Il faut le voir pour le croire

Efficace et sophistiqué, l’équipement des chemins de fer allemands est marqué du sigle de Bombardier

Tribune libre


Il y a deux ans, en novembre, je me rendais en Allemagne avec ma femme et quatre jeunes hommes intéressés à s’instruire sur ce pays que je connais bien et depuis longtemps. J’avais choisi un itinéraire que nous allions entièrement parcourir par chemin de fer.
Nous sommes donc partis de Paris pour Berlin par un train de nuit allemand et somme arrivés après 14 heures de voyage sans fatigue ou presque. Le train allemand roule tout en douceur et ne bronche pas sur les rails.
Après deux jours de séjour, nous avons repris le train pour Hambourg et deux autres jours plus tard, nous avons de nouveau repris le train pour le Schleswig-Holstein et Kiel, cette fois. Je tenais à ce que nous allions voir la Baltique et le fameux canal de Kiel, dont j’ai fait des comparaisons avec le canal Érié aux États-Unis, objet d’une de mes plus importantes recherches en géopolitique.
Les trains allemands sont confortables. Ils glissent sur un coussin d’air plus qu’ils ne roulent. Les rails en acier laminé sont rigoureusement plats de sorte qu’on n’éprouve aucun remuement en cours de route.
En débarquant du train à Kiel, notre neveu Jasmin, instructeur pour les futurs conducteurs du Métro de Montréal, passionné de chemins de fer, nous fit observer que l’équipement ferroviaire allemand est marqué du sigle de Bombardier.
Nous avons vérifié plusieurs fois pour en être certains. C’est bel et bien de Bombardier du Québec qu’il s’agissait, notre Bombardier à nous.
Ainsi donc, les Allemands, ces grands experts en technique et technologie, nous ont fait confiance en matière de chemins de fer.
Et pendant ce temps, nous n’avons pas même confiance en nous-mêmes, au point de nous jeter dans les pattes d’Américains sans scrupules, prêts à nous assommer si nous osons protester contre leurs abus et leur incurie.
Il est vrai que sur le plan géopolitique, nous avons plusieurs problèmes de grande envergure à régler, dont le premier : nous convaincre que nous ne sommes plus la province d’un empire inféodé à un État post-colonial, arbitraire, unitaire et inféodant.
Pourtant, le gouvernement conservateur actuel nous a bel et bien reconnus comme une nation alors que La Presse, Gesca et RDI ne cessent de répéter province, province, province lorsqu’ils parlent du Québec.

Le Québec s’est reconnu État par la Loi 99 le11 décembre 2000 et nous ne cessons de répéter province, province et encore province alors que nous avons eu plus d’une occasion de pousser plus loin nos efforts pour être reconnus État et État-nation, mais nous sommes trop pusillanimes pour agir.

Finalement, et c’est le pire : nous ne faisons rien pour que les titres sur le territoire du Québec soient définitivement transférés en notre faveur. Ce qui est éminemment souhaitable et réalisable.
Dès que quelqu’un suggère que les autochtones qui vivent dans le Québec sont les propriétaires du territoire du Québec, nous prenons panique et notre culpabilité morbide prend le dessus.
De sorte qu’en matière de territoire, de territorialité et de STATUT TERRITORIAL, tout le monde peut se payer notre tête, comme cet Américain de Chicago et son enquêteur insultant qui se sont rendus jusqu’à Lac-Mégantic pour mieux nous mépriser.

