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Duceppe met la pression sur Claude Dauphin

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Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, demande des comptes à Paul Martin et Claude Dauphin au sujet des 4,8 millions dépensés par Option Canada lors du référendum de 1995, qui font actuellement l'objet d'une nouvelle enquête de la GRC.
Claude Dauphin, aujourd'hui du cabinet du maire de Montréal Gérald Tremblay, était président d'Option Canada à l'époque. Il est devenu par la suite, en 1996, le bras droit de Paul Martin au Québec.
Selon le Globe and Mail, la GRC a entrepris récemment son enquête après que des responsables de Patrimoine Canada aient été mis au courant de la sortie imminente d'un livre du journaliste d'enquête Normand Lester, écrit sur la base de documents d'Option Canada restés dans l'ombre. Le porte-parole embauché par M. Dauphin en vue de la sortie du livre a affirmé hier au quotidien anglophone que son client se contentait à l'époque de «remplir les demandes de fonds, mais n'a jamais eu de contrôle sur l'argent du fédéral.»
Gilles Duceppe, lui, a une version différente des choses. «C'est lui (Claude Dauphin) qui signait les chèques. J'imagine qu'on ne signe pas des chèques comme ça, à l'aveuglette, et qu'on ne les jette pas du haut d'un bureau en disant : «Que le premier qui l'attrape le dépense.» Il doit répondre aux questions.»
«Paul Martin était le numéro deux du gouvernement à l'époque. Je crois que Paul Martin de doit exiger de M. Dauphin des explications sur ce qui s'est passé.»
Le chef du Bloc a aussi souligné que ce sont les responsables du ministère du Patrimoine canadien qui ont contacté la GRC à quelques jours de la sortie du livre de Normand Lester.
«C'est la bonne vieille tactique libérale, a-t-il lancé. Tant qu'ils ne sont pas pris, ils sont innocents. Quand ils se font prendre, ils tentent de jouer aux innocents. Pas vu, pas pris; pas vu, pas coupable. Puis lorsqu'ils sentent qu'un scandale va sortir, ils se lèvent, et s'affichent soudainement comme des M. Net de la politique. On a déjà joué dans ce film là.»
Depuis 1997, le Bloc québécois a posé 89 questions en Chambre au sujet d'Option Canada. Le parti affirme aussi avoir fait plusieurs demandes d'accès à l'information pour mettre la main sur ces documents.
Le vérificateur général, Denis Desautels a aussi voulu faire enquête sur Option Canada, mais les informations qu'il a pu obtenir étaient insuffisantes, a dit M. Duceppe.


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