Rencontre internationale de la francophonie économique

Diouf y était, mais pas Charest ni Harper

XIIe Sommet de la Francophonie - Québec du 17 au 19 octobre 2008



Québec - L'ouverture de la Rencontre internationale de la francophonie économique s'est faite en présence du secrétaire générale de la Francophonie, Abdou Diouf, mais sans les premiers ministres Harper et Charest, hier.
Ces derniers avaient été conviés à l'événement. Le premier ministre québécois a même envisagé d'y participer, mais lui et son entourage ont finalement opté pour une participation aux cérémonies de Bordeaux aujourd'hui afin d'accroître la présence québécoise en France à l'occasion des fêtes soulignant le 400e anniversaire de Québec. Au début de son discours, la ministre Monique Gagnon-Tremblay, qui remplaçait M. Charest, a d'ailleurs noté: «Il me fait plaisir de représenter le premier ministre du Québec, retenu en France.» Au terme de la cérémonie d'ouverture, un dirigeant de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris a confié qu'il a dû écourter son séjour et quitter Québec dimanche afin d'aller accueillir le premier ministre Charest, qui a tout récemment accepté de livrer un discours lundi devant les membres de cet organisme.
Le ministre des Transports, Lawrence Cannon, représentait pour sa part le premier ministre du Canada. Il a abordé la question du 400e anniversaire de Québec en ces termes: «1608 est une date historique pour le Canada tout entier et pour l'Amérique du Nord. C'est à partir de cette date que nous avons véritablement commencé à devenir ce que nous sommes aujourd'hui, car la fondation de Québec marque aussi la fondation de l'État canadien.»
Quant à Abdou Diouf, il a soutenu que la Francophonie doit contribuer à la «moralisation» et à «l'humanisation» de la mondialisation. Il a soutenu qu'il y aurait quelque chose «d'indécent à vouloir, d'un côté, promouvoir la diversité linguistique et culturelle, au nom de l'égale dignité de toutes les langues et de toutes les cultures [...], et laisser, de l'autre, perdurer des inégalités intolérables entre pays riches et pays pauvres». Dans une entrevue au Soleil, M. Diouf a d'ailleurs confié tenir à ce que le Sommet de la Francophonie d'octobre, à Québec, aborde le sujet de la crise alimentaire.
Quelque 250 personnes participeront jusqu'à demain, à l'hôtel Le Concorde, à cette rencontre qui vise à «donner un nouvel élan à un espace économique riche d'opportunités [sic]». Les participants sont des dirigeants de chambres de commerce, d'organismes de développement économique et de «conseils régionaux» de partout dans la Francophonie. Les recommandations qui découleront des travaux de cette rencontre seront «portées à l'attention des décideurs politiques présents au XIIe Sommet de la Francophonie», qui aura lieu à Québec du 17 au 19 octobre prochain.


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