Tout cela parce que nous n’avons aucun titre sur le territoire du Québec.
En géopolitique et selon les usages internationaux, on définit la possession territoriale d’une part selon l’ancienneté de l’occupation, mais également selon l’investissement effectué lorsque cette ancienneté est incertaine et que les premiers occupants, n’étant pas assez nombreux, n’ont pu mettre en valeur la région la plus œkoumène du territoire.
Ce qui veut dire que, lorsque les premiers occupants n’ont vécu que de la nature, n’ont pas développé le territoire, surtout la région la plus œkoumène, et n’ont pas mis le territoire en valeur comme doit le faire toute nation qui s’est donnée la peine de fonder un État sur place, une société architectonique et existentielle, ou ontologique si on préfère, ils ne peuvent se prétendre possédants du territoire, ni de facto ni de jure.
En pratique, cependant, il est d’usage de leur accorder des concessions qui ne sont pas des titres avancés, et qui font qu’une société est reconnue Nation et État.
Qu’on finisse par se le mettre dans la tête. Dans la vallée du Saint- Laurent, les populations autochtones étaient très très peu nombreuses et les hivers les décimaient comme ils décimaient les colons venus de France, qui seraient complètement disparus si la même France n’en avait envoyé d’autres pour les remplacer.
À l’état sauvage, le Québec est inhabitable. L’hiver est trop long et trop rude. Les sols, couverts de moraines glaciaires, sont impraticables. Vous ne sortiriez pas vivant de la forêt québécoise sans un équipement sophistiqué et une nourriture abondante et appropriée, ce qu’on ne trouve pas à l’état sauvage.
Il a fallu entre quatre et dix générations de colons pour le rendre habitable et les Autochtones ont alors commencé eux-mêmes à survivre en plus grand nombre alors que les conditions de vie devinrent meilleures, les colons ayant importé des techniques de France, surtout de Normandie et de Bretagne.
Le Québec n’est pas comme la côte américaine de l’Atlantique aux États-Unis, qui jouit d’étés confortables, d’hivers doux et de sols arables et de bonne qualité à l’état naturel. Ce n’est pas quelques centaines d’autochtones qui vivaient dans ces régions, mais presque 20 millions, et les colons de Nouvelle Angleterre suivis des Américains en ont exterminé presque 15 millions.

Dans le nord, dans la vallée du Saint-Laurent, les conditions n’étaient pas les mêmes. Quand est-ce qu’on va se le mettre dans le crâne?
C’est nous qui avons investi pour faire du Québec le beau pays qu’il est devenu, sans exterminer personne.
Nous avons effectivement investi 400 ans de travail dans ce Québec impossible à l’état sauvage, et nous avons réussi.
Quant aux Anglais et Loyalistes, ils ont surtout occupé l’Estrie et entre 1873 et 1960. NOUS avons acheté presque toutes leurs propriétés avec nos Caisses populaires. C’est une conquête territoriale sans armes, ni armées ni violence mais néanmoins une véritable conquête territoriale pendant que nos adversaires quittaient en masse pour fonder et protéger l’Ontario méridional contre les Américains. Tout cela à cause du canal Érié ouvert en 1825, un événement stratégique majeur pour les Anglais, les Américains et NOUS.
Et ensuite, il y le cas des Mohawks, très agressifs et provocants envers nous. Ils ne sont même pas originaires de la vallée du Saint du Saint-Laurent mais du sud de l’État de New York. Chassés des États-Unis après la Guerre d’indépendance américaine (1776 à 1783), ils sont venus avec les Loyalistes se réfugier chez nous. Ils savaient quel sort les attendaient s’ils restaient aux États-Unis après avoir livré aux Yankees une guerre à mort. Nous les avons charitablement accueillis et voyez comment ils se comportent envers nous.
Mais nous avons poursuivi sans broncher notre travail de reconquête du Québec, qui a fait de NOUS les possédants de fait (de facto) et de droit ( de jure ) du territoire qui est le nôtre. C’est à nous de le reconnaître et d’aller chercher les titres.
De nos jours, la seule détentrice des TITRES est la Monarchie Britannique, depuis le 10 février 1763. Un titre de propriété ne change que lorsque quelqu’un, le nouveau possédant, se donne la peine de le faire changer.
Sinon, c’est à nous de prendre les grands moyens.
Et après, nous pourrons nous aussi construire nos propres chemins de fer les plus perfectionnés du monde.
Nous en sommes capables.
JRMS.

