégations d’Yves Francoeur.




 

En entrevue au Devoir, la porte-parole de la Sûreté du Québec Mélanie Dumaresq a tenu à préciser que son service de police « ne prend aucune décision » quant à l’aptitude qu’ont certains élus à rester en poste. L’habilitation sécuritaire est une recherche qui porte notamment sur les antécédents judiciaires d’une personne, a-t-elle expliqué. Si un élu est ciblé par une enquête, le bureau du premier ministre est avisé « tant que cela ne nuit pas à l’enquête », a-t-elle ajouté, avant d’indiquer, à nouveau, que la SQ « ne prend pas de décision ».


 

Failles et approximations


 

Au sein du caucus libéral, les approximations et failles présumées dans le témoignage d’Yves Francoeur — qui aurait possiblement confondu les ex-élus libéraux Raymond Bachand et Claude Béchard dans sa déclaration — ont été suffisantes pour rejeter l’odieux sur le chef syndical et resserrer les troupes. « Faire des allégations non fondées, en se trompant d’une fois à l’autre et en endommageant la réputation de quelqu’un, ça aussi, c’est grave pour une démocratie et une société de droit », a lancé Philippe Couillard. « Je pense que c’est un homme extraordinaire, c’est un collègue que j’adore, et il a tout mon appui. […] Les gens sont intelligents et sont capables de voir qui dit vrai dans toute cette histoire-là », a aussi déclaré la ministre Christine St-Pierre. Son collègue l’ex-policier Robert Poëti a dit souhaiter qu’« à tout le moins M. Francoeur [s’explique] clairement sur ce qu’il a dit ».


 
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