MONTRÉAL

Bochra Manaï est un mauvais choix vu son opposition à la loi 21, croit Legault

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François Legault a raison : « la croisade personnelle » de Bochra Manaï contre la Loi sur la laïcité de l’État fait d’elle un mauvais choix au poste de commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémiques de la Ville de Montréal.


Le gouvernement Legault juge que « la croisade personnelle » de Bochra Manaï contre la Loi sur la laïcité de l’État fait d’elle un mauvais choix au poste de commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémiques de la Ville de Montréal.


« La nomination de Mme Manaï est contestable compte tenu de ses prises de position passées et de sa croisade personnelle contre la loi sur la laïcité », a écrit le cabinet du premier ministre dans une déclaration transmise aux médias jeudi. « Pour nous, il s’agit d’une erreur de la part de la Ville de Montréal. »


La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé mercredi la nomination de Mme Manaï. Celle-ci est titulaire d’un doctorat en études urbaines, d’une maîtrise en migrations et relations interethniques et d’une maîtrise en géographie urbaine. Mme Manaï dirigeait jusqu’ici Parole d’excluEs, un organisme de mobilisation citoyenne de Montréal-Nord. En 2019, elle a été porte-parole du Conseil national des musulmans canadiens (CNMC). Cet organisme a contesté la loi 21, que Mme Manaï a qualifiée de loi visant à créer « une seconde classe de citoyens et d’entériner un régime d’inégalités que l’on ne souhaite pas dans notre société ».


En entrevue au Devoir, elle a déclaré ne pas avoir l’intention de « renier » son engagement dans la contestation de la loi sur la laïcité. « Mais je trouverais dommage qu’on réduise plus de dix ans d’implication sur la question d’exclusion sociale et la pauvreté. Je ne nie rien, mais mon implication ne se réduit pas à ce mandat que j’ai fait sur une courte durée », a-t-elle affirmé.


La mairesse Plante a quant à elle souligné que Mme Manaï est désormais une « employée de la Ville ».


« Elle comprend très bien son rôle. Pour ce qui est de la loi 21 [sur la laïcité de l’État], elle a été adoptée. Montréal s’y conforme. Alors, je pense qu’on peut tourner la page », a-t-elle suggéré.



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