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René Marcel Sauvé217 articles

  • 230 157

J. René Marcel Sauvé, géographe spécialisé en géopolitique et en polémologie, a fait ses études de base à l’institut de géographie de l’Université de Montréal. En même temps, il entreprit dans l’armée canadienne une carrière de 28 ans qui le conduisit en Europe, en Afrique occidentale et au Moyen-Orient. Poursuivant études et carrière, il s’inscrivit au département d’histoire de l’Université de Londres et fit des études au Collège Métropolitain de Saint-Albans. Il fréquenta aussi l’Université de Vienne et le Geschwitzer Scholl Institut Für Politische Wissenschaft à Munich. Il est l'auteur de [{Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires}->http://www.quebeclibre.net/spip.php?article248].





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14 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    18 juillet 2013


    Brétigny-sur-Orge : des scènes de vol et de caillassage ont bien eu lieu
    Le Point.fr s'est procuré un document confidentiel de la direction centrale des CRS qui fait état de jets de projectiles et de vols sur les victimes du déraillement du train.
    A-t-on voulu cacher une réalité trop dérangeante ? Contrairement à la version officielle véhiculée par les autorités politiques, policières et sanitaires, il y a bel et bien eu des scènes de vol et de caillassage après le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge. Le Point s'est procuré le rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS) dans lequel une page est consacrée à l'opération de sécurisation mise en place après la catastrophe ferroviaire par deux sections de la CRS 37-Strasbourg venues du cantonnement de Meaux.
    Or le compte rendu des forces de l'ordre est sans ambiguïté. "À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles", note la synthèse de la DCCRS. Un constat fort différent de celui dressé par les responsables de la Croix-Rouge et du Samu qui affirmaient n'avoir constaté "aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale" en gare de Brétigny. Pourtant le rapport de synthèse de la DCCRS va plus loin : "Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes." Et la note d'enfoncer le clou : "Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l'accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé...).
    Démentis officiels
    À la lecture de la synthèse, on apprend qu'un dispositif de sécurité très important a été déployé alors sur place. Ainsi pour assurer des escortes d'ambulances, un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France était également réquisitionné. Par ailleurs, deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne ainsi que les fonctionnaires de la CRS 51-Orléans, utilisées sur le département de la Seine-Saint-Denis étaient appelées en renfort.
    Pourtant, ministres et sous-préfet présents sur place ont démenti à l'unisson tout caillassage sur les forces de secours et vol sur les victimes. Ainsi, sur i>Télé, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier déclarait ne pas avoir eu connaissance "de victimes dépouillées", faisant simplement état "d'actes isolés" et "de pompiers qui par petits groupes ont été accueillis de façon un peu rude".
    ...

    http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-bretigny-sur-orge-des-scenes-de-vol-et-de-caillassage-ont-bien-eu-lieu-18-07-2013-1706136_23.php
    Le Point, est-ce aligné sur le FN ?

  • Martin Perron Répondre

    17 juillet 2013

    @Maronani
    En dépit de ce que vous dites, il y a bien eu des actes répréhensibles commis à Brétigny:
    "Un caillassage et des scènes de pillage, selon des témoins"
    « Selon les journalistes de France 2 et d'autres médias présents sur place, sans raison apparente, une bagarre violente est survenue entre un groupe de jeunes et des CRS, environ deux heures après le déraillement du train. Les heurts ont eu lieu vers 19h15, et ont duré une quinzaine de minutes. Les CRS ont expliqué avoir reçu des jets de pierre.
    Par ailleurs, des témoignages de policiers, recueillis notamment par France 2, font état de vols commis sur des membres des secours et des victimes.
    Le récit fait par Nathalie Michel, déléguée du syndicat de police Alliance, sur Europe 1, est particulièrement glaçant : "A 17h30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes, et notamment les premiers cadavres." » (http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/accident-de-train-a-bretigny/accident-de-train-a-bretigny-des-equipes-de-secours-caillassees_369062.html)
    Et vos amis à vous Maronani, qui sont-ils? En tout cas, sûrement pas des nationalistes et des patriotes.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 juillet 2013

