Avec une amie comme Faradji…

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Tribune libre

     Je crois que le critique du Devoir, Michel Bélair, s’est retenu de donner la pire cote au roman noir « La corde blanche », de l’auteure et critique Helen Faradji (qui est à sa place à Radio-Canada) :


 


Affreux, bêtes et méchants


La corruption semble faire partie de la vie la plus quotidienne dans cette troublante histoire de violence racontée sur fond d’accommodements pas du tout raisonnables. Ici, du Conseil des ministres jusqu’aux policiers en passant par un avocat véreux, un riche entrepreneur et une bande de fascistes radicaux, tout le monde tape sur le dos des musulmans. On lance des cocktails Molotov sur les mosquées, on emprisonne un pauvre chef de gang qui n’a rien à voir avec un meurtre sordide commis par des flics corrompus et on menace tout ce qui n’est pas blanc et catho des pires supplices. Terrible. Mais il y a mieux : tout cela est orchestré à coups de manifs, de slogans racistes et de violences diverses pour qu’arrive au pouvoir un parti nationaliste qui sait ce qui est bon pour le Québec ! Heureusement, deux flics incorruptibles viendront sauver la donne et réussiront à démasquer les vilains. Ouf ! Sauf que la charge est si énorme, la différence entre les bons et les méchants si marquée… qu’on n’y croit pas une seconde.


Michel Bélair


La corde blanche


★★1/2


Helen Faradji, Héliotrope Noir, Montréal, 2025, 276 pages


https://www.ledevoir.com/lire/863761/notre-selection-polar-mois-avril


 


Un corps affreusement mutilé est découvert dans un stationnement du Plateau-Mont-Royal Est. Omar Masraoui [cousin germain de Cheik Abou Abd'Allah Charkaoui (arabe : عادل الشرقاوي)], acteur influent du monde interlope mais respecté dans le quartier, est aussitôt incarcéré. Pour les détectives Lisa Giovanni et Thomas Villeneuve, liés à lui par une amitié indéfectible, aucun doute n’est possible : Omar ne peut avoir tué. Qui alors ? Pourquoi leur ami a-t-il été désigné comme coupable ? Et si au cours de l’enquête parallèle qu’ils vont mener la réponse était encore plus sinistre qu’ils ne pouvaient l’imaginer ?


Née à Strasbourg, HELEN FARADJI vit au Québec depuis 1999. Elle est critique et chroniqueuse cinéma, pour Radio-Canada notamment. Elle est aussi directrice de la programmation du Festival de cinéma de la ville de Québec. « La Corde blanche » est son premier roman.


https://www.leslibraires.ca/livres/la-corde-blanche-helen-faradji-9782898221873.html?srsltid=AfmBOooaGkmzJTeTAWvf3VDSHVh1-oeX0P4QzwKDpfvfDQKnJJonuHXp


 


     Un livre qui intéressera sûrement les musulmans du Québec, les fédéralistes, les quésolistes, les wokistes, mais sûrement pas les nationalistes. Merci d'aimer le Québec, Mme Faradji !


Sylvio Le Blanc



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