    Le Front National n'a jamais été au pouvoir.
    La Police qui passait des banlieues au kärscher, c'est sous Sarközy (UMP).
    Panne d'aiguillage ? Un train en Nouvelle-Écosse a déjà déraillé parce que des jeunes ont joué avec un système d'aiguillage en bordure.
    http://www.bst-tsb.gc.ca/eng/rapports-reports/rail/2001/r01m0024/r01m0024.pdf
    Placez vos sources techniques pour qu'on puisse apprendre.
    Silence radio ? J'ai le droit de m'absenter pour de bonnes causes même si je ne voyage pas à travers le monde.
    Et pourquoi des cellules ne pratiqueraient pas le naufrage de train en France ? Ici, au Canada, deux individus ont été arrêtés pour complot de déraillement du train Via Rail.
    L’incident de Brétigny-sur-l’Orge fait état de pillages des victimes par les badauds du coin, voire l’hypothèse que le train fut naufragé par les jeunes de la banlieue. Ce que dément le ministre Valles.
    L'hypothèse n'est pas de moi, mais elle a couru comme hypothèse. Que démentent le SAMU, CR, CGT et CFDT, et al ?
    Il semble qu'ils démentent le détroussage et la lapidation. Ont-ils la compétence pour démentir ou est-ce un ordre du véritable état ?
    Franchement, vous maintenez la version d'un dispositif défaillant, ce qui n'honore pas votre système européen.
    Aussi, vous auriez pu excuser les jeunes en rappelant que les Apaches étaient aussi ingénieux dans le crime et craints de la Police. Et ils étaient associés aux bougniats. Le 26 mai 1907, pendant l'incendie d'une usine, des apaches attaquent les agents et crèvent les tuyaux des pompes. La conscription de la Grande Guerre a réglé en gros le problème par leur décimation. Par contre, ces voyous ont contribué à la Résistance avec des techniques comme le coup du père François, des armes improvisées.
    La Résistance naufrageait des trains.
    Évidemment pour vous, le corps de police doit être fasciste et associé aux Milices. Pour d'autres personnes, c'est plutôt la mémoire d'Oran et d'Alger en 1956. Tout comme les Apaches sont bien vu dans la culture de la Rive Gauche.

  • Archives de Vigile Répondre

    17 juillet 2013


    Valles s’écrit Valls...

    Merci. De votre côté, vous oubliez parfois des lettres ou des accents.

    on préfère la voiture, les amions, et les moyens individuels...

    La vérification est utile. J'ai appris qu'il est Catalan. Un autre faux Français au gouvernement.

    Son grand-père était le rédacteur en chef d’un journal républicain et catholique. Pendant la guerre civile, cet homme de gauche cachait des prêtres persécutés par les trotskistes et les anarchistes. Après la victoire de Franco, il lui fut interdit d’exercer sa profession.

    http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2007-08-02/l-homme-qui-veut-etre-le-sarko-de-la-gauche/917/0/194848
    Je ne nie pas que des trotskistes/anarchistes tuaient des prêtres, mais que son grand-père perd la job alors qu'il cachait des prêtres, me semble une construction mensongère.
    Manuel est un ami d'Alain Bauer, ex-GrandMaître du GoF dont il est membre. Ce qui n'est pas très catholique.

    Un cosmopolitain comme vous, m. Maronani. Sans doute un ami cher que vous défendez corps et âme.

    Pour votre gouverne, j'ai appris la nouvelle via un forum anglophone et la vraie source est
    http://www.europe1.fr/Faits-divers/Bretigny-des-vols-sur-le-lieu-de-l-accident-1582707/
    C'est en googlant que je vous ai transmis des liens.
    Caillasser, c'est lapider.
    Aussi, aucun policier n'a utilisé son arme de poing ou foncé dans le tas avec leur PR24 pour faire une ratonnade.
    Un secouriste qui s'est fait voler un cellulaire n'est pas un racontar. Quatre individus interpellés et mis en garde à vue prolongée, puis relâchés. L'un d'eux correspondait à la description du secouriste. L'enquête continue pour chercher plus de témoins.
    Je lis qu'une attaque s'est déjà fait sur un RER en mars.
    http://www.leparisien.fr/essonne-91/attaque-d-un-rer-vague-d-interpellations-a-grigny-27-03-2013-2674991.php

  • Alain Maronani Répondre

    17 juillet 2013

    @Martin Perron
    "Écoutez les témoignages de gens qui étaient sur place vaut mille fois mieux que les propos déformants de M. Maronani sur Vigile"
    La personne sur place, qui n'y était pas, est le représentant du "syndicat" Alliance lié au Front National, et il est arrivé sur les lieux bien plus tard.
    L'ensemble des personnels qui sont intervenus (pompiers, SAMU, Croix Rouge, policiers, syndicats de cheminots, CGT et CFDT) ont tous dénoncés ses rumeurs sans aucun fondement...et le Front National, des amis a vous ? sont totalement silencieux sur ce sujet...pas un hasard..!!!
    Monsier Dery nous affirmait précédemment qu'il s'agissait d'un sabotage...silence radio maintenant...nous savons qu'il s'agit d'un aiguillage, reste les immigrants ou les francais "visibles" que l'on tente d'utiliser ici, a 6000 kilomètres de Montréal, j'étais a Paris maintenant en Suisse, pour justifier d'autres menées au Québec...
    L'amalgame peut toujours etre utile...

  • Martin Perron Répondre

    16 juillet 2013

    J'oubliais l'essentiel: M. Sauvé, c'est un plaisir de vous lire. Vous avez tellement raison de nous rappeler nos droits de propriétés, nos lettres de noblesse en quelque sorte. Merci.

  • Martin Perron Répondre

    16 juillet 2013

    Francis Déry a parfaitement raison de croire en la nouvelle qu'une meute de "jeunes de banlieue" ,pour ne pas dire des jeunes issus de l'immigration, ont dépouillé les victimes du déraillement de Brétigny en France. Écoutez les témoignages de gens qui étaient sur place vaut mille fois mieux que les propos déformants de M. Maronani sur Vigile: http://lejournaldusiecle.com/2013/07/13/catastrophe-de-bretigny-des-jeunes-venus-depouiller-les-morts-et-les-blesses/comment-page-1/#comment-99

  • Alain Maronani Répondre

    14 juillet 2013

    @Dery
    "C’est à nous de ricaner du ferroviaire français. L’incident de Brétigny-sur-l’Orge fait état de pillages des victimes par les badauds du coin, voire l’hypothèse que le train fut naufragé par les jeunes de la banlieue. Ce que dément le ministre Valles."
    Valles s'écrit Valls...
    Des racontars de ce syndicat de police aligné sur les positions du FN, voire pire, rumeurs démenties par l'ensemble de la presse francaise (incluant Le Figaro...).
    On voit ou vous vous alimentez...et la référence du Figaro pointe sur une déni de Valls concernant un sabotage...
    Je suis a Paris actuellement et tout pointe sur une défaillance technique (aiguillage). Le FN est silencieux...sachant leur propension a utiliser les immigrants comme repoussoir, leur silence est éloquent et votre bavardage a 6000 kilomètres des évènements l'est tout autant...
    Et on peut ricaner des systèmes nord-américain quand on voit la densité des systèmes européens partout (train et métro)...
    C'est exact les systèmes vendus en Europe par Bombardier sont concus et fabriqués en Europe. On peut consulter les offres d'emploi (France, Allemagne) pour découvrir qu'il est nécessaire de parler anglais....tiens...tiens...

  • Archives de Vigile Répondre

    14 juillet 2013

    Ce que vous oubliez rapidement, un peu trop vite en fait, c’est que l’état francais et l’état allemand, en général les états européens ont toujours beaucoup investi dans les réseaux ferrés...personne ne nous empeche de faire ceci au Quebec sauf ;
    Le manque de volonté politique, on préfère la voiture, les amions, et les moyens individuels...

    Si le patronat de Bombardier est tant fédéraliste, c'est que l'aviation et les chemins de fer sont de juridiction fédérale.
    Un gros obstacle en soi pour notre développement.
    Habituellement, les trains sont justifiés en Europe par les courtes distances interurbaines et la densité de population.
    Apparemment que ce n'est pas rentable. La grande compétition au train, c'est l'aviation avec les vols interurbains plus rapides. Les courtes distances favorisent la voiture et l'autocar parce que les frais logistiques sont moindres. En période post-11/9, la rentabilité et l'efficacité des lignes aériennes sont remises en question.
    Ce devrait être la chance pour le ferroviaire qui en arrache en dehors des tronçons principaux.
    C'est à nous de ricaner du ferroviaire français. L'incident de Brétigny-sur-l'Orge fait état de pillages des victimes par les badauds du coin, voire l'hypothèse que le train fut naufragé par les jeunes de la banlieue. Ce que dément le ministre Valles.

    http://www.dailymotion.com/video/x11utvw_bretigny-des-victimes-depouillees_news
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/13/bretigny-cuvillier-n-a-pas-connaissance-de-pillage-de-victimes_3447226_3224.html#xtor=AL-32280308
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/13/97001-20130713FILWWW00363-bretignyvalls-ne-croit-pas-a-un-sabotage.php
    Personnellement, je croirais plus le syndicat des policiers que la clique politicarde. Tandis qu'au lac Mégantic, la population ne s'est pas mise à piller les ruines.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 juillet 2013

    Adtranz est fondé en 19961 en fusionnant les branches transports d'ABB-Henschel et AEG. La moitié des actions sont alors possédées par Daimler-Benz et l'autre moitié par ABB.
    En 1999, DaimlerChrysler achète les parts d'ABB pour 472 millions de dollars américains1 et renomme Adtranz en DaimlerChrysler Rail Systems.
    Bombardier achète la société en 2001 à DaimlerChrysler pour un montant de 711 million de dollars américains, devenant ainsi le plus grand constructeur ferroviaire du monde (au moment de cette acquisition, DaimlerChrysler Rail Systems était au deuxième rang derrière Alstom)2.

    (AdTranz sur Wikipédia)
    Les trains européens sont sûrement construits en Allemagne.
    Une remarque pour les Mohawks.
    Leur exode après la Révolution Américaine n'est pas le début des réserves Mohawks en notre sol.
    Kahnawake fut une seigneurie accordée par le Roy de France aux Mohawks catholiques qui fuyaient les persécutions de leurs frères païens en Iroquoisie. Ils devinrent les "Iroquois du Sault-Saint-Louis". C'est durant la période des Martyrs Canadiens et de Kateri Tekakwitha.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 juillet 2013


    Monsieur Alain Maronani
    Nous avons pris le train de Paris vers l' Allemagne puis sommes revenus en France par l'Allemagne, la Hollande et la Belgique.

    Les trains que nous avons pris portaient tous le sigle de Bombardier, excepté le dernier, Lille-Paris qui était un train français.
    JRMS

  • Alain Maronani Répondre

    14 juillet 2013

    "Nous avons vérifié plusieurs fois pour en être certains. C’est bel et bien de Bombardier du Québec qu’il s’agissait, notre Bombardier à nous. Ainsi donc, les Allemands, ces grands experts en technique et technologie, nous ont fait confiance en matière de chemins de fer.
    Et pendant ce temps, nous n’avons pas même confiance en nous-mêmes, au point de nous jeter dans les pattes d’Américains sans scrupules, prêts à nous assommer si nous osons protester contre leurs abus et leur incurie."
    Bombardier n'est pas seul en Allemagne...il y a aussi Alsthom et les Suisses...
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Schweizerische_Industrie_Gesellschaft
    Ce que vous oubliez rapidement, un peu trop vite en fait, c'est que l'état francais et l'état allemand, en général les états européens ont toujours beaucoup investi dans les réseaux ferrés...personne ne nous empeche de faire ceci au Quebec sauf;
    Le manque de volonté politique, on préfère la voiture, les amions, et les moyens individuels...
    Ou sont les capitaux et les investisseurs éventuels a moins que ce soit une solution totalement étatique...pas a la mode.
    Les gens sont attachés au transport par train en Europe...pas la meme tradition ici.
    Les gouvernements en Europe ne demandent pas que les systèmes de transport soient rentables au point de vue comptable...
    Enfin au risque de me faire traiter d'éteignoir nationaliste ou pire je peux vous dire que la réputation de Bombardier en Suisse et en France n'est pas aussi luxuriante que vous pourriez le supposer...la firme a du consentir des rabais important a SwissRail et a la SNCF a la suite de pannes répétés et fréquentes sur ses matériels.
    Il n'est pas difficile apres avoir voyagé en Europe ou les trains partent a l'heure a la minute pres, de ricaner quand on voit les systèmes canadiens ou américains...

  • Archives de Vigile Répondre

    14 juillet 2013

    Le chemin de fer à changé à jamais les communications à l'échelle mondiale.
    Il permettait un transport rapide et efficace des ressources et des voyageurs et a crée une véritable révolution sociale.Facile maintenant d'aller rendre visite à de la famille qui est à 200 km dans une fin de semaine.Avant le chemin de fer il fallait une semaine pour faire le même trajet.De même pour les marchandises et les produits de la fermes.
    Il y a aussi eu des écueils,par exemple la politique canadienne de subvention au 19e siècle a été catastrophique pour les finances publiques.Tout entrepreneur n'avait qu'a construire 75 miles de rails et le gouvernement garantissait des revenus aux actionnaires.Les compagnies n'avait même pas a démontrer la rentabilité des lignes construites ils pouvaient mettre des rais dans le milieu d'un champs s'elles le voulaient.
    Le rail a été nationalisé au début du 20e siècle au Canada les lignes les plus rentables permettaient le maintient du service sur les tronçons moins achalandés.
    Dans les années 50 le camionnage et l'automobile a bouleversé a son tour les transports.
    En absence d'une politique concerté face aux nouvelles règles du jeu,une crise a frappé le monde ferroviaire et le gouvernement fédéral,dans le contextes de coupures budgétaires a courte vue,a tout brader à l'entreprise privé et sans obligations pour elles de maintenir les petits tronçons entretenus et en service.Le CN s'est concentré sur la mise a niveau des tronçons les plus rentables et brader à son tour les petit tronçons à des compagnies qui ont du mal à supporter le fardeau.
    L'accident de Lac Mégantic,et tous les autres plus petits qui ont eu lieu ailleurs,doivent nous rappeler que toute politique Québécoise du rail devra tenir compte de tout le réseau et devra travailler de concert avec les réalités du transports sur le territoire le l'état Québécois et des états voisins.
    Au Québec nous avons l'expertise technique il nous reste a développé une politique basé sur une expertise logistique d'envergure.

  • Archives de Vigile Répondre

    14 juillet 2013

    Parfois on oublie l'importance des précurseurs et pionniers de la musique originale québécoise. Ces deux génies sont des géants de notre culture!
    PELOQUIN / SAUVAGEAU - Monsieur l'indien
    http://www.youtube.com/watch?v=7y0UVAfIbq8